Mjp · 19 février 2013 à 21:31 · 12 photos 6 messages · 3 participants · 3 144 affichages | | | | 19 février 2013 à 21:31 · Modifié le 18 mars 2013 à 22:15 Pérégrinations en Birmanie Message 1 de 6 · 3 142 affichages · Partager De retour d'un voyage dans ce pays fascinant, voici le début de notre carnet de voyages en Birmanie
Le carnet complet avec les photos est visible ici: mjpgouret.free.fr/birmanie/index.html
Yangon:
6 h du matin, au travers des brumes matinales nous apercevons, peu avant l'atterrissage, quelques points lumineux épars éclairant d'une faible lueur blafarde les avenues entourant l'aéroport de Yangon. Quel contraste avec la débauche de lumières étincelantes des buildings de Doha découverts hier soir au départ de l'avion. Le temps de quelques formalités rapides, nos bagages nous attendent et nous sommes accueillis par notre guide à la sortie de l'aéroport. Pas encore bien réveillés nous essayons de scruter les larges avenues peu fréquentées à cette heure matinale avec une certaine impatience de nous plonger dans l'atmosphère de ce pays dont nous avons tant rêvé ces derniers mois. Rapidement, le jour découvre des bâtiments à l'aspect disparate: ici se côtoient de fastueuses bâtisses coloniales entourées de parcs verdoyants, des buildings modernes et clinquants et aussi des immeubles sans âge aux murs défraîchis et « décorés » d'une multitude de climatiseurs. De vastes espaces verts et des lacs apportent un certain sentiment de quiétude surprenant dans une métropole de plusieurs millions d'habitants. En débutant notre découverte par le marché chinois nous aurions pu nous sentir happés par une certaine effervescence, mais même les étalages colorés de fruits et légumes joliment disposés à même le trottoir donnent le sentiment d'un certain rangement. Ici, peu de bousculades et de cris, chacun s'active dans le calme et le sourire. Notre visite se poursuit par la pagode Sule, Située à côté de l'hôtel de ville, imposant bâtiment colonial, elle fut le point central de la restructuration urbaine sous l'occupation anglaise. Malgré l'heure assez matinale nous sommes immédiatement frappés par les manifestations de dévotion des hommes et des femmes de tous ages, y compris de très jeunes enfants. Le quotidien du peuple birman est largement guidé par les préceptes du bouddhisme et cette influence est perceptible en permanence. Sous les rayons d'un ardent soleil matinal les stoupas recouverts de feuilles d'or brillent déjà d'un éclat vif. A proximité immédiate du port situé sur la rivière de Yangon, la pagode Butataung, entièrement détruite en 1943, fut reconstruite dès l'indépendance de la Birmanie. Elle présente, à l'intérieur de surprenants corridors bien sombres bordés de galeries dorées et vitrées où sont présentées des reliques découvertes suite au bombardement. Depuis les rives de la rivière la perspective sur le stoupa doré est magnifique. Non loin de là, un bouddha couché, long de 70 mètres, est installé dans un curieux hangar métallique inesthétique, ce qui n'empêche pas les fidèles de venir en nombre y manifester leur foi. Une rapide incursion dans le marché aux pierres précieuses et aux tissus nous permet de découvrir la ville sous un aspect plus animé que celui du matin et, aussi, de constater que le « changement » est en route si l'on en juge par le nombre de portraits d'Aung San Su Khi ornant les boutiques ou les nombreux t-shirts à son effigie. Ainsi que le prévoient tous les « bons » guides touristiques nous terminons notre journée en déambulant dans la pagode Shwedagon, véritablement majestueuse et à l'atmosphère émouvante: les fidèles semblent bien indifférents à la foule des touristes et moines, novices, nonnes, familles méditent, accomplissent leurs rites, bavardent ou déposent leurs offrandes dans une ambiance de paix et d'harmonie.
De Heho à Kalaw:
Après un trajet de 1h30 en avion nous atterrissons à Heho en début d'après midi. Notre chauffeur nous attend à l'aéroport et au travers d'un paysage de collines alternant forêts et zones de culture défrichées nous rejoignons Augban, petite localité tranquille où des carrioles à cheval servent de taxis. Une courte balade au milieu des stands de vente nous donne un premier aperçu du commerce de proximité local. La route serpente entre cultures maraîchères, théiers et forêts de pins renforçant l'impression d'aridité dans cette saison sèche. Les maisons des villages sont construites en briques blanches ou en bambous tressés. La cohabitation des camions, voitures, tracteurs et motos ne pose pas de problème car les birmans conduisent de manière apaisée et respectueuse. La grotte de Pindaya avec ses 8000 bouddhas est creusée au flanc d'une colline et s'atteint par un ascenseur offrant une vue panoramique sur le lac situé en contre-bas. L'amoncellement de bouddhas de toutes tailles et de toutes formes perchés dans chaque anfractuosité est surprenant et démontre, s'il en était besoin, la ferveur des fidèles bouddhistes du monde entier. Avant de rejoindre notre gîte à Kalaw nous faisons halte dans un atelier artisanal de fabrication de pâte à papier et d'ombrelles. Tout au long de notre périple nous pourrons ainsi observer la persistance de tous ces artisans qui répètent inlassablement des gestes séculaires sans manifester, apparemment, la moindre lassitude: belle leçon de sagesse.
