Exactement le propos qui m'assaille lepiaf: la différence entre
Paris-tourisme et
Paris-boulot.......
Etant de province (voui voui) j'ai toujours eu un regard assez lointain sur la capitale, n'y étant allée jusqu'alors que pour de courtes périodes.....
Ma soeur vient de s'y installer, enfin pas sur
Paris même mais à Draveil...et pour être montée la voir une semaine à Noel, j'ai découvert
PARIS: une ville où j'ai déambulé seule plusieurs journées sans jamais me sentir seule, hapée, de droite et de gauche par des ruelles, des visages, des architectures,....
j'ai parcourus frénétiquement Paname, sans but, sans trajet pré-pensé (comment aurai-je pû d'ailleurs, je ne connais pas
Paris)....m'orientant au feeling, suivant mes propres pas..... dissociés de ma pensée......
et LA, la j'ai vraiment adoré, adoré d'arriver à la nuit tombée n'importe où pour peu que CA VIVE, de croiser la foule et pourtant d'être enclos dans un bien être solitaire, sourire béatement et me voir questionnée par les touristes quêtant leur route......puis me faire un restaurant japonais seule au détour d'une rue dans le sixième, pour finalement terminer dans une salle obscure à contempler
Paris sur grand écran,
Paris en noir et blanc... (Angélique.....)....
Pourtant l'ivresse qui m'a gagné, est celle de la rencontre presque amoureuse avec la ville,.... physique,... macadam et pavés, immeubles et vieilles portes, visages...mais cette exultation tient pour beaucoup, je pense, en ma qualité de "touriste"....
car si l'on revient au métro, pour l'avoir pris plusieurs fois par jour pendant une semaine, je n'ai vu PERSONNE sourire, lorsque un musicos est entré avec son accordéon je voyais les têtes déterrés penser si fort que je les entendais se dire "non, pas lui encore" et quand un autre à déclamé un poème, j'ai applaudi enjoué de ce joli quatrain, et suis passée pour une illuminée....lol
tout va vite et semble parfois terne,..... pour connaître nombres de personnes qui y vivent, je ferai d'une part la distinction entre intra muros et banlieue car pour le coup vous n'avez pas à faire avec les même ressentis et la même, disons, "qualité" de vie....
Paris est chère....le prix du rêve se compte en euros parfois....bien que mes images demeures intactes, je ne renierai pas le fait qu'il y a une différence entre habiter le 1er, 2ème, 6ème, 11ème etc... et habiter l'extrême limite de la couronne (qui pour le coup, perd de son éclat!....)
Voilà, mon petit avis...je "risque" d'y monter vivre en septembre, pour mes études, celà m'excite et m'angoisse à la fois, vais-je perdre mon émulation de "touriste" : qui avec le temps, ne va plus se laisser porter par la ville, et sa bonne humeur en dehors de toutes contingences, où vais-je me transformer en fourmi, oppressée dans la vaste foumillière du temps qui court, des métros qui partent, et des lendemains sans le sous....
J'avoue, que monter à
Paris me ferai plaisir, mais mon plaisir risque fort d'être dilué dans de l'huile de foie de morue (

, j'avoue l'image est peu ragoutante..), si à cause de mes faibles moyens je me retrouve en banlieue, loin de la ville qui m'a fait rêvée, des rues qui m'on enchantée et de son atmosphère singulière.....toute la question est là :
paris intra muros, oui....
paris-banlieu (pour le plus grand nombre) non....Nadège