C' est toujours décevant d' être dans l' obligation de modifier un voyage, surtout quand on l' a préparé minutieusement et qu 'on en a rêvé. Contraint peu de temps avant le départ de réduire de moitié, la durée de mon séjour à
Madagascar, le voyage prévu dans l' ouest du Pays devenait impossible même en adoptant un rythme de marathon touristique. Ce n' est que partie remise.
Tout en conservant le destination de la Grande Île, j' ai décidé de passer quinze jours à
Sainte Marie.
Le voyage devenait totalement différent, beaucoup moins de route, plus de temps à la contemplation et au plaisir de retrouver ce Pays, tout en gardant quand même de l' intérêt.
Il n' y a pas beaucoup de renseignements sur
Sainte Marie sur le forum, ce qui s' explique par la faible fréquentation touristique, je vais donc essayer de d' apporter une modeste contribution, pour faire connaître un peu cette île que j' ai beaucoup appréciée.
J' ai trouvé des conseils sur des blogs et j' ai été aidé par quelques internautes que je remercie et qui se reconnaîtront.
Il me restait à modifier les billets d' avion, Air Madagascar a une ligne directe La
Réunion/Sainte. Il devenait inutile de perdre deux jours de route pour rejoindre
Sainte Marie depuis
Antananarivo.
Il n' est pas toujours nécessaire d' aller très loin pour découvrir et satisfaire sa curiosité.
5 octobre 2018, départ pour Gillot l' aéroport nord de la
Réunion.
Le vol se fait sur un ATR 72 de la compagnie Air Madagascar, vol court 1h50, départ 12h15 arrivée
Sainte Marie 15h05 compte tenu du décalage horaire d' une heure.
Départ en fait avec 15 minutes d' avance, dès l' embarquement d' environ 25 passagers, arrivée avec la même avance.
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Descente sur le tarmac et nous sommes à quelques mètres d' un minuscule, mais sympathique aéroport. Passage de le Police de l' air et des frontières sans le moindre problème. J' avais demandé le visa à l' ambassade de
Madagascar avant mon départ (31 € pour 30 jours) mais il est possible de se le faire délivrer sur place. Passage en douane, l' ambiance est bon enfant, le douanier fait ouvrir un sac de temps en temps et ça passe très vite.
Sur le parking, chauffeurs de taxi et tuk tuk attendent les clients potentiels. On est bien loin de l' agressivité à
Antananarivo (Ivato) des rabatteurs, ici tout se passe dans le calme et la bonne humeur.
Par contre à l' aéroport il n' y a ni bureau de change, ni distributeur de billets.
En hébergement j' avais choisi, une petite structure hôtelière, dans le sud de l' île, au cœur du village de Vohilava. Quatre bungalows, deux personnes et un familial tout en bord de mer. 62000 ariary/jour. Construction traditionnelle (briques rouges, falafa et raty) avec douche, toilettes intérieures (eau chaude) L' endroit est particulièrement calme.
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Au mois d'octobre durant tout mon séjour, le taux de change était particulièrement avantageux (plus de 4000 ariary pour un euro)
Devant l' hôtel sur la plage, des jeunes femmes, proposent de l'artisanat, des épices, des huiles essentielles mais sans insistance aucune, chose appréciable à
Madagascar.
Pour les petits déplacements, j' ai loué un scooter (négocié à 20 000 ariary/jour, pour 15 jours) ça évite d' attendre les tuk tuk qui passent sur la route mais de façon irrégulière et ça revient beaucoup moins cher.
A suivre...