De Kalaw à Pyin Thar:
La fraîcheur de la nuit nous a un peu surpris et, au lever du jour, nous attendons avec une certaine impatience que le soleil vienne nous réchauffer. Aujourd'hui, nous partons pour 3 jours de trek vers le lac Inle accompagnés de 2 jeunes guides bien sympathiques. Sitôt la ville dépassée le chemin s'engage au milieu de parcelles cultivées où s'activent quelques paysans. Une auberge tenue par une famille népalaise est perchée sur le belvédère panoramique de Tar Yaw et offre ses auvents en paille pour une pause déjeuner avec des chappatis cuits « en direct » sur le feu de bois. En poursuivant au long d'une large crête nous atteignons le village Palaung de Hin Ka Gone. Pendant que nous buvons un thé accroupis sur une natte nous observons les villageois qui s'installent au pied d'une estrade sur laquelle sont réunis quelques moines. Leur attention est grande pendant que les moines récitent leurs psalmodies destinées à « bénir » une maison nouvellement aménagée. Nous continuons notre chemin au travers de vallonnements couverts de rizières en terrasses, asséchées à cette période de l'année. A notre surprise, le sentier se prolonge ensuite sur une voie ferrée largement empruntée par les villageois et les élèves de l'école voisine. Le train poussif et brinqueballant qui s'annonce d'un sifflement strident nous incite quand même à la prudence. Des cris joyeux d'enfants excitent notre curiosité à proximité de l'école du village de Myin Daik. C'est la fin de la journée de classe, enfin pour certains élèves seulement, car les 2 institutrices poursuivent leur leçon dans un local unique tandis que d'autres élèves rappellent le drapeau birman qui flotte allègrement sur un mât devant l'entrée. Le sentier rejoint rapidement la gare du village où un « bistrot » nous invite à faire halte pour un rafraîchissement. Il y règne une joyeuse animation car un train entre en gare et une foule de vendeurs de fleurs, bois, boissons, sandwiches se précipite au devant des passagers pour les convaincre de faire affaire avec eux tout en marchandant âprement les prix. Nous atteignons ensuite rapidement le monastère de Pyin Thar où nous passons la nuit sur de minces matelas posés à même le plancher. Pour la toilette, le bassin d'eau froide en plein air n'incite pas à prolonger les ablutions dans la fraîcheur du crépuscule.
De Pyin Thar à Htee Thein:
Après une nuit qui aurait pu être paisible sans les ronflements de notre guide nous repartons au milieu de cultures très variées: blé, lentilles, gingembre, piments et, aussi, rizières asséchées. La vue est très étendue sur un paysage de hauts plateaux ondulés où s'entremêlent cultures verdoyantes et terres ocres. En début de matinée les chemins sont animés par les nombreux paysans qui partent travailler à pied ou à moto ainsi que par les livreurs lourdement chargés de leurs paniers soutenus par une canne de bambou. Tous vaquent à leur labeur quotidien, toujours souriants aux quelques touristes randonneurs qui les observent. Dans le village Pao de Pin Nwle les enfants nous accueillent avec curiosité mais gardent cependant une certaine réserve. Une pause est l'occasion d'observer la fabrication de turbans et de sacs d'écoliers aux couleurs vives sur un métier à tisser rudimentaire. Peu avant le village de Kon Hia les champs éclatent sous la chatoyante couleur rouge des piments mûrs en cours de récolte. Les rues de ce village sont d'ailleurs parsemées de tas de piments en cours de séchage apportant une joyeuse note de couleur. Dans l'après midi, le paysage se transforme et des montagnes aux falaises rocheuses plus abruptes semblent barrer le chemin. Il faut les contourner et franchir un petit col pour rejoindre le magnifique monastère en bois de Htee Thein alors que le soleil déclinant éclaire les rizières et les montagnes d'une chaude et douce couleur orangée.
