Bonsoir, ou plutôt bonjour pour toi Herge, c'est l'aprèm en
Argentine.
Je suis d'accord avec toi sur le fait que la majorité des contrôles douaniers sont ridicules en
Amérique du Sud. Je vais ajouter une petite anecdote.
Lorsque je retournais en
Uruguay depuis le
Chili nous voyagions dans un bus Uruguayen, nous étions bien obligé de passer par l'
Argentine. Nous passâmes la frontière au Paso de los libertadores comme beaucoup de gens voyageant en bus.
Premièrement : aller à la frontière.
Nous montions dans le bus et empruntons la route qui mène a Mendoza. Malheureusement il avait neigé la nuit et donc il fallait déblayer la route (normal tu me diras...). L'armée chilienne nous obligea a nous arrêter avant la montée du col afin qu'ils puissent déblayer la route, ils avait déjà commencé depuis 3 heures selon eux... Nous dûmes toutefois attendre 5 heures de plus (c'est le petit vendeur d'empanadas qui en profita), la route était bloqué parceque (toujours selon les chiliens) "les argentins n'ont pas encore fini de déblayer la route....". Les chiliens avec qui nous discutions n'hésitaient pas à critiquer le manque de professionalité des argentins. Bon ils sont chiants les argentins mais on a pris notre mal en patience et a la fin nous avons pu enfin emprunter le col, d'ailleurs la route était magnifique toute enneigée vraiment j'ai apprécié. Nous arrivions enfin à la frontière.
Deuxièmement: Passer la Frontière.
à la fin donc de l’ascension du col nous apercevions le bâtiment frontière chilien, des dizaines de camion, voitures bus y était stationnés en provenance d'
Argentine en attendant de pouvoir passer cette satané frontière (les formalités ne se font pas rapidement dans ce bâtiment les chiliens sont en effet très stricts, ils vérifient tous les sacs un par un et pendant l'attente les douanier en profitent pour regarder les filles). Nous arrivions enfin dans le bâtiment frontière Argentin. Nos regards se fermèrent lorsque nous nous rendions compte que nous étions loin d'être les seuls et qu'une bonne dizaine de bus devait passer la frontière avant nous, environ deux heures d'attente a 2800 mètres et une température avoisinant zéro.
Encore une fois nous prenions notre mal en patience. Nous étions toutefois étonné par le fait qu'il n'y avais pas un seul flocon de neige de l'autre coté du col, la neige avait du tomber que du coté chilien.
Nous passâmes la frontière en deux heures comme prévu. Lorsque le bus (immatriculé au
Chili je précise) qui était devant nous dut passer le contrôle douanier pour vérifier si ils n'importaient rien d'illégal les douaniers argentins n’hésitèrent pas a faire ce que j'appellerait de l'excès de zèle, il descendirent tous les passagers avec leurs bagages les fouillèrent un a un etc etc. Nous pensions qu'ils allaient procéder de la même manière avec notre bus (immatriculé en
Uruguay) mais non. Un douanier monta dans le bus passa dans le couloir en jetant de légers regards vers nous mais vraiment si ce qu'ils avaient fait avec le bus d'en face était la norme alors la vérification de notre bus fut plus que sévèrement bâclé... Voila pourquoi je parle d'excès de zèle.
Troisièmement: Quelques explications.
Nous arrivâmes dans la soirée à Mendoza. J'engageais je ne sais plus pourquoi une discussion fort intéressante avec un argentin. J'appris que c'était un ancien douanier maintenant à la retraite, je lui racontais donc mon passage de frontière de cet après-midi. Il rigola et m'éclaira sur les raisons de nos différentes attentes. Tout d'abord la neige était tombée effectivement que du coté chilien du col, en tout cas la route qui permettait l’ascension du col coté argentin n'avait pas été fermé ce jour ci puisque tout simplement il n'avait pas neigé. Il m'expliqua que ce que les chiliens avait fait était fréquents. Bien qu'il aient déblayés la route il l'avait fermé juste pour faire patienter les gens qui allait en
Argentine... Juste comme ça. Il me précisa que les argentins ne se gênaient pas pour user des mêmes procédés lorsqu'ils pouvaient... L'excès de zèle des douaniers argentins était bien un excès de zèle rien de plus, en protestation contre cette fermeture intempestive de la route de la part des chiliens ils embêtaient les véhicules chiliens, juste comme ça aussi, pour les mêmes raisons stupides que celles qui conduisirent les chiliens a fermer la route alors qu'elle était utilisable des deux cotés de la frontière du moins parceque les chiliens eut déblayé la route de leur coté.
Voilà pourquoi je ne crois pas vraiment aux contrôles sanitaires excessifs exercés aux frontières entre l'
Argentine et le
Chili. C'est plutôt pour emm....... le voisin qu'autre chose.