Je ne connais pas les rabatteurs en Afrique. En
Inde, en fait de rabatteurs à la sortie des aéroports ou des gares, on a plutôt affaire à des chauffeurs de taxi ou de ricshaws qui cherchent à attrapper un client (la concurrence est rude). Bien sûr, un client étranger à la ville (un occidental, un japonais, ou tout simplement un indien d'une autre région) est intéressant car il ne connaît pas les prix.
L'attitude à avoir ?
1- Bien se rendre compte que ces "rabatteurs" ne sont pas agressifs mais que c'est nous qui nous sentons agressés et cherchons à fuir. Voyant sa "proie" fuir, le rabatteur comprend qu'elle est dans une situation de faiblesse et s'accroche.
2- En conséquence, rester le plus zen possible, jouer les indifférents. Marcher lentement, au besoin s'arrêter, s'asseoir pourquoi pas le temps de laisser passer la foule. Surtout, ne pas répondre verbalement. Se diriger lentement, loin vers l'extérieur, là-bas on pourra trouver taxi ou rickshaw loin de toute cette agitation. Si on répond en anglais, les trois quart du temps on n'est pas compris et le "rabatteur" s'accroche. A la rigueur on peut faire d'un air blasé les gestes qui peuvent signifier "je n'en ai pas besoin" : dodeliner de la tête en fermant les yeux d'un air fatigué et lever la paume de la main (sans rien dire).
3- Si l'on n'a pas envie de dépenser de l'énergie à négocier un prix avec un ou plusieurs taxis ou rickshaws à l'extérieur, se diriger vers le bureau des taxis pré-payés (à l'intérieur de l'aéroport) ou vers le stand des rickshaws prépayés (à l'extérieur de la gare de
New Delhi, de la gare de Madras central).
4- Prix raisonnable d'un taxi ordinaire le jour en Padmini noire/verte au GPL (pas les nouveaux taxis Tata Indica qui sont plus chers) de l'aéroport international de
Bombay vers le centre ville = entre 400 et 500 roupies. Au bureau des taxis pré-payés le prix sera plus élevé (je les soupçonne parfois d'arnaquer le touriste mais je n'en ai jamais eu la preuve, les prix de nuit ou du dimanche sont plus élevés). Attention,
Bombay est la seule cité qui n'accepte pas les rickshaws au centre ville (ils doivent rester en banlieue) !
5- Si le taxi insiste pour nous conduire dans un autre hôtel rester ferme. Attention, ils sont forts, d'abord ils posent des questions inoffensives, voire ils prennent leur client par les sentiments : exemple "first time in
India" ?. Jouer le jeu des questions réponses, mais répondre n'importe quoi sans état d'âme et s'amuser pour voir s'il s'en rendra compte, observer sa stratégie du taxi pour essayer de vous cerner. Ne pas culpabiliser de toute façon c'est comme un jeu du chat et de la souris. Si le taxi est vraiment pénible, et bien le faire s'arrêter au bord du chemin, il y en a tellement que l'on attendra pas longtemps avant d'en trouver un autre !
6- Ne jamais se fâcher, ce serait un aveu d'échec (ou bien faire semblant). Regarder tout cela avec humour. Après tout ces chauffeurs de taxis gagnent difficilement leur vie. Même si l'on paye un peu plus cher, nous sommes riches (au regard des indiens). Et puis, de temps en temps, on va trouver un taximan en qui l'on peut avoir confiance (c'est rare surtout à la sortie des aéroports) !!!
7- Attention, je n'est pas parlé des taxis que l'on loue avec chauffeur pour plusieurs jours, pour faire un circuit. Dans ce cas, une relation de confiance s'établit en général.