Groscaca · 9 mai 2013 à 12:25 · 152 photos 32 messages · 4 participants · 5 588 affichages | | | | 20. Jeudi 26 juillet 2012
Bran (Transylvanie, Roumanie) ==> Brasov (Transylvanie, Roumanie) ==> Prejner (Transylvanie, Roumanie ==> Viscri (Transylvanie, Roumanie) ==> Boiu (Transylvanie, Roumanie)
Nous sommes réveillés par le soleil à 8h30. Nous prenons un petit déjeuner léger avec ce qu’il nous reste, rangeons la voiture, prenons une douche et partons pour le château à quelques kilomètres du camping.
Nous y arrivons avant 10h. Il y a du monde, le château est bien restauré et aménagé. Au pied, beaucoup de boutiques touristiques exploitant le phénomène Dracula. Le circuit nous fait parcourir les différentes pièces du château, aménagé comme au début du XXème siècle. Un étroit passage secret nous permet de changer d’étage. Nous finissons la visite par la cour du château. Nous reprenons la route et rebroussons chemin jusqu’à Brasov, en repassant par Rasnov. Nous visitons le centre ville de Brasov organisé autour d'une grande place, mangeons dans un restaurant bon marché, et reprenons la route pour Prejner, à quelques kilomètres de là.
Le site de Prejner est classé par l’Unesco, et il le mérite. Au centre du petit village se dresse une grande église fortifiée assez différente de celles que nous visiterons les jours suivants dans la région. En effet, les remparts qui protègent la petite église sont parsemés de petites cellules numérotées, qui étaient attribuées à chaque famille du village quand celles-ci venaient s’y réfugiés en cas d’attaque. La visite du site est très libre, et on s’aventure dans des passages à l’intérieur des remparts, des petits escaliers de bois qui semblent peu sécurisés... Tout ça sans touriste ou presque. Nous quittons Prejner et prenons la route vers le nord-ouest. Nous quittons la route principale pour rejoindre le village rural de Viscri, lui aussi classé patrimoine de l’Unesco. La petite route qui y mène et assez mauvaise mais largement praticable. Nous buvons une bière dans le café du village avant de visiter son église fortifiée, très représentative des centaines d’autres qui se répartissent dans la région. Là encore, la visite est assez libre, et l’ascension de la tour de guet n’est pas rassurante.
Nous reprenons la route jusqu’à Sighişoara. Là, nous nous rendons au camping, mais celui-ci est petit et les tentes sont les unes sur les autres. Nous repartons, faisons quelques courses pour le soir, et partons dans les villages de campagne chercher un coin où dormir. Nous traversons ainsi par hasard le petit village de Boiu, où les autochtones nous dévisagent surpris. Juste après celui-ci, la route se transforme en piste. Non loin d’un grand bâtiment agricole, nous trouvons une aire d’herbe coupée où il semble que l’on ne gênera pas. Nous y dînons alors qu’une carriole de foin tirée par des chevaux passe à côté de nous sans que nous semblions les déranger. De rares voitures passeront dans la soirée en nous saluant. Après manger, la nuit tombe, les moustiques attaquent, nous nous réfugions dans la tente, regardons Route Irish de Ken Loach, et nous couchons.
Images : 1. Etape ; 2. Vue du château de Bran ; 3. Cour du château de Bran ; 4. Brasov ; 5. Cellules dans l'enceinte de l'église fortifiée de Prejmer ; 6. Eglise fortifiée de Viscri ; 7. Village de Viscri Images attachées: | | | Annonce · Sponsorisé | | | 21. Vendredi 27 juillet 2012
Boiu (Transylvanie, Roumanie) ==> Sighisoara (Transylvanie, Roumanie) ==> Biertan (Transylvanie, Roumanie) ==> Sibiu (Transylvanie, Roumanie) ==> Villages de la Marginimea Sibiuli (Transylvanie) ==> Gura Raului (Marginimea Sibiuli)
Nous nous réveillons à 8h30. Après le petit déjeuner, nous rangeons les affaires et faisons la vaisselle de la veille. Nous repartons à 9h30, en direction de Sighişoara à une dizaine de minutes de là. Nous nous garons dans le centre de la ville et rejoignons la citadelle par les rues piétonnes en passant sous la grande horloge que nous escaladons. Sur les murs d’un café, une pancarte indique que le petit immeuble est celui où est né Vlad Tepes, plus connu sous le nom de Dracula. Nous découvrons les différentes tours qui se dispersent le long des remparts : chacune d’elles était entretenue par une corporation de métier. Nous grimpons à l’aide d’un escalier couvert en bois jusqu’à une petite église dont on visite la petite crypte qui serait en fait l’ancienne église sur laquelle la nouvelle a été construite. Nous nous promenons dans le joli petit cimetière à côté de l’église, et redescendons le long des remparts. Nous buvons une bière dans un café au pied de la citadelle et rejoignons la voiture. Nous y découvrons une amende de stationnement.
