Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Larri · 10 août 2026 à 19:59 · 272 photos 69 messages · 9 participants · 997 affichages | | | | À: Larri · 17 août 2026 à 15:09 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 21 de 69 · Page 2 de 4 · 150 affichages · Partager J10 – Visite du centre historique de Cusco
Aujourd’hui, nous avons prévu de visiter le centre historique de Cusco en compagnie de Willi, un jeune guide dynamique au fort accent québécois, qu’il a acquis au cours de ses études au Canada. Il est passionné, cultivé et drôle. Bref, un guide comme on les aime. Un petit mot sur la ville. Cusco fut la capitale de l’Empire inca. Son nom est traditionnellement interprété comme signifiant « nombril du monde » en Quechua. Elle possède une extraordinaire richesse historique et culturelle, fruit du mélange entre les civilisations inca et espagnole, entre vestiges archéologiques et architecture hispanique. Cette remarquable fusion lui a valu d’être inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1983. La Plaza de Armas occupe le centre de la vieille ville, avec ses arcades, ses bâtiments coloniaux, ses balcons en bois sculpté et ses pans de murs de l’époque inca. En son centre trône une magnifique fontaine surmontée d’une sculpture en bronze de Pachacútec, le souverain à l’origine de l’expansion de l’Empire Inca. La statue rappelle l’importance de l’héritage Inca. Autour de la place se dressent l’imposante cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption et l’ église de la Compagnie de Jésus. Partout flottent les drapeaux péruviens et celui, multicolore, de Cusco, qui ressemble à s’y méprendre au drapeau LGBT. Mais si on est attentif, on observe que le drapeau de Cusco comporte sept bandes de couleur, contre six pour le drapeau arc-en-ciel LGBT. En ce mois de juin, Cusco fête le soleil avec l’Inti Raymi. D’origine Inca, cette célébration était associée au solstice d’hiver de l’hémisphère Sud et rendait hommage à Inti, le dieu Soleil, notamment pour assurer la prospérité et les bonnes récoltes. La fête moderne est célébrée chaque année le 24 juin. Elle constitue le point culminant d’un mois de festivités à Cusco. Les Péruviens chantent, dansent, font de la musique et défilent dans des cortèges très colorés. Nous vivrons dans cette ambiance festive durant tout notre séjour à Cusco. Ceci explique que la Plaza de Armas soit constamment animée et souvent difficile d’accès; les nombreux défilés et manifestations perturbent également les visites des édifices religieux. Nous aurons notamment beaucoup de mal à entrer dans la cathédrale. Je reviendrai plus tard sur ces défilés qui rythmeront toutes les journées que nous passerons à Cusco. Nous nous dirigeons vers le couvent Santo Domingo.
Il a été construit sur le site du temple du Soleil, le Qoricancha en Quechua. Après la conquête espagnole, le temple inca a été en grande partie démantelé et ses matériaux ont été réutilisés, tandis que le couvent et l’église ont été édifiés sur ses fondations. Les vestiges des murs incas ont été remis au jour après des séismes. Les chroniqueurs espagnols ont décrit le temple comme un édifice somptueux dont les murs étaient couverts de plaques d’or, symbolisant la puissance et la richesse des Incas ainsi que le caractère sacré du lieu.
On retrouve ici la précision incroyable et le génie des Incas pour leurs constructions capables de mieux résister aux séismes. Willi nous explique les croyances, les connaissances astronomiques, le calendrier et les symboles incas. C’est passionnant, même si l’on ne retient pas tout. Ce lieu symbolise à lui seul toute l’histoire de Cusco: la splendeur de la capitale Inca, la conquête espagnole et la superposition des deux civilisations. Pour finir, nous découvrons le très beau jardin exotique qui surplombe la ville.
Willi nous conduit ensuite au lieu-dit « Kusicancha », un site archéologique situé au cœur de Cusco. Il s’agit d’un ancien secteur de la ville Inca, associé à un palais, qui se présente aujourd’hui en partie sous la forme d’un espace dégagé entouré de murs en pierre taillée. Les fouilles, qui se poursuivent encore, ont mis au jour des canaux d’eau, des puits, des cours intérieures, des fondations de bâtiments et des sépultures. Dans une cavité, on peut même voir une momie en position fœtale.
