Il s'agit d'une opération en cours pour trouver le millier de personnes en situation irrégulière sur le territoire gabonais, ce nombre est dénoncé par le syndicat du pétrole local qui regrette que trop d'expatriés prennent la place des gabonais.
Ça, c'est le discours officiel.
La vérité, c'est que pour obtenir une autorisation de travail au
Gabon, il faut être très très patient, des mois...
La vérité, c'est qu'il devrait y avoir des élections prochainement, et qu'il faut donc montrer sa détermination nationaliste.
Les faits, c'est que la même autorité qui délivre les autorisations au compte-goutte, se fait accompagner de la force publique pour rechercher les personnes qu'elle a finalement mis elle-même en situation irrégulière.
Le constat, c'est que si tu ne portes pas sur toi des copies certifiées conformes de ton identité, ton contrat de travail et ton autorisation de travailler officielle, tu t'exposes à expulsion dans les 72 heures, sous la menaces des mitraillettes.
Que ce soit dans la rue, à la plage, au restaurant, dans l'entreprise, en allant chercher tes enfants à l'école, que tu sois femme d'expatrié ou pas, tu es la cible de la "chasse au blanc", ce qui n'est pas sans rappeler de mauvais souvenirs, des "détails" de l'histoire si tu vois...
Résultat, des entreprises qui emploient des gabonais vont fermer, faute de managers expulsés.
Les Rigs de forages stoppent, le pétrole va s'assécher...
Tu connais l'histoire de l'étranger que le village a chassé, et qui se retrouve soudain sans boulanger ? Eh bien c'est pareil....!
On s'amuse comme ça à
Port-gentil.
MBolo ani (bienvenue les amis!), bonne arrivée au
Gabon !