De Htee Thein au lac Inle:
Le chant mélodieux des moines sera notre réveil matinal. Une fine brume irisée par les rayons du soleil envahit les vallées que nous découvrons depuis le chemin. Dans les lointains les ombres chinoises des montagnes barrent l'horizon: spectacle merveilleux du début de journée. Le soleil ne tarde pas à nous brûler de ces rayons ardents sur ce versant aride à la maigre végétation clairsemée et l'ombre des banians ou des pins est appréciée pour la pause. Le paysage est plus sauvage que les jours précédents et les zones cultivées deviennent rares. En toile de fond, les eaux brillantes du lac Inle commencent à apparaître. Par une longue descente nous atteignons Indein un peu envahie de vendeurs de souvenirs et de touristes. Après ces journées de marche dans une atmosphère si paisible nous sommes un peu éberlués de voir une telle animation. Une longue pirogue motorisée, assez bruyante, nous transporte maintenant à la découverte des villages bordant le lac Inle. Sur la colline dominant le village s'élève un ensemble de centaines de stoupas malmenés par les tremblements de terre fréquents et dont certains semblent bien vacillants. Une atmosphère un peu mystérieuse et fantastique imprègne ces lieux à la végétation parfois envahissante. Tout à côté, une longue allée couverte et jalonnée des inévitables boutiques mène à la pagode Shwe Inn Tain bordée par de lumineux stoupas dorés. Pour rejoindre le lac la pirogue emprunte un long canal longeant des maisons sur pilotis et les jardins flottants installés sur des tapis de jonquilles d'eau retenus au sol par une multitude de piquets de bambous. Sur ces jardins poussent notamment des tomates et des haricots et l'entretien réclame des qualités d'équilibre indéniable pour le paysan perché sur sa barque. La circulation intense des barques de cultivateurs et de pêcheurs ne laisse pas de nous étonner et l'agilité avec laquelle ils manœuvrent leur rame avec la jambe est surprenante. Le soleil décline et la traversée du lac au milieu des pêcheurs ramassant leurs filets et leurs paniers enveloppés d'une irréelle lumière rasante est magique. L'accostage au ponton de l'hôtel au moment où le soleil bascule derrière les montagnes nous laisse admiratifs.
A suivre... Images attachées: Photo postée par le membre Mjp. Photo postée par le membre Mjp. Photo postée par le membre Mjp. | | | À: Mjp · 25 février 2013 à 23:53 Re: Pérégrinations en Birmanie Message 2 de 6 · 2 976 affichages · Partager Lac Inle
Au réveil une légère brume recouvre le lac: avec les premières lueurs du jour l'ambiance devient envoutante tandis que les premières pirogues surgissent au ras de l'eau telles des apparitions éphémères. Nous reprenons notre pirogue pour visiter les villages en bordure du lac. Au passage, quelques pêcheurs Intha démontrent leur sens de l'équilibre dans des positions qui nous semblent bien éloignées des méthodes traditionnelles de pêche: le « spectacle » est bien rodé mais assez artificiel. Nous accostons à Maing Thauk au moment où les écoliers rejoignent leur classe en traversant le lac sur un long ponton de teck. Nous découvrons l'école maternelle joliment décorée de couleurs vives puis la cour du collège où les jeunes gens alignés dans une discipline quasi militaire exécutent leurs mouvements de gymnastique quotidienne précédant le début des cours. C'est jour de marché et l'ambiance est animée autour de vendeurs et artisans. Entre 2 étals de légumes ou de poulets on y trouve pêle-mêle un coiffeur, une vendeuse de médicaments ou l'inévitable marchand d'ustensiles en plastique... Au cours de la navigation vers les villages suivants nous observons à nouveau les pêcheurs, cette fois sans « spectacle », ainsi que la circulation intensive des pirogues entre villages et jardins flottants. La visite de quelques ateliers artisanaux (tissage avec du fil de lotus, fabrication de cigares) démontre une fois de plus la dextérité d'ouvrières toujours souriantes. Située au bord des canaux la pagode Phaung Daw Oo est un exemple frappant de la multitude des dons que les fidèles déposent en permanence: les 5 statues de bouddhas sont devenues complètement méconnaissables du fait de la superposition des minces feuilles d'or appliquées jour après jour uniquement par les hommes. Durant le festival de la pagode à l'automne c'est ici que débute la longue navigation de la barge royale qui transporte 4 des 5 bouddhas tout autour du lac. Un peu plus loin, sur des pilotis au bord d'un canal, le magnifique monastère Nga Hpe Chaung doit sa notoriété aux chats « sauteurs » qui somnolent paresseusement à l'intérieur. Il y a sans doute longtemps que ces chats ont cessé de sauter pour ronronner tranquillement devant leur bol. La navigation vers Nyaung Shwe en fin de journée est encore une belle occasion de s'extasier devant les contours vaporeux des montagnes et de s'imprégner de l'ambiance vraiment exceptionnelle du lieu.