Nous reprenons la route vers le sud ouest et quittons une nouvelle fois la route principale pour nous rendre à Biertan, petit village classé au patrimoine de l’Unesco, pour son église fortifiée. Nous y mangeons dans le restaurant d’une pension où nous y rencontrons avec un Français venu travailler en Roumanie avec lequel nous échangeons quelques mots.
Après manger, nous visitons l’église fortifiée. C'est le midi et celle-ci est fermée mais nous pouvons gratuitement pénétrer à l’intérieur des remparts qui la protègent.
A 14h, nous reprenons la route vers Sibiu où nous faisons halte à 16h. Dans le centre de Sibiu, trois places se succèdent, proches. La première que nous découvrons est la plus petite. Nous accédons à la seconde par un passage couvert. Celle-ci, un peu plus grande, est bordée de beaux bâtiments à arcades. On accède à la troisième place par un nouveau passage. Cette dernière, beaucoup plus grande, est bordée de vieilles maisons et d’un grand palais. Au centre de la place, piétonne, des enfants jouent dans de grands jets d’eau. Nous nous promenons dans une grande rue piétonne avec de nombreux bars, et revenons à la grande place y boire une bière avant de retourner à la voiture.
Nous partons vers l’ouest et quittons la route principale pour traverser les petits villages pittoresques de la Marginimea Sibiuli. Les villages pittoresques avec des vieux assis devant leurs maisons de pierres se succèdent : Cristian, Orlat, Sibiel, Saliste, Tilisca... A Poiano Sibiu, à l’heure de la sortie de la messe, nous nous arrêtons faire quelques courses dans un petit magasin où une dame nous aide à nous faire comprendre.
Nous cherchons notre chemin pour rejoindre la route principale, nous engageons sur une piste à travers le village mais une vieille nous conseille en anglais de faire demi-tour et de rejoindre la route à Tilisca. Nous suivons ses conseils, mais alors que nous descendons la montagne, il se met à pleuvoir. Arrivés à Tilisca, c’est un vrai déluge. Nous décidons de nous arrêter dîner dans un restaurant routier et envisageons de trouver un hôtel pour le soir, vu les trombes d’eau qui s’abattent sur la région. Mais après manger, la pluie s’est calmée et nous décidons d’aller chercher un coin où planter notre tente. Nous revenons vers Sibiu. A Cristian, nous reprenons la route vers Orlat et partons vers le petit village de Gura Râului, au pied des montagnes. Nous traversons le village encaissé, et à la sortie de celui-ci, nous voyons une petit pré entre la petite rivière et la colline. Nous nous y garons, installons la tente, regardons Invictus et nous couchons.
Images : 1. Etape ; 2. Sighisoara ; 3.Sighisoara ; 4. Sighisoara ; 5. Biertan ; 6. Sibiu ; 7. Sibiu ; 8. Sibiu ; 9. vieille à Sibiu ; 10. village de la Marginimea Sibiuli ; 11. Marginimea Sibiuli Images attachées: | | | 22. Samedi 28 juillet 2012
Gura Raului (Transylvanie, Roumanie) ==> Câlnic (Transylvanie, Roumanie) ==> Grotte de l’ours (Chiscau, Crisana, Roumanie) ==> Derecske (Hongrie) ==> campagne près de Debrecen (Hongrie)
Nous nous levons à 9h, réveillés par les cloches des vaches, sur la colline de l’autre côté de la rivière. Nous y apercevons des remontées mécaniques, signe que la montagne est utilisée pour le ski l’hiver.
