La portion entre Port-St Louis et
Martigues passe par le port de Fos / Mer. Effectivement, ça n'est pas très bucolique. Néanmoins, c'est un paysage de notre société actuelle qui dépend du pétrole, des échanges commerciaux etc.
En ce qui me concerne, j'ai changé au cours des années ma manière de regarder les paysages. Ayant grandi à
Grenoble, la vallée de Séchilienne était l'horreur absolue. La Mure et ses mines de charbon pas terrible non plus. Désormais, avec la désindustrialisation, je vois ça différemment. Je regarde la réalité de notre pays, et quand des régions industrielles ferment c'est pas jojo. Les arbres et les pistes cyclables peuvent refleurir sur des friches, c'est plus joli et agréable. Mais pas forcément une bonne nouvelle pour nous, pour tous.
Concernant la traversée à vélo de Fos/mer, les solutions pour éviter les routes très larges, passantes et pleines de camions existent. Il faut juste se donner un peu de mal à étudier les cartes IGN au 1/25000 sur Géoportail. Pour moi, ça fait partie du plaisir de voyager à vélo. Dans des zones splendides des montagnes ou des zones industrielles comme Fos.
Celui qui n'aime pas le paysage et n'acceptent pas de se donner du mal pour trouver un itinéraire qui leur convienne en critiquant l'absence d'infrastructure, l'immobilisme des "politiques" peut choisir d'autres régions, "consommer" de la Via Rhôna, de l'EuroVélo ou de la
Loire à vélo, descendre dasn des lieux "labelisés" Accueil Vélo où on n'est pas forcément mieux accueilli qu'ailleurs chez un hôtelier qui n'a pas voulu se faire raquetter de 250€ pour avoir le label, où tout est fléché, aseptisé, prévu. Ils peuvent même se la péter et se dire qu'ils partent "à l'aventure".
Alors c'est certain, je préfère rouler dasn les paysages du Cézallier qu'à Fos/Mer. Mais celui qui veut relier
MArseille à Palavas en passant au cœur de la
Camargue sans remonter à
Arles devra accepter cette réalité, et peut-être, s'y intéresser, rencontrer les gens qui y vivent, voire aussi se remettre en question pour savoir comment on en est arrivé à devoir construire de tels complexes. On a tous notre part de responsabilité là-dedans.