Tu respectes une des sensibilités.
Mais quid des autres ?
Euh ? Quel procès d'intention ? Peux tu me dire quelles sont les sensibilités marocaines que je ne respecte pas ? Que sais-tu exactement de moi, en dehors du fait que je t'exaspère, comme tu l'as prouvé de nombreuses fois, parce que tu n'es pas capable d'accepter qu'on n'ait pas ton militantisme sur le net.
Le marocain n'est pas plus que le français fait dans le même moule.
Où est-ce que j'ai affirmé cela ? Pourrais tu avoir, pour une fois, la gentillesse de faire attention à ce que j'écris et aux nuances que j'essaye d'y mettre ?
Le délit de faciès, c'est cela.
Enfermer quelqu'un dans son nom, son origine, son sexe, son âge.
Non, ça c'est un préjugé.
Le délit de faciès, c'est se baser uniquement sur l'apparente appartenance de quelqu'un à un groupe "minoritaire" pour le harceler ou lui refuser un avantage.
Le
Maroc a un système légal cohérent. La question dont on parlait avant de partir à l'ouest était de savoir comment, en période de Ramadan, on identifiait les gens "manifestement musulmans".
Si tu ne comprends pas pourquoi le fait de naître dans une famille musulmane implique a priori qu'on est "manifestement musulman" je n'y peux rien.
On est dans une question pratique. j'ai précisé trois fois que pas un seul marocain musulman converti n'aurait l'idée de manger en public.
Pas pour du délit de "faciès", mais connais tu assez le
Maroc pour le comprendre ?
Parce qu'il serait pris entre deux feux : considéré comme musulman, article 222. Reconnu comme converti, accusé de pratiquer du prosélytisme.
Mais ne pas prendre quelqu'un en stop parce que sa tête ne nous revient pas, ce n'est pas pareil que de coller une étiquette nom arabe=musulman, français=néo colonialiste.
Bah.... j'aime bien les idéalistes, en général, mais j'aime aussi les gens qui savent de quoi ils parlent.
Tu mélanges des mots qui n'ont rien à voir. Je ne crois pas avoir parlé de "nom arabe", mais de "prénom musulman, sur la liste Basri". Désolée que ça te gêne, mais cette liste, et les prénoms qui s'y trouvent sont une réalité.
Comme l'accusation de néo-colonialisme que de nombreux (pas tous, ouh la la j'ai failli faire un délit de faciès) marocains sont prêts à jeter sur le premier français qui passe et souvent / parfois pas à tort.
Tiens, une petite histoire, pour t'expliquer la réalité : il y a trois semaines, j'avais une réunion de boulot dans un organisme financier à
Casablanca. Rien que des marocains, sauf moi. On cause de plein de trucs, et notamment de la façon dont cet organisme pouvait faciliter la procédure Contrat de Travail Etranger et obtention de la CNI, obligation pour tous les étrangers (sauf trois nationalités africaines). Et là, comme par hasard, on se met à raconter des histoires d'étrangers qui trouvent ça scandaleux, comment je ne peux pas travailler au
Maroc sans permis du Ministère ? Suffit pas que ma boite m'envoie ?
Etrangers français, bien sûrs.
Comme les français sont les seuls à s'indigner du mécanisme du CTE, en oubliant ce que subissent les marocains qui veulent bosser en
France.
Bref. Un contrôle fondé sur la nationalité et le nom est très certainement une atteinte à la liberté de culte que proclame le
Maroc, mais pas un délit de faciès.