Nous reprenons la route dans le sens inverse, nous arrêtons dans le village acheter de quoi petit-déjeuner et rejoignons la nationale pour repartir vers l’ouest. Nous nous arrêtons à Câlnic pour visiter l’église fortifiée, assez semblable aux autres, avec un sellier en plus pour le vin.
Nous reprenons la route vers l’ouest et à Deva, nous empruntons une petite route qui file vers le nord ouest et Oradea, à travers les Monts Apuseni. Nous nous arrêtons déjeuner dans les champs.
A 16h, nous nous arrêtons à la Grotte de l’Ours. Le préposé au parking nous indique de prendre un pull, et nous suivons son conseil. Nous grimpons à pied en une dizaine de minutes jusqu’à l’entrée de la grotte, protégée par un grand bâtiment moderne. Nous payons et attendons que le groupe soit assez important pour qu’un guide nous conduise dans la grotte. C’est le cas un quart d’heures après notre arrivée, et nous y pénétrons. Il n'y fait qu'une dizaine de degrés. La visite est en langue roumaine, et nous ne comprenons évidemment rien. Un Roumain parlant français nous fait de temps en temps une traduction sommaire. La grotte est assez vaste et intéressante sans être exceptionnelle. Elle tient son nom à un squelette d'ours conservé au centre de la grotte. La visite dure une quarantaine de minutes, et nous redescendons au parking par une route où se succèdent les petits stands de souvenirs.
Nous repartons vers le nord-ouest à 17h30. Nous passons à Oradea sans nous arrêter, puis nous parcourons rapidement les quelques kilomètres vers l’ouest qui nous séparent de la Hongrie.
Nous prenons la route de Debrecen, et nous arrêtons à Derecske afin de tirer des Forints, monnaie locale. Nous n'y trouvons pas de restaurant, et reprenons la route vers Debrecen. Quelques kilomètres plus loin, nous trouvons un motel restaurant et nous y arrêtons. Nous avons du mal à nous faire comprendre, la langue hongroise ne ressemblant ni à une langue slave ni à une langue latine. De toute manière, il n’y a qu’un seul menu, et n’avons pas à choisir. Ainsi, nous mangeons une soupe avec des morceaux de viande et un plat de pâtes à la crème. Nous apprécions le repas mais il fait très chaud et suons à grosses gouttes. Dans la pièce presque vide, le patron zappe à la télé. Nous voyons défiler à notre grand étonnement le film français Taxi, un autre film avec Louis de Funès, puis Fort Boyard. Mais le tenancier n’est pas francophile et choisit finalement un match de foot local.
Nous sortons du restaurant, heureux de prendre l’air. Nous reprenons notre chemin à la recherche d’un lieu où dormir. Nous quittons la route principale peu avant Debrecen dans un petit hameau au hasard. Nous traversons le hameau, la route se transforme en chemin, qui se rétrécit au fur à mesure que nous progressons. Nous traversons un bois, longeons plusieurs fermes où des chiens nous chassent, et trouvons finalement une grande aire d’herbe à l’entrée d’une forêt. Nous installons la tente, nous lavons (à l’eau gazeuse, achetée à Derecske, nos réserves d’eau étant vides), regardons Irréversible sur l’ordinateur et nous endormons.
Images : 1. Etape ; 2. Bivouac à Gura Raului ; 3. Câlnic ; 4. Grotte de l'Ours ; 5. Bivouac près de Debrecen Images attachées: | | | Bravo pour ce CR. Circuit très original, assez unique! | | | 23. Dimanche 29 juillet 2012
Campagne près de Debrecen (Hongrie) ==> Debrecen (Hongrie) ==> Tokaj (Hongrie) ==> Eger (Hongrie)
Nous nous levons vers 9h, rangeons les affaires et partons. Nous retrouvons avec difficulté la route de Debrecen, où nous nous garons près du centre-ville. Près du parking, nous achetons de quoi petit déjeuner dans un petit magasin. Je n’aime pas ma pâtisserie et la donne à David. Nous nous promenons une demi-heure dans le centre ville aéré et presque désert en ce dimanche matin. Nous regagnons la voiture et reprenons la route vers Tokaj.