Puis nous explorons le quartier de San Blas avec ses échoppes, ses artisans, ses restaurants, son marché et sa fameuse pierre à douze angles, témoignage de l’habileté des constructeurs incas. Le bloc de pierre a été sculpté de telle manière qu’il puisse s’ajuster parfaitement aux pierres qui l’entourent, sans mortier. C’est encore une fois assez stupéfiant. Chemin faisant, notre guide nous explique la différence entre les nombreux balcons de Cusco. On distingue notamment les balcons fermés, de type andalou, hérités de l’époque espagnole et conçus pour voir sans être vu, et les balcons ouverts, plus récents, qui intègrent souvent du fer forgé. Au terme de la visite et à notre demande, Willi nous amène dans un restaurant typiquement péruvien où nous déjeunons d’une soupe, d’un plat de viande copieux accompagné de légumes et d’une boisson. Le tout pour moins de 5 euros par personne! Il nous donne également quelques conseils de visite et des adresses de picantarias. Quel dommage qu’il ne puisse nous accompagner durant les prochains jours. Il est très demandé. L’après-midi est déjà bien avancée. Après une petite sieste, bien méritée, nous nous mettons en quête d’une laverie. Pour 7 soles le kilo, nous ne nous privons pas de lui confier toutes nos affaires sales. Le linge nous est restitué vingt-quatre heures plus tard, propre et soigneusement plié. Nous abuserons de cette commodité et, pour la première fois, nous reviendrons de voyage sans linge sale! Ce soir, nous dînons dans un restaurant japonais, le Limo Peruano Nikkei, sur la Place d’armes. Nous y mangerons les meilleurs sushis de notre vie. De plus, le service est digne d’un étoilé. Nous y reviendrons durant notre séjour. Image attachée: Photo postée par le membre Larri. | | | À: Larri · 17 août 2026 à 16:16 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 22 de 69 · Page 2 de 4 · 147 affichages · Partager Quelques autres photos de Cusco vue sur le cloitre Santo Domingo à travers d'une niche du temple du soleil
Structures Inca avec sur la seconde photo la fameuse pierre à 12 angles
ruelle pittoresque du quartier San Blas
Chapelle Saint Antoine sur la plaza de las Nazarenas
collège Réal San Francisco de Borja
un balcon ancien
façade du Palais Nazarenas
Porte du musée inca
| | | À: Larri · 21 août 2026 à 18:00 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 23 de 69 · Page 2 de 4 · 126 affichages · Partager J11 – Visite de la vallée Sud de Cusco
Aujourd’hui, nous avons choisi de visiter la vallée Sud avec Richard comme chauffeur. Nous traversons la banlieue de Cusco, longeons l’aéroport situé dans la ville et nous engageons sur la « route de la gastronomie ». Pourquoi ce nom? Parce que chaque village traversé possède sa spécialité culinaire, son plat phare. Tour à tour, nous traversons: •Oropesa, spécialisé dans la fabrication du pain chuta, un pain rond, légèrement anisé et cuit au feu de bois, •Saylla, réputé pour son chicharrón de porc, très croustillant, •Tipón, où le cochon d’ Inde, le fameux cuy, règne en maître, •Lucre, connu comme le village du canard, •enfin Huacarpay, au bord de la lagune, qui propose de la cuisine andine et des truites. Notre chauffeur nous indique que les habitants de Cusco font volontiers la tournée des villages le week-end pour y déjeuner. Mais ce n’est pas ce que nous recherchons dans cette vallée. Nos buts sont la cité pré-inca de Pikillacta et les terrasses et canaux de Tipón. Si ces sites sont beaucoup moins fréquentés que ceux de la Vallée sacrée, ils ne sont pas sans intéréts. Nous longeons la lagune de Huacarpay pour rejoindre Pikillacta, l’une des plus importantes villes de la civilisation Wari, qui domina une grande partie des Andes plusieurs siècles avant les Incas. La cité s’étend sur environ 50 hectares. Elle est ceinte de murailles et compte pas moins de 700 constructions, dont certaines auraient comporté jusqu’à trois niveaux.
Contrairement aux Incas, qui recherchaient une certaine harmonie avec le relief, les Wari avaient adopté un plan urbain beaucoup plus rigoureux, comme en témoignent les rues rectilignes et l’organisation géométrique de la cité. Leurs techniques de construction étaient également différentes: ils utilisaient principalement des pierres peu travaillées assemblées avec du mortier, et leurs bâtiments comportaient peu d’ouvertures. Pikillacta prouve que de grandes villes organisées existaient dans les Andes bien avant l’époque inca. La cité connaît son apogée entre le VIIᵉ et le IXᵉ siècle avant d’être progressivement abandonnée, pour des raisons qui restent encore discutées.
