Bonjour,
Quelques ébauches...
Je ne connais pas l’horaire des différents bus des différentes compagnies pour Ségou (terminus ou qui prolongent sur Sévaré-Mopti) mais, dans la mesure du possible, essayez d’être à la gare routière assez tôt.
En matinée en tout cas car, si vous ne savez partir avec un des « majors » (Bittar, Binke,...) qui sont « professionnels », vous risquez de vous retrouvez avec une compagnie plus « olé-olé » qui va vous déposer assez loin du centre (et non pas aux gares des compagnies), sur la route de Sévaré et, en plus de ne pas vraiment savoir quand vous allez partir (« bientôt » est ce que l’on va vous dire mais de la à savoir quand, il y a de la marge), personne ne va savoir non plus vous dire l’heure à laquelle vous allez arriver !
Quelle que soit la compagnie et le bus, gardez bien en tête que les kilomètres ne signifient strictement rien. Il y a une multitude de pauses de tout genre. De la pose radio (pas pour aller chez le radiologue mais bien pour réparer la radio) à la pause moteur (pour le votre ou celui d’un autre bus) en passant par la pause prière (pas systématique), la pause déjeuner ou encore la pause « on ne sait pas très bien pourquoi on fait une pause » (mais on la fait !), il faut toujours compter large.
La route de Gao est correcte jusqu’à Sévaré mais est fréquentée et pas très large, la moyenne horaire est fluctuante et pas toujours élevée. Parfois rassurant étant donné le caractère Fangio de certains chauffeurs de bus...
Pour quitter Ségou pour Djenné, le plus simple est de prendre un bus pour Sévaré-Mopti. Du centre de Ségou, Bittar et Somatra possèdent les gares les plus proches. Privilégiez Somatra car ils partent de Ségou. Le Bittar vient de Bamako et y est plus tard...
Logiquement, il va vous déposer au Carrefour de Djenné où là vous prendrez un véhicule pour Djenné.
Si je dis logiquement, c’est qu’à la mi-novembre, il y avait des travaux avant le Carrefour et que l’on vous déposait à mi-chemin de la route qui relie le carrefour (de Djenné) à Djenné.
Si vous avez plus de chance que moi, les blancs véhiculés que vous croiserez devraient vous charger jusqu’à la ville. Sinon, vous attendrez un transport collectif pour Djenné. Le seul souci est que le tarif risque bien d’être plus élevé que ce qu’il doit être et que ce sera non négociable...
De toute façon, vous devez descendre au carrefour de Djenné. Si la déviation est toujours d’actualité, l’accompagnateur du bus crie Djenné afin de prévenir les passagers qui doivent descendre.
Il y a des transports collectifs qui relient le centre de Djenné (place du marché, en face de la mosquée) à Mopti. Ils cessent d’assurer les liaisons vers 17h. Il convient de venir avant et le plus simple, de se renseigner auprès du responsable de la coopérative des transporteurs.
Pour relier Mopti à Bandiagara, le plus simple est de prendre le minibus qui y a va vers 7h00 (premier départ). Il part de la petite route située, à l’arrière et en contrebas de la gare routière.
Il y a un escalier à l’arrière de la gare routière (c.à.d. le parking qui fait office de gare routière) ou un passage situé entre le poste de police et la gare routière.
L’arrêt (et le petit bureau) sont sur le côté gauche de la route, droit devant, à 2-300 mètres de l’escalier. Parmi les tonneaux et les ferrailles de toutes sortes. Si vous êtes perdus, les gens vont vous l’indiquer.
Il n’est pas pertinent de prendre un véhicule pour Sévaré puis un second pour Bandiagara alors qu’il y a un « direct » depuis Mopti.
Concernant le pays Dogon, je dois bien vous avouer avoir longtemps pensé le « zapper » et puis comme il était devenu clair pour moi que mon premier voyage au Mali serait également le dernier, je me suis dis que je n’allais pas mourir idiot. Enfin pas trop et me suis décidé à y aller.
Etant comme vous perplexe et perdu, j’ai été à la mission culturelle de Bandiagara en précisant, à leur grande surprise, que je n’avais pas pensé venir (au pays Dogon) et que je souhaitais éviter, dans la mesure du possible, une trop grande concentration de toubabs.
En définitive, je n’ai pas été sur le plateau mais vers les Youga. Début novembre, pourtant loin du pic touristique, il y avait déjà bien trop de monde à mon goût.
Je ne vais pas vous dire qui prendre comme guide mais plutôt qui ne pas prendre ! Evitez les guides qui, depuis Bamako, ne vont pas manquer de vous préciser qu’il vous faut un guide pour la totalité du voyage et qu’ils connaissent également le pays Dogon alors qu’ils ne sont pas dogons ! Prenez un guide dogon au pays dogon !
Pour le retour, vous pourriez-peut être passer par Sikasso et le sud ou rentrer direct sur Bamako et prolonger dans les Mandingues. Les sollicitations sont bien moindres et l’armée des guides est bien plus calme.
Bon voyage.
Michel