Nous arrivons en fin de matinée à Tokaj, petite ville dédiée au vin, au pied d’une colline. Nous trouvons une cave et y descendons. Une carte propose la dégustation de plusieurs vins blancs différents, par verre de 5 cL. Nous en dégustons chacun 5 ou 6 différents, en finissant par un vin un peu plus cher que les autres. Nous achetons chacun une bouteille de demi sec parmi les vins que nous avons gouttés pour l’offrir à nos parents respectifs.
Nous sortons de la cave à 13h, sans avoir mangé, et les effets du vin se font sentir. Nous déjeunons dans un restaurant sur la petite place centrale de la ville en dégustant une bière, puis nous nous étendons sur l’herbe au bord de la rivière pour digérer, à côté de pêcheurs.
Digestion faite, vers 15h, nous reprenons la route vers Eger. Nous traversons la ville de Miskolc et nous y perdons avant de retrouver notre chemin. La route entre Miskolc et Eger est montagneuse. Nous nous arrêtons à une source remplir quelques bouteilles d’eau.
Nous arrivons à Eger en fin d’après midi, et décidons de rejoindre un camping et de ne visiter la ville que le lendemain. Nous en trouvons un peu éloigné du centre, et nous nous installons. Le ciel s’assombrit et l’orage menace, et nous décidons, bien qu’il soit à peine 19h, de préparer le dîner avant le déluge. Mais l’eau des pâtes ne boue pas encore lorsque des trombes d’eau s’abattent sur le camping. Nous nous réfugions dans la cuisine ouverte du camping et y mangeons. La pluie cesse, je traîne sur internet et fais la vaisselle pendant que David se rase.
A l’entrée du camping, il nous avait été donné un bon pour une consommation gratuite au bar à vin en face du camping. Nous décidons donc de nous y rendre. Nous buvons notre verre de vin devant la télé où sont diffusés les jeux olympiques. Nous commandons un deuxième verre de vin alors qu’un nouvel orage gronde au loin. Tout à coup, la télé s’éteint en plein milieu d’une course de natation féminine où la Française est en tête. Quelques minutes plus tard, l’orage éclate, et nous nous réfugions avec les autres clients sur la table la moins exposée du bungalow ouvert. Mais l’orage redouble et le vent souffle en tempête. Nous sommes alors obligés de nous réfugiés dans les toilettes du bar. Nous attendons ainsi près d’une heure que l’orage se calme, avec la crainte que la tente se soit envolée au camping. Le patron, dépité, nous offre un fond de Palinka, eau de vie locale. D’après lui, c’est le deuxième orage violent de l’année, mais il n’y en avait pas eu des semblables ces dix dernières années.
Il est 22h passé quand la pluie se calme suffisamment pour que l’on court jusqu’à notre tente, avec d’autres clients. Le chemin est gorgé d’eau et nos pieds s’enfoncent dans la boue. La tente n’a pas bougé, nous sommes soulagés. Nous nous y réfugions, regardons la première demi-heure de Super 8 avant de nous endormir au son de la pluie sur notre toile de tente.
Images : 1. Etapes ; 2. Debrecen ; 3. Tokaj ; 4. Rivière à Tokaj Images attachées: | | | À: Groscaca · 11 mai 2013 à 0:56 · Modifié le 11 mai 2013 à 9:51 Re: Un mois à travers l' Europe de l'Est, été 2012, de Fontainebleau à Sébastopol Message 26 de 32 · Page 2 de 2 · 1 220 affichages · Partager 24. Lundi 30 Juillet 2012
Eger (Hongrie) ==> Roznava (Slovaquie)
Nous nous levons vers 9h, petit-déjeunons et allons sur internet quelques minutes grâce au wi-fi du camping. Nous rangeons nos affaires puis discutons une vingtaine de minutes avec une famille savoyarde qui nous avait promis la veille de nous montrer leur guide du Routard sur la Hongrie. Il nous incite à nous rendre aux termes, spécificité insolite hongroise. Nous discutons également de nos voyages respectifs. Nous les quittons, prenons une douche, et allons nous garer dans le centre d’ Eger.