Nous flânons à notre guise sur ce site très peu fréquenté. Nous sommes d’ailleurs surpris de découvrir une cité aussi importante dans un calme presque total. Cette tranquillité rend la visite particulièrement agréable. Nous prenons ensuite la direction de Tipón. Sur les hauteurs qui dominent la vallée, les Incas ont démontré leur remarquable maîtrise de l’ingénierie hydraulique. Ils ont capté l’eau de sources naturelles puis l’ont acheminée grâce à un réseau complexe de canaux en pierre, parfois souterrains, vers des bassins, des fontaines et de vastes terrasses agricoles. Certaines parties de ce remarquable système hydraulique fonctionnent encore aujourd’hui, près de six siècles après leur construction! Tipón aurait été à la fois un centre agricole et un lieu cérémoniel où l’eau occupait une place importante. Bien que peu visité, ce complexe archéologique est impressionnant et mérite vraiment que l’on s’y attarde. Nous sommes une nouvelle fois étonnés par la maîtrise technique des Incas et par leur capacité à intégrer l’eau, l’agriculture et l’architecture dans un même ensemble. C’est dans cette même vallée que se trouve la fameuse « chapelle Sixtine des Andes », à Andahuaylillas. Nous retournons à Cusco en début d’après-midi et déjeunons dans une picantaria. Nous partagerons le reste de la journée entre un peu de repos et une promenade dans Cusco, avant de dîner au restaurant Olivo. | | | À: Larri · 21 août 2026 à 18:17 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 24 de 69 · Page 2 de 4 · 125 affichages · Partager quelques photos de Tipon:
| | | À: Larri · 22 août 2026 à 17:21 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 25 de 69 · Page 2 de 4 · 112 affichages · Partager J12 – Visite de la Vallée sacrée: Sacsayhuaman – Pisac – Moray
Cap sur une partie de la Vallée sacrée. Richard est ponctuel. Il est accompagné d’un guide francophone dont j’ai malheureusement oublié le prénom. Nous n’avons pas une longue route à faire, à peine 2 km, pour rejoindre Sacsayhuaman. Les touristes les plus courageux viennent à pied: il faut compter environ une heure de marche depuis le centre de Cusco. Quand on découvre le site, on prend une claque visuelle! On se trouve face à un immense espace herbeux qui abrite d’impressionnantes constructions incas.
Le chantier, commencé sous le règne de Pachacútec et poursuivi par ses successeurs, aurait mobilisé plusieurs milliers de travailleurs venus de différentes régions de l’Empire. Les Espagnols ont ensuite largement démantelé les constructions pour récupérer les pierres et bâtir Cusco, ne laissant en place que les blocs les plus imposants, qu’ils ne pouvaient déplacer. Les archéologues s’interrogent encore sur la fonction exacte du lieu: forteresse ou espace cérémoniel? Peut-être les deux! Nos regards sont happés par les trois spectaculaires remparts parallèles qui s’étirent en zigzag sur environ 600 mètres. Cette disposition avait probablement une fonction défensive: elle permettait notamment aux défenseurs de multiplier les angles d’attaque contre les assaillants. Les murs sont constitués d’énormes blocs de pierre, certains dépassant 9 mètres et dont les plus lourds sont estimés à plusieurs dizaines de tonnes, voire autour de 100 tonnes. Ils sont parfaitement emboîtés les uns dans les autres.
On ne peut qu’être impressionnés et émerveillés devant le niveau de précision de ces constructions herculéennes, érigées sans mortier ni ciment. Comment les Incas ont-ils réussi à extraire, transporter et ajuster de tels blocs avec les moyens techniques dont ils disposaient, sachant qu’ils ne connaissaient pas la roue? La question reste posée. On remarque aussi trois portes principales, de forme trapézoïdale, caractéristique de l’architecture inca, ainsi que les vestiges de trois tours. Il ne faut pas oublier les canaux de drainage et les aqueducs qui acheminaient l’eau vers des réservoirs, les espaces ouverts, les terrasses et un réseau de passages et de tunnels qui complétaient l’ensemble. Du sommet du complexe, on domine la ville de Cusco et la vue est spectaculaire.
Lors de notre visite, on installait, sur la partie herbeuse, des gradins et des estrades pour le grand spectacle de l’Inti Raymi, la fête du Soleil, prévu le 24 juin. Des dizaines de milliers de personnes sont attendues. Nous comprenons mieux l’importance de la fête et pourquoi Cusco est aussi animé en cette période de l’année! Nous nous dirigeons maintenant vers Pisac. Nous roulons dans la Vallée sacrée, véritable couloir fertile entouré de montagnes. Le climat relativement tempéré permet toutes sortes de cultures et favorise les arbres fruitiers. Le site archéologique, quant à lui, est accroché au flanc de la montagne. Il domine la ville et offre une très belle vue sur la Vallée sacrée.
Il aurait été fondé par Pachacútec après sa victoire sur les populations locales, notamment pour surveiller l’entrée de la vallée et les voies menant vers la région amazonienne. Cette fonction stratégique semble attestée par les constructions défensives et les tours de guet installées sur les crêtes. On y trouve une citadelle, un palais et un ensemble cérémoniel. Le tout est complété par de nombreuses terrasses qui épousent le relief et sont irriguées par des canaux. Elles servaient à la fois à cultiver du maïs, du quinoa, des pommes de terre et d’autres plantes, mais aussi à limiter l’érosion des pentes. Enfin, on distingue sur les falaises environnantes un cimetière inca, constitué de petites niches funéraires creusées à même la roche.
