Nathalie971 · 30 novembre 2024 à 19:20 · 297 photos 96 messages · 11 participants · 5 222 affichages | | | | Suite et fin jour 4 - Ukiha
Compte tenu du trajet important, nous reprenons la voiture pour retourner à Fukuoka.
Il est encore tôt pour dîner donc on s'offre une petite pause goûter à la gare. Nous testons le Umegae mochi originaire de la ville de Dazaifu. C'est un mochi légèrement grillé et à la pâte d'haricots rouge sucrée. C'est chaud et c'est bon.
Ce soir, nous avons envie de goûter une autre spécialité culinaire. Nous allons pour cela dans le restaurant (conseillé) à la gare d'Hakata. Le hall des restaurants à la gare grouille de vie. Les gens parle, mange et boive de la bière dans une ambiance animée et sympathique. Le mostunabe est un pot au feux aux tripes. Ne vous arrêtez pas au mot tripe et goûtez! Ce plat est une merveille gustative! C'est trés savoureux, crémeux et doux. Il est servi avec des accompagnements: sashimis de cheval et condiments (sésame, fleur de sel, ciboulette), salade de poulet assaisonné, émincé de tripes au yuzu, et petite purée de pommes de terre délicatement parfumée, sans oublier du Mentaiko ainsi qu'un féculent au choix riz ou udon. Nous avons testé avec les udon et c'était délicieux. Les udon étaient un peu épaisses tout en étant fermes et fondantes.
| | | Annonce · Sponsorisé | | | Merci pour ce récit dépaysant. J'étais au Japon a peu près au mème date que vous mais pas sur la mème ile!
Bonjour et merci pour les encouragements.
J'ai lu votre carnet, même si je suis restée silencieuse. Merci pour le partage. | | | La petite zone avec les quelques rues commerçantes n'est pas trés étendue. Quelques rues dont une sur une voie plutôt empruntée par les automobilistes. Les rues sont vides ou presque. La plupart des boutiques sont fermées. Ce qui m'amène à dire qu'il est peut-être plus intéressant d'y venir un week-end qu'un jour de semaine. Peut-être qu'avec plus d'animations, la ville nous aurait semblé plus sympathique.
Ce n'est pas très animé non plus le week-end, même ne période de festiva (je participais tous les ans au feu festival de yosakoi de la ville et en dehors des alentours des scènes c'était calme). Après beaucoup de boutiques et restaurant ont l'air fermés de l'extérieur mais ce n'est pas le cas. Il faut savoir pousser les portes mais ça n'est pas toujours facile.
Sinon, à Yame ce qu'il faut aller voir c'est surtout les plantations de thé. Il y a des paysages à couper le souffle autour du village d'Hoshinomura et pas mal d'activités à faire autour de cette boisson. la ville est aussi très réputée pour ses fruits et la cueillette est une activité locale populaire. Et il y a bien sûr le sanctuaire Inari. | | | La petite zone avec les quelques rues commerçantes n'est pas trés étendue. Quelques rues dont une sur une voie plutôt empruntée par les automobilistes. Les rues sont vides ou presque. La plupart des boutiques sont fermées. Ce qui m'amène à dire qu'il est peut-être plus intéressant d'y venir un week-end qu'un jour de semaine. Peut-être qu'avec plus d'animations, la ville nous aurait semblé plus sympathique.
Ce n'est pas très animé non plus le week-end, même ne période de festiva (je participais tous les ans au feu festival de yosakoi de la ville et en dehors des alentours des scènes c'était calme). Après beaucoup de boutiques et restaurant ont l'air fermés de l'extérieur mais ce n'est pas le cas. Il faut savoir pousser les portes mais ça n'est pas toujours facile.
Il est vrai que ce n'est pas toujours facile de savoir si c'est ouvert ou non. J'ai essayé d'en ouvrir 2 et les magasins étaient bien fermés. Ce n'était probablement pas le cas de tous.
Sinon, à Yame ce qu'il faut aller voir c'est surtout les plantations de thé. Il y a des paysages à couper le souffle autour du village d'Hoshinomura et pas mal d'activités à faire autour de cette boisson. la ville est aussi très réputée pour ses fruits et la cueillette est une activité locale populaire.
J'avais prévu d'y aller mais on a changé notre projet au cours du voyage. Initialement, on devait consacrer 4/5 jours de plus à la préfecture de Fukuoka. Toutefois, la traversée de la campagne vers Ukiha puis vers Yanagawa au départ de Fukuoka nous a déplu auquel s'ajoute le fait que l'on a beaucoup aimé nos escales suivantes, ainsi que l'on a suivi nos envies du moment sans se sentir obliger de faire ce qui était prévu. Nos choix nous ont contraints a supprimé Yame de l'itinéraire mais je le garde pour un prochain voyage dans la région.
Les cueillettes de fruits sont réputées dans pas mal d'endroits mais je n'ai pas encore eu l'occasion de tester.
Et il y a bien sûr le sanctuaire Inari.
Le sanctuaire était trés sympathique malgré un ciel gris. | | | Jour 5 - Dazaifu
La météo n'est pas au top aujourd'hui. Il se met à pleuvoir fort quand on part. On décide d'aller visiter le célèbre sanctuaire shintoïste Dazaifu Tenmangu. On s'arrête avant comme très souvent dans un konbini pour le petit-déjeuner. Le plaisir des poulets panés de ces petites épiceries n'est pas boudé. On en profite également pour s'acheter des parapluies transparents compte-tenu du temps pluvieux qui à priori va durer un moment. Le trajet jusqu'au temple n'est guère plus intéressant qu'hier. Arrivés au lieu visé, il y a foule de petits parkings tous payants et à des prix variables selon leur proximité de l'entrée et du temps de stationnement proposé. Deux Monsieurs d'un âge mûrs nous invitent avec chaleur à nous garer à leur parkings. L'accueil y est très souriant et prévenant, prenant le soin de bien vous guider pour vous garer au mieux dans un espace limité. Pas de mauvaise surprise, les conditions de stationnements et le prix vous est expliqué d'emblée de façon claire. Ici c'est 300 yens pour 2 heures et toute demi-heure supplémentaire coûte 100 yens de mémoire il me semble. Des parapluies peuvent aussi être prêtés gratuitement si besoin. A notre grande surprise, ce sanctuaire n'est pas payant. Ce sanctuaire est dédié à Sugawara Michizane, ou Tenjin, la divinité des études, de la culture et des arts. Je m'attendais à une foule de personnes mais même s'il y a du monde, cela reste supportable. La météo aura peut-être aidée. Dans l'enceinte, nous arrivons à la fin d'une cérémonie pour des petits-enfants. D'autres enfants plus âgés, se pressent pour acheter des portes-bonheurs.