Nyaung Shwe à Mandalay:
La petite ville est très vivante car c'est jour de marché et, sur le canal, les pirogues se pressent en nombre pour livrer les marchandises. Mais tout se passe dans le calme grâce à la dextérité des pilotes qui manœuvrent au millimètre. L'ambiance est bon enfant et chacun s'entraide pour faciliter le passage. Dans les rues vélos, motos et camionnettes surchargées se faufilent au milieu des piétons sans agitation particulière. À la sortie de la ville, un monastère entièrement en bois accueille de nombreux novices qui étudient studieusement sous le regard des touristes. Un rapide trajet nous mène vers l'aéroport de Heho à partir duquel nous rejoignons Mandalay en une vingtaine de minutes en survolant en paysage très plat et uniforme à l'aspect aride. Une large autoroute quasi déserte conduit vers Mandalay dont les maisons apparaissent soudainement sans transition entre campagne déserte et immeubles. Après un déjeuner dans un restaurant local à l'aspect incertain nous visitons le monastère Shwenandaw soutenu par de massifs piliers en teck et dont les façades sont également en teck massif ciselé. L'ensemble richement sculpté présente un aspect assez austère et sombre accentuépar la patine du temps. A la sortie du monastère nous sommes surpris par les klaxons bruyants d'un convoi de véhicules qui accompagnent un novice paré d'habits princiers hauts en couleur à l'occasion de la cérémonie d'admission au noviciat. Poursuivant notre visite des pagodes nous découvrons la pagode Kuthodaw dont le stoupa doré est entouré de 729 stèles de marbre sur lesquelles est gravé l'intégralité du canon bouddhique, le Tipitaka. Chacune de ces stèles est, évidemment, protégée par un stoupa. Pour profiter du coucher de soleil sur l' Irrawaddy rien ne vaut la colline de Mandalay coiffée de la pagode Sutaungpyai accessible par un ascenseur ou par un escalier. Le foule des touristes se mêle aux fidèles et aux moines très accueillants avec les visiteurs. Mais, aujourd'hui, la lumière du soir est décevante car des brumes s'élèvent au dessus de la ville et du fleuve et absorbent rapidement le disque solaire déclinant.
Mandalay:
Un nombre impressionnant de bateaux est stationné dans le port sans aucun aménagement, ce qui impose quelques acrobaties sur des planches pour rejoindre le bateau qui nous embarque pour une courte croisière vers Mingun situé sur la rive ouest de l'Irrawady. Le large fleuve tranquille déroule ses méandres parsemés de bancs de sable. Sur la rive, des baraques précaires abritent des habitants qui vivent misérablement dans une atmosphère de poussière et de saleté. La brume matinale mélangée à la poussière de la ville estompe les rives et crée une douce ambiance tamisée. De nombreux rafiots vétustes et d'immenses radeaux de bois sillonnent le fleuve, escortés par quelques dauphins cabriolant. À Mingun la silhouette massive de la pagode inachevée Pahto Daw Gyi attire le regard: de larges lézardes témoins des tremblements de terre réguliers fissurent les parois. Au débarquement des vendeurs de souvenirs tentent leur chance mais sans insister, de même que quelques conducteurs de taxis tirés par des bœufs Non loin de là, le blanc éclatant des terrasses en forme de vague de la pagode Hsin Byu Me nous séduit par son originalité tandis que le pavillon abritant la statue du moine vénéré Mingun Sayadan nous démontre à nouveau le respect porté par les birmans aux sages qui ont consacré leur vie à l'étude des textes bouddhiques. De retour à Mandalay nous visitons la pagode Mahamouni, un des sanctuaires les plus sacrés du pays, qui abrite un grand bouddha recouvert de feuilles d'or. La ferveur des fidèles y est remarquable au milieu des allées et venues incessantes. Il règne ici, comme dans la plupart des pagodes, une agitation tranquille où se mélangent en toute harmonie méditation, rituels religieux, promenade, jeux d'enfants, vente d'offrandes et de souvenirs. Tout autour de la pagode résident de nombreux artisans rassemblés par spécialité: graveurs de marbre ou bois, fondeurs de cuivre, tisserands, etc... Pour terminer la journée nous rejoignons le célèbre pont U Bein construit entièrement en teck. C'est un lieu de promenade très fréquenté. Long de 1,2 kms il surplombe le lac Taungthaman et est réputé pour le charme de ses couchers de soleil: mais, à nouveau, la brume vient engloutir l'astre bien avant qu'il ne disparaisse derrière l'horizon.
Mandalay à Monywa:
Avant de prendre la route de Monywa nous visitons un atelier de fabrication des feuilles d'or: c'est une activité essentielle compte tenu du nombre de fidèles qui viennent recouvrir de ces feuilles les bouddhas de certains temples. Une fois de plus, de la frappe de l'or jusqu'à la mise en pochette des feuilles ultra minces l'agilité de ces artisans est étonnante. Puis nous reprenons la route en traversant l' Irrawaddy sur un pont très récent qui enjambe le large fleuve à proximité de Sagaing, ville aux innombrables stoupas. La poussière et la chaleur affadissent le ciel et les lointains de ce plat paysage sont indiscernables. À l'approche de Monywa quelques collines viennent égayer la campagne et le bouddha géant qui se dresse au sommet de l'une d'elle ne risque pas de passer inaperçu. Cette construction de 130 mètres de hauteur, achevée en 2008, est bien la preuve concrète de l'adoration sans bornes portée au bouddha. Tout à côté, un bouddha couché de dimension conséquente côtoie, lui aussi, des alignements impressionnants de centaines de bouddhas assis en ordre de bataille impeccable. Et, pour obtenir de nouvelles grâces, quelques ouvriers s'activent à la construction d'un nouveau bouddha couché encore plus grand que son voisin. La décoration intérieure du bouddha géant n'est pas encore achevé mais on peut déjà y observer des fresques représentant la vie du bouddha et les murs peints de couleurs chatoyantes créent une ambiance lumineuse et agréable. Entre Monywa et les grottes de Hpo Win Taung la route, assez monotone, traverse une zone désolée dont les seules constructions sont des ensembles immobiliers sans aucun charme qui abritent les ouvriers chinois travaillant dans une importante mine de cuivre exploitée par une entreprise birmano-chinoise et fortement contestée par les habitants voisins. Autour des nombreuses grottes creusées et décorées d'effigies de bouddhas et de peintures murales gambadent des singes qui passent leurs journées à grignoter les sacs de cacahouètes achetés sur place par les visiteurs.