Après un repas pris dans un restaurant de Pisac, nous ne nous attardons pas pour visiter son marché, malgré sa renommée. Nous avons encore beaucoup à voir. Notre prochaine destination: Moray, célèbre pour ses terrasses circulaires construites dans des dépressions naturelles aménagées par les Incas. Trois grands ensembles de terrasses concentriques se succèdent, prenant la forme de gigantesques amphithéâtres. Chaque niveau est relié à un système d’escaliers et de canaux permettant notamment d’acheminer l’eau. La fonction exacte de Moray reste discutée. Selon une hypothèse longtemps avancée, le site aurait pu servir de laboratoire agricole. Les différents niveaux présentent en effet des conditions climatiques légèrement différentes: les mesures montrent des écarts de température entre le haut et le bas des dépressions, créant ainsi plusieurs microclimats. Les Incas auraient pu exploiter ces différences pour expérimenter différentes cultures ou variétés de plantes avant leur diffusion dans l’Empire. Cette interprétation est séduisante, même si les archéologues ne sont pas unanimes sur la fonction exacte du site. Une chose est certaine: la maîtrise de l’irrigation et l’organisation de ces terrasses témoignent une nouvelle fois des connaissances agricoles et techniques remarquables des Incas. Un chemin balisé permet d’en faire le tour et d’admirer les différents niveaux. Nous sommes une nouvelle fois impressionnés par la régularité des constructions et par l’intégration du site dans son environnement naturel. Après cette longue journée, nous rentrons sur Cusco. Nous retrouvons la circulation difficile dans les rues étroites et pentues du centre-ville et le bruit des festivités, qui ne cesse jamais. Après le calme de Sacsayhuaman, de Pisac et de Moray, le contraste est saisissant : Cusco semble vivre au rythme de l’Inti Raymi, de jour comme de nuit. | | | À: Larri · 22 août 2026 à 17:50 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 26 de 69 · Page 2 de 4 · 111 affichages · Partager Photos de Pisac (suite) et Moray
Images attachées: Photo postée par le membre Larri. Photo postée par le membre Larri. | | | À: Larri · 22 août 2026 à 18:22 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 27 de 69 · Page 2 de 4 · 111 affichages · Partager J13 – Chinchero, Maras et Aguas Calientes
Disons-le tout net, la visite de Chinchero ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Après nous être frayé un chemin entre les boutiques du village, nous débouchons sur l’église de Chinchero. Elle ne paie pas de mine extérieurement, mais offre un bel intérieur: murs entièrement peints, toiles religieuses, plafond ouvragé et autel doré. Adossé à un côté de l’église, on découvre un site archéologique composé de terrasses, de canaux, d’escaliers, de murs en pierre et de niches. L’ensemble témoigne de l’importance du lieu à l’époque inca. À noter qu’à proximité de Chinchero, la construction d’un nouvel aéroport international est bien avancée. Il doit à terme remplacer celui de Cusco et devenir la principale porte d’entrée aérienne de la région. Lors de notre voyage, sa mise en service était annoncée pour 2027. Depuis, le calendrier a été repoussé: les autorités péruviennes prévoient désormais une mise en service en 2029. Nous nous dirigeons maintenant vers les salines de Maras. Ce n’est pas un site archéologique mais une curiosité naturelle et surtout un remarquable exemple d’exploitation traditionnelle du sel dans la Vallée sacrée. L’exploitation du site débute à l’époque préhispanique et s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui. Les bassins sont toujours exploités par les communautés locales, qui se transmettent de génération en génération les techniques de production. Accrochées à flanc de montagne et descendant jusqu’au fond de la vallée, les salines comptent plusieurs milliers de bassins. Les sources officielles en recensent environ 4 500. Ils sont alimentés par une source naturelle d’eau salée qui est distribuée par un ingénieux réseau de petits canaux.
L’eau s’évapore ensuite sous l’action du soleil, laissant une couche de sel qui est récoltée à la main. Le degré de salinité, la quantité d’eau et l’éclairement donnent aux bassins des teintes différentes et rendent le lieu particulièrement photogénique. On comprend pourquoi les Salineras de Maras figurent parmi les curiosités incontournables de la Vallée sacrée.
Notons qu’en raison du comportement de certains touristes, il est désormais interdit de circuler librement entre les bassins. Il faut rester sur les chemins aménagés afin de préserver ce fragile système d’exploitation. Notre train vers Aguas Calientes étant prévu à 16 h, nous prenons la route d’Ollantaytambo et de sa gare. Richard nous dépose dans la rue qui y conduit, puis repart vers Cusco. Nous profitons du temps qui nous reste pour déjeuner dans l’un des nombreux restaurants qui bordent la route, en attendant l’heure du train. Nous nous dirigeons maintenant vers la gare. C’est véritablement le bordel! Dans un premier temps, nous ne comprenons rien à l’organisation, mais finalement l’embarquement se fera en bon ordre. En attendant, nous découvrons les locomotives et les wagons, désormais presque mythiques pour les voyageurs qui se rendent au Machu Picchu.
