Nathalie971 · 30 novembre 2024 à 19:20 · 297 photos 96 messages · 11 participants · 5 221 affichages | | | | Nous faisons ensuite un passage à une place un peu plus loin en voiture pour voir un Mme de arbre gingko très ancien de 1000 ans environ et de 30 mètres de hauteur environ dont la taille en impose. Il se trouve sur une mini placette au pied d'une aire de jeux pour enfants et dans l'enceinte du sanctuaire izumiyama sarasvati.
Et chose très sympathique se trouve disséminé un peu partout dans ce lieu une collection de chouettes tantôt en céramique tantôt en pierre présentant à chaque fois un visage différent. En voici quelques unes :
Enfin, nous finissons par l'ancienne carrière un peu plus loin sur la rue principale. Ici, sur le sol partout est disséminé des morceaux de céramique.
Non loin un plan de la région en céramique.
| | | Annonce · Sponsorisé | | | Après cette balade pittoresque, nous avons envie de nature. Mais avant nous faisons escale dans un supermarché local. L'offre des plats préparés est assez intéressante et cuisinée sur place. On y trouve aussi un soda encore jamais vu dans un autre magasin, un soda à la pêche, plutôt sympathique. Nous gagnons en 15/20 minutes les gorges de ryumon en voiture.
Sur le parking, il n'y a qu'une voiture. Il y a plusieurs chemins empruntable mais tout est en japonais et nous ne voyons pas d'indice visible pour rejoindre la cascade. Mais un homme sort de la forêt, nous lui demandons quel chemin prendre pour la cascade et il décide de nous y conduire alors qu'il avait fini sa balade. Il marche d'un pas rapide et dynamique. Le chemin est fait de pierres, et de branches et il longe un rivière que l'on entend couler. Cette espace verdoyant est ressourçant. Arrivés à la cascade, le Monsieur nous dit au revoir et pour cela, il nous tend la main et nous la serre à 2 mains. Encore un. Eh oui, car ce n'est pas la première fois ici dans le sud, les gens semblent bien plus tactiles et ce spontanément. C'est tellement inhabituel pour leur culture qu'à chaque fois, cela est déconcertant lors de ce voyage.
Nous profitons ensuite de la tranquillité du lieu entre la mini cascade qui s'écoule sous le pont et le feuillage. On en profite pour goûter les pêches séchées achetées au jardin Minufeyama à Takeo. Ensuite, nous prolongeons la balade en traversant le pont et en grimpant de l'autre côté. On peut être au dessus de la cascade. Plus loin, le chemin se poursuit, les panneaux de trail l'indiquent. Mais l'après midi est déjà bien entamée et le soleil ne va pas tarder à se coucher donc on fait demi tour pour revenir sur nos pas jusqu'au parking.
Même au parking, on entend beaucoup les oiseaux. Le lieu est très paisible. 2 autres voitures sont garées. A l'une d'elle, un monsieur est en train de ranger ses affaires. En passant devant lui en voiture, il nous fait un grand sourire et de grands gestes comme s'il voulait nous parler. Nous ouvrons la fenêtre et en fait je crois qu'il était juste surpris de voir 2 étrangers ici, après s'être dit bonjour, il nous demande "shashin shimasu daisobu?" C'est à dire êtes vous ok pour que je vous prenne en photo. On dit oui, à chacun son tour d'être le sujet exotique de quelqu'un. Clic nous sommes dans la boîte et bye bye.
Le soleil se couche donc la lumière est très belle et met en avant le lac de barrage entouré par la forêt.
La nuit tombant, nous décidons d'aller faire un tour à une zone commerciale dédiée à la céramique dont nous a parlé un agent de l'Office de tourisme où nous sommes passé le matin avant de commencer les visites. C'est une zone ouverte en ligne droite avec des magasins à gauche et à droite. L'allée est bordée d'arbres qui commencent à rougir, avec la lumière du soir, l'atmosphère qui s'en dégage est fraîche et douce.
Ici, les boutiques sont clairement orientées dans le grand luxe. Les objets présentés sont des oeuvres d'arts tantôt design tantôt sobre. Elles sont mis en valeur avec des agencements variables selon les magasin mais tous les magasins respirent le luxe sobre et beau. A notre arrivée, beaucoup de magasins sont déjà fermés. Nous rentrons dans celles qui sont encore ouvertes. Et plutôt que de venir dire aux clients "désolé la magasin va fermer", chacun nous a laissé faire le tour tranquillement sans faire sentir que l'on dérange, bien au contraire. Le personnel à chaque fois a continué de poursuivre ses activités tranquillement. Ils ont simplement fermé les magasins après notre sortie.
Nous regrettons de n'avoir pu explorer les autres boutiques car l'ambiance zen avec la musique dans la rue, la lumière illuminant les feuilles rougissantes des arbres et les trés belles céramiques exposées, était trés agréable.
Nous avons voulu ensuite aller à un restaurant de yakitori (brochettes de viande) repéré sur google maps. Après avoir douté du chemin car on a atterri dans une impasse à flanc de montagne, on a compris qu'il s'agit d'une personne qui a installé un stand de rue devant sa maison et qui du coup ne propose qu'à emporter. Désirons nous poser et le restaurant ne semblant pas ouvert, nous renonçons à ce lieu. Finalement, nous retournons à Arita dans un restaurant de Yakitori. Il n'y aura que nous 2 et un habitué. Si le repas est correct mais pas de quoi vous laisser un souvenir impérissable, nous y avons passé une excellente soirée. Assis au comptoir, nous avons fait connaissance et discuté avec le restaurateur et sa femme qui cuisine. Mme est originaire de Nagasaki et lui d'Arita. Ils ont été choqués et sont partis dans un fou rire spontané lorsqu'ils ont appris qu'en France le riz est trés souvent plus gros que le morceau de poisson sur les sushis. Ils ont eu l'occasion une fois d'être invités chez un couple mixte franco-japonais à Arita. Et lors de ce repas, ils ont découvert et mangé une ratatouille. Nous avons ainsi discuté un long moment et c'était agréable. En leur offrant un petit cadeau en partant, le mari spontanément et dans la foulée a voulu que je prenne aussi un cadeau parmi les quelques objets qu'ils vendent dans le restaurant. Evidemment, le couple nous accompagne jusque dehors. Ce qui est étonnant, c'est que les japonais semblent attacher une importance à la provenance automobile car dés qu'ils voient la voiture de location (à ce voyage et les autres), ils repèrent d'après la plaque d'immatriculation d'où vient la voiture. Encore une fois, à Kyushu, on nous serre la main et nous nous saluons jusqu'à ne plus nous voir de la route.
Fin de la journée. A suivre, sur la route jusqu'à Nagasaki. | | | Jour 10 - Dans la campagne japonaise depuis Hasami jusqu'à Nagasaki
Il est déjà l'heure de quitter le bourg d'Hasami où nous avons posé nos valises 4 jours pour explorer un bout de la préfecture de Saga. Cette région est fabuleuse et il y a encore nombre d'endroits à y découvrir. Le ciel bleu et un soleil éclatant nous aident à quitter ce coin avec de l'entrain vers notre prochaine destination, Nagasaki. L'objectif du jour consiste ainsi à rejoindre la ville en faisant quelques stops, un road trip avec la journée.
La préfecture de Saga nous réserve encore une jolie découverte pour notre premier arrêt : la cascade Todoroki. Comme à l'accoutumée, le trajet jusqu'au lieu est très sympathique, les routes sont entourées de montagne très vertes. En arrivant à la ville d'Ureshino, ville de localisation de la cascade, j'ai comme un doute sur l'existence d'une cascade. On est en ville et rien de ce que je vois laisse supposer une cascade à proximité. Ma foi, nous nous garons tout de même sur le parking. Pendant que mon acolyte fini le brunch du Konbini, je sors profiter du soleil et tenter de comprendre où peut se trouver la cascade. Trois hommes japonais sont proches du panneau d'indication, je vois qu'ils s'étonnent de ma présence ici dans leur regard. On se dit bonjour puis je regarde le panneau. Il s'agit d'un plan dessiné grossièrement mais la cascade est bien indiquée. Et surtout, j'entends de l'eau s'écouler.
Le brunch fini, nous nous engageons sur le chemin. Et nous découvrons petit à petit que la zone est un relativement grand parc entouré des forêts de la montagne et de rizières. Il y a une zone de jeux pour les enfants et plein d'endroits où se poser pour profiter du lieu et différents points de vue aussi de la cascade. Le lieu nous surprend agréablement et on se dit qu'un pique nique ici aurait été bien agréable. On s 'attendait à une cascade dans un cadre forestier et non dans un parc familial de ville; d'autant que les cascades sont tout de même impressionnantes de par leur aspect. On apprécie cette balade tranquille et qui plus est, presque seuls. On a croisé 4 personnes.