Nous visitons d’abord sa cathédrale, puis nous nous rendons dans le centre ville piéton, autour d’une jolie petite place. Nous grimpons ensuite au château, qui nous déçoit. Outre les remparts, il ne reste pas grand-chose de l’édifice. Dans la ville, nous pouvons constater les séquelles de l’orage de la veille : de nombreuses branches cassées jonchent le sol ça et là.
Nous redescendons dans le centre-ville historique, plus intéressant que le château, et déjeunons dans un restaurant sur la place. Au milieu du repas, il se met à pleuvoir et nous nous réfugions sur une terrasse couverte dans l’arrière cour du restaurant.
Nous regagnons la voiture et cherchons les fameux termes. Nous les trouvons près de la piscine municipale, payons les droits d’entrée puis le vestiaire. Le complexe est composé de plusieurs piscines extérieures, chacune différente par la température ou la nature de l’eau. Le bain le plus populaire est le bain chaud. La profondeur ne dépasse pas 1m30, le public est assis, discute en se relaxant. D’autres bains proposent des bulles ou des jets d’eau. Nous y restons environ 2h, et repartons.
Il est près de 17h quand nous prenons la route vers la Slovaquie. La frontière n’est pas différente d’une frontière entre deux départements, en pleine campagne. Nous roulons vers Roznava et nous arrêtons bivouaquer le long d’une rivière au pied des montagnes près de la ville. Nous dînons, regardons la fin du film Super 8 et nous couchons, alors qu’il est encore tôt.
Images : 1. Etape ; 2. Cathédrale d'Eger ; 3. Centre historique d'Eger ; 4. Bivouac près de Roznava, en Slovaquie Images attachées: | | | 25. Mardi 31 juillet 2012
Roznava (Slovaquie) ==> Spissky Hrad (Slovaquie) ==> Bardejov (Slovaquie) ==> Wadowice (Pologne)
Nous nous réveillons vers 8h30, déjeunons, rangeons et reprenons la route. Nous traversons les montagnes du centre du pays, puis les redescendons au nord. Nous roulons vers l’est, traversons le centre ville de Levoca, sans nous y arrêter, puis arrivons à Spissky Hrad, grand château médiéval situé au sommet d’une grande colline rocheuse, et que l’on peut apercevoir de loin. Le parking se trouve sur la colline, mais il faut encore grimper au sommet à pied pendant quelques minutes pour atteindre le château. Celui-ci est très bien conservé, que ça soit le donjon ou les remparts. La visite est très intéressante. Dans une grande pièce, un trio de jeunes musiciens habillés à la mode médiévale joue des morceaux célèbres à la manière baroque. David reconnaîtra du Michael Jackson.
Le château visité, nous reprenons la route vers le nord est et la ville de Bardejov. Nous nous arrêtons après Presov dans un restaurant au bord de la ville. C’est un self service à volonté, pour 4 €. Nous mangeons en accompagnant notre repas d’une sorte de coca local au goût de réglisse et que tout le monde semble prendre : le Kofola.
Nous reprenons la route et arrivons en début d’après-midi à Bardejov. Le vieux quartier est restreint, autour d’une grande place vide au centre de laquelle trône un bâtiment médiéval occupé par un musée. Autour de la place s'organisent de belles maisons et une grande église. Nous la visitons ainsi que sa tour de laquelle nous avons une belle vue sur la ville. Nous redescendons, buvons une bière dans un des cafés qui bordent la grande place, et retournons à la voiture.