Quand le train démarre, on ressent un petit pincement au cœur: cette fois, nous sommes vraiment en route vers le Machu Picchu. Nous longeons la rivière, coincée entre les flancs des montagnes, et traversons une vallée encore assez ouverte et fertile. Le paysage est agréable, mais pas aussi spectaculaire qu’on nous l’avait annoncé. Au fur et à mesure que nous nous rapprochons du terminus, la rivière se transforme en torrent et les gorges se resserrent.
La végétation devient également plus dense et plus exubérante. On sent que nous pénétrons dans un environnement beaucoup plus tropical, à l’entrée de la forêt amazonienne. En débarquant, nous n’avons pas d’autre choix que de traverser un véritable et immense souk de boutiques destinées à tenter les touristes. Difficile d’y échapper: le passage par ce dédale commercial semble faire partie du voyage. Nous découvrons ensuite Aguas Calientes, officiellement appelée Machupicchu Pueblo, enclavée entre les montagnes et le Río Urubamba. Les rues, souvent en forte pente, sont bordées de restaurants, de boutiques et d’hôtels. La ville est entièrement tournée vers les visiteurs venus découvrir le Machu Picchu. Nous cherchons d’abord le bureau de vente des billets des cars pour le lendemain, puis notre hôtel. Notre choix s’avère bon: il est légèrement en contrebas du centre, loin du bruit, et notre chambre possède une terrasse qui donne directement sur la rivière. Sur la recommandation du réceptionniste, nous dînons à l’Indio Feliz. Le décor est original et la nourriture copieuse et très bonne, pour un prix qui nous paraît raisonnable. Nous ne nous attardons cependant pas. Demain, le réveil est prévu très tôt. Le grand moment de notre voyage approche. | | | À: Larri · 23 août 2026 à 10:33 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 28 de 69 · Page 2 de 4 · 105 affichages · Partager Quel dommage que l'on ne puisse plus se balader comme on veut au milieu des salines. Mais si ça permet de protéger le site, c'est un mal pour un bien. Hâte de voir si le Machu Picchu a tenu ses promesses. | | | À: Holigirl · 23 août 2026 à 10:53 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 29 de 69 · Page 2 de 4 · 103 affichages · Partager Merci de continuer à me suivre. La réponse à ta question aujourd'hui ou au plus tard demain! | | | À: Larri · 23 août 2026 à 11:50 · Modifié le 24 août 2026 à 10:23 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 30 de 69 · Page 2 de 4 · 102 affichages · Partager J14 – Machu Picchu (1)
Nous avons rendez-vous avec notre guide à 8 h, ce qui signifie qu’il faut prendre un bus vers 7 h. Le réveil sonne à 5 h 30. Le copieux petit déjeuner avalé, nous remontons la rue en direction de l’arrêt des bus. La queue est déjà très longue et les bus se succèdent à un rythme effréné. Ici aussi, tout semble improvisé, mais le ballet est savamment orchestré. À chaque contrôle, il faut présenter son billet et son passeport. La route serpente dans la montagne au milieu d’une végétation luxuriante. Entre les virages, on entrevoit les sentiers qu’empruntent les touristes les plus courageux pour rejoindre Machu Picchu à pied. La foule est agglutinée sur le parvis qui sert de terminus et nous avons du mal à trouver notre guide. Sur les conseils de Laurent, nous avons retenu le circuit 2, aujourd’hui appelé « Machupicchu classique », qui permet une découverte assez complète de la cité. Ça y est, le grand moment est venu. Bienvenue au Machu Picchu! Par chance, il fait un temps splendide et le cheminement dans le site reste relativement fluide malgré l’affluence. Disons-le tout de suite: la visite dépasse nos espérances. C’est plus grand et surtout beaucoup plus beau que ce que nous avions imaginé. Le site résume et concentre une grande partie de l’ingéniosité des Incas. Toutes les techniques que nous avons découvertes au cours de notre voyage semblent se retrouver ici, poussées à un degré de perfection impressionnant. Les explications de notre guide Tout a commencé par le choix du lieu. Il résulte vraisemblablement de la combinaison de plusieurs considérations: •le caractère sacré du paysage, avec les montagnes environnantes, les apus, considérées comme des puissances protectrices; •une crête rocheuse offrant une assise favorable à la construction, avec du granite disponible directement sur place; •un emplacement permettant des observations et des repères astronomiques; •la présence d’une source et d’un système d’adduction d’eau; •enfin, un site difficile d’accès, naturellement protégé par son relief et particulièrement spectaculaire, ce qui convenait à un domaine royal et à l’affirmation du pouvoir de l’Inca. La construction commence au XVe siècle, probablement autour de 1450, sous le règne de Pachacuti, même si la fonction exacte du site et les circonstances précises de sa construction restent encore discutées. L’UNESCO le décrit comme un vaste ensemble religieux, cérémoniel, astronomique et agricole installé sur une crête escarpée. Les Incas ont surtout soigné ce qui ne se voit pas. Une part considérable du chantier a été consacrée à la préparation du terrain, aux murs de soutènement, aux terrasses et au drainage. Les études estiment qu’environ 50 à 60 % de l’effort de construction était consacré à ces travaux de fondation, de stabilisation et de drainage souterrains. La raison: les terrasses jouent un rôle essentiel. Elles ne servent pas seulement à l’agriculture: elles permettent aussi de stabiliser les pentes et d’évacuer l’eau. Sous les surfaces cultivées se succèdent différentes couches de matériaux destinées à faciliter le drainage. Un véritable chef-d’œuvre d’ingénierie, en grande partie invisible aux visiteurs. On comprend alors mieux comment, après près de six siècles, le site a pu conserver une stabilité remarquable dans un environnement soumis à de fortes pluies, aux glissements de terrain et aux séismes. Le véritable génie des bâtisseurs incas réside peut-être moins dans les seuls murs que dans tout ce qui a été conçu sous nos pieds pour permettre à l’ensemble de tenir. Il ne restait plus, si j’ose dire, qu’à construire les temples, les habitations, les terrasses agricoles et tout le système d’approvisionnement en eau. Ce dernier comprend notamment un réseau de canaux et de fontaines alimentés par une source. Là encore, les Incas ont fait preuve d’une remarquable maîtrise hydraulique.
