Salut Matthieu,
Comme on a déjà pas mal causé, mais peut-être de manière un peu désordonnée, voici une petite synthèse.
Les marchesLe DOC (Department of Conservation –
www.doc.govt.nz
) est l’organisme qui gère tout ce qui a rapport avec la nature et en particulier les parcs nationaux. C’est lui qui entretient les chemins de randonnées, gère les huts (également les réservations), informe les randonneurs, s’occupe de la sécurité et la surveillance dans les parcs. Le DOC a mis en place une graduation qui va de 1 à 6 pour exprimer la difficulté des itinéraires :
- Easy access track
- Short walks
- Walking tracks
- Great Walk & easy tramping track
- Tramping tracks
- Routes
Jusqu’à la catégorie 4, il n’y a normalement pas de surprises. C'est-à-dire qu’il y a des ponts pour traverser les rivières, l’itinéraire est bien indiqué, c’est principalement la longueur et le dénivelé qui effectuent une ségrégation entre ces 4 catégories.
A partir de la catégorie 5, l’aventure commence et il faut être bien préparé. Les chemins peuvent être très dégradés, la traversée des rivières risque d’être humide, bref ça devient sportif.
Quant aux Routes, c’est vraiment l’aventure. Plusieurs jours de marches en pleine nature, sur des itinéraires peu ou pas indiqués, il faut savoir s’orienter par soi-même, prendre des décisions... Bref, il faut avoir pas mal d’expérience dans les marches et les bivouacs avant de se lancer dans ce genre de parcours.
Mais maintenant attention, cette codification est une information de base. Ensuite il faut tenir compte des conditions météorologiques. Et bien évidemment qu’un Walking track recouvert par la neige ce n’est plus une marche facile ! De même cette codification n’a aucun rapport avec l’intérêt ou la beauté d’une marche. Il y a des Easy access tracks qui sont de véritables bijoux et ne doivent être manqués sous aucun prétexte (par exemple les 5 minutes qui mènent au pied du Tane Mahuta dans la Waipoua Forest).
La météoLa principale caractéristique de la météo néo-zélandaise est son extrême variabilité. Il est de coutume de dire que l’on peut vivre les 4 saisons en une journée et c’est assez vrai.
Personnellement je me suis retrouvé sur le Routeburn en plein été (janvier) avec 20 centimètres de neige fraîche et certains randonneurs qui ne s’étaient pas renseignés sur la météo annoncée tiraient une drôle de tête.
Le campingJe trouve que le fait de camper rend certaines marches encore plus belles (planter sa tente sur les plages de sable à
Abel Tasman c’est génial). L’inconvénient principal étant le poids du sac qui augmente en conséquence.
L’autre grand avantage est le fait qu’il n’est pas nécessaire de réserver ses nuits et par conséquent on peut attendre pour débuter sa marche que le beau temps soit annoncé. Il m’est arrivé une fois de ne pas écouter les recommandations d’un ranger du DOC et de partir camper (sur le volcan
Tongariro) alors qu’il me le déconseillait grandement. Ca a été une bonne leçon pour moi, il y a eu une tempête monstrueuse et j’ai passé la nuit à me cramponner à ma tente et à écoper l’eau qui entrait de toutes parts !
Maintenant pour répondre à ta question sur le fait de camper en novembre je pense que c’est tout à fait possible. Il faudra simplement prendre en compte les prévisions météos et savoir renoncer si elles sont défavorables.
Comme souvent j’ai beaucoup causé (peut-être même trop... mais j'aime ça

).
Profite bien des merveilleux paysages des antipodes.
Pascal
PS En ce qui concerne la consigne je joue mon joker "I don't know".