La Pologne n’est qu’à quelques kilomètres, et nous l’atteignons rapidement. Là encore, la frontière, en pleine campagne, n’est plus réellement matérialisée. Nous n’avons plus d’essence et traversons des villages sans l’ombre d’une station. Nous nous en faisons indiqués une et finissons par faire le plein, soulagés. Nous roulons vers l’ouest et Auschwitz. Le long de la route, des maisons à perte de vue. Parfois dispersées, parfois plus regroupées au centre des villages, mais pas un kilomètre sans une construction. Les champs et les bois se trouvent derrière les maisons, sur le flanc des collines. Nous nous arrêtons près d’une rivière large mais peu profonde (pas plus de 30cm) et hésitons à nous installés sur un îlot pour la nuit. Nous renonçons sagement, continuons notre route, que nous quittons quelques kilomètres plus loin. Nous tournons dans les villages à la recherche d’une pelouse où planter la tente, et nous finissons par nous installer dans un pré desservi par un chemin de terre. Il est 18h, il se met à faire froid, nous devons sortir les pulls. L’eau des pâtes a du mal à chauffer, mais nous finissons par manger, avant de nous réfugier dans notre tente. Je garderai mon sweat et mes chaussettes pour passer la nuit. Nous regardons La Guerre des Bouton versions 2012 (assez médiocre) avant de nous coucher.
Images : 1. Etape ; 2. Spissky Hrad ; 3. Spissky Hrad ; 4. Spissky Hrad ; 5. Spissky Hrad ; 6. Bardejov ; 7. Bardejov (vue de la tour de l'église) Images attachées: | | | 26. Mercredi 1er août 2012
Wadowice (Pologne) ==> Camps d’Auschwitz Birkenau (Oswiecim, Pologne) ==> Cieszym (Frontière tchéco-polonaise, Pologne) ==> Modrice (Banlieue de Brno, République Tchèque)
La nuit a été fraîche, mais nous avons pris nos précautions. Nous nous réveillons alors que le soleil réchauffe notre tente. Nous rangeons les affaires, faisons la vaisselle de la veille, petit-déjeunons, et repartons vers le site d’ Auschwitz-Birkenau, dans la ville polonaise d’Oswiecim. Nous y arrivons à 10h30 et nous garons sur le grand parking. Beaucoup de touristes sont présents. Nous trouvons une poste à l’intérieur de l’entrée du site, et David en profite pour envoyer ses cartes, achetées en Hongrie et écrites en Slovaquie. Nous passons à la caisse du site à 10h35, 5mn après le départ du groupe français de 10h30. Nous devons attendre 12h15 le départ du prochain groupe francophone ! Je vais à la voiture chercher l’ordinateur et mes notes afin d'avancer dans la rédaction du carnet de voyage, ainsi que des livres et nous patientons une heure et demi à l’entrée. A l’heure prévue, notre guide nous fait entrer. Nous sommes séparés en deux groupes francophones d’une vingtaine de personnes. La guide nous apprend que la visite dure 4h ! Nous visiterons le camp d’ Auschwitz, puis prendrons une navette qui nous amènera à celui plus récent d’ Auschwitz-Birkenau. Tout çà le ventre vide !
La visite est intéressante mais difficile. Les visages se ferment au fur à mesure, certains pleurent, d’autres sont assommés. Dans les baraquements du premier camp, un musée retrace la vie des prisonniers, avec photos et objets divers ayant appartenu aux détenus. Le plus marquant reste sans doute l’énorme tas de cheveux ainsi que celui de chaussures provenant des détenus. La visite du premier camp se termine par celle de la petite chambre à gaz et des fours crématoires adjacents . A 14h15, la guide nous laisse quinze minutes avant de prendre une navette nous amenant au deuxième camp, beaucoup plus vaste, d’ Auschwitz-Birkenau. Nous en profitons pour boire un peu d’eau et grignoter des chips.
Nous arrivons donc avant 15h au deuxième site, beaucoup plus vaste et aéré. Nous y longeons le chemin de fer construit peu avant la fin de la guerre, jusqu’aux ruines des deux grandes chambres à gaz dynamitées par les nazis avant la libération du camp. Entre les deux ruines est bâti un mémorial.
Nous revenons à l’entrée du camp en traversant le quartier des femmes. Nous visitons deux baraques aux lits superposés, une en brique et une en bois. Nous terminons la visite par une baraque destinée aux « sanitaires ».
Nous reprenons la navette pour le premier camp et repartons à 16h30, direction la République Tchèque. Nous nous arrêtons à la ville frontalière de Cieszyn, côté polonais, pour manger, malgré l’heure. Le centre-ville est mignon, nous « déjeunons » dans un restaurant sur la place.
