Lhorizon · 11 novembre 2024 à 9:54 · 143 photos 45 messages · 11 participants · 3 910 affichages | | | | Le problème quand on se régale à écouter les bruits de jungle la nuit, c'est qu'on ne ferme pas trop l'oeil ! Bref, la nuit passe quand même, au milieu des cigales et des singes, et ce sont les oiseaux qui nous réveillent.
Il fait jour, nous partons pour la cité Maya de Calakmul, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Elle est située à 52 kilomètres du campement. Mais comme la route se transforme vite en piste avec une limitation à 30 km/h, il faut rouler lentement (on n’est pas là pour écraser nos amis les animaux). Ce qui prend du coup 1h50 environ pour atteindre le site.
Cette piste traverse la jungle, dont une vaste partie a elle aussi été classée par l’Unesco, mais en tant que réserve de biosphère. Comme quoi une merveille de l’Unesco peut en cacher une autre...
En chemin, nous croisons à plusieurs reprises des dindons ocellés.
Il s’agit de grands oiseaux (près d’un mètre de long) au très joli plumage multicolore. La tête est bleue et comporte une multitude d’excroissances rondes et rouges, un peu comme des verrues mais en plus joli (ou en moins moche) !
Notez bien : le dindon ocellé n’aime pas être photographié ! En tous cas, celui que j’immortalise par la fenêtre de la voiture fait mine de nous attaquer à plusieurs reprises en courant vers nous subitement, puis il s’éloigne lentement pendant une poignée de secondes, puis il fonce à nouveau vers nous, et ainsi de suite.
Et quand je décide enfin de partir pour le laisser tranquille car après tout, c’est sa jungle à lui, pas la nôtre, il court fièrement après notre voiture, l’air satisfait et le sourire au coin du bec. Le dindon a gagné, je m’avoue vaincu.
Parmi les autres animaux qui peuplent la réserve, pas forcément tous faciles à observer, citons pêle-mêle le jaguar et le puma, le singe-araignée et le singe-hurleur, le tapir...
Il y a également 350 espèces d’oiseaux, notamment des toucans et plusieurs espèces d’aigles, de vautours et de perroquets ; 70 espèces de reptiles ; près de 400 espèces de papillons...
Et avec ses 1500 espèces végétales, la flore n’est pas en reste.
Bref, amoureux de la nature, la réserve de biosphère de Calakmul est faite pour vous...
Nous nous sommes levés tôt ce matin et ça paye car lorsque nous arrivons au site Maya, il n’y a que trois voitures garées sur place ! C’est incroyable mais nous allons donc avoir un site Maya, et pas le moindre, quasiment rien que pour nous.
Calakmul est une cité Maya qui connut son apogée vers 650. Très puissante à l’époque, elle compta jusqu’à 50.000 habitants.
Aujourd’hui, outre son histoire bien sûr, ce qui rend cette cité magique pour les profanes dont nous faisons partie, c’est que la jungle a repris possession des lieux au fil des siècles. Ce qui donne un peu des airs d’ Indiana Jones à cette cité perdue.
Seule une vingtaine des 6.000 structures qui sont éparpillées dans la jungle ont été nettoyées et sont accessibles, malgré les arbres qui ont colonisé ces vieilles pierres.
Le cadre naturel de ce site historique est donc impressionnant.
L’un des principaux intérêts pour le visiteur qui arpente Calakmul, c’est que contrairement aux sites mayas plus connus et beaucoup plus fréquentés tels que Chichen Itza ou Uxmal, il peut monter en haut des pyramides ici.
Et comme toujours sur les pyramides précolombiennes, la montée est abrupte.
La première pyramide sur l’itinéraire est la structure I. Elle mesure 50 mètres de haut et fait face au principal joyau du site : la deuxième pyramide ou structure II.
La structure II (au fond) vue depuis le sommet de la structure I
Alors que nous escaladons la première pyramide, nous entendons au loin des cris d’animaux non identifiables dont le niveau sonore est incroyablement élevé.