J'avais beaucoup hésité à venir et je ne l'ai pas regretté. Le lieu est vaste et agréable. Entre plans d'eau, petit pont, exposition de fleurs (chrysanthèmes), bâtisses japonaises traditionnelles avec exposition sur l'architecture et ses diverses utilités dans la vie au Japon, musée, le site ne manque pas d'intérêt, bien au contraire. De plus, le visiter sous un temps pluvieux (la pluie s'est presque arrêtée, légère bruine) lui confère une atmosphère intemporelle.
La visite de l'exposition sur l'architecture "With others" se fait dans une trés belle bâtisse fait de bois et de riz. Une chaleur douce et réconfortante se dégage du lieu. la visite vaut autant pour l'exposition que pour le lieu. Elle se fait en chaussettes. Si tout n'est pas compréhensible car il y a des documents en japonais, elle reste néanmoins intéressante et compréhensible dans ces grandes lignes même si on ne comprend pas le japonais car il y a beaucoup d'objets et documents que l'on peut par ailleurs toucher et consulter. Très ludique. On peut faire le tour du bâtiment, passer de pièces en pièces, et prendre le temps de s'asseoir et de contempler le jardin.
Petit passage au musée national de Kyushu mais faute de temps suffisant par rapport au parking, nous renonçons à le visiter. Nous nous contenterons du rez-de-chaussée en accès libre. Visite de l'exposition sur les différents arts culturels des terres asiatiques. L'aspect extérieur et intérieur de la bâtisse du musée est trés moderne.
A l'entrée du musée, un parking à parapluies mais avec cadenas individuels. Nous finissons la visite par les rues commerçantes avec plein de boutiques variées. L'ambiance y est sympathique. On y trouve même ce qui m'a semblé être des poubelles.
Fabrication des umegae mochi
A suivre, la suite de la journée | | | Suite jour 5 - Yanagawa
Un des objectifs principaux de la journée se passe à la ville de Yanagawa le soir. Mais avant, nous souhaitons aller visiter un jardin, le Kiyomizudera Honbo Garden. Le trajet jusqu'à ce lieu m'aura laissée tout aussi perplexe. Toutefois, en l'espace de quelques minutes, nous passons d'un d'environnement urbain peu attrayant à un univers de forêt tropicale pour parvenir à l'entrée de ce jardin. Avec la pluie fine qui tombe, cette sensation d'avoir été transportée au coeur de la nature sauvage est particulièrement renforcé. Toutefois, il est étonnant de ne voir aucune voiture sur le parking. Nous empruntons le chemin qui nous plonge un peu plus dans une "sorte d' Amazonie" entre le bruit des oiseaux, l'eau des rivières qui s'écoulent fortement, cela nous donne la sensation d'être en pleine jungle.
Nous parvenons au jardin sans difficulté. Tout est toujours bien indiqué mais aucune porte n'est ouverte. Je frappe et j'appelle plusieurs fois car je pense que c'est peut-être ouvert mais qu'à cause de la pluie, les portes ont été fermées... On fait le tour vers un autre bâtiment mais malheureusement ce lieu qui semblait être splendide et magique ne nous ouvrira pas ses portes à mon grand regret. C'est pourtant normalement ouvert.
A défaut, nous poursuivons un peu sur le chemin "jungle". Un espace de randonnée trés intéressant est à mon avis à découvrir ici. Toutefois, nous n'avons pas suffisamment le temps pour cela. Nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Yanagawa. Oui car l'objectif du jour est d'assister au festival Yanagawa Hakushi Matsuri qui célèbre la mort d'un poète Kitahara Hakushu (1885-1942) originaire de la ville.
Le Gps nous emmène à des canaux de la ville mais qui ne sont pas les bons. Comme on n'a pas d'internet et pas d'adresse précise, on doit demander à des personnes à plusieurs reprises car difficile de comprendre toutes les indications données en une fois. On finit par arriver à un petit parking, il fait déjà nuit quasiment mais il n'y a pas de vie. Le magasin sur le parking va fermer. On sollicite une des personnes du magasin qui nous explique que c'est un peu plus loin. On marche d'un pas rapide quand on entend du bruit. Et nous voici au bon canal. Les préparatifs sont en cours. Le festival consiste en un tour de barque de 2 ou 3 heures durant lesquelles un repas est partagé. Les barques sont éclairées par les lanternes. Il faut réserver prés d'un an à l'avance. Nous n'avons bien sûr pas de place mais nous sommes venus assister au départ.
La pluie a probablement retardé le départ car il n'y a quasiment personne encore dans les barques quand nous arrivons.
Il s'écoulera une bonne demi-heure voire un peu plus le temps que tout le monde soit installé, les repas fournis et que les bateliers soient prêts à faire naviguer ces chanceux. Enfin avec la pluie, je ne sais pas s'ils le sont tant que cela finalement. Quelques badauds essentiellement japonais sont aussi là comme nous pour encourager les participants. Dans ce petit festival où il n'y a pas foule, nous faisons la connaissance d'un autre couple étranger, australien, venu 2 semaines au Japon et comme nous assister à ce matsuri.
C'est sous une pluie finie mais le coeur gai que le premier batelier lance le départ. Les participants trinquent avec des bières. Kanpaï!
Il passe sous un pont où une miss et des journalistes sont présents pour couvrir l'événement. C'est un festival bon enfant et joli.
Le long du canal, il y a quelques boutiques que nous n'avons pas eu le temps de visiter.
Il y a une petite boutique souvenirs de produits locaux joliment décorée.
Une fois les barques lancées, nous les laissons voguer en poésie pour reprendre la route jusque Fukuoka. Nous finissons la soirée à l'appartement en préparant un bon repas avec notamment le wagyu acheté en promotion quelques jours auparavant, du riz agrémenté et des petites asperges. Demain, nous quittons Fukuoka. | | | Jour 6 - De Fukuoka à Hasami
Tandis que nous nous préparons pour quitter le logement et Fukuoka, une alarme stridente se met à résonner avec un homme qui parle. C'est en japonais donc on ne comprend pas. Il restait encore 20 minutes avant l'heure du départ. Une idée saugrenue nous passe par la tête; à savoir que cette alarme serait un rappel du départ dans peu de temps. On fait donc fi de cette alarme et continuons à nous préparer. Toutefois, cela resonne à nouveau avec toujours le même message. L'alarme est inquiétante alors je me décide à utiliser le traducteur vocal... Le message dit "il y a un incendie, merci d'évacuer en laissant toutes vos affaires". J'ouvre la porte de l'appartement et sur le palier d'autres personnes sont en alerte.
