La culture de la plage n'existe pas chez les Indiens au sens ou nous l'entendons. Chez eux, la plage est un endroit où l'on va se balader en groupe, se mouiller éventuellement les pieds tout habillé, manger en plein air, acheter des ballons ou des barbapapas à ses enfants, et, dans les grandes villes comme
Bombay ou
Chennai, leur payer un tour de manège. La plage est essentiellement un lieu de distraction urbain.
Peu d'Indiens, d'ailleurs, savent nager, et les femmes indiennes, quant à elles, se baignent jusqu'aux cuisses et tout habillées. Elles s'offrent une grande émotion en se laissant fouetter les fesses par les vagues. On voit parfois de jeunes garçons sachant nager faire des plongeons et des crawls en short.
Les Indiens rêvent d'avoir la peau blanche et ne se font donc pas bronzer. Une femme blanche a donc la peau rêvée des stars féminines du cinéma indien, sans compter que sur une plage, elle se dénude davantage que ces dernières dans les films...
Ainsi, lorsque certains jeunes hommes indiens, qui n'ont jamais vu de jambes ni d'épaules de femmes qu'au cinéma, ont l'occasion de voir des blanches exposées sans pudeur en bikini, c'est comme s'ils voyaient un film porno se matérialiser sous leurs yeux.
Afin d'éviter au maximum les agglutinations de voyeurs, et, parfois même, les assaut de dragueurs, qui peuvent aussi se transformer en voleurs, il faut, lorsque l'on aime la bronzette, la baignade, et le farniente, se limiter aux plages réservées aux Occidentaux.
A
Auroville, par exemple, elles sont tellement réservées aux Occidentaux, que l'accès y est interdit aux Indiens. Certains touristes sont choqués par ce qu'ils assimilent à une forme d'
apartheid, mais c'est la seule façon de protéger les bronzeuses.
Un point important à signaler: sur la côte de Coromandel, les courants sont très dangereux, et c'est une raison de plus pour se cantonner aux plages réservées aux touristes.