Nous nous demandons ce que ça peut bien être et pensons à un félin, mais ce n’est qu’en arrivant à la deuxième pyramide que nous comprenons : ces cris proviennent d’un groupe de singes hurleurs. A l’évidence, ils n’ont pas été affublés d’un tel nom pour rien !
Pour bien comprendre à quel point le hurlement de cet animal impressionne celui qui l’entend, il faut savoir que dans tout le règne animal, le singe hurleur fait partie des trois animaux dont le cri est le plus puissant. Avec 140 décibels, il se situe même devant le cerf qui brame et le lion qui rugit (110 à 120 décibels « seulement ») et pas très loin derrière... un avion de ligne qui décolle paraît-il (140 à 170 décibels) ! Il faut l’entendre pour le croire. Vraiment impressionnant.
Pour se défouler les cordes vocales, l’arbre que ces sept ou huit singes ont choisi est situé aux pieds de l’un des plus importants temples-pyramides du monde Maya. C’est la magie de la jungle : pour nous, cette rencontre animale dans ce haut-lieu historique sera mémorable.
Nous quittons nos amis primates, visuellement mais pas auditivement, pour entreprendre la montée de cette fameuse pyramide dont la base carrée mesure 120 mètres de côté ! Du sommet, on aperçoit au loin la première pyramide, celle que nous avons escaladée quelques minutes plus tôt, enfouie dans la jungle qui s’étend à l’infini.
La vue est impressionnante depuis la cime de ce joyau qui émerge de la végétation sauvage.
A bien y réfléchir, le paysage n’a pas dû beaucoup changer depuis l’époque des Mayas. Tant mieux.
C’est l’heure de partir.
Plus bas, les singes continuent à s’époumoner | | | Annonce · Sponsorisé | | | Génial, tout ce que vous avez fait est sur notre périple! Et la prochaine étape ne serait-elle pas Calakmul?....
Sylvain, beaucoup de visiteurs ne passent que deux semaines au Yucatan, parfois même moins, et du coup le traversent un peu au pas de charge. C'est dommage.
Tu vas y passer deux mois avec ta famille, avec un ou deux autres pays je crois (il me semble avoir lu ça quelque part sur VF).
Alors vous verrez nettement plus de choses que nous, c'est vraiment génial : savourez cette belle région qu'est le Yucatan.
Nous, nous avons adoré Calakmul tous les quatre, mais j'ai aussi lu certains témoignages (très minoritaires néanmoins) de voyageurs qui considéraient qu'il n'y avait pas grand-chose à y voir.
C'est donc une question de goûts et j'espère que vous vous y plairez tous les quatre (nos fils étaient à peine plus âgés que les tiens quand nous étions là-bas). Si c'est le cas, prenez votre temps : ce site à la fois nature, sauvage et historique vaut tellement le coup... | | | À: Lhorizon · 15 novembre 2024 à 18:59 · Modifié le 23 nov. 2024 à 9:33 Re: Mexique: la magie du Yucatan Message 23 de 45 · Page 2 de 3 · 870 affichages · Partager Bonjour Campeche, Merida, Uxmal, coba, calakmul, tant de sites qui résonnent fort à mes oreilles, souvenirs très présents encore de mon séjour d’un mois au Mexique en... 2012 !
Mais je suis ravi de voir qu’il existe encore des sites « d’exploration » et des logements « roots » que j’affectionne particulièrement. Alors j’embarque pour la suite ! | | | Salut, Oui nous allons prendre notre temps et nous avons déjà réservé notre nuit au camping Roots que vous avez fait. On adore ces situations qui nous sortent de notre zone de confort et qui apprennent tant à nos enfants👌🏼 | | | Bonjour Montagnard,
Tant mieux si j'ai réveillé de si bons souvenirs !
En effet, on nous avait tellement présenté le Yucatan comme une destination ultra-touristique que nous ne nous attendions pas à nous retrouver dans certains endroits peu fréquentés, voire déserts comme Calakmul. Ce fut une vraie bonne surprise.