Quelques minutes plus tard, nous voici en bas de l'immeuble avec les autres résidents. Des français en vacances avec un proche qui vit à Tokyo sont ici. Nous discutons en attendant. Les secours arrivent et interviennent rapidement. 2 camions de pompiers et 1 voiture d'agent de sécurité. Finalement, cela sera une fausse alerte.
Nous pouvons retourner finir de nous préparer mais cela nous aura pris une heure environ. Fin de matinée, nous prenons la route en direction d'Hasami. Un typhon étant de passage dans le coin ce jour-ci, notre projet d'aller à Karatsu est reporté. Le ciel est gris et il pleut mais finalement il n'y a pas tant de vent que cela. La mer est un peu agitée et surtout l'eau est trouble. J'avais quelques appréhensions de rouler avec une alerte typhon mais tout se passe bien.
Sur la route, on décide de s'arrêter au hasard dans un restaurant dans une zone rurale. On ne sait pas ce qu'on peut y manger mais on va découvrir. C'est un petit resto sans prétention, je les aime bien cela. Restaurant à l'ancienne tenu par un couple, c'est simple, familial et détendu. Sympa les petites chaises prévues pour les bambins.
On choisi en partie notre repas en copiant sur un couple de papi/mami mangeant là.
On y déguste un agréable katsudon (bol de riz garni d’une escalope de porc panée et frite, puis mijotée dans une sauce savoureuse avec des œufs) et des zaru soba (plat nouilles de sarrasin froides, que l’on va tremper dans une sauce tsuyu. On accompagne les soba d’oignons vert finement coupés et de wasabi que l’on ajoutera à la tsuyu (la sauce) pour lui donner le goût et piquant désiré. On va également souvent déposer quelques fines lamelles de nori sur les nouilles au moment de servir.
Le repas est accompagné d'un thé vert chaud à volonté. C'est le cas dans beaucoup de restaurants.
Quant à l'addition, 13 euros pour 2. Un trés bonne affaire. | | | suite jour 6 - De Fukuoka vers Hasami
On reprend la route. On fait un petit arrêt pour un mini sanctuaire puis on roule à nouveau vers Hasami.
Voyant le panneau Okawachiyama, un petit village de potiers au milieu de la montagne, on se décide d'aller y faire un tour avant de gagner notre hôtel. On a un peu hésité car l'après-midi est déjà bien entamée et que la météo n'est pas au top, ciel gris et pleuviotte. Finalement, c'est un véritable trésor qui nous attend.
Le village est au pied de la montagne et la pluie lui donne une ambiance mystique et brumeuse fort agréable. Ici, la poterie est visible partout dés le pont. Une fois garés au parking, il n'y a plus qu'à se balader dans le village de boutique en boutique de poterie. Si cela peut paraître ennuyeux, c'est en fait une balade enchantée à travers l'art de la céramique. Chaque magasin propose de la poterie dont le style lui est propre. la plupart des commerçants sont artistes et travaillent en famille et sont bien heureux de partager des renseignements sur leur art.
Côté bourse, il y a des propositions à des prix trés variables mais soyons clair, c'est art reste onéreux. Ce sont, presque, des objets de collection.
Deux collections ont particulièrement retenus mon attention. Elles sont d'un style plutôt moderne mais m'ont subjugués par leur élégance et leur beauté. Il s'agit d'une poterie mat mettant en valeur des fruits et des légumes de saisons au centre d'une assiette plate. Il y a aussi ces petits plats mat et de couleur bleu d'eau. Et enfin, ces poses baguettes individuels qui rassemblés forme une fleur et ses pistils, si délicat et poétique.
Où que l'on se trouve la montagne est visible. On entend la rivière s'écouler fortement aujourd'hui.
Un autre arrêt plus haut dans la rue m'a lui aussi laissé un beau souvenir et pas uniquement pour l'art de la céramique. Il est vrai que dés l'entrée de cette maison, on se sent bien. Une attention particulière est apportée au jardin fleuri et mignon. Puis devant la porte, encore de la décoration, un tengu notamment. Quant à la boutique, elle est petite mais fournie. Le style de la maison est de la céramique bleu canard clair. La boutique est tenue par une mamie qui pourrait aussi être fleuriste. On sent l'amour portée aux fleurs. Depuis son mini espace extérieur, elle voit la montagne dont l'eau de son bassin provient et avec laquelle son mari fabrique leur céramique. Les très grosses pièces se trouvent dans leur salon. Il faut se déchausser pour les observer. Des photos de famille sont également distillés ici et là.
Quelques pièces ont attirées mon attention, nous discutons du prix et ayant compris un certain montant, je voulais en acheter mais elle me corrige vite dans mon erreur. Pendant que je me rechausse et que l'on excuse pour cette mécompréhension, nous continuons à discuter un peu. En allant partir, je m'attarde un peu plus dans la première pièce où elle me montre la matière première utilisée pour cette céramique, constatant ainsi sa porosité. Puis, d'un coup, mamie va chercher un de ses vases qui étaient dans l'eau de son bassin avec des fleurs, le vide et me dit qu'elle aimerait me faire un cadeau. Toutefois, elle me demande si ça ne me dérange pas car il est légèrement fêlé sur un côté. Surprise par ce geste, bien sûr je lui dis que cela ne me dérange pas et accepte de bon coeur son cadeau. Elle me l'emballe de la même façon que si je l'avais acheté. Je ne sais pas ce qui a motivé cet acte de générosité mais la vie nous réserve parfois de jolies surprises.
Nous poursuivons ensuite la visite du villages dans les petites rues derrière avant de revenir au parking puis d'aller explorer du côté du cimetière. Cela peut être un lieu charmant pour un pique-nique au bord de l'eau.
Beaucoup de petits détails rendent charmant ce village. C'est une visite que nous avons particulièrement appréciée. Les boutiques ferment à 17 heures.
Il est maintenant l'heure pour nous de reprendre la route jusqu'à notre hébergement. Nous arrivons de nuit. Le parking de l'hôtel est plein. Nous nous installons dans notre chambre puis décidons de manger de bonne heure et à proximité. Une petite recherche sur internet nous montre qu'il en est préférable car de toute façon, cela ferme tôt dans le coin. Certains restaurants ferment à 20 heures. Nous trouvons un restaurant à 2 pas à pieds. Sans le savoir, nous nous trouvons dans une zone à onsen. Il y a une sorte de petit complexe avec bains et plusieurs points de restauration. Pour changer, on opte pour une pizza ce soir. L'accueil est trés sympathique. Les gens à la campagne sont vraiment détendus. | | | Jour 7 - Kashima
Comme annoncé par des personnes vivant au Japon, après le typhon, place au beau temps! Le ciel est totalement dégagé et bleu. Quant au soleil, il rayonne et réchauffe nos coeurs et nos corps.
