Natashquan.
"Là où l'on chasse l'ours"
La route 138 la relie à
Montréal depuis 1996.
Nous y sommes restés deux jours.
Le temps n'a pas été très clément et il faisait assez froid.
Pas question de baignades..pourtant il y a normalement moyen.
Mes jeunes se sont posés pas mal de questions durant ce séjour sur la
côte nord et particulièrement ces derniers jours. Ils se demandent de quoi les gens vivent, que font ils comme travail, où font ils leurs courses et surtout ce que font les jeunes...C'est vrai que pour des jeunes quasi citadins, la vie en région n'a pas beaucoup d'attrait...
Et je pense qu'il faut naître dans ce genre de contrée pour l'apprécier vraiment.
Mais certains y viennent et y restent.. à ce moment il y avait un jeune Belge qui était tombé en amour avec la région et qui s'y était installé. Il s'occupait de la bibliothèque.
Notre hôtesse ne passera pas le séjour avec nous car elle emmène les jeunes du village à
Québec. Et elle nous explique que pour eux c'est vraiment la fête!
Il y a une maison des jeunes qui organise pas mal d'activités.
La vie ici est plus chère que dans le reste du
Québec...de l'essence à la nourriture.
Pas de "grande surface" pour ses courses, juste une petite supérette.
On s'organise autrement...
Du village se dégage une impression de calme et de tranquillité et il y a de belles balades à faire, le long du littoral ou plus dans les terres, entre les épinettes.
C'est le village où Gilles Vignault a encore une maison.
Si vous venez jusqu'ici, prenez le CD qui vous guide et vous conte la route jusqu'à
Natashquan.
Il se prend à Havre Saint Pierre et se rend à l'office du tourisme de
Natashquan.
On entre à
Natashquan par un vieux pont étroit en bois.
Un ami québecquois m'a demandé de photographier le centre pour le lui montrer.
J'ai donc fait une photo de la supérette et de l'église en face.
j'ignorais que la dîme existait encore..
Il n'y a pas vraiment de centre ville je pense.
Le village s'étire le long de la route.
Un des attrait principal est composé de 12 petits chalets ou magasins, qui se trouvent sur une presqu'île.
C'est un lieu qui se nomme "les galets". (le nom désigne à la fois le rocher où ils se trouvent et les chalets)
Autrefois, à l'époque où le village vivait de la pêche, chaque famille avait son petit chalet et y entreposait ses outils, y travaillait le poisson...
Il y en avait 36.
En restent 12 qui sont classés au site patrimonial du
Québec.
Mais si vu de loin ils sont magnifique, les voir de près rend un peu triste car ils sont pour la plupart très délabrés.
La pêche était une des principales activités dans le temps et le village vivait en grande partie de ses revenus.
Mais la pêche intensive, le raclage des fonds marins qui a détruit l'habitat de beaucoup de poissons, a fait péricliter cette activité. (et le moratoire du début des années '90 y a mis fin)
Notre petit inukshuk.
Nous avons fait quelques belles balades.
Demain nous