Et si certains sites sont pris d'assaut ( Chichen Itza, Mérida, Tulum etc.), pas tous ! D'où l'avantage de pouvoir prendre son temps, comme évoqué précédemment avec Sylvain, pour dénicher ces endroits-là et les savourer comme ils le méritent... | | | J'ai inséré beaucoup de photos à mon carnet, mais je trouve que les vidéos sont plus fidèles à la réalité.
Aussi, avant de poursuivre le récit, voici une courte vidéo de 2 minutes qui permet de visualiser assez bien le Yucatan :
Image attachée: | | | Avant de passer à la fin du voyage (Bacalar, Sian Ka’an et Tulum), quelques infos pratiques concernant Calakmul :
- Le campement Yaax’ Che
En activité depuis 2003, il est géré par une famille issue d’une communauté locale. L’objectif initial consistait à établir un camp doté d’infrastructures à faible impact environnemental. Vingt ans plus tard, ce camp est une réussite puisqu’il accueille des touristes tout en contribuant à la préservation de l’environnement de la réserve.
L'une des 9 tentes du campement
Contact : serveursturisticos@yahoo.com.mx
Téléphone : +52.983.101.1921
Adresse : campamento Yaax Che en Calakmul, Carretera 186 Escacega – Chetumal KM 98 Entronque a Calakmul KM 7, 24640 Conhuas
Pour y réserver une tente (ou plusieurs), le mieux est de passer par l’excellent site de l’association de tourisme communautaire à laquelle adhère ce campement : alliance péninsulaire pour le tourisme communautaire .
N’hésitez pas à le consulter : vous y trouverez peut-être votre bonheur car il comporte également d’autres adresses intéressantes, communautaires et hors des sentiers battus dans le Yucatan...
Autrement, on peut aussi réserver via les plateformes classiques : Booking, Agoda, Tripadvisor...
Prix : cela peut paraître étonnant mais ici, le prix est inversement proportionnel au niveau de confort ! Nous avons réglé 78 euros la tente pour quatre personnes (au mois de juillet). Certains trouveront ce tarif trop élevé par rapport aux prestations. Nous, non : pour une fois qu’on peut sortir un peu des sentiers battus dans ce Yucatan ultra-touristique, ça vaut bien ce prix-là...
Repas inclus : un petit déjeuner (peu copieux) est inclus dans le prix. On peut l’échanger avec un petit sandwich en vue de la journée de visite à Calakmul, sachant qu’il n’y a aucun endroit où acheter à manger dans le coin.
A noter qu’il existe deux courts sentiers d’observation de la nature autour du campement, avec notamment une tour d’observation des oiseaux en pleine jungle.
- Les tarifs du site archéologique de Calakmul
Voici comment le prix total d’accès au site se décompose (tarifs 2023) :
1/ A la sortie du petit village de Conhuas, il faut s’acquitter d’un droit d’entrée correspondant à l’entretien de la route (104 pesos par personne).
2/ 20 km plus loin, on paye l’entrée dans la réserve de biosphère (150 pesos par personne).
3/ Et à l’arrivée (40 km de plus), on paye l’accès au site archéologique maya (90 pesos par personne).
Le prix total est donc de 344 pesos par personne (environ 19 euros au taux de conversion 2023).
Avec tous ces paiements successifs, on a un peu l’impression d’être pris pour des vaches à lait mais au final, ce prix est une bouchée de pain pour un site aussi exceptionnel que Calakmul.
Attention : ne tombez pas en panne d’essence, d’eau ou de nourriture...
Calakmul est complètement isolée dans la jungle, il n’y a rien à proximité, elle est loin de tout. Ça fait partie de son charme mais cela comporte en contrepartie quelques inconvénients : il faut notamment anticiper l’approvisionnement en essence, en eau et en nourriture.
Pour l’essence :
Il faut faire le plein bien avant d’arriver à Conhuas car les postes d’essence sont quasi-inexistants sur la route 186.
En venant de l’ouest, la dernière pompe à essence que nous avons trouvée avant Conhuas était située à Silvituc (à 45 km de Conhuas et 105 km de Calakmul).