Sous ce temps radieux, nous prenons la voiture. L'escale à un 7 eleven pour le petit déjeuner ne fait pas exception aujourd'hui et nous poursuivons avec un arrêt technique, mettre de l'essence dans la voiture. Dans de nombreuses stations essence, il y a encore du personnel donc ce matin, pas besoin de descendre de la voiture. On ouvre juste la fenêtre, on dit bonjour, on donne une sommes d'argent, le plein est fait, on récupère la monnaie et c'est reparti.
Les routes de campagne empruntées sont superbes. L'environnement de cette partie de la préfecture de Saga est particulièrement verdoyant alternant montagne, plaine et rivières. Les hameaux traversés sont souvent composés de jolies maisons souvent traditionnelles et d'autres plus récentes mais quasiment toujours entretenues. On sent que cela vit et cela ne ressemble pas à une ruralité désertée. Peut-être que oui mais si tel est le cas, nous en avons traversé où cela était bien plus flagrant.
A un croisement, je repère une boutique de glaces. On n'en a pas encore mangé contrairement à l'an dernier (où ce petit plaisir était devenu un presque rituel quotidien) et cela me manque. Donc sans hésiter, même si ce n'est encore que la matinée, je décide de m'y arrêter. Ben oui car comment savoir si on repassera ici plus tard ou un autre jour. Le petit parking devant est plein. Je fais demi-tour pour me garer au parking avant le croisement mais d'un restaurateur. Ce dernier étant trés grand et trés vide et pensant ne m'arrêter que peu de temps, le temps d'une glace, je me suis dit c'est bon. Eh bien non! Nous ne sommes pas encore descendus qu'une dame vient de suite demander si on va à la glace et si oui de se garer ailleurs. "Gomenasai" (désolé). On aura essayé. On reprend la voiture, et découvrons un autre parking du glacier mais caché derrière.
A l'extérieur, il y a quelques tables avec parasol où déguster sa glace. Deux personnes en profitent. On ouvre la porte et c'est une petit boutique cosy que l'on découvre. Le choix de glaces est assez restreint, peut-être 4 ou 5 saveurs mais pas tellement plus. Il est possible d'y ajouter tout un tas d'ingrédients décoratifs plus ou moins kawaï et plus ou moins utile selon moi en termes de goût mais il me semble que les japonais aiment bien décorer leurs glaces. Le menu sera simple, un pot de glace au macha pour un et l'autre prendra une glace mandarine et macha entourée d'une sorte de crème de marron glacé, le tout surmonté d'un marron confit. Le service est rapide et efficace. La décoration de la boutique faite de petits détails mignonets et la chaleureuse musique diffusée nous invitent à finalement savourer notre glace en intérieur.
Assis à l'un des comptoirs, nous voilà donc dégustant notre première glace chez café TAKENOKO. Et en plus, c'est bon. Glace macha douce, sucrée et amère. Glace mandarine qui a le goût du fruit glacé. La crème de marron est douce et délicate. Le marron est ferme et fondant. On aura même le plaisir d'une touche musicale française avec les voix de Vanessa Paradis et Serge Gainsbourg.
| | | Jour 7 - Kashima
Nous reprenons la route vers notre destination du matin, le jardin Mifuneyama Rakuen à Takeo. Le gps ne nous a pas amené au bon endroit. Je remarquerai que cela arrivera plusieurs fois durant le séjour et qu'il est souvent préférable à l'approche des lieux de suivre les panneaux directionnels visibles sur la route. Néanmoins, ce problème d'accès sera résolu rapidement. Le parking est plein mais nous trouvons une petite place. A l'entrée, une dame s'occupe de la boutique de produits locaux et de la vente des tickets. On trouve dans la boutique des pêches séchées/ confites, on s'en prend un paquet pour les petits creux de journée. Pour les billets d'entrée au jardin, il est possible de les coupler avec un autre ticket pour le soir avec option son et lumière. On hésite un peu mais finalement on ne prend pas et on aura bien fait.
Je vais le dire d'emblée, cette visite est la première visite de nos voyages au Japon qui nous aura déçus. Pourquoi? 1- Le jardin apparaissait comme non entretenu, on aurait dit un simili de jardin à l'abandon. On voyait bien que l'entretien était minimal et au Japon, c'est plus que rare. Enfin, pour notre part, on n'avait encore jamais vu cela. On était choqués d'une certaine façon mais surtout dans l'incompréhension 2-Le lieu phare du jardin, un champs de fleurs (azalées) au pied d'une montagne, qui ne nous a pas emballé. Cela dit, ce n'était pas la bonne saison donc admettons. 3- Les autres points du jardin ne présentait pour la plupart aucun intérêt (pour nous) et étaient en friche. 4- Aucune sérénité ne s'est dégagé du jardin ni d'esprit de flânerie et peu d'espaces où se poser et observer.
Cet avis n'est le reflet que de notre visite et du ressenti personnel de ce jour. En une autre saison, peut-être que...A chacun de se faire son avis.
Heureusement, un adorable neko curieux et peu farouche vu à l'entrée et à la sortie était là pour consoler les visiteurs en mal de beaux jardins.
| | | Jour 7- Kashima suite
Toujours sous un ciel bleu, nous roulons cette fois jusqu'à la ville de Kashima et plus précisément au sanctuaire Yotoku Inari-jinja, un des 3 temples inari les plus célèbres du Japon.
Le parking est grand et il est payant. Il faut donner sa plaque d'immatriculation à l'horodateur trés moderne. Impossible de tricher car il y a des caméras d'identification.
Nous nous baladons d'abord dans la rue commerçante Yotoku Monzen avant de nous installer dans un des restaurants.
Il faut se déchausser avant d'accéder à la salle de repas.
On y mange un trés bon katsudon, du karaage (poulet frit), et un sushi inari (tofu frit garni de riz vinaigré); le tout accompagné de thé vert à volonté.
Le repas est délicieux et copieux. Le service souriant et agréable. Le tout pour une somme modique de 14 euros pour 2.
| | | Jour 7 - Kashima suite
Place maintenant à la visite du sanctuaire Yutoku Inari. C'est un lieu touristique phare de la préfecture de Saga donc on n'y est pas seuls mais cela reste tout à fait supportable.
Le sanctuaire à flanc de roche et trés coloré a quelque chose d'à la fois majestueux tout en étant sobre. Il est posé sur des poutres en bois à 18 mètres de hauteur.