Monywa à Bagan:
Nous avons ce matin une preuve tangible de la grande honnêteté des birmans et de leur gentillesse vis à vis des visiteurs: ayant oublié un appareil photo sur un banc devant l'hôtel nous apercevons une dizaine de minutes plus tard un motocycliste qui slalome dans la circulation pour se porter à la hauteur de notre voiture et nous remettre l'appareil oublié. Grand ouf de soulagement !!! Avant de quitter la ville nous visitons la pagode Sambuddhe Katqui contiendrait au moins 585 000 bouddhas, selon le dernier recensement...On n'hésite pas à faire dans la démesure ici ! Pour poursuivre la découverte de l'artisanat nous faisons halte dans une fabrique de bâtonnets d'encens puis dans une plantation d'arbres à thanaka, pâte jaune couramment utilisée pour enduire les visages des femmes et des enfants. C'est par une route bien déformée mais assez fréquentée que nous rejoignons les berges de l'Irrawady à Pakkoku pour embarquer sur un bateau au moteur antique et particulièrement bruyant. Le bateau longe des rives de sable occupées par de rares abris de pêcheurs et quelques parcelles cultivées grâce à des réseaux d'irrigation. Dès l'arrivée à Bagan nous pouvons observer, disséminées dans une large plaine, quelques unes des milliers de pagodes construites sur ce site remarquable. Nous aurons un premier aperçu sur cet immense horizon en grimpant en début de soirée au sommet de la tour moderne qui jouxte le palace Aureum. Verrue récente construite sans souci d'intégration dans cet environnement remarquable son seul mérite est vraiment d'offrir un panorama inédit sur la plaine de Bagan.
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merci poue ce partage | | | Bagan:
Durant quelques minutes au lever du jour une pale et brumeuse lumière éclaire mystérieusement les pagodes survolées par quelques montgolfières suspendues dans un air sans aucune turbulence: tableau fascinant et irréel aux couleurs furtives. Avant de plonger dans le dédale de pagodes nous nous immergeons dans le marché, comme toujours très animé et riche en couleurs. Commence ensuite une découverte de quelques unes des pagodes les plus emblématiques: Shwezigon avec son massif stoupa doré brillant de mille feux où fidèles et touristes déambulent au milieu de novices, parfois très jeunes. Dans un style moins grandiose, Gubyaukgyi est ornée de peintures murales très anciennes tandis que Htilominlo, avec ses 4 bouddhas dorés, s'impose comme un des plus grands temples de Bagan. À perte de vue apparaissent stoupas et pagodes de briques et de stuc souvent très endommagés par les nombreux tremblements de terre qui secouent la région. L'après midi, pas encore saturés de pagodes, nous découvrons l'imposant temple d'Ananda et ses bouddhas au sourire mystérieusement changeant en fonction de l'angle de vision. C'est la période du festival annuel de la pagode et pèlerins et marchands affluent en nombre à cette foire qui dure une quinzaine de jours. Ce joyeux mélange de ferveur religieuse, d'échanges commerciaux et d'ambiance festive avec danseurs et musiciens nous étonne mais montre bien à quel point la vie quotidienne de ces populations est intimement liée aux préceptes bouddhiques. Pour terminer la journée, nous gravissons le raide escalier de la pagode Shwegugyi dont les terrasses, envahies par les photographes, offrent une vue spectaculaire au coucher du soleil: ombres chinoises des stoupas, reflets de lumière sur l' Irrawaddy, poussière et brume irisées composent un spectacle émouvant. Le jour suivant, ayant bien « digéré » les visites de la veille nous repartons vaillamment vers le monastère Nandamannya dont les cellules de méditation aménagées dans des grottes taillées semblent bien spartiates. Mais, sans doute, est-ce le prix à payer pour se détacher des biens matériels...Les locaux occupés par les 2 moines vivant ici sont quand même plus confortables. Nous déambulons ensuite dans le village de Minnanthu perdu au milieu des temples. Certains villageois, bien que poursuivant leurs activités traditionnelles de paysans et d'artisans, ont cependant compris que les touristes appréciaient les « images clichés » d'enfants ou de vieilles femmes fumant leur cigare. Les femmes vont chercher l'eau dans le bassin voisin dont les réserves paraissent bien limitées durant cette saison sèche: que peuvent bien penser ces villageois qui doivent économiser chaque goutte d'eau alors que, dans les hôtels proches, les touristes profitent de douches, jacuzzis et piscines sans limite...Tandis qu'une certaine liberté semble régner dans l'organisation du travail de classe il est frappant d'observer les enfants écoutant, sans