Nous reprenons la route en direction cette fois du 2eme stop visé.
En préfecture de Nagasaki, juste à côté, à 20 minutes de route depuis la cascade, la ville d'Higashi-Sonogi, est productrice de thé. Amateurs de thé, nous souhaitions pour ce 3eme voyage avoir le plaisir d'une dégustation de thé mais si possible dans une petite structure. J'ai donc repéré Google maps un lieu qui semble répondre à nos critères.
Sur la route en direction du producteur de thé, nous passons devant une vue panoramique splendide sur des rizières. Je décide de m'y arrêter pour l'observer mieux que les 30 secondes de passage en voiture. Mais il n'y a pas de parking devant donc on stationnera un peu plus loin sur la route. On remonte la côte en direction du point de vue panoramique et sur le chemin qui n'en est pas, bord de route le long des barrières grises routières, un monsieur d'un certain âge coupe du bambou. On dit bonjour comme toujours, il nous répond, on s'arrête, bafouille d'autres mots en japonais, l'échange est un peu hésitant au départ, mais finalement il se lance. On apprend ainsi qu'il a voyagé dans plusieurs pays dont la Suède, que devant nous le panorama qui a attiré notre attention, est un célèbre lieu photogénique à la période du Sakura (cerisiers en fleurs) car il y a les rizières, les Sakura mais aussi le shikansen qui sort d'un tunnel. Il nous montre une photo sur internet.
Monsieur nous explique aussi que le bambou, c'est pour construire un instrument de musique utilisé tous les ans pour un matsuri à la période des Sakura. Je suis désolée, je n'ai pas le nom.
On allait se dire aurevoir quand je lui demande son nom. Et c'est étrange de se dire que parfois une simple question peut transformer un moment agréable en un moment qui restera encore plus dans nos mémoires. Pour me répondre à ma question, il a voulu nous donner une carte de visite, ce qui est assez répandu. Mais il n'en avait plus dans son portefeuille. Alors d'un coup d'un seul, il nous dit de le suivre car il habite juste en face et nous montre sa maison en même temps. Il est déjà en train de marcher d'un pas très vif jusqu'à sa maison pendant que nous on essaie de le suivre à peu près à son rythme.
Nous parvenons à sa maison en moins de 2 minutes. Il nous mène jusqu'au garage, nous dit de patienter ici, va chercher une carte de visite et revient nous la donner à 2 mains. On continue à discuter puis il nous propose de boire un thé. On accepte bien volontiers. Pendant qu'on parle une personne arrive pour rentrer dans une maison, il nous explique que c'est sa fille. Celle-ci rigole gentiment quand son père lui explique qui on est, et elle rentre dans la maison.
Pour le thé, il voulait nous faire asseoir dans le garage mais change d'avis en quelques secondes puis nous dit de venir pour nous installer sur sa terrasse extérieure de sa maison qui se trouve juste en face de celle de sa fille sur le même terrain.
Quant à la terrasse, elle nous offre une vue dégagée et splendide sur les champs de rizières. Nous voici alors à profiter de cette magnifique vue en attendant Monsieur sur sa terrasse, le tout sous un beau ciel bleu et chaud. Que demander de plus? Monsieur nous rejoint ensuite avec un plateau et 2 tasses de thé. Il n'en a pas prévu pour lui. En revanche, il nous a réservé une belle surprise. Il a ramené un instrument en bambou car il en construit tous les ans. Et il nous offre un petit concert avec cet instrument pendant 5 minutes. Un très chouette moment. Nos thés finis, cette belle rencontre de termine avec une photo souvenir tant pour lui que pour nous et l'échange de nos coordonnées.
| | | Jour 10 - Suite - Dégustation de thé d'Higashi-Sonogi
Nous reprenons ensuite notre chemin. Comme j'ai repéré le lieu sur Google maps, le gps ne nous arrête pas précisément au producteur. On se trouve à un endroit où il n'y a rien hormis des maisons, de la nature à perte de vue et personne. On tournera en rond dans les environs pendant une bonne demi-heure mais on persévère. Sur les avis, des personnes avaient bien indiquées que le lieu n'était pas facile à trouver mais avait pensé à partager une photo qui nous a donné quelques indications. C'est ainsi que l'on comprend qu'on ne cherche pas au bon endroit de la route. Il nous faut aller sur le côté gauche en contrebas de la route mais on ne voit rien d'ici. On gare la voiture et avançons à pied. Empruntant un chemin peu dégagé et broussailleux, j'entends un bruit puis vois l'espace de quelques secondes un serpent se faufiler juste derrière mon acolyte. N'étant pas une grande fan de ces bêtes, on fait demi tour et décidons de reprendre la voiture. On rejoint le mini hameau en contrebas et là enfin nous voyons le bâtiment vu en photo sur Google maps. On se gare devant mais cela ne semble pas ouvert et surtout, on dirait plus un entrepôt.
Il y a une maison derrière et un monsieur en sort. On s'approche pour lui demander si c'est bien là. Après un accueil bruyant de son chien, et une nécessité de se répéter, il nous montre que ce n'est pas là mais sur la gauche. On redescend et marchons sur le rebord d'un mur en pierre pour longer la fabrique et la maison du producteur. Mais vu de l'extérieur, cela fait vraiment maison de vie et non "boutique" pour recevoir du monde. En revanche, je reconnais les lieux. S'approchant de la maison, le producteur sort de chez lui et est en pleine conversation téléphonique, il ne nous voit pas tout de suite mais quand il tourne la tête et nous voit, il semble trés surpris, légèrement décontenancé. Il finit rapidement sa conversation téléphonique puis nous rejoint. Il comprend sans qu'on est vraiment besoin d'expliquer pourquoi on est là. Sa première question c'est comment avez-vous trouvé ici? Ah la magie d'internet!! Quelqu'un a du lui signaler notre voiture et il nous demande de la déplacer car nous ne sommes pas garés au bon endroit. On se faufile trés doucement sur le chemin trés étroit et nous garons sur son terrain à côté de la maison.
Pendant que nous attendons et que lui et une dame âgée range rapido les lieux, nous profitons de la trés jolie vue sur les champs de thé depuis la terrasse de la maison.
Nous sommes ensuite invités à nous installer dans une pièce qui semble aussi être une sorte de salon. Il y a pas mal d'affaires personnelles et professionnelles un peu partout mais cela respire la vie japonaise. Tandis que nous tentons de trouver une position plus ou moins confortable assis au sol, il installe et prépare les différents éléments pour la dégustation.
Si nous parvenons un peu à discuter sur le thé, son travail, la conversation n'est pas fluide car mon japonais n'est pas suffisant et que lui ne parle pas français. Mais bon, on parvient quand même à comprendre des éléments. En revanche, il est plus complexe de rentrer plus en profondeur sur le détail de son travail et des thés qu'il propose. Nous les testons tous y compris celui qu'il n'avait pas sorti mais que nous savons qu'il a grâce à un avis laissé par une autre personne sur google; à savoir son thé au yuzu. Quand on lui demande, il nous sourit.
Au cours de la dégustation, 2 personnes arrivent. Il s'agit d'une néerlandaise vivant au Japon depuis un an et demi, accompagné d'un bénévole américain ou australien arrivé depuis 1 semaine. La néerlandaise a crée une entreprise; enfin plutôt une sorte de coopérative pour promouvoir le thé d'Higashi-sonogi qui est méconnu et souvent revendu sous l'appellation de thé d'Ureshino car acheté aux enchères. Elle parle un peu français donc cela change la dynamique conversationnelle et nous servira un peu de traductrice à certains moments.
Le producteur est un des rares à faire du thé biologique qui est trés peu répandu au Japon. C'est assez compliqué à réaliser car les parcelles sont petites et se touchent. Les autres producteurs n'y sont pas tous réceptifs encore. Il fournit notamment les ryokans luxueux d'Unzen. Le Yuzu (non biologique) de son thé provient de l'île d'Iki.
Nous achèterons au producteur une bonne quantité de thé qui sera un peu surpris par le volume pris et nous offrira un sachet en plus. Les prix c'étaient, si ma mémoire ne me fait pas défaut:
- 1000 yens pour 50 grammes de thé vert non biologique (Il est encore en conversion sur certaines parcelles)
- 1500 yens pour 50 grammes de thé vert biologique, de thé hochija (thé roasté)
- 1600 yens pour 5 sachets individuels de thé au yuzu
Pour les amateurs de thé que cela pourraient intéresser, voici le lien du site internet de la néerlandaise et de ses partenaires.
ikedokitea.com/
Concernant les prix, il sont évidemment plus élevés que ceux que j'ai indiqué puisqu'il y a des intermédiaires.