De nombreux d'éléments attirent l'oeil et caractérisent la beauté perçue de ce lieu de culte. Il y a notamment: - le pont au dessus de l'étang avec ses habituels carpes Koï
- les peintures murales
- une trés belle porte noire et dorée
- un gigantesque masque Tengu noir et doré
- le bel escalier menant au bâtiment principal et ses clochettes flottant et sonnant dans l'air
- ce tunnel de torii
- la vue sur la vallée et le sanctuaire depuis les 2 niveaux supérieurs
- les minis sanctuaires
- la vue sur la rivière au pied du temple et le temple au coucher de soleil
Nous apprécions la visite. Nous ne pourrons pas visiter le dernier sanctuaire tout en haut car l'accès est fermé, dommage, il y a une belle vue sur la mer Ariake à ce qui paraît.
En redescendant, un jeune homme m'interpelle. S'ensuit une conversation de sourds en japonais. Je prenais ce jeune homme pour un touriste japonais qui me demandait (croyais-je) à quelle heure ferme le temple. C'est au bout de 5 longues minutes à tourner en rond que je finis par comprendre qu'en réalité, il m'indique simplement que le temple ferme et qu'il n'est plus possible d'y monter. Je me disais bien aussi, pourquoi un japonais demanderait il à une touriste étrangère à quelle heure cela ferme.
En repartant, à l'entrée, beaucoup de monde s'attroupe devant. Et nombre d'entre eux porte un masque à l'effigie du renard qui représente la divinité Inari. Celle-ci est dédiée à la prospérité et aux cultures agricoles. Une famille accepte bien volontiers de se prêter au jeu de la photo mais il préfère laisser leur fille se faire photographier.
Cette famille nous explique qu'il y a une ascension dédiée à la divinité ce soir. C'est pour cela que plein de personnes font la queue devant pour acheter des masques de renard et qui sait faire une photo souvenir. Tout est prévu.
Nous retournons ensuite au parking juste de l'autre côté de la rue? Nous faisons un petit tour au sanctuaire de l'autre côté de la colline avant de repartir. Il était trop tard pour aller au quartier commerçant non loin de là. On tente d'aller au torii flottant à Tara avant de faire demi-tour car la nuit tombe bien trop. | | | Jour 7 - Kashima/Ureshino suite et fin
Comme il est encore un peu tôt pour manger, on a fait demi-tour et on roule vers la maison mais en sachant qu'on s'arrêtera quelque part sur la route pour manger. En attendant, on découvre de nouvelles chaînes de magasins/supermarchés que nous prenons toujours plaisir à explorer.
Quelques découvertes:
- Une sonnette pour appeler un vendeur au rayon beauté - un espace beauté pour tester les produits - un sachet apéro à la française saucisson/fromage
- des petits poissons entiers dans le rayon nourriture pour chiens
Finalement, on a un peu traîné et il est maintenant un peu tard pour trouver un lieu de restauration. 20 heures à la campagne cela peut devenir compliqué. Donc on se hâte à bien ouvrir grands les yeux car il n'y a pas des restaurants à tous les coins de rue par ici.
Je repère une famille qui sort d'un restaurant. je me stoppe devant eux, ouvre la fenêtre et les sollicite pour savoir si c'est encore ouvert. On me dit que non. Merci, ok on continue. Nous reprenons la route et nous arrêtons 5 minutes plus tard car il y a une zone avec 2/3 restaurants peut-être. A peine descendus de la voiture, des gens se dirigent vers nous et je comprends vite que c'est la famille que je viens de solliciter. Ils nous expliquent qu'ils se sont trompés le restaurant est encore ouvert. Ah super, on va y aller. Mais elle tient à appeler pour nous. Et finalement, le restaurant ferme donc ce n'est pas possible. L'histoire pourrait s'arrêter ici mais la Japon n'est jamais à court pour aider. Donc nous trouver un restaurant devient leur mission du soir. On discute un peu, ah vous êtes français et non américain, incroyable. La dme dit à son fils tu peux parler anglais. Le jeune, un peu timide, rigole. L'anglais, ça doit pas trop être son truc. Qu'aimez-vous mangez? Tout mais on veut manger japonais. Ils réfléchissent. La dame nous suggère Joyfull qui est une chaîne japonaise ouverte tardivement et que l'on trouve un peu partout. Mais le mari a compris que l'on veut manger du bon donc il dit à sa femme, Joyfull, ce n'est pas ce qu'il leur faut. Ils réfléchissent encore et pense à un restaurant de sushis. Ok bon suivez nous en voiture, on vous emmène. Nous voici donc suivant cette famille dans leur voiture blanche, roulant trés lentement pour être sûr de pas nous perdre.
On arrive devant le restaurant après avoir fait quelques tours dans la ville de Takéo. Pendant que la dame va demander au restaurant, le pére se précipite et vient à nous pour nous dire d'attendre, elle va demander. ok pas de problème. Mais pas de chance, c'est fermé. Et c'est reparti pour un tour, nouvel arrêt dans une rue passante et animée de Takéo. Pareil, la dame va demander et Mr nous dit désolé, il vous faut attendre. Quoi d'être aidés comme des rois, AHAHA, Daisobu nous répondons, on patiente bien sûr, en étant tout de même gênés de les mobiliser ainsi mais ils ne veulent pas nous laisser. Cette fois, c'est un restaurant de tempuras. Le chef est dehors et il explique que c'est fermé. La dame explique qui on est et qu'elle nous cherche un bon restaurant. Les passants nous regardent. Le chef a fait visiblement une suggestion. Nous repartons donc pour un tour. Nouvel arrêt devant un restaurant qui se trouve dans une petite ruelle. Pareil, Mr nous fait attendre et Mme rentre dans le restaurant et cette fois-ci Jackpot, le restaurant est ouvert!
La famille nous ouvre l'entrée du restaurant, nous accompagne, passe le relai au chef sushi et nous disent au revoir. On aurait aimé les remercier davantage de leur aide et les inviter mais ils venaient de manger. De plus, l'équipe du restaurant s'affaire déjà à mettre nous couverts donc difficile de faire autrement. Cette famille nous a aidés pendant une bonne demi-heure à travers la ville à trouver un restaurant. On a beau s'habituer, on reste encore parfois ébahis par certains gestes. Quel accueil nippon!
Nous sommes installés au bar. L'ambiance du restaurant est agréable: chaud car de bois et avec des petites salles privées en bois et panneaux de riz coulissants, de la décoration japonaise, une télévision avec un match de baseball et un chef détendu. On prend un menu Omakase, c'est à dire menu dégustation du chef. On vous demande toujours si vous mangez tel ou tel poisson donc finalement c'est assez personnalisé.