broncher et bras croisés, les observations de la maîtresse qui corrige leurs cahiers. En retournant vers New Bagan nous faisons halte dans un atelier de fabrication de laque où le travail minutieux des ouvriers permet de créer des objets aux motifs colorés d'une grande finesse. Pour terminer, nous découvrons, perchée sur sur les rives de l'Irrawady, la pagode Bupaya dont le dôme renflé est intégralement recouvert de nattes pour cause de restauration. Et, dans l'après midi, voulant éviter la saturation nous décidons de nous reposer tranquillement à l'hôtel. Pour notre dernier jour à Bagan nous décidons de flâner à vélo sans but précis. La balade est très plaisante durant la matinée avant que le soleil ne devienne trop ardent. De pistes poussiéreuses en chemins sablonneux nous louvoyons tranquillement pour apprécier la quiétude et le charme de l'endroit. Dans l'après-midi nous rejoignons la gare de Bagan, pompeux bâtiment monumental quasi désert: le train ne semble pas très utilisé dans cette région et nous allons rapidement en comprendre la raison. À l'heure prévue nous investissons le compartiment avec couchettes qui nous a été réservé. À l'exception du contrôleur du train nous sommes seuls dans le wagon et nous apercevons 2 ou 3 personnes dans le wagon voisin. Dès que le train s'ébranle à très faible allure nous sommes secoués en tous sens, nos oreilles assaillies par tous les grincements et sifflements émis par les portes, fenêtres, roulements de ce wagon hors d'âge et notre dos torturé par le dossier sur lequel nous tentons de nous appuyer. À une allure de tortillard le train tangue, roule, brinqueballe et nous avons tout loisir d'observer les paysages de rizières et de palmeraies et les misérables villages aux cases de bambou. Il nous faudra 17 heures pour rejoindre Yangon distant d'environ 600 kilomètres. Dans ce fracas et ces mouvements il est illusoire de chercher le sommeil et la nuit nous paraîtra bien longue. Peu avant l'arrivée à Yangon, la voie ferrée longe des zones d'habitations précaires bien différentes de l'image de sérénité observée dans le centre de la ville.
Rocher d'Or:
Quelques embouteillages dans le centre ville nous retardent pour prendre la route vers Kinpun: la région traversée est riche en cultures avec, notamment, des rizières et une production importante de pastèques vendues sur des étalages innombrables. À Kinpun il faut emprunter un camion dont la benne est équipée de bancs sommaires pour transporter une trentaine de personnes. Dans une ambiance sonore de gare routière la patience est de rigueur en attendant que les camions se remplissent selon une logique qui nous échappe un peu. Une fois le camion complet, c'est parti ou presque car le chauffeur s'arrête une première fois pour acheter sa dose de bétel qu'il va mâchonner durant la montée, ensuite il s'arrête au poste de comptage des passagers et une troisième fois pour charger un passager « clandestin » qui restera agrippé entre cabine et benne durant toute la montée. Enfin, nous pensons être vraiment partis quand, après environ 1 kilomètre, le chauffeur s'aperçoit qu'il a oublié de faire le ravitaillement en essence... Après un retour à la case départ et un complément de carburant au moyen d'un jerrycan voici le vrai départ sur une petite route étroite qui gravit la montagne par une série de virages en lacets aussi serrés que raides. Les derniers trois cent mètres de dénivellation sont parcourus à pied sur un large chemin bordé par d'innombrables boutiques proposant offrandes, souvenirs ou restauration aux pèlerins. Pour les personnes fatiguées des porteurs proposent de transporter les bagages dans de grands paniers d'osier ou même une chaise à porteurs pour les plus paresseux. Une petite heure de montée mène sur l'esplanade près du rocher à 1100 mètres d'altitude. Celui-ci est malheureusement en travaux de rénovation et totalement invisible sous ses échafaudages recouverts de nattes. Ceci n'empêche pas les pèlerins de s'installer en nombre pour cette nuit de pleine lune,. Les refuges réservés aux fidèles étant complets de nombreuses familles avec enfants s'allongent pour passer la nuit à même le sol carrelé protégé par une simple natte. À nouveau nous ressentons cette surprenante atmosphère de piété et de fête mélangées alors que dans la nuit froide, à la lueur des bougies, les fidèles se recueillent avec une rare ferveur. Un réveil matinal s'impose pour observer le lever du soleil et la procession de pèlerins déposant leurs plateaux d'offrandes. Le chassé-croisé des pèlerins qui arrivent et repartent en grand nombre à l'occasion du Pwe, fête de la pleine lune, est impressionnant.
