« Géraldine Pailhas joue avec infiniment de grâce une femme solitaire et déjà blessée, épouse presque résignée d'un homme qu'elle respecte plus qu'elle ne l'aime.L'amour qui surgit à l'improviste met sens dessus dessous sa vie rangée; elle s'abandonne à lui, et, comme une grande héroine romanesque, paye immédiatement cet abandon.Dans le regard de la comédienne se lisent toutes les étapes de cette étrange histoire: s'y succèdent défiance, incrédulité, tentation et peur, passion qui vous dévore, douleur d'avoir été dupée... Aurélien Ferenczi »Londres est magnifiquement rendue, particulièrement les quartiers de
la City, et le métro bien sûr, puisque l'on parle de terrorisme.. L'épisode de la Tate Gallery, du portrait de femme dans la salle des Gainsborough et des Reynolds est particulièrement symbolique, elle en conservera le petit tableau.
Guillaume Canet, tout en retenue, au meilleur de sa forme, on a l'impression que c'est un copain en galère, il passe vraiment de galère en galère, et pourtant quel charisme. La fin de ce film laisse perplexe, le visade de Géraldine Pailhas ne laisse deviner aucune issue plausible.
Les policiers sont crédibles des deux côtés de la manche, l'atmosphère de la DST et les méthodes de travail de cet organisme apparaissent au grand jour...