La conversation s'engage assez facilement avec le chef du fait que l'on parle un peu japonais, qu'il parle un peu anglais, et que pour les sujets plus complexe le traducteur vocal peut être utilisé à l'occasion. La soirée se déroule en dégustant des sushis assez simples mais trés bons car trés frais avec des découvertes de nouveaux poissons; mais aussi à discuter. On apprend ainsi qu'il vient d' Osaka. Il habite ici depuis 24 ans et est maître sushi depuis ses 18 ans. C'est un père de famille de 3 enfants. Il a pêché récemment avec un ami pêcheur un gros thon. Son ancien maître sushi lui a légué un trés beau couteau japonais gravé à son nom (nom de l'ancien maître) et qu'il en est trés fier. Il pose d'ailleurs pour nous avec joie. Il aimerait que des touristes viennent découvrir la ville d'Ureshino car elle possède beaucoup d'attraits selon lui (onsen, belle nature, prés de la mer, bonne gastronomie etc). Il nous demande de dire aux français de venir. On lui apprend le mot gingembre en français. Bref, on passe un bon moment grâce au chef et à la famille qui nous a amené ici. La soirée se termine sur ces belles rencontres.
| | | Jour 8 - Yobuko
La journée commence sous un soleil éclatant et un beau ciel bleu. On prend la route pour se diriger vers Yobuko. Il nous faut environ 1h30 pour y arriver. Peu avant l'arrivée à notre destination, le paysage panoramique qui s'offre à nous, sur notre droite, nous réjouit. Une petite aire de repos nous incite à nous garer pour aller le voir de plus près. C'est un paysage typé méditerranéen dans lequel nos yeux plongent: Une côte verdoyante et une mer bleue transparente. On aperçoit aussi un port plus au loin en contrebas d'où semblent partir quelques bateaux de pêche ou de croisière, je ne sais pas. Avec la chaleur, on plongerait bien dans l'eau.
En marchant un peu le long de la côte, on croise une mamie japonaise... La conversation s'engage. Elle est bien enthousiaste. Elle se promène ici tous les jours. Bon, elle nous a aussi dit plein de choses qu'on n'a pas compris mais on l'a écouté avec attention avant de se dire aurevoir de bon coeur.
Un peu plus loin, une statue toute blanche Bouddha trône et regarde la mer. Elle protégerait les personnes partant en mer.
Nous retournons ensuite à la voiture afin de poursuivre vers l'objectif de la matinée, atteint 10 minutes plus tard.
Yobuko est une petite ville centrée sur le port. C'est désuet et charmant.
De beaux poissons dont de nombreux de calamars trônent sur les étals. Les prix ne sont pas affichés mais en discutant un peu avec un couple commerçant, on apprend que c'est 1000 yens pour 2 calamars. Ils sont très appétissants. Sont-ils bons je ne sais pas, on n'en prend pas.
Les commerçants nous proposent de voir les calamars sur le séchoir tournant. Madame ne veut pas être prise de trop prés car elle est gênée par sa dentition.
L'eau du port est propre et transparente. On y plongerait presque.
Une autre commerçante vend aussi du maquereau séché. Elle nous propose d'en goûter. C'est fondant, et goutu. Je me demande s'il n'y a pas un laquage qui est fait. En tout cas, c'est très bon et pourtant le maquereau n'est pas vraiment un produit que j'affectionne.
Pour le séchage des calamars, il faut plusieurs semaines pour arriver à maturité. La commerçante en fait d'ailleurs sécher et elle a plusieurs grilles avec des calamars à différents niveaux de séchage.
Un chat veille.
Prés de la zone où se trouvent quelques restaurants et un magasin de produits locaux, et du parking principal, de nombreuses personnes pêchent. Un Monsieur m'apprend qu'il y a beaucoup de poisson nommés kuru, enfin si j'ai bien compris.
En s'approchant des toilettes, un panneau d'informations touristiques est présent. Nous nous approchons pour regarder à côté d'autres. Un joyeux groupe est là. La conversation s'engage aisément. Ça rigole de mon accent comment dire.. franchouillard... Rendant certains mots peu compréhensible pour nombre de japonais et notamment "furansu" = français. Heureusement dans le groupe, une me comprend car elle reconnapit l'accent étant déjà allée en France et joue les interprètes pour les quelques mots "difficiles". C'est une bande d'amis tous retraités habitant dans différents coins de Kyushu (Saga, Fukuoka, beppu etc) venus en vacances quelques jours en camping car. Ils nous déconseillent la visite de la grotte Nanatsugama visitable par bateau. Après cet échange bien sympathique et rigolo, il est temps de se laisser.
On fait un petit tour à la boutique locale. On y trouve bien sûr pas mal de poisson.
On fait un tour à la jetée. Il y a beaucoup de familles réunies pour partager cette activité. Ils pêchent le kuru. L'ambiance est tranquille.
Le pont que 'on aperçoit permet d'accéder à l'île de Kabeshima.
Pas mal de bateaux sont présents à la marina.
| | | Jour 8 suite - Kabeshima
On reprend ensuite notre route pour aller sur l'île de Kabeshima. On avait pensé aller aux grottes mais on ne peut pas tout faire et après l'échange avec le groupe plus tôt, on se décide pour l'île qui nous fait de l'oeil.
L'architecture du pont est superbe et le passage au dessus de l'eau est impressionnante.
On fait un premier arrêt trés rapide au port. Quelques pêcheurs s'affairent à attendre une prise. Un des pêcheurs nous regarde.... il semble plus rustre et moins heureux de nous voir. Sommes- nous en ruralité profonde?!! Hahaha, Nous n'irons pas le vérifier. Le port de Kabeshima fait face au port de Yobuko en beaucoup plus tranquille.
Trois minutes plus tard, on gare à nouveau la voiture. Le sanctuaire Tashima est niché au bord de l'eau, d'un autre port. Il y règne une ambiance encore plus paisible entre les oiseaux qui volent, le soleil chaud qui nous brûle, les quelques maisons faisant face à la mer et ce silence nous emplissant. Le cadre est sublime de simplicité. On passe le torii, porte d'entrée du sanctuaire puis on gravit les marches en pierre et abruptes pour atteindre le bâtiment principal. Il y a plusieurs bâtiments dont l'un très coloré. Le sanctuaire est lié à Matsura Sayohime, une figure légendaire qui aurait été transformée en pierre après avoir attendu son bien-aimé. Cette légende est représentée par un rocher connu qui est considéré comme le corps du kami à Sayohime Shrine, un sanctuaire secondaire de Tashima Shrine. Nous sommes totalement seuls pour le visiter. Quand nous redescendons un autre escalier, le bleu vert de la mer est encadré par la porte guidant à l'escalier: une peinture vivante totalement envoutante. Cette visite, ce lieu, nous conquit par sa simplicité brute sans fard comme une bulle hors du temps.