Rocher d'Or à Yangon
Une fois redescendus à pied puis en camion nous retrouvons la voiture qui nous conduit à Bago. C'est une ville très vivante qui possède quelques beaux monuments témoins de son statut ancien de capitale. La pagode Shwewawdaw possède le stoupa le plus élevé de Birmanie. En ce dimanche après midi il y règne une atmosphère paisible et les birmans s'y promènent en famille. Le palais royal Kanbawzathadi est une reconstitution récente, fastueuse mais très contestée de l'ancien palais en bois détruit par le feu. Le bâtiment a belle allure mais donne un sentiment de gâchis dans un pays dont la première priorité n'est sans doute pas la construction de monuments fastueux, qui plus est sans souci de vérité historique. Le grand bouddha incliné de Shwe Tha Lyaung est une autre curiosité très vénéré par les fidèles. Son visage aux traits féminins et la précision des détails, notamment des ongles sertis, sont étonnants. Enfin, pour terminer, le Kyaik Pun monument où 4 immenses statues de bouddhas tournées vers les 4 points cardinaux sont adossées sur un unique pilier massif. Les 80 kilomètres qui nous séparent de Yangon sont parcourus rapidement sur une large route à 4 voies.
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L'avion d'Asia Wings nous transporte confortablement vers Tachilek avec une escale très rapide à Heho puis Mandalay. La région est montagneuse et les pentes raides sont recouvertes de rizières en terrasses. Tachilek, située dans l' état Shan, est la porte d'entrée de la zone du triangle d'or, frontalière de la Thaïlande et du Laos. Les commerces sont nombreux dans cette ville frontière et l'influence de la Thaïlande et de la Chine se fait fortement sentir. La paix n'est revenue dans la région que depuis quelques mois et il est obligatoire de déclarer notre entrée à la police avant de prendre la route vers Kengtung. Le long des routes de la région quelques check-points perdurent, même si les contrôles y semblent plutôt routiniers et bureaucratiques qu'efficaces. Trois heures d'une route sinueuse et variée au travers des montagnes nous permettent d'atteindre Kengtung à la nuit.
Trek vers Pintauk:
Accompagnés d'un guide local peu loquace et manquant singulièrement d'enthousiasme nous partons à la découverte des villages isolés de la montagne. Une piste au travers d'un patchwork de champs mène au village Akkha de Pintauk. Ici, le tourisme semble avoir déjà modifié les modes de vie et les vendeuses de colliers et de sacs qui nous sollicitent portent leur costume traditionnel de manière un peu trop voyante pour qu'elle soit naturelle. Un chemin en montée raide mène vers le village de Wan Mai où vit une communauté Enn. Des enfants sales et dépenaillés nous accueillent à l'entrée. De pauvres maisons sur pilotis sont suspendues à la pente et un système astucieux d'adduction d'eau par des bambous assure l'alimentation en eau depuis une source captée plus haut dans la montagne. La case aux esprits occupe un emplacement de choix au milieu de ce village animiste où l'influence du chamane semble prépondérante. Des femmes portant la tenue traditionnelle attendent les visiteurs assez nombreux sur les terrasses pour leur faire visiter leurs maisons mais leur attitude semble peu naturelle et figée. Nous sommes véritablement gênés d'apparaître comme des intrus un peu voyeurs d'autant plus que notre guide ne fait aucun effort de présentation ou d'explication. Nous poursuivons notre marche au milieu d'un magnifique paysage de rizières et de plantations d'hévéa jusqu'au village suivant où les habitants apparaissent beaucoup plus naturels et détendus. Les femmes aux dents noircies rassemblées autour de leurs travaux de couture sont rieuses et, même si les échanges sont évidemment difficiles, les sourires des enfants sont bien présents. De retour à Kengtung nous visitons une fabrique de laque familiale: le procédé de décoration utilisé est complètement différent de celui observé à Bagan et, ici, les motifs sont méticuleusement dessinés au moyen d'un mince fil de laque et de cendre.