Pour être tranquilles si vous venez de l’est (Bacalar, Chetumal etc.), il faut idéalement faire le plein à Bacalar, notamment si vous faites l’aller-retour Bacalar- Calakmul (470 km).
Pour l’eau et la nourriture :
Là aussi, il faut s’approvisionner bien avant d’arriver à Calakmul, sous peine de jeûne ! Car ne pas avoir d’eau quand on marche dans ce site généralement écrasé par la chaleur, ça peut gâcher la visite...
L’idéal consiste à acheter de quoi manger et boire, soit dans une ville qu’on traverse en chemin (qu’on vienne de Campeche, Bacalar ou d’ailleurs), soit dans un petit magasin typique comme on en trouve souvent en bord de route, mais dans tous les cas bien avant d’arriver à Conhuas.
Sinon, on peut quand même trouver de quoi s’approvisionner à Conhuas mais avec un choix réduit, les magasins étant rares, petits et peu garnis.
Et enfin, si on passe la première barrière située 1 km juste après Conhuas, à l’entrée de la route qui descend plein sud vers Calakmul, alors on n’a plus qu’à s’arrêter 6 km plus loin, au restaurant Oxte’ Tun situé à droite en bord de route. Là, il est possible d’acheter des petits sandwichs. On n’y vend pas d’eau en bouteille, mais on peut y remplir ses bouteilles vides (ne faites pas comme nous : conservez vos bouteilles vides en allant à Calakmul au lieu de les jeter...). On y vend également des sodas.
9/ Bacalar
J’avoue que nous n’y sommes pas restés assez longtemps et que nous n’en avons pas assez profité. C’est dommage car la zone est magnifique, les couleurs, notamment de l’eau, sont sublimes et appellent à la baignade. La température est délicieuse.
La lagune de Bacalar est surnommée “lagune aux 7 couleurs” à cause de, ou plutôt grâce à ses différentes nuances de bleus, de turquoise et de verts.
Nous sommes allés au fameux Canal des Pirates en canoë. On doit d’abord ramer une bonne vingtaine de minutes voire un peu plus (nous, c’était contre le vent).
Puis on arrive à un site où il n’y a pas grand-chose d’autre à faire que se baigner en profitant du paysage.
En rentrant, nous pensions pouvoir nous baigner sur la côte mais ça a l’air quasiment impossible : les hôtels ont colonisé le front de mer et les accès à la mer sont privatisés. Peut-être en existe-t-il quelques-uns mais si c’est le cas, nous ne les avons pas vus.
Au moment où nous pensions nous rabattre sur un balneario public (petite station balnéaire gratuite mais en contrepartie ultra-fréquentée), nous avons dégoté un petit ponton juste à côté qui était, lui, à peu près désert :
Voici ce que donne le balneario public (au fond) :
... et les pontons privés juste à côté, en enfilade :
Nous avons également fait une petite visite de la lagune en bateau. On découvre brièvement un cénote immergé dont on aperçoit parfaitement la forme circulaire.
Puis direction une nouvelle zone de baignade.
Là, il n’y a rien à faire. Juste savourer et profiter. A ce moment-là, le quotidien du boulot en France nous paraît si loin...
A noter que nous avons eu un coup de coeur pour un petit resto sympa, le Baluartes Marina Laguna Azul (Avenida Costera 1, por Calles 20 y 22, Bacalar, 77930). Les plats et cocktails y sont bons et copieux et idéalement, il faut y aller le soir et demander l’étage, bien plus sympa que le rez-de-chaussée :
| | | 10/ La réserve de biosphère de Sian Ka'an
Il y a trois façons de visiter la réserve de Sian Ka’an :
- L’excursion depuis Muyil en version courte (2 à 3 heures) - L’excursion depuis Muyil en version longue (5 heures) - L’excursion de Sian Ka’an (8 heures).
Nous avons choisi la première option : l’excursion courte depuis Muyil. Elle se déroule en trois étapes :
- On commence par la visite de l’ancienne petite cité maya de Muyil- On poursuit par une courte mais agréable traversée de la jungle - On termine par une jolie balade en bateau qui finit par une baignade inoubliable dans les canaux mayas.
