Hausse des tarifs de la Jirama L'Etat tente un dernier recours
Le gouvernement hésite à appliquer la hausse des tarifs actuels de la JIrama prevue ce mois d’octobre. La question a été discutée avec les bailleurs de fonds Elisé Razaka : «Nous discuterons davantage avec les bailleurs de fonds ».«Je vais rencontrer la Banque mondiale à l’instant même ». C’est en ces termes qu’Elisé Razaka, ministre de l’Energie et des mines, répond à une question sur l’application de la hausse de 15 % des tarifs de l’eau et de l’électricité. Elle est prévue pour ce mois d’octobre. mais attend encore la confirmation. à entendre Elisé Razaka, rien n’a encore été décidé jusqu’à hier et visiblement la partie malgache n’est pas très enthousiasmée à l’idée d’augmenter ces tarifs.
« On ne l’appliquera que lorsqu’on saura qu’elle est vraiment inévitable », précise-t-il
Fin d’une incertitudeCette déclaration du ministre met fin à des jours d’incertitude sur cette question. La hausse, en effet, a déjà été annoncée par le même, ministre de l'énergie et des mines il y a quelques mois.
« Mais nous ne pouvons procéder à l’application de cette hausse que sur note écrite de notre ministère de tutelle », précise Bernhard Romahn, directeur général de la JIrama.
La révision à la hausse des tarifs de la Jirama fait partie des engagements pris par
Madagascar auprès du Fonds monétaire international (FMI). Elle sert à assainir la situation financière de cette société d’état qui continue à assurer sa production grâce à des subventions (54 milliards d’ariary dans le budget 2008)
Le gouvernement a déjà décidé d’ajourner une première hausse prévue au mois d’avril de cette année. La situation à l’époque a été jugée inopportune avec l’inflation causée par la flambée du prix du pétrole. Cette fois-ci, les bailleurs de fonds risquent d’être plus exigeants. Interrogé sur la question, Georges Tsibouris, chef de la mission d'inspection du FMI, par exemple, a annoncé que l'état reste maître de ses décisions. Il a toutefois signalé que la situation actuelle de la JIrama ne peut pas perdurer.
« Mais au final, une hausse des tarifs est une décision qui appartient au gouvernement», a-t-il répondu.
Le dossier
Madagascar sera examiné par les conseils d’administration du FMI et de la Banque mondiale prochainement.
Lantoniaina Razafindramiadana
Conclusion, si la hausse ce fait, je plains beaucoup nos amis malgaches car tout augmente dans ce pays, c'est une vraie catastrophe!!!! Le gouvernement a du mal à donner son accord pour cette augmentation mais cela me parait inévitable!!!
Veloma