Après ces considérations factuelles, notre guide développe une théorie plus discutable: plusieurs grands sites archéologiques seraient répartis sur le globe selon des distances ou des alignements particuliers. À mon sens, on peut constater des analogies entre certaines civilisations: les pyramides d’ Égypte trouvent des échos, sous des formes très différentes, dans les pyramides du Guatemala, du Mexique ou du Pérou, notamment à Caral et à Túcume. On peut également noter que de nombreux grands monuments ont été implantés en tenant compte des mouvements du Soleil ou d’autres phénomènes célestes. Mais de là à imaginer un ordre caché reliant les grandes civilisations et laissant penser qu’elles auraient coordonné leurs constructions à l’échelle du globe, il y a un grand pas que rien ne permet aujourd’hui de franchir. Les similitudes architecturales peuvent aussi s’expliquer par des contraintes communes: rechercher une monumentalité spectaculaire. On peut également constater que de nombreux grands monuments ont été implantés en fonction de la course du Soleil et de certains phénomènes astronomiques | | | À: Larri · 23 août 2026 à 17:23 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 31 de 69 · Page 2 de 4 · 97 affichages · Partager J14 – Machu Picchu (2)
On commence par monter vers la maison du gardien, d’où l’on bénéficie d’un point de vue exceptionnel sur l’ensemble du site. C’est ici que l’on prend la fameuse photo panoramique et emblématique du Machu Picchu.
On longe ensuite les carrières où les Incas extrayaient une partie des pierres utilisées pour les constructions, puis on descend vers le cœur de la cité pour explorer les secteurs religieux et résidentiels.
Nous traversons la place sacrée et découvrons le Temple des Trois Fenêtres, puis le Temple du Soleil, reconnaissable à sa forme semi-circulaire. Il est construit au-dessus d’un énorme rocher naturel et présente une architecture particulièrement soignée. Son orientation et sa conception témoignent notamment de l’importance accordée aux observations astronomiques et au calendrier rituel.
| | | À: Larri · 24 août 2026 à 11:04 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 32 de 69 · Page 2 de 4 · 87 affichages · Partager Machu Picchu (3)
Partout, on remarque l’adaptation des constructions au relief. Les murs sont légèrement inclinés vers l’intérieur, une caractéristique qui contribue à leur stabilité. On comprend mieux pourquoi tant de constructions ont résisté aux siècles et aux mouvements sismiques.
Nous passons près du rocher sacré, un grand bloc dont la forme évoque la montagne qui se dresse derrière lui. Cette relation entre les rochers sculptés et le paysage environnant est particulièrement intéressante: chez les Incas, certaines formations naturelles étaient elles-mêmes considérées comme sacrées. Le rocher pouvait donc être davantage qu’un simple matériau de construction.
Nous traversons ensuite les terrasses agricoles où paissent quelques lamas avant de nous diriger vers le secteur des habitations et la sortie. Nous déambulons dans les ruines, explorons ce lieu légendaire et profitons pleinement de la chance que nous avons d’être ici. | | | À: Larri · 24 août 2026 à 11:16 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 33 de 69 · Page 2 de 4 · 86 affichages · Partager Machu Picchu (4)
Plus tard, une question m’a traversé l’esprit: pourquoi, contrairement à d’autres grandes civilisations, les Incas n’ont-ils pas laissé de statues colossales ni développé une sculpture monumentale comparable à celle des Égyptiens ou des Mayas? Ce n’est certainement pas par incapacité technique. Les Incas maîtrisaient parfaitement la taille et l’assemblage de la pierre. Leur conception de la beauté semble plutôt s’être exprimée avant tout dans l’architecture: la précision des assemblages, la géométrie des murs, l’intégration des constructions dans le paysage. La religion apporte probablement une autre explication. Le monde sacré des Incas était profondément lié aux forces de la nature: le Soleil, la Terre, les montagnes, les sources, les rochers. Les huacas, lieux ou objets sacrés, pouvaient prendre des formes très diverses. Certaines étaient des montagnes, des sources ou des rochers naturels. Il n’était donc pas toujours nécessaire de représenter une divinité sous une forme humaine: le paysage lui-même pouvait être porteur du sacré. Peut-être que certains d’entre vous pourront apporter d’autres éléments de réponse?