Enfin, il est possible de faire cette excursion, au choix, avec ou sans guide, et il faut noter qu’on peut aussi se rendre directement à l’embarcadère pour prendre le bateau, si l’on veut zapper les deux premières étapes.
Étape 1 : les vestiges mayas de Muyil
Il s’agit d’un site archéologique maya qui n’est pas spécialement impressionnant à première vue, comparé à ceux de Chichen Itza, Uxmal ou Calakmul.
Il n’empêche que ce site noyé dans la nature, où les visiteurs ne se bousculent pas, est très agréable à visiter.
Habité très tôt par les Mayas (de l’an – 300 à l’an 900 environ), la position stratégique du site permettait à ses habitants de garder une route commerciale importante.
Aujourd’hui, sa principale attraction archéologique est sa pyramide à degrés, dite El Castillo. C’est aussi sa plus haute structure (17 mètres).
A titre indicatif, on peut aussi bien plier la visite des ruines en un quart-d’heure si on n’est pas très curieux, que la faire durer une heure voire plus en mode slow tourisme. Nous, nous avons pris tout notre temps tellement nous l’avons trouvée agréable.
Étape 2 : courte traversée de la jungle
On traverse ensuite une zone de jungle sur un petit chemin en lames de bois très agréable : le sentier Canan Ha.
Après 10 à 15 minutes de marche, on arrive à une tour d’observation dont le sommet est situé juste au-dessus de la canopée.
La montée est à peu près aussi abrupte que sur une pyramide maya !
La vue depuis le sommet vaut le coup d’oeil.
Il ne reste alors plus qu’un petit bout de chemin (5 minutes) avant d’arriver à l’embarcadère.
| | | Étape 3 : bateau, lagune, mangrove et baignade dans les canaux mayas
Si les deux premières étapes (ruines et jungle) sont déjà très agréables, la troisième laisse carrément un souvenir impérissable. Je l’avais lu avant d’y aller mais j’étais sceptique : à tort, car ce n’est vraiment que du plaisir...
La sortie nautique commence par la traversée de la lagune de Muyil. Peu profonde, son eau translucide prend de multiples couleurs : des tons de verts et de bleus, des bancs de sable blanc, des hauts-fonds marrons...
On arrive ensuite aux fameux canaux mayas, qui sillonnent la mangrove.
Historiquement, ils permettaient aux Mayas de s’approvisionner en eau douce, ce qui était vital pour eux. Aujourd’hui, on s’y baigne !
Avant de se jeter à l’eau, on doit enfiler un gilet de sauvetage, non pas par les bras mais par les jambes : le but est de le porter... comme une couche !
On n’est pas spécialement fier ainsi accoutré mais il faut reconnaître qu’au niveau confort, les sensations dans l’eau sont top.
Sa température parfaite fait d’ailleurs un bien fou par rapport à la chaleur ambiante et contribue à rendre le moment magique.
On n’a plus qu’à se laisser porter tranquillement par le courant, sans nager.
On serpente lentement à travers une jolie mangrove, dans une eau vert émeraude.
Pour cette balade flottante, le pilote du bateau nous avait annoncé une durée d’environ 45 minutes, mais on peut aussi faire durer le plaisir : nous avons tellement profité du moment qu’elle nous a pris plus d’une heure.
On finit par arriver à un petit ponton perdu dans la végétation, qui marque le terminus. Là, il y a deux possibilités : soit le pilote est venu ici en bateau pour récupérer ses nageurs, soit il est venu à pied par un ponton à travers la végétation, par lequel on retourne avec lui au bateau, toujours amarré à l’endroit où on s’est mis à l’eau.
Nous sommes revenus par ce sentier pédestre, seuls au milieu de nulle part. Après 10 minutes de marche sous le cagnard, nous récupérons le bateau.
Il ne reste plus qu’une dizaine de minutes de navigation à travers la mangrove et la lagune de Muyil dans de jolis paysages, pour rentrer à l’embarcadère du début de l’étape 3.