Et le producteur rencontré, c'est Tozaka Chaen. | | | Suite 2 et fin du jour 10 - Gare et arrivée à Nagasaki
Après cette dégustation de thé bien agréable, nous reprenons la route. Le soleil nous accompagne toujours. Nous nous arrêterons cette fois-ci sur la côte pour visiter la charmante gare de Chiwata. Cette dernière est en bois et borde la baie d'Omura en préfecture de Nagasaki. L'ambiance est rétro avec quelques objets de décoration anciens, table d'écoliers on dirait, photo en noir et blanc encadré. La localisation de la gare est très photogénique. Nous n'avions pas regardé les horaires de train mais par chance il y en a un dans 15 minutes. Sinon, c'est toutes les 1 heures la fréquence environ. A notre arrivée, 4 personnes sont descendues du train uniquement pour attendre le prochain dans l'autre sens et le temps de prendre quelques photos. Évidemment, il fait plein jour et ce n'est pas le meilleur moment pour une belle photo, au coucher de soleil, cela doit être plus joli. Néanmoins, être sur le quai quasiment au même niveau que la mer, tout en voyant l' horizon est agréable. Le train venant de Nagasaki arrive. Clic, clic et il repart en longeant la baie.
A cette gare, nous faisons aussi une petite découverte. Comme il faut très chaud, nous voulons prendre une boisson bien fraîche dans un des nombreux distributeurs de boisson. Il y en a 2 ici. Et l'un attiré notre attention car il n'est rempli que de la même boisson. Une jeune fille descendue du train de Nagasaki nous dit que c'est une boisson de thé délicieuse de la région. Nous en prenons pour découvrir. Il s'agit de thé vert froid d'Higashi-Sonogi. Des bouteilles de thé froid, ce n'est pas ce qui manque dans les Konbini au Japon, mais celle là, si un jour l'occasion se présente n'hésitez pas. La bouteille est design, la matière conserve mieux la fraîcheur de la boisson, une sorte de gaz s'échappe à l'ouverture et surtout le goût est doux sans être sucré ni amer, un goût de thé vert différent des autres. Le thé d'Higashi-Sonogi est à découvrir! Convaincus, nous en achetons plusieurs pensant de ne pas en trouver d'autres ensuite.
Nous reprenons à nouveau la route en direction de Nagasaki mais un panneau de cascade nous titille et nous incite à finalement faire un détour. Nous traversons un joli coin de campagne avec notamment la vue sur un étang et des bonhommes en poupée mis en scène de façon comique.
Plus loin, un beau brûlis a lieu tout prêt d'un champs de thé.
La cascade, nous n'y arrivons pas par la bonne entrée. Du coup, il n'y a pas de parking. Alors je reste dans la voiture en feu de détresse, et attend mon acolyte qi descend l'escalier en pierres irrégulier et abrupte pour la voir. Et quand il revient, nous repartons vers Nagasaki. Lors d'un stop dans un 7 eleven, nous faisons la découverte d'un poulet frit à une saveur encore jamais vue, piment et yuzu. Au goût, c'est très bon. Sur la route, nous assistons à un très beau coucher de soleil.
Enfin, on arrive à Nagasaki en fin d'après-midi. Nous devons retrouver le couple de français que nous avons rencontré quelques jours plus tôt au festival à la ville de Karatsu. Mais avant, il nous faut faire le check in de l'hôtel. Le parking de ce dernier est juste en face donc c'est très pratique. Nous logeons au Candeo hôtel dans le quartier chinois. C'est un bel hôtel de chaîne avec spa sur le toit. La chambre est grande et sympathique. Son vrai plus c'est la baie vitrée donnant sur l'extérieur mais on le verra davantage demain quand il fera jour.
Les formalités d'enregistrement faite et nos affaires déposées. Nos amis de voyage nous récupèrent avec leur voiture de location et direction le célèbre point de vue de Nagasaki considérée comme l'une des trois plus belles vues de nuit. Nous voici au Mont Inasa, il y a des frais de 100 ou 200 yens pour accéder à la plateforme en voiture. La vue est célèbre donc il y a un peu de monde mais ce n'est pas non plus l'affluence au point de se marcher dessus. Quant à la vue sur Nagasaki et sa baie, c'est effectivement joli. On en profite un moment avant de gagner les étages du bâtiment où il y a un restaurant, des toilettes. On a retrouvé le tourisme international via les différentes langues que l'on entend.
La soirée se finira dans un restaurant en ville près du pont mégane.
Déposés à notre quartier par les amis et à nouveaux seuls, on s'octroie une petite balade à pied dans le quartier chinois avant de rentrer à l'hôtel. Le quartier chinois, enfin les quelques rues dédiées sont dans le noir total. | | | Jour 11- NagasakiNous allons passer plusieurs jours à Nagasaki mais j'aime autant le préciser maintenant à ceux qui attendent les visites des sites touristiques liés à la guerre, ce n'est pas dans ce carnet que vous les trouverez. Nous avons volontairement fait l'impasse sur ces lieux. Notre première journée sera une journée très détente, ou "chill" comme on dit aujourd'hui. Découvrons déjà la vue sur l'extérieur depuis la grande baie vitrée tranquillement installée sur le banc accolé à la baie vitrée. La vue est dégagée avec les montagnes au loin.
Notre journée ne commence pas de bonheur donc on décide d'aller manger le petit déjeuner/déjeuner dans un restaurant chinois du quartier chinois. Le quartier chinois se résume à quelques rues peu nombreuses et peu longues. Je ne pense pas que le côté authentique soit à trouver ici. Et le repas dans le restaurant choisi le confirmera. Ce n'est ni mauvais ni bon mais le goût de la cuisine chinoise n'est pas au rendez-vous.
Ensuite, la journée se résume à une flânerie aux hasards dans les rues. Nous nous baladons notamment dans la shotengaï (allée commerçante). Celle-ci est très agréable. Elle est fréquentée mais on peut y circuler aisément.
Petit marché au milieu de l'allée.
Nous visitons aussi le temple Kofukuji qui est le temple chinois le plus ancien de Nagasaki. La dame à l'entrée est très souriante.
Juste après le temple, nous avons visité un cimetière à flanc de colline et qui offre une vue sur le complexe bouddhique. A l'intérieur du cimetière, des personnes semblent vivre ici comme le laisse supposer le linge qui sèche et la belle maison traditionnelle.
On remarque aussi la netteté qu'il règne dans le rangement des poubelles.
Nous reprenons ensuite la balade dans les ruelles commerçantes. Assez étonnamment, il n'y a que peu de monde et y flâner est très sympathique.
A un moment, nous pensons qu'il y a une herboristerie chinoise du fait qu'elle expose beaucoup d'objets d'y rapportant. Nous nous lançons alors dans une tentative de demande de plantes chinoises mais la barrière de langue rend la communication assez hilarante du fait de mimes de symptômes. Et au final, après un long moment de solitude pour nous et pour le jeune homme, s'étant lancé pour essayer de nous répondre, on finit par comprendre qu'il ne s'agit pas d'une herboristerie mais d'une pharmacie classique. La décoration est digne d'un petit musée sur l'herboristerie chinoise et a engendré un quiproquo qui nous laissera une beau souvenir cocasse. Plus loin sur le passage d'un pont, on ne sait plus comment s'orienter pour aller en direction de la gare. Une mamie, que nous sollicitons, est charmante en voulant nous aider au mieux. Quand on lui demande la gare, elle nous demande quelle gare, bus, train, métro mais on ne se comprend pas bien. Aussi bien qu'elle allait dans le sens opposé, elle se propose de nous emmener à pied. On discute un peu. Elle est ravie de nous dire qu'elle a appris l'anglais (un peu) quand elle était jeune. Elle a 4 enfants et 8 petits-enfants.
Arrivés à une station de métro, elle veut descendre dans le souterrain pour prendre le métro avec nous. Mais on cherchait plutôt la gare des trains. Comme on ne voulait pas lui dire que ce n'est pas ce que l'on cherchait, on essaie gentiment d'esquiver sa tentative de nous accompagner plus loin pour lui éviter de prendre un transport inutile pour elle. Mais la gentillesse japonaise ne se laisse pas aussi facilement stopper donc après moults tentatives ratées, on fini par lui dire que l'on va y aller à pied et elle fini par nous laisser. On ne se lasse pas de cette amabilité nippone. On poursuit notre route mais il nous faut tout de même prendre le passage piéton souterrain pour rejoindre une rue de l'autre côté du carrefour routier. Il y a une exposition d'oeuvres.
Nous tombons sur un bâtiment à normand à colombage.
