Hello,
Tu n'es pas tout seul. Nous sommes en fait nombreux :o). Je suis aussi insulino-dépendant traité par pompe à insuline et pratique l'insulino-thérapie fonctionnelle. Je suis cyclo-randonneur. La gestion de mon diabète fait effectivement l'objet de plus d'attention les premiers jours où je commence nos randonnées. Il y a quelques belles hypoglycémies à la clef, mais ça reste du domaine du courant et du gérable.
En opposition a une journée non sportive, il m'arrive de détecter mes hypoglycémies un peu tardivement.
Le diabète ne me gène pas en lui-même quand je fais de la cyclo-rando sauf quand je voyage avec des amis. Je trouve toujours difficile d'imposer un rythme parfois anarchique dicté par mon corps à des gens qui ne comprennent ou ne mesurent pas toujours la gène. Dans ces circonstances les pauses hypos sont encore moins agréables, mais c'est très personnel.
Rien de surprenant que de devoir baisser ses besoins insuliniques pendant une activité sportive. Cette affirmation est presque une Lapalissade. Pour cela la pompe propose de régler un débit basal temporaire exprimé en pourcentage des besoins en situation normale qui s'avère bien pratique. Il ne faut pas oublier non plus que si le corps a besoin de moins d'insuline en cours d'activité physique, l'effet peut se prolonger jusqu'à quelques heures suivant une activité physique intense. Même post-prandial pendant les premières heures de sommeil.
Pendant un effort d'endurance la consommation raisonnée régulière de boissons sucrées (par exemple) me permet de limiter les hypoglycémies (et parfois leur effet rebond).
Le principal problème de la pompe en cyclo-randonnée est la réduction de la durée de vie du cathéter sur le site d'implantation du fait de la sudation qui a tendance à décoller ce dernier. En matière de consommables il vaut mieux prévoir une marge de manoeuvre.
Le transport de l'insuline ne pose pas de problème particulier même s'il est recommandé de la tenir au frais. A l'occasion d'un voyage en
Corse je l'avais stocké dans un petit thermos pour portion individuelle (soupe) et emballée dans du papier isotherme. J'ai ainsi pu conserver l'insuline à une température convenable malgré les grosses chaleurs.
Je te recommande de parler de la gestion de ton diabète pendant l'activité sportive avec ton médecin ou ton équipe soignante. Surtout si tu connais la liberté de la pompe.
McComber, je ne connais pas ton schéma insulinique, mais il est effectivement un fait qu'il arrive fréquemment en cours de rando de devoir cesser toute injection en cours d'effort. Tu fais néanmoins bien de souligner qu'en matière d'insulino-dépendance, par essence, il n'est pas recommandable de cesser toute injection de par les risques que cela comporte. Ajoutons que chaque diabète et chaque traitement reste singulier.
La pompe à insuline n'est pas la solution ultime au diabète, mais je souhaite tout de même préciser ici quel est un outil extrêmement flexible et permet de gérer avec beaucoup plus de finesse les situations telles qu'en cyclo-randonnée.
Excusez ma réponse un peu analytique!
Bonnes injections et bonnes hypoglycémies aussi!
Simon.