Nous repartons, et 100 mètres plus loin, traversons la frontière en même temps qu’une rivière, et entrons dans la ville tchèque de Cesky Tesin. Nous prenons une grande route puis une autoroute vers l’ouest, direction Brno.
A 20h30, à quelques kilomètres de Brno, nous quittons l’autoroute pour découvrir le champ de bataille d’ Austerlitz. Nous nous arrêtons près d’une plaque représentant un plan de la bataille. Grâce à ce plan que nous photographions, nous parvenons à la tombée de la nuit au monument de Pracky Kopek, sur une colline en pleine campagne. Deux couples d’amoureux profitent de la vue sur Brno et sa région, l’un sur le monument, l’autre sur la pelouse au pied de ce dernier.
La nuit est tombée lorsque nous repartons vers Brno, à une quinzaine de kilomètres de là, à la recherche d’un camping. Les indications du Lonely Planet sont trop vagues et surtout elles sont écrites pour les piétons s’y rendant en transport public. Nous quittons Brno pour Modrice où le guide indique un second camping. Nous trouvons le lieu, mais depuis 2001, le motel camping s’est transformé en motel tout court. Nous campons donc sur une pelouse, le long d’un chemin qui longe des jardins, alors que la soirée est bien avancée.
Images : 1. Etape ; 2. Mur d'exécution à Auschwitz ; 3. Auschwitz ; 4. Auschwitz-Birkenau ; 5. Auschwitz-Birkenau ; 6. Auschwitz-Birkenau ; 7. Monument de la bataille d'Austerlitz Images attachées: | | | 27. Jeudi 2 août 2012
Modrice (Banlieue de Brno, République Tchèque) ==> Telc (République Tchèque) ==> Jihlava (République Tchèque) ==> Kutna Hora (République Tchèque) ==> Salnec (près de K. Hora, République Tchèque) ==> Prague (République Tchèque) ==> Plzen (République Tchèque)
Nous nous levons tôt, à 7h30, pour ce dernier jour de visite. Nous rangeons rapidement les affaires et prenons l’autoroute en direction de Prague. Rapidement, nous la quittons pour nous rendre à Telc, petite ville au milieu de l’eau, classée au Patrimoine de l’Unesco. Nous y arrivons avant 10h.
Le centre ville historique se résume à une assez grande place autour de laquelle sont bâties des maisons au style architectural unique, ainsi qu’une église (au sommet de la tour de laquelle nous grimperons) et un petit château transformé en musée (que nous ne visitons pas). Au centre de la place, une statue, une fontaine, et plus loin, un tout petit jardin.
Nous quittons la ville vers 11h30. Nous empruntons des petites routes en direction du nord, nous nous perdons dans la campagne parsemée de petits lacs et rejoignons Jihlava où nous faisons halte pour déjeuner. Nous trouvons un bar à steak offrant le wifi, et nous pouvons avant le repas trouver l’adresse d’un camping à Plzen et préparer le trajet pour y accéder, pour le soir.
Après manger, nous reprenons la route vers le nord. Nous arrivons en début d’après-midi à Kutna Hora. Nous nous garons, faisons un tour dans le centre ville qui n’a rien d’exceptionnel, trouvons un plan sur lequel nous trouvons l’ossuaire de Salnec que nous voulons voir. Nous reprenons la voiture et rejoignons l’ossuaire à quelques kilomètres de là. Il s’agit d’une petite église décorée intégralement d’os humains (dont de nombreux crânes). Dans les coins, quatre grands tas d’os organisés. Nous lisons sur la feuille plastifiée écrite en français que l’ossuaire serait composé d’os de plus de quarante mille hommes et femmes. Le résultat est spectaculaire.
Nous reprenons la route pour Prague, dont nous atteignons le centre vers 17h30. Nous n’avons pas le temps de nous y arrêter : nous avions choisi d'éviter les capitales, peu pratiques à visiter en voiture et dont les visites sont chronophages. Nous traversons quand même le centre historique non piéton pour en avoir un aperçu. Nous croisons une équipe de sport en survêtement, accompagnée d’un staff imposant nous faisant penser qu’il s’agit d’une grosse écurie. Une centaine de mètres plus loin, nous trouvons, garé, le bus du club italien de Parme.