On redemande plus tard à un jeune le chemin de la gare qui lui aussi veut nous amener à la gare. Nous marchons donc ensemble pendant 15 minutes environ durant lesquelles nous discutons un peu. Il est lycéen et veut devenir pompier. Vue sur les rails entre les voies routières depuis l'une des passerelles pour traverser les voies et rejoindre la gare
La gare de Nagasaki est un beau bâtiment moderne et grand très agréable. Nous passons à l'office de tourisme pour récupérer de la documentation mais aussi poser quelques questions pour rejoindre Kumamoto. En effet, à ce moment-là, nous n'avions réservé que 2 nuits à Nagasaki et on ne savait pas encore si l'on voulait rester dans le coin plus longtemps ou aller ailleurs. Petite pause dans un centre commercial de la gare avec dégustation de desserts et notamment des fameux sandwichs aux fruits. C'est pas mauvais mais personnellement je préfère les fruits seuls car ils sont si savoureux que le goût de la crème fraîche très épaisse et du pain en permettent pas d'en apprécier toutes les saveurs.
Robot nettoyeur
Finalement, la nuit est tombée et nous retournons à pied jusqu'à notre hôtel. On en profite pour se renseigner auprès de notre hôtel pour connaitre le tarif si l'on souhaite rester un peu plus. On essaie aussi de négocier le prix car nous sommes actuellement dans une chambre deluxe au prix d'une chambre simple mais impossible de négocier le prix. Nous ressortons ensuite pour dîner dans un restaurant d'okonomiyaki. On prend en prend chacun un, l'un spécial Osaka et l'autre spécial Hiroshima. pour ce dernier, il y a une sorte de pâte au goût de poisson très prononcé, qui ne m'a pas conquise car extrêmement fort en goût poisson. nous avons préféré la version d' Osaka sans cette pâte. On passe le dîner au bar à regarder la mère et son fils à préparer les plats. Après chaque préparation sur la plancha, celle-ci est parfaitement nettoyée avant toute nouvelle cuisson, et ce avec une conscienciosité impressionnante. On y fait aussi la connaissance d'un hollandais qui voyage régulièrement au Japon.
Nous rentrons à nouveau à pied à l'hôtel en passant par le quartier hollandais, qui là aussi se concentre sur quelques rues. Mais il n'y a plus grand chose d'ouvert.
La soirée se finit tranquillement à l'hôtel. | | | Jour 12 - Gastronomie à Nagasaki
Deuxième journée à Nagasaki. Celle-ci sera tout aussi tranquille qu'hier mais avec une orientation forte sur le plaisir culinaire.
Cela commence avec le repas du midi.
Nous partons tester un restaurant de sushis repéré sur google maps. Après notre excellente expérience de maître sushi l'an dernier lors de notre voyage dans le Nord, à Sakata dans le Tohoku, nous attendons la possibilité de manger à nouveau dans un restaurant maître sushis avec une certaine excitation.
Pour rejoindre le restaurant, il faut prendre le bus.
A la station, on repère l'arrêt pour notre bus et quand on le voit on monte dedans. Je suis le trajet avec google. Mais à un moment où nous avons quitté le centre urbain depuis un certain temps, je m'aperçois que le bus ne prend pas la bonne route. Je demande alors à une dame âgée derrière (il n'y a quasiment plus que des personnes âgées dans le bus à ce moment-là) qui me fait comprendre que l'on s'est trompés. Elle parle alors du fond du bus à voix haute au chauffeur et au prochain arrêt, on nous dit de descendre. La dame nous fait comprendre qu'il faut traverser la rue pour reprendre un bus en sens inverse.
De l'autre côté de la rue, nous voici donc à regarder les affichages pour tenter de comprendre quel bus prendre. Mais trés rapidement, une jeune femme qui attend aussi un bus, nous propose son aide. Elle nous dit qu'il faut attendre et qu'elle prend le même bus que nous. Elle parle quelques mots d'anglais et nous quelques mots de japonais. Nous commençons alors à discuter. Elle nous demande ce qu'on fait ici car il n'y a rien à visiter dans cette zone.
Le bus arrive donc on monte dedans. Le bus est plutôt rempli.
Mon acolyte s'assoit à un endroit pendant que je poursuis la conversation avec la jeune femme. Je lui explique que nous allons manger dans un restaurant de sushi, je lui montre la photo sur google maps. Visiblement le restaurant est connu. Je lui demande si c'est bon. Elle me répond via le traducteur vocal que c'est les personnes qui ont un goût particulier qui y va et qu'il y a beaucoup d'habitués, bien qu'elle n'y soit jamais allée.
Mme est vendeuse dans un magasin au centre-ville de Nagasaki. Malheureusement, notre arrêt se présente vite et notre conversation est interrompue rapidement car il nous faut descendre comme nous indique la femme. On la remercie vivement et on se presse pour descendre pour ne pas gêner.
A la descente du bus, comme à l'arrêt précédent, on ressent de suite une ambiance trés tranquille. Nous voyons que le restaurant est de l'autre côté du carrefour, on y va. Devant, on s'avance vers l'entrée et sur le côté de la maison, une dame d'un certain âge, arrose ses plantes. Quand elle nous entend, elle nous invite à rentrer. On ouvre la porte et le maitre sushi est au comptoir. On est accueillis avec le sourire et invités à s'asseoir au comptoir. De toute façon, le restaurant n'est pas bien grand, 4 places au comptoir et 2 tables de 2/3 personnes mais qui sont "encombrées" d'affaires.
Le restaurant est dans un quartier bordé par l'eau.
La décoration du restaurant est japonaise et mignonne. Le chef et sa femme sont agréables, mais bon normal on est au Japon.
On prend un menu omakase. Le chef nous demande systématiquement si l'on mange tel ou tel poisson. Chaque sushi est fantastique en goût, absolument divin:
- Un des poissons ressemble à un bijou tel un magnifique diamant brillant
- l'omelette est fondante à souhait, on n'en a jamais mangé d'aussi bonne
- le sushi crevette a un goût iodé exquis
- le gingembre mariné est fondant et délicat
- que dire du sushi de wagyu: tout simplement délicieux
- un excellent thé vert
- bref tout était succulent!
De plus, on discute comme on peut et petit à petit une forme de proximité s'installe. On s'apprend des mots en japonais et d'autres en français. Le chef nous complimente sur la tenue de nos baguettes, nous partage des astuces tels que comment prendre la sauce soja ou comment dire sushi ou sashimi avec la main. On apprend ainsi que Mr travaille ici dans sa maison/restaurant depuis 33 ans, est de repos uniquement le mercredi et ne prend qu'une semaine de vacances par an; au grand dam de sa femme qui, visiblement, ne serait pas contre le fait d'avoir plus de temps pour profiter de la vie.
On apprend aussi que c'est la 3éme fois que des étrangers viennent dans son restaurant. Il y a eu des espagnols et des français. Il nous les montre en photo dans son appareil photo. En un clic, nous serons aussi dans la boîte à souvenirs.
Le couple n'a jamais quitté le Japon et n'ont visité que Kumamoto et Beppu au Japon. Leur vie est centrée sur le travail.
On prend notre temps car d'une part les mets sont tellement bons qu'on en recommande certains, qu'on a le maitre sushi rien que pour nous, (personne d'autre ne viendra tout le temps de notre présence), et surtout qu'on passe un excellent moment.
Quand j'offre un petit cadeau à la femme, ravie, là encore comme au restaurant de yakitori, le mari réagit du tac au tac pour nous offrir en retour un cadeau, en l'occurrence une tasse avec les poissons et les noms dessus.
Bien que gênée, la femme accepte d'être prise en photo avec son mari.
Toutes les bonnes choses ont une fin et nous devons partir. Nous payons la note qui est d'un excellent rapport qualité/prix.
Le couple nous raccompagne jusque dehors bien évidemment. Et quand je dis qu'une certaine proximité s'est tissée au long du repas, eh bien, le maître sushi touche (sans lui avoir demandé) le bas ventre de mon conjoint pour le taquiner sur le fait que Mr a bien mangé!! Et il nous serre la main à tous les 2. Ce n'est vraiment pas chose commune à ma connaissance au Japon.
On reprend le bus pour retourner au centre-ville.
On repasse à l'hôtel rapidement où l'on prend la décision de prolonger notre séjour à Nagasaki car on s'y plaît bien. On retente de négocier avec l'hôtel mais impossible. Sur internet, les prix sont moins chers qu'à l'hôtel directement. Néanmoins, les prix restent chers, peu de choix. On choisi de rester dans le même hôtel mais nous n'avons pas la même offre donc on ne sera plus dans une chambre deluxe. On devra changer de chambre demain matin.
Ensuite, on repart se balader à pied. Nous visiterons notamment le temple Sofuku-ji. Il a un style architectural chinois en bois.
Le terminus et départ de certaines lignes de tramway. Au bord, du canal, c'est sympa.
On se balade ensuite à nouveau dans une allée marchande où l'on s'offre un petit goûter, une de ces crêpes fourrées à la crème et une pâte de patate douce pour l'un et macha pour l'autre. Pas mauvais mais pas exceptionnel non plus et les crêpes sont différentes des crêpes françaises en termes de goût.