Bilan de la visiteElle dépasse de très loin mes attentes. On a beau avoir beaucoup lu et vu de documentaires sur ce site, la réalité est bien plus belle. On pourrait écrire sans fin sur la beauté du Machu Picchu. C’est à la fois un chef-d’œuvre d’architecture, d’intégration au paysage et d’ingénierie. Son classement au patrimoine mondial de l’UNESCO et sa réputation de merveille du monde sont amplement mérités. Que dire de plus? Rien, si ce n’est que nous avons été comblés devant une telle merveille.
| | | À: Larri · 24 août 2026 à 11:18 · Modifié le 24 août 2026 à 18:40 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 34 de 69 · Page 2 de 4 · 86 affichages · Partager J14 – Retour sur Ollantaytambo
Il faut bien se résoudre à quitter ce lieu magique. La ronde des bus permet de rejoindre rapidement Aguas Calientes. La ville est plus calme en ce début d’après-midi. Nous arpentons les rues à la recherche d’un restaurant, puis prenons le train pour gagner Ollantaytambo. Le village se révèle charmant avec sa place centrale et ses rues pavées. Il mérite vraiment qu’on s’y attarde, car il règne dans ce village inca remarquablement préservé une atmosphère particulière. Nous nous « perdons » dans les petites ruelles et admirons le système de canalisations. Par chance, les Incas n’avaient pas prévu ces ruelles assez larges pour permettre le passage des voitures!
Le système d’eau conçu à l’époque inca est toujours en partie fonctionnel. Cela illustre une nouvelle fois l’ingéniosité et la durabilité de l’ingénierie hydraulique inca. En marchant dans les rues, nous sommes bercés par le murmure de l’eau. Nous rejoignons notre charmante guest-house, le Picaflor Tambo, nichée au fin fond de l’une de ces ruelles, non loin de la place centrale. De la chambre, nous avons une belle vue sur les greniers incas accrochés aux flancs de la montagne. Le chemin d’accès à ces vestiges est juste à proximité.
Et comme la journée a été longue et fatigante, nous prenons un peu de repos avant de nous mettre à la recherche d’un bon restaurant. Notre choix se porte sur l’Inka Nato Restaurante: bonne pioche!Quelle journée! Elle restera longtemps gravée dans nos mémoires. | | | À: Larri · 26 août 2026 à 12:40 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 35 de 69 · Page 2 de 4 · 74 affichages · Partager J15 Ollantaytambo et retour sur Cusco
Ce matin, pas de réveil matinal. Nous profitons du bon petit déjeuner qui nous est servi, puis nous filons vers la forteresse. Nous avons renoncé à visiter les greniers de Pinkuylluna pour garder nos forces. On peut tout de même en dire un mot: il s’agit d’un ensemble d’entrepôts agricoles à quatre étages, conçus de telle façon que la ventilation naturelle permette de conserver les récoltes. Le site est accessible gratuitement, mais le chemin d’accès est très pentu. Ollantaytambo est surtout connue pour son imposant complexe de terrasses et de constructions qui la surplombe. Historiquement, cette citadelle, aménagée par Pachacútec sur des structures d’origine wari, protégeait l’entrée de la Vallée sacrée et surveillait le chemin du Machu Picchu. Le complexe était à la fois un édifice militaire stratégique, un centre religieux et un important espace agricole. Il fut le théâtre de la dernière grande victoire des Incas sur les conquistadors en 1536. En faisant inonder la plaine, l’empereur Manco Inca parvint à résister aux premiers assauts des Espagnols. Il poursuivit ensuite la lutte contre les conquistadors, avant d’être finalement vaincu ailleurs. L’accès principal se fait par un escalier monumental qui dessert dix-sept terrasses superposées. Quand on est à ses pieds, il semble difficile d’atteindre le sommet tellement il est raide. Mais en procédant par paliers et en faisant des étapes sur les terrasses, la montée est finalement assez aisée. Ces terrasses agricoles remplissaient plusieurs fonctions: cultiver à haute altitude, prévenir l’érosion, gérer les eaux de ruissellement et stabiliser le flanc de la montagne. Croyez-moi, les centaines de marches à gravir valent le coup. Arrivés au sommet, nous embrassons du regard le rio Urubamba, trois vallées et le village inca en contrebas. Sur la montagne qui nous fait face, nous apercevons aussi les anciens entrepôts, accrochés à la pente. On découvre ensuite le Temple du Soleil, composé de six monolithes de porphyre rose. Le temple est resté inachevé, comme l’attestent les bosses encore visibles sur les pierres. Elles servaient à fixer les cordes de levage et n’ont pas été polies, signe que le chantier n’était pas terminé.
