Après ce petit paradis qu'est Ly Son, j'ai pris un train vers
Nha Trang.
Nha Trang, c'est exactement comme wikitravel le décrit : la plus célèbre ville-station balnéaire du
Vietnam.
Le scooter-taxi que j'ai pris à la gare me dépose au "centre ville", qui est en réalité un aggloméra d'hôtels, restaurants, bars et autres boutiques souvenirs. Une jolie plage, bien trop grande pour le nombre de touristes présents à ce moment là, une rangée de palmiers, un passage piéton, une route, une rangée d'hôtels, une rangée de bars, une rangée d'hôtels...
On dirait la Costa Brava, la bétonïte aïgu a frappé sur toute la longueur de la côte. Ca va de l'hôtel 12 étoiles avec piscine à débordement (surement parce qu'un gros monsieur se baigne dedans) à la guesthouse décorée dans le style bambou colonial.
Si vous cherchez un endroit pour rôtir, euh pardon, bronzer, c'est le bon, avec toute la gamme possible et immaginable de resto, de la cuisine vietnamienne authentique à la pizzeria en passant par le grill-burger, mais aussi des bars qui vous proposent sans même que vous demandiez tout ce que vous pouvez imaginer, du verre de coca à l'herbe magique, je veux dire le thé maison biensur, en passant par les massages et plus si affinités.
J'ai donc comme vous vous en doutez passé 3 semaines là...
Etape suivante,
Ho Chi Minh City, via un bus couchette, bon marché et presque pas trop inconfortable.
La ville propose, enfin les agences et autres boutiques pour touristes, de visiter différentes choses, et parmis elles, le musée de la guerre et les tunnels
Cu Chi.
Commençons par le musée : en plein milieu de la ville, les drapeaux qui flottent au dessus du toit, rouge avec un joli marteau jaune donne une indication sur le ton général.
Je pensais faire un petit reportage photo de l'intérieur, voir une vidéo, mais je ne le ferai pas pour deux raisons. La première, c'est parce que les images sont dures et n'ont pas leur place ici. La seconde, c'est que ce "musée", en fait cette galerie de photos, est ni plus ni moins qu'une peinture où vous pouvez voir les atrocités de la guerre, avec une non-objectivité flagrante et un anti-américanisme qui en devient malsain. Ce ne sont pas de fausses images, et c'était vraiment moche le
Vietnam à ce moment là, mais pas uniquement dans ce sens là. Donc voilà, aller vous faire votre propre opinion sur ce "musée", j'en raconterai pas plus ici.
L'autre visite que l'on vous suggère partout, se sont les tunnels
Cu Chi. Il s'agit d'un réseau de tunnel creusés par les Vietnamiens pour se défendre de l'agresseur américain.
La visite est toute orchestrée au départ de
Ho Chi Minh, pour 6 petits dollars, et on commence par le trajet. Environ 40km, on annonce 2h, faute au traffic. Et effectivement, ça nous a pris 2h... car nous avons stoppé, au bout d'1h de route et à 30 minutes de notre destination. Pourquoi ? Pour voir des gens en train de découper, peindre, vernir, polir, des souvenirs tout parfaits pour touristes. On nous présente ces personnes, handicapées à divers degrés, comme victimes des horreurs américaines (traduction littérale), et on nous suggère de faire un geste pour eux. Après 30 minutes à attendre à cet endroit désert, juste un hangar au milieu de nul part, que quelqu'un achète (ou pas...) un souvenir, on termine notre trajet.
Pendant les 1h30 de trajet, notre guide, qui se présente comme vétéran de la guerre, possible, a parlé environ 1h29. Que de jolis anecdote sur où il était, ce qu'il a vu, sa famille, ses enfants... Bref, au bout de 10 minutes, j'ai mis mon iphone en mode mp3...
Une fois payée les 80 000 VND de l'entrée, en plus des 6$, on commence par une vidéo, de 10 minutes, qui vous montre ce merveilleux endroit qu'était
Cu Chi avant la guerre, et même si les images sont en noir et blanc, en effet, ça avait l'air fantastique, authentique, une vraie carte postale.
Puis direction la forêt, et premier arrêt devant une petite trappe, porte de sortie d'un des tunnels. C'est gros comme une boite de chaussure, et notre vétéran nous explique qu'ils ont fait ça taille vietnamienne pour piéger les gros américains gonflés aux burgers, euh pardon à la muscu. On vous propose d'essayer d'y descendre, et effectivement, même avec mes 65 kG tous mouillés je peine à m'y glisser.
Plus loin, on vous montre, toujours avec une petite anecdote du vétéran, qui a apparement rencontré chacune des pierres de cet endroit, ça en devient louche, en rajouterait-il 3 tonnes... hum... Peu importe, je disais donc, on vous montre toute une série de pièges, tous présentés comme très ingénieux et fait avec 3 bambous, ce qui est vrai.
Mais voilà, c'est ce qui m'a un peu dérangé ici, et plus globalement dans les visites "autour de la guerre" que l'on vous propose depuis
Ho Chi Minh : soit c'est de l'anti-américanisme primaire : on le présente comme le grand vilain de l'histoire, soit de l'anti-américanisme plus subtile : on vous présente le combattant vietnamien comme extrêment intelligent, résistant, un génie de la guerre.
Et autant c'est vrai que les Vietnamiens ont gagné cette guerre et on fait preuve de stratégie et d'intelligence, que les américains ont fait des horreurs sur place, autant il est également vrai que à la fois les horreurs et les choses intelligentes ont eu lieu des deux côtés.
Tout cela manque d'objectivité et d'humilité, même s'il y a une certaine logique à ne pas être 100% objectif, je trouve que ça va trop loin dans l'autre sens...
Bref, un peu trop "noires" ces visites que l'on vous propose à grand coup de "Hello, hello, sir ? Nead a tour ? Sir ?". Si vous venez à
Ho Chi Minh, essayez de ne pas enchaîner ces visites relatives à la guerre, mais plutôt d'aller explorer un peu la ville, même si très honnêtement, c'est une grande (9 000 000 de personnes) ville asiatique, et donc, vous trouverez :
Des boutiques de luxe : Dior, Chanel, Gautier, H&M, ils sont tous là.
Des boubouis où manger un pho ou un fried rice pour 3 fois rien (3xRien ça fait 20000 VND).
Des grands building en construction : la bétonïte aïgu prend de plus en plus de hauteur, et tout en haut du chantier, un gros panneau Bouygues Construction, se nom me dit quelque chose, mais quoi...?
Des attrapes touristes : autrement dit, des agences de voyages locales.
Des gens qui vous crient : "motorbike, motorbike" et qui systématiquement vous annonce un prix au moins double de ce que vaut vraiment votre trajet.
Enfin voilà, vous avez compris l'idée.
Voilà, aujourd'hui j'ai donc quitté
Ho Chi Minh et le
Vietnam, après un mois, en n'avion, direction le
Laos d'où je vais descendre gentillement pour être à
Bangkok le 2 août, encore un mois d'Asie donc...