Dans la galerie, on est sous le choc du prix des cartables pour les gamins. Il y a différents prix mais le moins cher est quand même affiché à plus de 200 euros. Cela a l'air bien résistant ceci étant.
Le soir, on décide d'aller manger dans un restaurant que j'ai repéré et d'y aller en marchant, on en a pour 1 heure environ. On passe ainsi à nouveau devant la gare de Nagasaki, qui ce soir, s'est mise aux lumières de Noël avec un sapin brillant et une animation pluie de neige le tout accompagné par de la musique. Les enfants de bas âge s'amusent drôlement à tenter d'attraper les "flocons" de neige.
Plus loin, on passe devant l'hôtel Hillton dont l'architecture de l'escalier intérieur est de toute beauté.
Finalement, on finit par arriver au lieu où se trouve le restaurant, c'est-à-dire le stade de sport. Il ne nous reste plus qu'à trouver le restaurant.
Pendant qu'on cherche l'entrée du restaurant, on découvre que le stade est animé même s'il n'y a aucun match. Les gradins sont accessibles au public et l'on peut s'y poser pour manger. Il y a un hall dédié à la restauration. On apprendra que l'on ne peut y payer que par carte bancaire, espèces impossible ici.
Pendant 30 minutes, on tourne en rond et on ne trouve pas le restaurant et personne ne semble connaître. Finalement après avoir bien galéré, on est devant des ascenseurs qui ne montent qu'au 7éme étage et le restaurant est censé être au 14éme. La personne que nous avons sollicité ne sait pas mais réfléchi, et par chance un trio d'amis passe par là et l'une de ces personnes a entendu le nom du restaurant. Elle nous dit de la suivre. Ouf! au 7éme étage, il faut reprendre un autre ascenseur pour accéder aux niveaux plus élevés mais ce n'était pas indiqué.
Au 14 éme étage, la jeune femme nous montre le restaurant. Elle et ses amis vont dans un club de jazz assez classe semble t-il.
Pourquoi ai-je choisi ce restaurant? eh bien parce qu'il propose des ramen terre et mer avec du wagyu et des coques.
Le restaurant est en fait minuscule, peut-être 6 places autour d'un bar tout en inox. Cela fait déco américaine des années 50. Une serveuse debout qui reste devant vous tandis que les cuisiniers s'affairent derrière. Mais à notre arrivée, il n'y a personne. Seul un homme d'un certain âge viendra un peu plus tard. Il est trés heureux car il est grand-père aujourd'hui, apprendrons-nous par la serveuse.
L'équipe est jeune. Le restaurant a ouvert il y a seulement 1 mois et il nous demande comment on a trouvé le restaurant. Ce restaurant est le 4éme de la chaîne. Le premier restaurant a ouvert à Hong Kong. Le restaurant propose une version revisitée d'une des spécialités de Nagasaki, le champon ramen.
Le ramen n'est composé que de produits d'excellentes qualité. Le bouillon est préparé à base d'os de wagyu (à priori d'Ozaki à Kyushu) 24 heures avant.
Il propose aussi des gyoza à base de wagyu.
Le service est japonais donc attentionné. Comme l'équipe est jeune, il est aisé de discuter avec quelques mots de japonais et quelques mots d'anglais. La jeune serveuse a habité Tokyo 5 ans et elle rêve de visiter la France. Nous lui donnons quelques suggestions de régions.
Le repas est excellent et bien fourni. En revanche, qui dit aliments de qualité, dit addition salée. Les prix sont trés élevés. Ce n'est donc pas un restaurant pour les petits budgets et/ou ceux qui n'accordent pas plus que cela d'importance à la nourriture. Mais le goût était au rendez-vous et l'expérience en valait le coup. Et là aussi, on ne paie qu'en carte bancaire, pas d'espèces.
On aura en prime la possibilité d'accéder à la terrasse de l'autre côté qui fait face au Mont Inasa. Illuminé la nuit c'est trés beau. On ne peut pas s'y asseoir et les salariés restent avec nous donc nous ne pouvons y rester longtemps. En partant, l'équipe nous sert aussi la main.
On rentre à pied à la maison dans la douceur de la nuit. | | | Bonjour Tres en retard pour la reponse (deja donné peut etre) mais pas souvent sur ce site depuis sa fermeture/reouverture La "plaque d'egout decorée" n'est pas une plaque d'egout ! c'est une borne incendie (c'est d'ailleurs ecrit dessus) sur laquelle les pompiers peuvent se brancher. C'est l'equivalent de nos bornes rouges | | | Bonjour Yves,
Mieux vaut tard que jamais comme on dit.
Merci de la correction. En effet, une autre personne (sur un autre site) m'avait signalé qu'il s'agissait d'une bouche incendie comme le laisse deviner le dessin sur pla bouche d'ailleurs. | | | Jour 13- Fumerolles à Unzen
La journée d'aujourd'hui consiste en une escapade à Unzen. Il nous faudra 2 heures de route. La dernière partie est très sympathique car on emprunte les routes sinueuses de montagne qui serpent et et qui offrent de magnifiques vues sur les montagnes. Mine de rien, c'est assez haut.
Sur la route, on fait un stop pour se balader autour du lac d'Oshinori dont la nature environnante est apaisante. On marche sur le chemin le long du lac jusqu'à la sculpture sur pierre de Buddha dans la forêt.
On ne croisera qu'un couple occidental.
Après cela, on rejoint rapidement en voiture les fameux enfers d'Unzen. Il faut d'abord se garer. Il n'y a que des parkings payants.
On fait une découverte originale, un Konbini 7eleven ambulant. Je ne sais pas si c'est très commun mais c'est la première fois que j'en croise.
On commence par la visite du sanctuaire Unzen Onsen.
Ensuite, on va aux enfers. Plus on s'approche, plus il y a des fumerolles. La fumée blanche nous envoie des vagues de chaleurs. On voit la boue bouillir. Les enfers se découvrent au travers d'une balade sur les différents chemins serpentant au milieu de ces terres volcaniques qui bouillonnent plus ou moins selon des endroits. Le paysage est lunaire et Bien agréable à contempler.
Des chats en ont fait leur territoire. Ils dorment sur les chemins et se baladent à leur aise.
Il y a différents enfers que l'on rejoint en marchant sur les différents chemins. A certains endroits, il y a des zones boueuses qui bullent sous l'effet de la chaleur sous le sol.
On est passé au centre d'informations puis on a voulu aller au jardin Misojien. Malheureusement, sur place, ce n'était pas encore ouvert. C'était trop tôt par rapport à la saison du koyo. Cela n'ouvrait que le 22 novembre. En revanche, le personnel s'activait à la préparation du lieu pour accueillir les visiteurs dans quelques jours.
On a voulu poursuivre vers la ville de Shimabara mais la route a pris un peu de temps et surtout on est arrivés un peu tard donc on a décidé de rentrer.
Après coup, même s'il est possible de venir à la journée depuis Nagasaki, je pense qu'il y a à gagner en restant au moins une nuit voir 2 ou 3 pour mieux prendre le temps de découvrir cette zone. La découverte des enfers a néanmoins étaient très agréable.
Nous rentrons à l'hôtel en faisant une halte au supermarché sur le trajet pour prendre de quoi manger à l'hôtel. Arrivé à ce dernier, on demande au personnel si l'on peut manger dans l'espace pour le petit déjeuner. C'est possible donc on s'installe confortablement sur l'espace façon bar face à la baie vitrée avec une vue sur le quartier. On nous allume les lumières. On a accès au micro-ondes. On nous débarrasse de nos déchets bien volontiers. On finit la soirée tranquillement à l'hôtel. | | | Bonjour Nathalie Merci beaucoup pour ce partage. Je dois passer 3 semaines au Japon à partir du 28 octobre. Tout mes hôtels sont réservéson ce qui n'est pas ma façon habituelle de voyager. Ca ne laisse pas la place à "l'aventure" ! Mais je me suis laissée dire qu'au Jaon on ne peut arriver devant un hôtel et demander une chambre. Ma coéquipière a renoncé en raison de problèmes personnels. J'ai très envie de partir seule pour avoir la liberté de méditer dans les temples si j'en ai envie, mais j'ai des peurs, peur de manquer un transport et de fait les hôtels. Les déplacements me semblent compliqués. Je ne parle pas anglais et les destinations sont indiquées en anglais. J'ai su qu'il n'y ovait pas de noms de rues à Tokyo. Comment s'y retrouver et se rendre à son hôtel ? Qu'en pensez-vous ? Bien à vous. Solange | | | Bonjour Nathalie Merci beaucoup pour ce partage.
Bonjour Mahâyâna et merci de lire.
Je dois passer 3 semaines au Japon à partir du 28 octobre. Tout mes hôtels sont réservéson ce qui n'est pas ma façon habituelle de voyager. Solange
Pareil également à mon premier voyage. Mais vous allez voir que sur place vous serez contente de l'avoir fait car cela dégage du temps pour profiter sur place, sachant que els journées ne sont déjà pas assez longues tant l'éventail des possibilités est grand.