Pour savourer cette ambiance, nous allons nous offrir une boisson rafraichissante au petit stand de boisson juste en face de l'entrée du sanctuaire. La cabane est minuscule, juste de quoi fabriquer de quoi nous sustenter, et quelques tables dehors. Deux jeunes femmes tiennent la boutique. Un homme présent quand on arrive les prévient que 2 étrangers se dirigent droit vers la boutique. On reconnaît le moment d'inquiétude à leur sourire accueillant mais tout de même un peu stressé. Oserai-je dire que ce moment qui ne dure que quelques secondes, je le trouve amusant, telle une diablotine. Les deux femmes sont charmantes et nous commandons nos 2 boissons: un macha latté froid et un soda à la fraise. Nous les buvons en observant le paysage devant nous.
Après cet interlude, nous reprenons la voiture et allons au bout de l'ile au cap Hizen. La route est très étroite à la fin où il est impossible de passer à 2. Nous croisons un véhicule qui recule pour nous laisser passer. Par chance, un parking minuscule de 3 places nous attend. Il faut s'y garer en marche arrière car sinon pour ressortir, cela risque d'être compliqué vue le peu de place. Une dame japonaise revenant à sa voiture me regarde me garer (et je m'y suis très mal prise donc je dois faire X manoeuvre pour y parvenir) mais à ma descente, elle me félicite comme si j'avais fait le Paris- Dakar, tant elle est surprise de voir des étrangers ici et qui plus est en voiture. Alors que conduire là-bas est très facile. Le jour où je saurais conduire sur une route étroite du Pakistan peut-être je lèverai le drapeau mais là franchement, je rigole bien. Juste à l'entrée, il y a un élevage de boeuf. Ces derniers paitrent tranquillement dans l'herbe.
Nous marchons ensuite sur 1 kilomètre pour rejoindre le cap. Il y a 2 autres parking sur le chemin (le 2éme est tout aussi petit) mais il est plus agréable d'y aller à pied pour profiter de la vue.
Au cap, on aperçoit plusieurs petites îles et la côte découpée. C'est beau et le moment est agréable.
Comme nous avons prévu d'aller à Karatsu pour un festival et qu'il y a un petit peu de route, nous n'avons pas le temps de visiter davantage. Le festival est donc à suivre. | | | Jour 8 - suite et fin KARATSU
On rejoint aisément la ville de Karatsu en 30 minutes, non sans faire un arrêt dans un konbini pour se prendre du poulet frit vu que l'on n'a pas mangé ce midi.
Comme indiqué précédemment dans le carnet, l'objectif en venant à Karatsu est d'assister à un matsuri (festival); le matsuri Karatsu Kunchi. Ce dernier se déroule sur 3 jours du 2 au 4 novembre chaque année. Il existe depuis plus de 400 ans et il célèbre l'abondance des récoltes.
Le matsuri (festival) commence à 17h00. On ne sait pas exactement où a lieu le festival mais on est arrivé dans la zone et la recherche d'une place de parking s'avère un peu compliquée. En effet, plusieurs rues sont fermées en raison du festival, beaucoup de parkings plein, pas de possibilité de se garer sur le parking d'un supermarché sous peine de se retrouver coincés pour repartir. On tourne donc quelques temps avant de voir des places sous la voie ferrée. Pas de signe que le parking est payant, du coup, si vous avez lu les précédents carnets, vous savez que l'on a déjà retrouvé la voiture louée enfermée dans un parking à 2 reprises et que le "traumatisme" étant vivace, nous ne voulons pas être à nouveau dans une situation similaire quand nous reviendrons prendre la voiture. Du coup, j'interpelle les 2 personnes que je voie passer. A priori, pas de problème. Enfin, on espère s'être bien fait comprendre.
Y'a plus qu'à trouver où le matsuri a lieu. On remonte la voie ferrée. D'autres personnes sont aussi dans la rue, je leur demande. Étonnés de voir des étrangers ici, ils sont très accueillants, ils nous montrent la direction. Ils y vont aussi. Le festival commence bien à 17h, soit dans 10 minutes. Nous marchons d'un pas rapide et quelques minutes après à peine, on aperçoit une foule de personnes attendant le début du spectacle.
On sent que notre arrivée ne semble pas passer inaperçue. Deux étrangers à Karatsu, cela ne doit pas être tous les jours. Nous sentons les personnes nous regarder avec ce questionnement dans le regard. Certains déjà bien joyeux, peut-être aidés, par la biru (bière) nous parlent, parfois des échanges de sourires.
Après avoir un peu hésité sur l'emplacement pour voir au mieux le défilé, on se positionne, sans le savoir, près de l'emplacement final du défilé, prés de la gare. Quelque soit l'emplacement, il y a du monde présent pour assister au spectacle. La population présente est très familiale mais pas que. Toutes générations sont présentes.
Que nous attend-il?
Le Kanchi matsuri est un festival vieux de 400 ans durant lequel 14 grands chars appelés "hikiyama", signifiant montage sur voitures, défilent dans les rues durant 3 jours. A priori, le meilleur jour est le 2éme car les chars vont sur la plage. Les chars sont fabriqués à partir de bois laqué, de papier japonais, de plaques de bambou, et de feuilles d'or ou d'argent. Ils mesurent 7 mètres de haut et pèsent entre 2 et 5 tonnes. Ils prennent la forme de créatures mythologiques, de dragons, de vasque de samouraï, de combattants célèbres. Ces chars ont a priori tous été construits au 19éme siècle; chacun nécessitant entre 3 et 6 ans pour sa construction. Les 14 chars représentent les 14 villes de l'agglomération. Le chars sont tirés par les habitants (les "hikiko"); chacun vêtus de sandales de paille et de la tunique de leur quartier. Chaque groupe défile ainsi avec des couleurs distinctes. Le défilé est rythmé par la musique des tambours japonais et de flûtes pendant que les habitants tirants les chars chantent tous en coeur et avec énergie "En-ya!, En-ya!, En-ya!" ou "Yoy-sa, Yoy-sa!, Yoy-sa!" afin de célébrer l'abondance des récoltes et la prospérité des affaires.
Nous assistons ainsi à un festival plein d'énergie et bonne enfant. C'est trés sympathique. Les chars sont effectivement impressionnant par leur taille et de belles œuvres d'art ambulantes avec leurs couleurs chatoyantes. Les Hikiko tirent avec vigueur les chars et chantent avec joie aux Dieux "En-Ya! En-ya!, En-ya!" Les joueurs de tambours et les Hikiko se répondent ainsi; entrainant la population présente dans une ambiance festive et simple! Voici un melting pot de photos du festival:
Le matsuri dure une heure donc à partir de 18 heures, les personnes vont chercher à manger dans les différents stands de rues présents un peu partout dans le centre-ville.
L'énergie de la street est mouvante et les différents groupes de Hikiko se retrouvent chacun dans leurs pénates pour faire la fête ensemble.