Les pierres provenaient de la carrière de Cachicata, située à environ 6 km, sur le versant de la montagne opposée. Des rampes encore visibles permettaient de les descendre vers la vallée. Pour franchir l’Urubamba, les Incas avaient détourné une partie de son cours. En chemin, certaines pierres trop lourdes ou trop abîmées furent abandonnées. Tout donne ici l’impression d’un chantier brutalement interrompu par l’arrivée des Espagnols. Enfin au sommet, on trouve le temple des Dix Niches, et une porte monumentale restée inachevée qui témoigne, elle aussi, de l’interruption du chantier. Au pied de la colline, nous pouvons admirer, dans un paisible parc, le Temple de l’Eau, la fontaine de la Ñusta, creusée dans un seul bloc de pierre et intégrée au temple, ainsi que divers canaux qui suivent les contours naturels du terrain. L’ensemble fonctionne toujours.
Ollantaytambo est un site incontournable de la Vallée sacrée. La forteresse n’est pas son seul intérêt. La ville elle-même mérite que l’on s’y attarde: son plan, ses ruelles pavées, ses murs de pierre et ses maisons construites sur les anciennes fondations incas témoignent de la continuité entre la ville d’hier et celle d’aujourd’hui. Sa gare en fait également un point de départ pour de nombreux voyageurs et la ville est un point de passage pour les randonneurs, notamment ceux qui empruntent le fameux Chemin des Incas. Nous déjeunons sur la place du village en attendant le chauffeur qui doit nous ramener à Cusco. Pour rentrer, il prend un chemin que nous n’avons pas encore emprunté. Sur la route, nous voyons de nombreux auto-stoppeurs. Il nous explique que, comme nous sommes dimanche, il n’y a pas de transport collectif et que les personnes qui doivent se déplacer n’ont pas d’autre choix. Un constat: ces deux dernières journées ont été merveilleuses. Et pour parachever notre plaisir, nous dînons une nouvelle fois au restaurant japonais. | | | À: Larri · 26 août 2026 à 13:09 · Modifié le 26 août 2026 à 15:08 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 36 de 69 · Page 2 de 4 · 74 affichages · Partager Ollantaytambo : quelques photos en vrac
Image attachée: Photo postée par le membre Larri. | | | À: Larri · 26 août 2026 à 23:43 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 37 de 69 · Page 2 de 4 · 63 affichages · Partager Deux bien belles journées avec un ciel tout bleu. Merci pour tous ces détails qui nous en apprennent beaucoup sur cette civilisation. C'est impressionnant | | | À: Holigirl · 27 août 2026 à 9:35 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 38 de 69 · Page 2 de 4 · 57 affichages · Partager Bonjour Pascale,
Oui, ces 2 journées étaient top! Nous avons été gâté par la météo. Le beau temps ne nous a pas quitté durant tout notre séjour. Pas une goutte de pluie ! Merci de me donner signe de vie ; au moins ce carnet intéresse une personne Il touche à sa fin. | | | À: Larri · 28 août 2026 à 15:24 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 39 de 69 · Page 2 de 4 · 49 affichages · Partager La fête du Soleil dans les rues de Cusco
Je vous ai parlé des festivités qui animent Cusco tout au long du mois de juin, avec pour point culminant les cérémonies du solstice d’hiver, le 24 juin. Durant cette période, la ville est en effervescence permanente. Danses, défilés folkloriques, chars, concerts se succèdent sans discontinuer, toute la journée et jusque tard dans la nuit. Les écoles, les villages et les différentes provinces rivalisent d’originalité: costumes éblouissants, couleurs chatoyantes, musique et danses envahissent les rues et les places de Cusco. On voyage ainsi d’un village à l’autre sans même quitter la place principale! Mais il ne faut pas s’y tromper: ces festivités ne sont pas qu’un spectacle destiné aux touristes. Elles témoignent de la richesse culturelle de la région et de l’attachement des Péruviens à leur identité andine et à l’héritage inca. À la nuit tombée, lorsque les costumes se parent de lumières et que la musique résonne dans les rues, le spectacle devient véritablement envoûtant. Mais plutôt que de longs discours, les photos vous donneront un meilleur aperçu de cette fête haute en couleurs.
Image attachée: Photo postée par le membre Larri. | | | À: Larri · 28 août 2026 à 15:45 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 40 de 69 · Page 2 de 4 · 47 affichages · Partager La fête du soleil dans les rues de Cusco (suite)
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