Ca ne laisse pas la place à "l'aventure" !
L'aventure est ailleurs au Japon. Dans les rencontres avec les gens, les détours dans une ruelle, les détails qui attirent vos yeux à droite à gauche, dans la différence culturelle, les paysages trés variés etc.
Mais je me suis laissée dire qu'au Jaon on ne peut arriver devant un hôtel et demander une chambre.
Je n'ai jamais testé mais j'avais aussi posé la question est voici la réponse qui m'a été faite: Effectivement, cela ne se fait pas de venir sans réserver mais cette réservation peut se faire la veille au soir ou le matin même. Cela est possible si vous réservez au fur et à mesure avec les applications internationales ou en demandant à la réception de l'hôtel d'appeler l'hôtel suivant. De plus, si vous utilisez les applications internationales qui offrent de trés nombreuses possibilités d'hébergement avec annulation gratuite, cela vous laisse donc la possibilité de changer vos plans initiaux.
A titre d'exemples: - au dernier voyage que je raconte dans ce carnet, j'avais réservé des hébergements pour tout le trajet mais mon itinéraire n'était pas définie avec certitude. Et sur place, on s'est laissé porter par nos ressentis et envies pour annuler, programmer, prolonger et reporter à de nombreuses reprises.
- au 2éme voyage, on séjournait pour 2 nuits à un hôtel et ensuite on avait encore 2 nuits dans un autre. On avait envie de rester plus longtemps dans le premier mais le 2éme l'annulation gratuite n'était plus possible sur l'application. on a expliqué la situation à une personne de l'hôtel qui a bien voulu appeler pour nous. Elle a dit que l'on était malade et notre réservation a été annulée sans frais. On a donc pu rester 4 nuits au lieu de 2 dans le premier hôtel.
Ma coéquipière a renoncé en raison de problèmes personnels. J'ai très envie de partir seule pour avoir la liberté de méditer dans les temples si j'en ai envie, mais j'ai des peurs, peur de manquer un transport et de fait les hôtels. Les déplacements me semblent compliqués.
Le Japon est sécure et "tout" y est d'une simplicité dans le quotidien. Pour les transports, je ne connais pas votre itinéraire mais j'imagine qu'il est basé sur les déplacements en transports en commun. Sachez que: -dans 99% des cas, les transports sont à l'heure - les horaires des bus/trains/vols sont calés pour que les correspondances se fassent en toute logique sans avoir à attendre indéfiniment - la signalétique y est trés développée et facile à comprendre: beaucoup de codes couleurs, des indications au sol, en l'air, les chemins indiqués
Renseignez vous sur les horaires de transports et organisez vous en fonction, et tout se passera bien.
Je ne parle pas anglais et les destinations sont indiquées en anglais. J'ai su qu'il n'y ovait pas de noms de rues à Tokyo. Comment s'y retrouver et se rendre à son hôtel ?
La plupart des touristes ne parlent pas le Japonais comme toute autre langue de nombreux autres pays ( Inde, Iran, thaïlandaise etc...) et cela n'est pas un frein pour voyager dans un pays. Quant à parler anglais, beaucoup de personnes également ne le parlent pas et cela ne freine pas davantage. Evidemment parfois la communication peut être plus laborieuse ou longue mais c'est une forme d'aventure. Et puis dans beaucoup d'endroits il y a le wifi et vous pouvez utiliser les traducteurs. Mais surtout les japonais sont vraiment aidants. ils ne vous lâcheront pas tant qu'ils ne vous auront pas aidé, quitte à faire un détour pour vous amener à votre destination si c'est trop compliqué de l'expliquer, ou à sortir leur téléphone pour traduire, ou à solliciter d'autres personnes dans la rue. L'accueil, la gentillesse et la bienveillance japonaise n'est pas une légende.
Vous pouvez aussi utiliser l'application mapsme sans internet si vous téléchargez les cartes géographiques en amont.
Au Japon, vous ne restez pas perdue longtemps si cela arrive, soyez rassurée.
J'en pense que d'après votre profil, vous aimez l'Asie et qu'en partant de cela, il serait dommage de ne pas tenter le japon, qui sera sûrement plus facile que d'autres pays comme la Chine par exemple; sans compter que c'est un magnifique pays.
Mais bon ce n'est que mon avis et c'est à vous de choisir.
Bonne réflexion. | | | Jour 14 - Nagasaki
Nouvelle journée mais la météo n'est pas au rendez-vous. Le ciel est très gris donc on modifie les plans initiaux pour rester à Nagasaki.
On commence par la cathédrale Oura. A peine, garer au parking, qu'il se met à pleuvoir. Une ruelle commerçante mène jusqu'à la cathédrale. Cette dernière est payante. Elle a en fait été transformée en musée instructif sur l'histoire des chrétiens au Japon. On y apprend notamment qu'il y a 183 églises dans le Japon dont une grande partie se situe à Kyushu et notamment la préfecture de Nagasaki. On découvre aussi comment la religion catholique s'est installée au Japon. Le musée se compose de la cathédrale mais également d'autres salles à visiter avec des vidéos, des panneaux avec informations, des photos, des objets anciens, des tenus, bref une belle découverte intéressante et historique.
A notre sortie, la météo ne s'est toujours pas améliorée et le ciel gris noir ne le laisse guère présager. On essaie de trouver un café sympa puis un restaurant mais on ne trouve pas beaucoup de choses, et de plus ouvertes, ou qui nous intéressent.
La pluie s'accentuant de plus en plus, nous sommes contraints de réviser notre programme. On décide d'aller se mettre au sec en allant à un centre commercial. On y va avec la voiture. Il y a du monde et nous faisons la queue pour accéder au parking. Le centre commercial est sur plusieurs étages et a un côté vieillot. On s'arrête à l'étage des restaurants pour manger. Notre choix s'est porté sur un ramen d' Hokkaido.
On fait une escale au Daiso. On y trouve certains objets/ustensiles inhabituel pour nous français.
On s'octroie une tentative dans l'espace salle d'arcade mais la chance n'est pas avec nous. On fait chou blanc.
On passe aussi au supermarché pour y faire des achats pour le repas du soir. La pluie ne nous motive pas à aller au restaurant.
Pour le parking, c'est payant mais chaque achat dans un restaurant ou boutique permet d'avoir une réduction. Au moment de partir, il faut passer tous ces tickets "spécial réduction parking" pour connaître le montant à payer. Nos tickets nous permettent de ne pas payer le parking.
Avant de rentrer, on décide d'aller à un autre point de vue sur la ville et la baie de Nagasaki. Il faut rouler peut être 20 minutes. On monte dans les collines. Les rues se rétrécissent et des côtes apparaissent. On parvient au petit parking de l'observatoire. C'est gratuit et l'observatoire à ciel ouvert est très agréable. La vue sur la baie est magique. On est beaucoup plus près que depuis le mont Inasa. Cela brille de milles feux. C'est très sympathique. Et en plus, en dehors de deux jeunes femmes japonaises, il n'y a personne du tout. C'est bien plus intimiste qu'au mont Inasa. Je conseillerais cet observatoire. Il en existe un troisième mais on ne l'a pas testé.
De retour au quartier chinois, on passe au Konbini. Ici, le thé vert froid sonogi tea est vendu dans tous les Konbini. On fait une razzia de plusieurs bouteilles tant on raffole de ce thé. Un Japon surpris par la quantité que l'on prend nous regarde. On lui explique que c'est du bon thé et que c'est d'ici près de Nagasaki. Le japonais ne connait pas le thé. Il regarde et nous verrons qu'il en parle à son ami qui est avec lui. Ils achèteront chacun une bouteille.
De retour à l'hôtel, on mange à nouveau dans le hall avant de finir la soirée tranquillement. | | | Bonjour Svp pouvez donner plus de précisions sur l'observatoire ? Est il accessible uniquement en voiture ? J'ai repéré le mont inasa, accessible en téléphérique.. Merci beaucoup Je suis avec grand intérêt votre compte rendu, cela m'inspire beaucoup pour mon prochain voyage dans le kyushu en novembre prochain | | | Bonjour Svp pouvez donner plus de précisions sur l'observatoire ? Est il accessible uniquement en voiture ? J'ai repéré le mont inasa, accessible en téléphérique.. Merci beaucoup Je suis avec grand intérêt votre compte rendu, cela m'inspire beaucoup pour mon prochain voyage dans le kyushu en novembre prochain
Bonjour Capucine et merci pour le suivi.