Nous quittons Prague par l’ouest et regagnons l’autoroute. Nous fonçons vers Plzen et le camping que nous avons trouvé sur internet le midi même. Nous n’entrons pas dans la ville, faisons des courses pour le petit déjeuner et le pique-nique du lendemain dans un grand Tesco, faisons le plein d’essence, et rejoignons le camping, autour d’un lac que les baigneurs quittent en cette fin d’après-midi.
Au camping, nous sortons toutes nos affaires pour les séparer. Ce sera ça de moins à faire le lendemain soir, quand nous serons épuisés par une journée passée sur l’autoroute. Nous dînons, allons boire une bière au bar, puis nous allons faire la vaisselle avant de nous coucher dans notre tente. Nous en profitons également pour régler les derniers détails et rendez-vous avec les co-voyageurs que nous devons passer prendre le lendemain.
Dans la nuit, nous sommes réveillés par un groupe de 3 jeunes s’amusant à faire de la boxe en parlant assez fort, sans se soucier du sommeil des autres campeurs. David finira par leur demander d’arrêter, alors qu’ils jouent à quelques mètres seulement de notre tente. Quelques minutes plus tard, il se mettra à pleuvoir abondamment et le calme reviendra sur le camping.
Images : 1. Etape ; 2. Bivouac à Modrice ; 3.Telc ; 4. Telc ; 5. Telc ; 6. Ossuaire de Selnec, Kutna Hora ; 7. Ossuaire de Selnec, Kutna Hora ; 8. Prague 9. Equipe de football de Parme en visite à Prague Images attachées: | | | 28. Vendredi 3 août 2012
Plzen (République Tchèque) ===> Heidelberg (Allemagne) ==> Reims (France) ==> Champagne-sur-Seine (France)
David se réveille à 8h30. Nous sommes en retard, et rangeons le plus rapidement nos affaires. Nous quittons le camping vers 9h. C'est le jour du retour. Sur le chemin, nous devons prendre trois co-voyageurs qui ont fait appel à nous cette dernière semaine : •Un co-voyageur d’Heidelberg en Allemagne à Reims•Brice, Un co-voyageur de Reims à Savigny-le-temple •Myriam, Une co-voyageuse de Reims à Fontainebleau
Nous prenons l’autoroute à Plzen, traversons vers 10h la frontière allemande. Ca roule bien, malgré quelques travaux. Nous rejoignons Heidelberg et sa gare où nous récupérons un étudiant français en Erasmus à Munich et de retour chez lui pour le mois d'août.
Nous arrivons à Reims en milieu d'après-midi. Nous déposons notre compagnon de voyage, et nous arrêtons laver la voiture dans une station : nous sommes en avance sur notre rendez-vous avec Brice et Myriam à la gare de Reims.
Nous arrivons avec difficulté à la gare, aidés par un jeune qui nous proposera de le suivre après nous avoir pourtant klaxonnés. Nous récupérons nos deux co-voyageurs avec qui nous faisons connaissance, et roulons jusqu'en région parisienne. Nous passons à Savigny déposer Brice puis à Fontainebleau pour Myriam. Nous sommes à Champagne-sur-Seine en début de soirée. David récupère ses affaires dans le coffre et repart chez lui dans sa voiture.
Images : 1. Etape ; 2. Lavage à Reims Images attachées: | | | Bonjour,
Un beau récit d'un dense et intensif parcours me remémorant bien des souvenirs et m'ouvrant qqs portes pour notre voyage de cet été en République Tchèque. | | | Salut,
Merci tout d'abord pour ton récit, et le travail de composition! Tu as dû y passer quelques heures... mais du plaisir pour toi et tes lecteurs. J'ai vu que tu étais passé par la Roumanie ou je veux aller fin mai. Je recherche des coéquipiers, suite à l'annonce en lien ci-dessous: ICI Si tu as des connaissances qui recherche un voyage original, merci de m'en faire part. Fred! | Carnets similaires sur l'Europe de l'Est: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 116 visiteurs en ligne depuis une heure! |