On n'a pas encore faim, j'ai besoin d'aller aux toilettes et il fait nuit donc à défaut de pouvoir visiter Karatsu (comme la plage par exemple ou le château), nous errons dans les ruelles et allées commerçantes jusqu'à parvenir à un petit centre commercial le Maizuru shopping plaza. Le terme centre commercial semble exagérer, il s'agit plutôt d'une toute petite galerie marchande d'un supermarché dont une partie est fermée. Pendant une petite pause technique sur un des bancs, nous croisons un couple d'étrangers, l'instinct des français, me fait dire sans raison particulière "bonjour" en français, et le retour sera aussi en français. Donc nous ne sommes pas que les 2 seuls étrangers présents dans ce festival local. Même si on privilégie les échanges avec les locaux, croiser un compatriote est toujours agréable quelque soit le pays. L'échange se limite au bonjour et à l'échange de sourire.
Nous décidons de faire un tour dans la galerie et le supermarché. En redescendant au rez-de-chaussée avec l'escalator, nous croisons à nouveau le couple de français. Cette fois-ci, nous prenons le temps de faire connaissance et de partager autour bien évidemment de nos voyages respectifs dans ce pays. 2éme voyage pour eux et l'un d'eux aussi après le voyage l'an dernier a décidé d'apprendre le japonais. Petite photo souvenir, échange de numéros pour se l'envoyer et après une bonne heure de papotage, il est temps de poursuivre le voyage.
On a pas mal bouger aujourd'hui et on a plutôt envie de se poser dans un restaurant que de manger sur le pouce dans un des restaurants de rue; et ce malgré l'ambiance bien agréable. On marche un peu au hasard mais on observe que beaucoup de restaurants sont fermés. Au bout d'un moment et voyant que l'on s'est éloignés dans des rues trés calme, je sollicite un "couple" pour leur demander où trouver un restaurant ouvert et bon. On nous demande ce que l'on souhaite manger: yakitori nous tente bien mais on est ouvert à tout. Le jeune homme, visiblement plutôt gai (a déjà bien fait la fête), pense à un restaurant. Il appelle et c'est fermé. On nous explique que la plupart des restaurants sont fermés ou ferment plus tôt 20h-21h en raison du matsuri et des yataï (restaurants de rue). Le couple nous invite à les suivre pour nous emmener quelque part. C'est l'occasion de discuter un peu avec des jeunes trés enthousiastes, aidés par la bière, il me semble. Pendant que le jeune homme dit bonjour un peu à l'écart à d'autres personnes, nous poursuivons la discussion avec la jeune fille. Cette dernière nous demande si l'on boit de l'alcool puis nous invite à venir avec eux à une fête. Nous étions partants mais le jeune homme est beaucoup moins emballé que la jeune fille et du coup, ils se désengagent. Pas de souci, la jeune fille me laisse sa girly carte de visite, photo souvenir et amusez-vous bien!
On décide de chercher encore un peu un restaurant dans de nouvelles rues plus ou moins animées mais avec de belles lumières grâce à des lanternes. Vu l'heure, c'est compliquée, les rares encore ouverts ne prennent plus de clients. On finit par retourner à la voiture, on verra sur la route et au pire on s'arrêtera dans un konbini.
Finalement, on s'arrête dans un yakiniku dans une zone commerciale. On est installés dans une salle privative. C'est toujours trés agréable ces espaces privés au restaurant. Pour commander, tout se passe sur une tablette écrit totalement en japonais. Il n'y a pas de wifi donc 2 serveuses nous aident bien volontiers en faisant traduire les différentes pages et en commandant pour nous. Le service à la japonaise, quel bonheur. Le yakiniku est basique mais il aura rempli sa mission de nous nourrir. Nous rentrons à nos pénates en 1h /1h30 de route.
A suivre: ARITA | | | Jour 9 - Arita
La journée démarre par un brunch au Konbini. Hot dog improvisé avec une saucisse et le pain de mie bien épais et moelleux du Japon, assaisonné au ketchup moutarde. Ces assaisonnements sont présentés sous forme de petits paquets individuels. Il suffit de les appuyer l'un contre l'autre pour que le ketchup et la moutarde sortent et puissent être étalés dans la sandwich, le tout sans se alors les mains. Encore un exemple très pragmatique de la simplicité du quotidien. Puis direction Arita. Nous commençons par la visite du sanctuaire Tozan-jinja. Ce dernier protège la ville et assure la prospérité du commerce de porcelaine qui est le coeur de l'activité économique locale. Le sanctuaire est facilement accessible, il se situe parallèlement à la rue principale. Il suffit juste de traverser la voie de chemin de fer.
Le sanctuaire est situé sur les flancs du mont Renge'ishi. Le sanctuaire n'est pas grand mais il possède une décoration originale. En effet, de nombreux éléments sont en porcelaine alors qu'habituellement ces derniers sont en pierre. On y trouve notamment un torii, des lanternes ou des ema en porcelaine. C'est très joli et cela change. Depuis l'esplanade du bâtiment principal, une jolie vue sur la ville et la nature environnante s'offre à nous.
| | | En cette matinée ensoleillée, il n'y a que peu de personnes présentes ni au sanctuaire ni dans les rues.
Nous poursuivons ensuite par la visite de quelques boutiques de céramiques. Chaque boutique a un style particulier.
Dans l'une des boutiques, nous engageons la conversation avec une gérante d'un magasin. Nous apprenons ainsi qu'elle est la 4eme génération à poursuivre la fabrication et vente de céramique. La partie peinture est d'ailleurs réalisée dans le fond du magasin par la dame avec qui nous discutons.
| | | Malgré le fait que nous n'achetons rien, l'échange se poursuit chaleureusement, partageant même quelques éclats de rire. Nous constatons qu'il ne faut finalement jamais grand chose pour que la réserve ou timidité ou gêne initiale soit mise de côté ou tout du moins réduite pour accéder à un échange convivial. Nous gagnons ensuite une rue parallèle elle même à flanc de montagne. Ici, la rue est encore plus calme que la rue principale mais elle est pittoresque avec ses murs en pierre et son petit canal. Les murets qui entourent les maisons sont de couleur marron orange, appelé de style "Tombai". Ce sont des briques qui proviennent du four où sont cuites les porcelaines de la ville. Et lorsqu'elles sont usées, les briques sont alors réutilisées pour créer les murets. Le cimetière est en estrade et il s'en dégage une sérénité.
Il y a quelques jolies maisons anciennes et parfois on peut apercevoir des morceaux de céramique pour décorer un élément.
Un peu plus tard, nous faisons une halte à l'Office du tourisme dont l'ambiance est très détendu et familial de par sa taille et le service simple d'approche. Un passage aux toilettes me fait découvrir une jolie décoration en céramique sur les boutons de lumière, ainsi que les vasques. C'est très floral.
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