Trek vers Wan Seng:
Ce matin, pour la première fois depuis notre arrivée le ciel est couvert de nuages. Un nouveau guide prénommé Antonio nous prend en charge, sympathique et parlant bien anglais. Une longue route vers la frontière chinoise parcourt d'abord la vallée occupée par les rizières avant de gravir les pentes escarpées couvertes de végétation. De nombreux camions chinois lourdement chargés circulent sur cette route sinueuse. Une fois les formalités d'enregistrement aux check-points réalisés nous pouvons poursuivre jusqu'au point de départ de notre randonnée situé 15 kilomètres avant la frontière. Nous marchons sur une large piste où circulent quelques motos, conduites parfois par de jeunes enfants, au cœur de zones forestières. Quelques rares zones de cultures sont gagnées sur la forêt par débroussaillage et brûlage. Tout à coup, enfoui au milieu de la forêt, apparaît le monastère Wan Nyut. L'influence thaïlandaise se fait sentir dans les motifs de décoration plus sophistiqués que ceux observés dans les monastères birmans. Nous poursuivons sur la piste dominant un paysage de vallons et de montagnes couvertes de forêts sur lesquelles s'accrochent les nuages. En chemin nous apercevons quelques jeunes novices occupés à couper des troncs de bambous. Ici, loin de tout, ils doivent assurer une part de travail quotidien avant de retourner à leurs études. Blotti et abrité au creux d'un vallon le village de Wan Seng est caractéristique avec ses surprenantes « long houses ». Chacune de ces immenses maisons abrite une dizaine de familles de la tribu Loi qui vivent dans une grande pièce unique. Chaque famille dispose d'un espace « privatif » avec son foyer: l'atmosphère y est évidemment enfumée et il faut quelques longues minutes pour s'habituer à l'obscurité du local. Les enfants qui jouent autour des maisons nous observent avec curiosité mais gardent une certaine distance bien que les plus hardis d'entre eux essayent de se faire remarquer par quelque acrobatie ou pitrerie. Antonio, notre guide, semble bien connaître les habitants qui lui réservent un accueil cordial. Juste à côté du village un monastère en bois, richement décoré, accueille les enfants du village et supplée, partiellement, à l'absence d'école. Quelques courtes averses de pluie ont rendu le chemin de retour bien glissant et les jeunes enfants qui retournent au village sur leur moto chargée doivent faire preuve d'une habileté certaine pour éviter les glissades.
Trek vers Pan Pack:
Toujours avec Antonio nous partons à la découverte de villages des tribus La Hu Shi. La route longe des rizières verdoyantes dans un écrin de montagnes sur lesquels les nuages se déchirent. Un large chemin serpentant entre les rizières mène à un village endormi où nous apercevons seulement de loin quelques enfants et quelques femmes. Le sentier gravit ensuite les flancs de la montagne aménagée avec de nombreuses rizières en terrasses. Au village suivant, les enfants de l'école, nous apercevant, ne tardent pas à quitter leur classe pour nous entourer, timides ou rieurs, et nous accompagner joyeusement sur quelques centaines de mètres avant de retourner à leurs études. Le chemin escalade ensuite gaillardement des pentes raides et nous apercevons, perchés sur des promontoires, nos objectifs du jour. Les villages de cette ethnie sont établis pour une durée de 4 à 5 ans et ensuite déplacés vers une nouvelle zone. Les villageois vivent pauvrement de ramassage de bois, cueillette de thé, culture du riz et aussi... du pavot. Nous sommes frappés par le dénuement de la population: de pauvres maisons sur pilotis avec pour seul confort l'adduction d'eau sur la place centrale au moyen d'un tuyau provenant vraisemblablement d'une source dans la montagne. Une ribambelle d'enfants à l'apparence sale nous escorte, curieux de notre présence mais leurs visages restent assez fermés et bien peu osent franchir le pas d'un sourire, même esquissé. Les femmes et les jeunes filles portent de longues robes bleues, étonnante touche de couleur dans cet univers.
Kengtung à Yangon:
Sous un beau ciel bleu limpide nous retournons vers Tachilek, non sans avoir au préalable accompli les formalités de déclaration de départ auprès de la police. À l'occasion d'une pause sur la route nous découvrons une distillerie artisanale d'alcool de riz puis rejoignons l'aéroport. Cette fois, nous devons patienter un peu car l'avion a plus d'une heure de retard. Au moment de rentrer en salle d'embarquement un policier tatillon à l'air peu avenant fait du zèle et nous oblige à ressortir nos passeports pour noter, laborieusement, nos noms et adresses sur une feuille volante.
Yangon:
Pour le dernier jour en Birmanie nous décidons de déambuler tranquillement sans véritable but dans Yangon: une promenade matinale dans le parc longeant le lac Kandawgyi permet d'apprécier la quiétude du lieu fréquenté par les jeunes et les familles. L'ambiance est bien différente quand nous entrons dans un centre commercial à la sono particulièrement agressive: la fréquentation est importante en ce samedi après midi bien que les prix affichés réservent les achats à quelques riches familles. Enfin, pour clore la journée une promenade autour de la pagode Shwedagon nous permet d'admirer une dernière fois la majesté de ce haut lieu du bouddhisme. Images attachées: Photo postée par le membre Mjp. Photo postée par le membre Mjp. Photo postée par le membre Mjp. | | | À: Mjp · 3 mars 2013 à 18:24 Re: Pérégrinations en Birmanie Message 6 de 6 · 2 717 affichages · Partager Merci infiniment pour ce compte rendu de voyage.
Manu45 | Carnets similaires sur la Birmanie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 12 369 visiteurs en ligne depuis une heure! |