Bonsoir,
Un petit retour d'expérience sur un voyage effectué la première quinzaine de juillet 2014.
Tout d'abord les ZTL. Il est en effet difficile de généraliser, puisque le niveau de restriction varie d'une ville à l'autre. En dehors des zones strictement piétonnières (mais on se rend tout de suite compte lorsque c'est le cas), la circulation des 2 roues est autorisée.
Ceci dit, nous avons trouvé à nous garer toujours très simplement (et gratuitement) car il y a des parkings 2 roues absolument partout en
Italie (et oui, l'utilisation du scooter est manifestement beaucoup plus répandue). Les places permettent de garer garer une moto avec deux valises.
Le réseau routier secondaire est en bon état, voire très bon état à certains endroits. Il faut quand même rappeller que l'
Italie est montagneuse, donc on va très vite sur des petites routes, la moyenne est basse. Nous étions là pour de la balade, et n'avons pas testé les autoroutes.
Les italiens au volant que nous avons croisé en 15 jours étaint globalement courtois et plutôt respectueux des limites de vitesse, donc très éloignés du cliché du chauffard latin. Mais il faut dire aussi que nous étions à la campagne, peut-être que dans les gros centres urbains c'est plus animé.
Les limites de vitesse sont indiquées, mais changent très souvent donc il faut être vigilants. Je n'ai toujours pas bien compris la logique, il y a souvent des "zones tampon" autour des agglos limitées à 70, et on a eu l'impression que la vitesse était fonction de la visibilité.
Attention aux radars, que ce soit des fixes, ou des radars à feu rouges. Il y en a beaucoup plus qu'en
France, et ils ne sont presque jamais signalisés. On a mis un peu de temps à identifier les boitiers perchés en haut de poteaux. On n'a pas essayé de tester si la communication entre la maréchaussée transalpine et la française fonctionnait bien

La signalisation est assez souvent fantaisiste (mais en
France c'est un peu pareil). Nous n'avions pas de GPS, donc mieux vaut jeter un coup d'oeil à la carte afin de mémoriser les 2-3 villes dans la direction souhaitée.
L'essence est très chère, et les prix varient pas mal d'une station à l'autre donc il faut comparer. A la pompe, le prix est différent si on se sert soit même, ou si le pompiste nous sert. Les cartes bleues visa ou mastercard ne sont pas toujours acceptées (les italiens ont une carte de crédit nationale, mais qui n'est pas compatible), en revanche on peut payer en liquide en insérant des billets (mais ça ne rend pas la monnaie).
Nous n'avons pas eu de panne, donc pas testé les garages.
Pour traverser les Alpes, à l'aller nous sommes passés Briançon et Mongenèvre, et au retour par le col du Mont Cenis.
Nous avons nettement préféré la deuxième option, la route est plus roulante, et les paysages du col sont superbes.
Nous n'avons pas essayé de tenter les voleurs, donc on attachait bien les motos avec un U ou une chaîne dans la journée, pendant nos visites, si possible à un point fixes, sinon l'une avec l'autre. Mais quand on était itinérant - donc avec tous nos bagages - nous laissions les sacoches de réservoir (vides - le contenu était dans un sac à dos) en place sur la moto, et nous n'avons pas eu de mauvaise surprise.
Donc au bilan, une merveilleuse région pour la moto, des paysages de rêve, un climat très agréable (nous n'avons pas eu si chaud que ça), un patrimoine exceptionnel, un accueil vraiment adorable. On a très envie d'y retourner.