De là, on peut rejoindre la sortie du site, soit directement (5 minutes à pied), soit en reprenant le chemin de l’aller en sens inverse (traversée de la portion de jungle puis du site archéologique). Nous avons choisi cette deuxième option, histoire de continuer à en profiter au maximum.
Pour conclure, Sian Ka'an a été pour nous l'une des bonnes surprises du voyage : cette sortie ne payait pas de mine mais au final, nous nous sommes vraiment régalés tous les quatre. | | | Suite et fin...
11e et dernière étape : Tulum
Il y en a évidemment pour tous les goûts mais en ce qui nous concerne, nous n’avons pas aimé Tulum. Son seul attrait est son site archéologique, dont nous avons à peu près tous vu un jour la photo un peu partout, souvent présentée comme emblématique du Yucatan.
Tulum est une ville dont la côte est littéralement colonisée par les hôtels : les accès à la plage sont quasiment tous privés. La ville est totalement dénuée de la moindre once d’authenticité. Et pourtant, les touristes, dont de nombreux américains, semblent apprécier de s’amasser dans ces hôtels sans charme, sur des plages régulièrement envahies par les sargasses.
Les projets d’hôtels tous plus luxueux (et loufoques) les uns que les autres se succèdent tout le long du littoral sur je ne sais combien de kilomètres, en alternance avec ceux déjà existants.
Bref, nous avons visité la cité maya de Tulum, intéressante quant à elle, même si on en fait assez vite le tour.
La cité était fortifiée ( Tulum signifie « clôture » en maya) et située sur le point le plus haut de la côte. Cela lui permettait de contrôler les routes commerciales maritimes tout en étant imprenable.
Le bâtiment le plus emblématique du site est le Castillo.
Le deuxième édifice qui surplombe la mer des Caraïbes, plus petit qu’ el Castillo, est le temple du Dieu du Vent.
C'est sur cette balade au milieu de ruines mayas dominant la mer que se termine ce périple dans le Yucatan.
Merci d'avoir suivi ce carnet 
Adios amigos...
| | | Bonjour Lhorizon ! Quel plaisir de se retrouver  Après l' Indonésie et la Bolivie, le Mexique en commun !
Nous y sommes allés en famille tout le mois de juillet 2022. La lecture de ton carnet m'a permis de revoir avec plaisir des photos de Chichen Itza, Izamal, Uxmal, Campeche, Tulum, Hollbox. Nous avions fait un détour par le Chiappas pour aller à Palenque et aux chutes Agua Azul. Nous avions visité le site de Kohunlich sur le trajet pour rejoindre Bacalar (comme vous, nous avions peu profité de Bacalar mais pour raisons de santé  moi j'avais une otite depuis deux jours et notre fils aîné s'est blessé au pied dans la lagune à notre arrivée à Bacalar  ).
De notre côté, nous nous étions baignés dans les cénotes de Yokdzonot (l'endroit est superbe, nous avions juste déploré que les gilets de sauvetage soient obligatoires), Chihuan (comme vous, nous avions beaucoup apprécié) et Kankirixche (ouf, gilets non obligatoires, cénote semi-ouvert, beaucoup de locaux et une plateforme pour plonger de plusieurs mètres).
Je te rejoins, cette région est très belle ! | | | Bonjour Anne,
Quelle bonne surprise en effet ! Demi-surprise en fait car j'avoue que je guettais vaguement ton apparition 
Si tu le souhaites, et c'est également vrai pour tous ceux qui nous lisent, ceci est un carnet ouvert : chacun/e peut le compléter avec sa propre expérience vécue dans le Yucatan, de manière à ce que les lecteurs y trouvent toutes les infos nécessaires à la préparation de leur propre voyage là-bas, concernant des sites que je n'ai pas visités...
A moins que tu ne nous gratifies carrément à nouveau d'un joli carnet ?...