Je peux juste dire qu'il se trouve de l'autre côté du Mont Inasa, visible d'ailleurs depuis cet observatoire. Vous avez déjà votre itinéraire? | | | Oui, j'ai fait mon circuit Qq jours à Kyōto à l'arrivée puis je prends un ferry pour aller à beppu (au départ de Osaka) puis Aoshima, Kagoshima, yakushima, Kumamoto, Unzen onsen, Nagasaki, takeo onsen, Fukuoka et 3 nuits à Tokyo avant le retour... J'y reste tout le mois de novembre, j'ai hâte ! Bonne continuation à vous | | | JOUR 15- SOTOME
Le soleil est de retour pour notre escapade dans la préfecture de Nagasaki au Nord de la ville. L'objectif est d'aller découvrir quelques unes des églises des chrétiens cachés en nous offrant une balade le long de la côte.
On prend la route et on s'arrête pour faire le brunch quand on a une jolie vue sur la mer et les falaises.
On reprend la route qui est trés agréable.
On s'arrête à une première église, la catholic kurosaki church.
Petit descriptif issu du site touristique de Nagasaki"Le père de Rotz était un missionnaire français qui a contribué au développement industriel et au bien-être social de la région de Sotome pendant la période Meiji. Le site de l'église de Kurosaki a été créé en 1897 sous la direction du père de Rotz et achevé en 1920. Il est également connu comme le décor du roman « Silence » de Shusaku Endo, et depuis l'endroit où l'église est construite, vous pouvez voir la mer d'un bleu éblouissant de Sumonada.
L'église est constituée de briques posées une à une par les fidèles grâce à leur service et leur sacrifice. La structure simple du toit en tuiles à un étage souligne la beauté de la maçonnerie. L'intérieur profond est connu sous le nom de plafond voûté en nervures, et les vitraux qui brillent avec une douce lumière toucheront votre cœur. Le clocher attenant a été construit pour prier pour la conversion des chrétiens cachés. La statue de Sainte Marie aux bras tendus accueille les visiteurs avec douceur et offre un spectacle impressionnant."
L'église avec sa couleur rouge brique et ses volet en bleu, est en effet trés impressionnante et lumineuse et les rayons du soleil. Elle surplombe la route mais on ne la voit pas depuis la route. On peut la visiter, elle est en accès libre. Il faut ôter ses chaussures pour y pénétrer. A l'intérieur dont il est interdit de prendre des photos, une ambiance chaleureuse est perceptible par la simplicité de la décoration faite de bois et de ses vitraux simples et colorés d'où les rayons de soleil pénètrent. Sur de trés nombreuses tables, des membres de l'église ont laissé leurs affaires. Le mélange culturel est étonnant.
Ensuite, la route nous amène par hasard à faire un arrêt prés d'un observatoire et d'une aire départementale car la vue sur l'océan depuis le site est splendide.
Un panneau indique de faire attention à la nourriture car des rapaces peuvent venir les chiper avec force.
Un bâtiment en contrebas attire notre attention. En y allant, je ne sais plus trop comment mais on est interpelé par un couple de biker avec qui l'on discute quelques minutes. Ils visitent également la préfecture de Nagasaki. Ils sont allés visités une île qui se trouve être une ancienne mine à charbon.
On descend les escaliers et le route pour gagner le bâtiment mais avant on profite de la vue sur la côté, encore mais différente, et une place en contrebas. Un groupe de femmes coréennes sont en visite guidée et elles se prennent en photo. Les coréennes sont joyeuses et plus bruyantes que les japonaises. On rigolera ensemble le temps de 2-3 minutes grâce à 2 mots de coréens connus.
Le bâtiment s'avère être le musée littéraire de l'auteur japonais Shusaku Endo; qui est, comme indiqué plus haut, l'auteur du roman "Silence" qui a inspiré le film Silence du réalisateur Martin Scorsese sorti en 2016.
Petit descriptif du musée: "Nous exposons des documents précieux de Shusaku Endo, un romancier ayant des liens profonds avec Nagasaki. La région de Sotome a été l'un des modèles du village de Tomogi, qui apparaît dans son chef-d'œuvre Silence. « Silence » est une œuvre qui décrit l'importance de Dieu et de la foi à travers l'histoire d'un prêtre portugais qui a infiltré le Japon avec des idéaux missionnaires pendant la sévère persécution des chrétiens au début de la période Edo. Elle a été publiée en 41. Le musée littéraire a été construit en 12 après la mort de Shusaku Endo à la demande de sa famille endeuillée et expose des objets précieux tels que le bureau, les lunettes et les crayons que M. Endo a utilisés de son vivant, ainsi que des manuscrits et des lettres originaux."
Le musée présente de nombreuses œuvres dont des œuvres traduites en français. Tous les commentaires et informations sont en japonais donc il n'a pas été possible de comprendre les informations indiquées; toutefois la visite reste sympathique pour les différents objets et en plus elle est gratuite. Bon à savoir, juste en face du bâtiment principal, un lieu fantastique a été aménagé. il s'agit d'un lieu de détente pour lire et contempler la vue sur la côté grâce à la grande baie vitrée. Le lieu est décoré avec goût et élégance, et climatisé. des livres sur demande sont en accès gratuitement. Il est juste interdit d'y manger.
On reprend ensuite la tournée des églises pour aller à l'église de Shitsu."Pendant la période où le christianisme était interdit, un petit groupe de croyants chrétiens cachés ont travaillé ensemble pour transmettre secrètement des peintures sacrées, des livres de doctrine, des calendriers religieux et d'autres informations, et ont continué leur foi de leur propre chef. Après la levée de l'interdiction du christianisme, la religion a été divisée entre ceux qui sont progressivement revenus au catholicisme et ceux qui ont continué avec la forme de foi qui existait pendant l'interdiction (chrétiens cachés).
En 1882, le Père de Rotz fit construire l'église de Shitsu sur une colline dominant le village. Cela symbolise la fin de la « dissimulation » dans le village Shitsu."
L'église se trouve effectivement en haut d'une colline qui grimpe bien. La rue était trés étroite et on n'a pas osé poursuivre en voiture donc on s'est arrêté à mi-chemin pour finir à pied la côte. Finalement, il y a un parking devant. L'église est plus sobre que la précédente. On enlève également ses chaussures pour la visiter et toute photo intérieure est également interdite. Quand on sort, un monsieur âgé s'arrête pour venir nous voir. Il est bénévole pour les informations touristiques. On parle un peu mais c'est compliqué avec la barrière de langue. Il connait quelques mots de français.
On poursuit vers une 3éme église. il s'agit cette fois de l'église d'Ono dans le village du même nom, dans une colline trés escarpée mais pleine charme car paumée et rurale. Je vous cite également quelques éléments historiques.
"Le village d'Ono, à Sotome, est l'un des quatre villages représentatifs de ce que les chrétiens cachés vénéraient pour perpétuer leur foi secrète. Les chrétiens cachés du village d'Ono se comportaient en apparence comme des bouddhistes et des adeptes du shintoïsme, et priaient leurs propres divinités secrètement vénérées dans les sanctuaires shintoïstes du village. Ils dissimulaient ainsi leur foi profonde sous le couvert du bouddhisme ou du shintoïsme. Face à l'interdiction du christianisme, de nombreux chrétiens cachés de Sotome ont migré vers des îles isolées, notamment les îles Goto, contribuant ainsi à l'expansion des communautés chrétiennes cachées dans ces îles. Après la levée de l'interdiction du christianisme, les chrétiens cachés d'Ono ont rejoint l'Église catholique et se rendaient à pied à l'église de Shitsu pour assister aux offices religieux. Ils ont finalement construit l'église d'Ono au centre de leur village, marquant ainsi la fin de leur clandestinité. Le village d'Ono est situé sur une colline escarpée face à la mer de Chine orientale, sur la côte ouest de la péninsule de Nishisonogi. Il comprend plusieurs sanctuaires shintoïstes auxquels les chrétiens cachés appartenaient ouvertement et où ils conservaient secrètement des objets de culte, leurs cimetières et l'église construite après la levée de l'interdiction. Le christianisme fut introduit dans le village et ses environs par le jésuite Francisco Cabral en
1571. Le village d'Ono faisait alors partie de la région de Konoura, gouvernée par le clan Omura, et de nombreux villageois furent baptisés, ce qui suggère que l'œuvre missionnaire avait bien progressé, comme dans le village de Shitsu.
Lorsque le christianisme fut interdit à l'échelle nationale en 1614, le clan Omura apostasia et, par la suite, tous les catholiques de son territoire furent persécutés. Néanmoins, les chrétiens cachés conservèrent leur foi au village d'Ono. Bien que l'interdiction du christianisme soit devenue encore plus stricte et que les missionnaires ne puissent plus rester au Japon, les chrétiens cachés du village d'Ono ont organisé des communautés religieuses et ont maintenu leur foi en se comportant extérieurement comme des bouddhistes et des adeptes de trois sanctuaires shintoïstes du village : le sanctuaire d'Ono, le sanctuaire de Kado et le sanctuaire de Tsuji.
