Bonjour,
d'abord, une parenthèse technique. Pour voir cette vidéo (
www.aquiceara.com/...rtifice_Complet.html
), il faut utiliser Mozilla Firefox ou Google Chrome. Avec Internet Explorer 9, ça ne passe que difficilement, voire pas du tout si le débit est faible. Auparavant, j'encodais toutes mes vidéos au format Flash (.flv), mais la dernière version du lecteur flash semble poser des problèmes. Pour le coup, je suis passé au HTML5. Et là, ça ne passe plus avec certains navigateurs. Si quelqu'un a des tuyaux, je suis preneur.
Les circonstances :
Hong-Kong, 1er octobre 2012
Cette semaine, les Chinois sont en vacances. C’est la fête de la mi-automne. Semaine de vacances obligatoire.
Hier soir, nous avons assisté à la danse du dragon de feu, dans le quartier de
Tai Hang et ce soir, c’est le feu d’artifice du 63e anniversaire de la fête nationale chinoise. En principe, c’est du lourd. Le concierge de l’hôtel confirme ce que j’avais soupçonné : le meilleur endroit, c’est l’esplanade du palais des congrès, à Wan Chai. Le feu d’artifice est tiré depuis trois bateaux amarrés à mi-chemin entre Kowloon et
Hong-Kong, à environ cinq-cents mètres de chaque rive. D’où nous sommes, nous avons vue sur Kowloon.
Dès six heures, nous sommes sur place. Il était grand temps, car il y a déjà pas mal de monde qui se presse derrière les balustrades au bord de la mer. En fait, entre Kowloon et
Hong-Kong, il doit bien y avoir un million d’enfants, petits et grands. On est venu en famille ou entre amis, avec la glacière, un jeu de cartes et des rouleaux de papier pour servir de tatami. Çà et là, des photographes règlent leur trépied et les cadrages avant la tombée de la nuit. Nous faisons connaissance avec la famille qui pique-nique à côté de nous.
Par chance, il n’y a devant nous qu’un couple de retraités encore plus petits que nous. Il n’y aura donc pas de problème pour filmer. Ça tombe bien, parce que je n’ai pas apporté de trépied.
Avant le feu d’artifice, nous avons droit au son et lumière qui a lieu chaque soir. En fait, c’est un truc relativement bidon sponsorisé par des entreprises, mais ça occupe un moment.
Enfin arrive le compte à rebours. Des milliers de spectateurs s’époumonent. Sur la mer, trois flammes jaillissent simultanément. Les premières fusées. Explosions. Ooooh ! Aaaaah ! Ouaaaah !
Je me demande combien de tonnes de poudre partent en fumée. Ici, on ne fait pas dans les tableaux harmonieusement composés. On a plutôt l’impression qu’il s’agit de faire le plus de bruit possible et d’en mettre plein la vue. Pas les orgues de Staline, mais de la grosse artillerie quand même. Pendant une demi-heure, ça n’arrête pas. Je tiens le caméscope à bout de bras. Au bout de vingt minutes, je n’en peux absolument plus. Tant pis, je serre les dents. Tout finit toujours par s’arranger, non ? En plus, je me rends compte de temps à autre que j’ai dérivé vers la gauche : le vent entraîne la fumée dans cette direction et j’ai tendance à suivre le mouvement. Il faut alors recadrer le plus discrètement possible. Ça se verra au montage, mais tant pis.
Et puis ça s’arrête. Je pousse un ouf de soulagement. Pas d’applaudissements. Ça surprend toujours un peu. En même temps, avec plusieurs centaines de milliers de spectateurs autour de nous, ce serait sûrement assourdissant. Autour de nous, la foule repart déjà dans le calme. En temps normal, il faut dix minutes pour arriver au métro. Là, on n’ose pas faire de pronostic.
Par chance, nous trouvons un restau qui, miracle, a encore une table libre près de la porte. Pendant que nous dégustons nos nouilles, une dame qui sort de table nous propose gentiment celle qu'elle vient de quitter, dans un coin plus confortable de l'établissement. J'adore
Hong-Kong !