Merci pour ton intervention. Je t'envoie un petit MP pour prendre des nouvelles et ne pas déranger tout le monde ici... | | | À: Lhorizon · 22 novembre 2024 à 19:30 · Modifié le 23 nov. 2024 à 9:32 Re: Mexique: la magie du Yucatan Message 33 de 45 · Page 2 de 3 · 790 affichages · Partager Mon histoire avec le Yucatan datant de 2012, je vais plutôt lire... 
Une question cependant : pas loin de Tulum, en direction de la réserve de Sian kaan il y avait une plage où tu pouvais nager avec des tas de tortues, j’ai pas le nom. Ça existe encore ? | | | Désolé, je n'ai pas la réponse à ta question, toutefois, je sais qu'il y a en effet pas mal de tortues aux alentours de Tulum puisque la barrière de corail qui est située au large (je ne sais plus si je l'ai écrit dans mon carnet mais c'est la deuxième plus grande de la planète après celle d' Australie) héberge une grande quantité de poissons, mammifères et reptiles marins, dont bien sûr les tortues. C'est donc un animal qu'on peut croiser fréquemment dans le coin.
J'ai entendu parler de la plage d'Akumal où l'on pourrait nager avec des tortues mais ce ne doit pas être ta plage car elle est située au nord de Tulum (et non pas en direction de Sian Ka'an). Aujourd'hui, le site serait (au conditionnel : je l'ai lu mais pas vérifié) complètement victime du tourisme de masse...
Enfin, je précise pour la petite histoire que la région de Tulum a énormément changé au fil des ans. Ma femme, qui y était allée il y a longtemps (plus de 25 ans, qu'est-ce que ça passe !) n'a pas reconnu dans cette grande ville le petit village de pêcheurs très roots qu'elle avait alors tant aimé... Il est possible que ta plage des tortues ait subi le même sort, même si ça fait nettement moins longtemps que tu y es allé pour faire trempette | | | Arff, je viens de googlemapper, je pense que c’est possiblement la plage d’Akumal dont il s’agit. C’était déjà un spot couru à l’époque mais tu pouvais snorkeler tranquille au milieu des tortues.
La réflexion de ta chérie ne m’étonne pas. Déjà en 2012 on sentait la pression immobilière de partout... | | | Bonjour,
Merci pour cette belle découverte ! Le Mexique est mon plus grand projet. Quelques amis à moi sont partis là-bas début 2023 et m'ont dit que ça valait vraiment la peine. Et ces belles photos ainsi que toute cette aventure que vous décrivez, c'est tout simplement ce qui me plaît. J'adore.
Merci pour ce beau partage. | | | Merci pour ce très beau récit de voyage de cette belle région que j ai parcouru dans le même sens que vous en 2019 ( Mexique un kaleidoscope de couleurs) J ai eu le même sentiment en ce qui concerne Tulum et j ai adoré nager dans les cenotes! Bonne soirée ! | | | Superbe carnet avec de belles photos. J'adore le Mexique j'y suis allée 3 fois, surtout pour la plongée en mer (avec les requins bouledogues) et cénotes ; j'ai aussi visité les sites Mayas, la reserve de la biosphère de Rio Lagartos. J'ai aussi fais la Péninsule du Yucatan et je rentre tout juste de La Paz en basse Californie ou j'ai plongé avec les Otaries (lion de mer) et j'y retourne l'année prochaine car les gens y sont adorables, on mange bien, c'est un pays magnifique. | | | Bravo pour ce carnet et pour ces très belles photos ! On a de très bons souvenirs du Yucatan (Noël 2007 en famille).
Le Forum reprend des couleurs... | | | Bonjour Pastani et merci pour ton commentaire 
Le Mexique est mon plus grand projet
Alors n'hésite pas à poser tes éventuelles questions, je serais heureux d'essayer d'y répondre et si je ne peux pas le faire, les autres lecteurs de ce carnet pourront sans doute t'aider.
Merci au passage aux trois derniers intervenants, Torpan, Sofisonsec et familleUS, je suis ravi d'avoir réveillé les si bons souvenirs que vous avez vous aussi de ce joli coin du globe... | Carnets similaires sur le Mexique: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 892 visiteurs en ligne depuis une heure! |