Le sanctuaire d'Ono, situé au sud du village, était le sanctuaire shintoïste le plus important des trois et était vénéré comme le siège d'une divinité protectrice pour tout le village. Les chefs du village (Shoya) servaient de prêtres principaux de génération en génération, et la plupart des villageois étaient affiliés à ce sanctuaire. Les chrétiens cachés se comportaient aussi ouvertement comme ses fidèles, à l'instar des autres villageois, afin de dissimuler leur foi secrète. Aux sanctuaires de Kado et de Tsuji, plus familiers des villageois, ils pratiquaient leur foi religieuse en consacrant secrètement leurs propres divinités et en y offrant des prières. Le sanctuaire de Kado, situé au sud-ouest du village, aurait été le siège de diverses divinités, selon la légende, dont un catholique japonais nommé Honda Toshimitsu. Il se serait réfugié au village lorsque la rébellion de Shimabara-Amakusa a éclaté. Les villageois chrétiens cachés l'appelaient « Sanjuwan », d'après l'un des missionnaires portugais actifs à Sotome au début de l'interdiction, et le dédiaient au sanctuaire de Kado. Le troisième sanctuaire, le sanctuaire de Tsuji, se situe à l'est du village et est dédié à la divinité des montagnes, issue de l'ancien culte japonais des montagnes. Les chrétiens cachés appelaient cette divinité « Sanjuwan-sama » et la vénéraient secrètement.
Pendant l'interdiction, les villageois développèrent leurs terres agricoles en construisant des murs de soutènement en pierre sur les pentes abruptes, principalement pour cultiver des patates douces. À la fin du XVIIIe siècle, certains habitants de Sotome, dont les villageois d'Ono, émigrèrent vers les îles Goto, conformément à un accord entre le clan Goto et le clan Omura, afin d'exploiter de nouvelles terres.
Après la « Découverte des Chrétiens Cachés » de 1865 dans la cathédrale d'Oura, les chefs chrétiens cachés de la région de Nagasaki commencèrent à contacter secrètement les missionnaires de la cathédrale. Les chefs chrétiens cachés de la région de Sotome visitèrent également la cathédrale, et les missionnaires se rendirent secrètement au village de Shitsu, au sud du village d'Ono. Les chrétiens cachés du village d'Ono saisirent également cette occasion pour contacter les missionnaires et rejoindre l'Église catholique, comme leurs ancêtres l'avaient fait au XVIe siècle.
Le cimetière des chrétiens cachés se trouve sur les pentes de la montagne, au nord-est du sanctuaire Tsuji. Ce cimetière fut récemment établi lorsque les chrétiens cachés professèrent publiquement leur foi juste avant la levée de l'interdiction du christianisme et se virent donc refuser l'accès au cimetière du village. Leurs tombes, construites à partir de gravats, sont toujours présentes dans le cimetière.
Dans les premières années suivant leur retour à l'Église catholique, les habitants se rendaient à pied à l'église de Shitsu, située à environ 3 km du village d'Ono. En 1893, plus de 200 villageois furent baptisés. La même année, l'église d'Ono fut construite au centre du village pour accueillir 26 foyers catholiques qui ne pouvaient pas se rendre à Shitsu. Aucun prêtre n'étant en permanence à l'église d'Ono, des prêtres de l'église de Shitsu s'y rendaient régulièrement et s'occupaient des deux églises. L'église d'Ono marque symboliquement la fin de la clandestinité des chrétiens.
200 autres villageois avaient été baptisés en 1912. Cependant, au fil du temps, la plupart des villageois se sont convertis au bouddhisme et, aujourd'hui, seul un petit nombre de foyers catholiques subsistent dans le village.
Le « Village d'Ono à Sotome » est l'un des quatre villages qui démontrent à quels objets rendent un culte aux chrétiens clandestins pour pratiquer leur foi. Pendant la période d'interdiction du christianisme, les chrétiens clandestins du Village d'Ono, en apparence, devenaient bouddhistes ou servaient d'assistants pour le temple shintoïste local pour pratiquer leur foi, en vénérant secrètement leurs propres objets de culte qu'ils offriraient aux temples shintoïstes. Par ailleurs, beaucoup de chrétiens clandestins de la région ont migré dans des îles isolées comme les îles de Goto, favorisant ainsi la propagation de leurs communautés dans de diverses localités de ces îles. Retournés au catholicisme après la levée d'interdiction, ils fréquentaient l'Église de Shitsu dans le « Village de Shitsu à Sotome ». Peu après, la construction d'une église au milieu du village d'Ono mit visuellement fin à leur « clandestinité ».
A l'église d'Ono, il y a aussi une personne dans sa voiture qui attend prés à renseigner le tout venant...japonais... La personne était intimidée, la venue d'étrangers ici doit être assez rare. Il ne parlait que Japonais. On a baragouiné 3 mots puis on a visité seulement de l'extérieur l'église car elle est Toute petite et l'intérieure n'est pas accessible. Les fenêtres sont ouvertes donc on peut voir l'intérieur par l'extérieure mais il est interdit aussi de faire des photos. C'est minuscule et on dirait une classe d'école. Les personnes ne s'asseyaient pas sur un banc mais à la japonaise ici. On en fait vite le tour mais le cadre est sympathique.
On poursuite ensuite avec la visite du sanctuaire Tsuji non loin de là, caché dans des montagnes. Les rues ici sont larges de la largeur, à peine d'une voiture et c'est des côtes. On ne peut pas se garer donc on regare la voiture au même endroit et on remonte la côte à pied. Il faut prendre un chemin en pierre qui grimpe et longe tantôt des maison tantôt la nature. On passe devant la première maison d'où une famille qui ne s'attendait pas à nous voir, sourit et rigole de surprise. Le chemin jusqu'au sanctuaire n'est pas trés long. Il est perdu au coeur de la montagne juste après des maisons.
On avait ensuite prévu de continuer à longer la côte et d'aller plus loin. Sur la route, on s'arrête à un petit port, le port de Konoura, d'où règne un calme absolu.
Il nous faut faire de l'essence donc on s'arrête dés que l'on voit une station, la première de la journée. On est accueillis avec un grand sourire. Ils nous indiquent où trouver un konbini un plus loin; Finalement, on n'a pas trouvé le konbini mais un petit supermarché local à taille humaine. On s'y déguste une glace mais on prend aussi quelques yakitoris à picorés. On achète aussi des bonbons au macha du fameux thé d'Higashi-sonogi. Les bonbons sont délicieux, amers mais pas trop, sucrés mais pas trop.
Vu l'heure avancée, on décide de ne pas aller plus haut mais d'aller à une cascade Tsugane otoshi dont on a vu le panneau. Pour y arriver, on fait demi-tour, repasse devant la station essence avant de bifurquer sur la gauche et d'emprunter des rues de campagne puis presque de forêt. On arrive au point de départ de la cascade. Il n'y a personne. On doit emprunter un tunnel sans lumière et marcher quelques minutes avant de découvrir un beau lieu, ressourçant et bien agréable.
Et pour finir la journée, on retourne à une plage aperçue un peu plus tôt pour s'octroyer un moment tranquille avec le coucher de soleil. Il faut se garer au parking un peu plus haut et descendre les escaliers en contrebas pour gagner la plage entourer d'arbres. Il n'y a absolument personne donc on profite du bruit des vagues paisiblement. Quant au coucher de soleil, il est splendide, le ciel passant du jaune à l'orange et le bleu violet. C'est la plage Yukinoura seaside Park.
On a tenté d'aller à un restaurant de pizzeria repéré sur google maps mais pas de chance c'était fermé. On retourne donc tranquillement à l'hôtel. On croise un américain dans l'ascenseur qui est venu travailler en tant qu'acteur pour le spectacle Disney. La tournée au Japon dure 2 mois.
Ce soir est le dernier à Nagasaki. Demain on reprend la route vers Fukuoka.
La préfecture de Nagasaki nous a plu. Il y a beaucoup à y découvrir en prenant le temps d'y rester et on aurait aimé avoir davantage de temps pour l'explorer encore. | | | Oui, j'ai fait mon circuit Qq jours à Kyōto à l'arrivée puis je prends un ferry pour aller à beppu (au départ de Osaka) puis Aoshima, Kagoshima, yakushima, Kumamoto, Unzen onsen, Nagasaki, takeo onsen, Fukuoka et 3 nuits à Tokyo avant le retour... J'y reste tout le mois de novembre, j'ai hâte ! Bonne continuation à vous
Une belle boucle en perspective. | | | Merci encore pour ce magnifique carnet, c’est un plaisir de suivre ce voyage. | | | Merci pour le message et contente de savoir que tu restes embarquée.
La suite arrive. | Carnets similaires sur le Japon: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 6 140 visiteurs en ligne depuis une heure! |