Le 20 juin 2011 nous sommes rentrés en
Ouzbékistan depuis le
Kazakhstan par Beynew au Sud Ouest de la
Mer d'Aral. C'est une toute petite frontière au milieu du désert. Un douanier anglophone s'est bien occupé de nous (et a même désamorcé une timide tentative d'escroquerie d'un de ses collègues qui voulait nous faire payer un permis spécial pour les vélos. Passons...) et nous n'avons pas eu de problème majeur jusqu'à ce qu'il se rende compte que nous avions un recueil d'extraits du Coran. Les livres de religions sont très mal vus aux frontières du pays et il a fallu nombre pallabres et coups de fils à ses supérieurs pour savoir quoi faire de deux non musulmans rentrant dans le pays avec un Coran. Coopératif, il a enregistré le livre en tant que "1 book" sur la déclaration de douane.
Le douanier nous a également demandé de cocher "oui" à la question "transportez-vous des drogues et autres médicaments" puisque que nous avions quelques pillules contre les allergies, des cachets d'antalgiques et autres médicaments de voyage. Notre conseil : cochez "non" ! Nous avons eu du expliquer à la sortie du pays que nos "drogues" n'étaient pas des stupéfiants. S'il fallait retraverser la frontière, nous répondrions "non" à toutes les questions (y compris celle concernant les moyens de communication) sauf à celle concernant le moyen de transport vu que nous étions en vélo.
Nous sommes sortis du pays par la minuscule douane d'Uchqorghan au Nord de la vallée de
Fergana en direction du
Kirghizstan le 17 juillet 2011. Nous étions les seuls à traverser la frontière en cette fin de journée et les douaniers ont bien fait trainer les choses, en particulier un petit zélé qui a voulu fouiller les sacs. Il a abandonné après la sacoche de guidon devant le capharnaüm de petits papiers et autres affaires hétéroclytes amoncelées depuis des semaines. Ils sont allés jusqu'à regarder les photos de l'appareil photo. Le zèle a perdu la bataille contre un sourire persistant et une patience coopérative à toute épreuve.
Depuis la première ville après la frontière (Qaraqalpogiston) nous avons rejoins
Nukus en bus pour nous faire enregistrer par un hôtel dans les 72H. Dormant la plupart du temps en tente, à la sortie du pays nous n'avions que quelques papiers d'enregistrement. Nous n'avons jamais eu à les présenter, ni aux checkpoints, ni à la frontière. En particulier, les douaniers à l'entré du pays nous ont affirmé que nous n'avions pas besoin d'enregistrements. Nous avons rencontrés beaucoup de voyageurs sur le chemin (entrés et sortis du pays par la route), en camping-car et en vélo : ils n'ont jamais eu à présenter leurs papiers d'enregistrements à qui que ce soit. Néanmoins à
Tashkent un couple de Français c'est vu refuser une nuit d'hôtel car ils n'avaient pas l'enregistrement de la nuit précédente. Il semblerait que les enregistrements ne soient contrôlés qu'à l'aéroport de
Tashkent.