Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Larri · 10 août 2026 à 19:59 · 36 photos 6 messages · 1 participant · 97 affichages | | | | 10 août 2026 à 19:59 Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 1 de 6 · 97 affichages · Partager Préambule
J’aurais pu intituler mon carnet de voyage comme Carmen: « Il y a des voyages qui naissent deux fois ». En effet, nous avions envisagé cette destination en février 2020. Cependant, un TO honnête nous avait déconseillé le voyage à cette période en raison du climat. Nous avions alors renoncé et nous nous étions orientés vers le Guatemala (cf. « Sur les terres mayas » sur ce site). Alors, pourquoi ce titre? Quand j’étais à l’école primaire, il y a plus de 65 ans, les illustrations de mes livres d’histoire ( Machu Picchu) et de géographie ( lac Titicaca) me faisaient rêver et ces images étaient restées dans ma tête. Il aura fallu attendre 2026 pour enfin concrétiser ce rêve! Nous avons préparé notre voyage avec Tout Pérou, une « agence » francophone. Tout s’est fait par mail et par échanges WhatsApp avec notre interlocuteur: Laurent, à la fois compétent, sympathique et de bons conseils. Moyennant 200 €, Tout Pérou nous a fourni chauffeurs et guides quand nous le désirions, nous a aidés à acheter nos vols internes (moins chers en les achetant au Pérou), a réservé des navettes entre les aéroports et les hôtels, nous a fait bénéficier d’un rabais sur le trajet en train vers Aguas Calientes, sur les bus entre Chivay et Puno et entre Puno et Cusco. Bref, Laurent s’est occupé de toute la logistique et des entrées pour le Machu Picchu. Charge à nous de réserver nos hôtels. Une liste est proposée par Tout Pérou, sans obligation d’en tenir compte. Autre avantage de la formule: on n’avance pas d’argent, on rémunère directement les intervenants au jour le jour. Nous n’avons pas rencontré Laurent sur place car il était en vacances en Europe. Avant son départ, il nous a fait un briefing, donné un tableau récapitulant tout le programme, les intervenants, leur numéro de téléphone, leur rémunération, les horaires et nous a prodigué de nombreux conseils (argent, change, sécurité, etc.). Rentré en fin de notre séjour, il a constamment pris de nos nouvelles. Signalons enfin que nous avions pris des renseignements auprès d’Arnaud Lagadec, qui tient un hôtel à Cusco et qui propose des visites de la région. Il nous a également donné beaucoup de renseignements. Autre interlocuteur: Thomas Montaigne, très sympathique, qui tient une agence à Arequipa (Agence Pérou exclusif).
J1 – Paris-LimaAvant-propos Je vais vous narrer notre voyage sans prétention: je n’ai pas le talent de certains contributeurs du forum, et je vais l’illustrer avec quelques photos (smartphone ordinaire). Mes commentaires sont personnels et n’engagent que moi. Aussi, soyez indulgents! N’hésitez pas à commenter mon récit à votre guise, mais évitez les polémiques stériles et inutiles. Bien qu’habitants au sud de la région parisienne, fidèles à nos habitudes quand le vol est en matinée, nous avons choisi de passer la nuit précédant notre départ dans un hôtel à proximité de CDG et de garer notre voiture dans un parking à Garches. Nous évitons ainsi le stress que peuvent occasionner des déplacements souvent compliqués autour de Paris (accidents, travaux, bouchons, etc.). Enregistrement, contrôle aux frontières: tout est fluide en ce dimanche matin. Notre vol AF est sans histoire. À Lima, le passage de la frontière est particulièrement long et, pour la première fois, nous n’avons pas de visa d’entrée apposé sur nos passeports. Comme convenu, un chauffeur nous conduit jusqu’au quartier de Miraflores, où se trouve notre hôtel. Nous sommes surpris par les nombreux panneaux consacrés aux possibles tsunamis, ayant oublié que le Pérou est propice aux événements de ce genre et est régulièrement le théâtre de tremblements de terre. Nous aurons l’occasion d’en voir les conséquences lors de notre périple. Fatigués par le réveil matinal, les 13 h de vol et le décalage horaire (7 h), nous dînons à l’hôtel avant une nuit réparatrice. Notons que ce jour est celui de l’élection présidentielle au Pérou. Aussi, on refuse de nous servir une bière: la vente d’alcool est interdite ce dimanche. | | | À: Larri · 11 août 2026 à 10:51 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 2 de 6 · 65 affichages · Partager J2 – Lima- ArequipaInitialement, nous avions prévu de visiter Lima dans la matinée avant de prendre notre vol pour Arequipa dans l’après-midi. Trois jours avant notre départ, nous avons finalement jugé plus judicieux de reporter cette visite à la fin du séjour, afin de ne pas la faire dans la précipitation, les déplacements dans Lima étant particulièrement chronophages. Laurent a donc, sans problème apparent, réorganisé notre programme. À la place, nous sommes partis à la recherche d’un bureau de change. Nos euros trouvent preneur à un taux avantageux: 4,09 soles pour 1 €. Déjeuner à l’hôtel avant de partir pour l’aéroport. Ici aussi, les contrôles sont rapides. Le vol LATAM se déroule sans histoire. Depuis l’avion, nous survolons des paysages arides, pratiquement dépourvus de végétation. Quelques sommets faiblement enneigés apparaissent au loin avant l’atterrissage à Arequipa.
la cathédrale vue de la chambre de notre hôtel Nous faisons alors la connaissance de Rufio, le chauffeur qui va nous accompagner pendant trois jours. Tout de suite, le courant passe: il est souriant, prévenant et son français est parfaitement compréhensible pour quelqu’un qui l’a appris au contact de ses clients. Cela va grandement nous faciliter la vie. Notre hôtel est idéalement situé dans un coin de la Plaza de Armas, à proximité des principaux points d’intérêt de la ville.
Nous découvrons pour la première fois, de nuit, cette très belle place. Ce soir, nous dînons au restaurant Zig Zag, situé en bordure de la place San Francisco. L’établissement est complet. On nous offre donc un pisco en attendant qu’une table se libère. Nous dégustons le réputé « quatuor de viandes », agneau, bœuf, alpaga et poulet, cuit sur une pierre volcanique. C’est un régal. | | | À: Larri · 11 août 2026 à 15:43 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 3 de 6 · 48 affichages · Partager J3 – Visite du centre d’Arequipa
Aujourd’hui, nous visitons le centre historique d’Arequipa, surnommée la « ville blanche » en raison de l’utilisation massive du sillar, une roche volcanique blanche ou rosée dans laquelle sont construits nombre de ses édifices. Notre guide est un personnage singulier. Âgé de 82 ans, Jorge parle un français parfait, ce qui n’est guère étonnant: il a longtemps enseigné en France et possède la double nationalité. Passionné par son métier et véritable historien érudit, il est intarissable! Son credo est clair: illustrer et défendre la résistance culturelle et la singularité des Incas face aux conquistadors espagnols. Sur fond du cône enneigé du volcan Misti, nous commençons par la Plaza de Armas, encadrée par la cathédrale et trois doubles rangées d’arcades.
Au centre, palmiers, parterres de fleurs et une belle fontaine de bronze surmontée d’une statue appelée le Tuturutu, que la tradition présente comme le messager officiel de l’Inca. Il aurait été chargé d’annoncer son arrivée ou d’alerter la population des événements importants au moyen d’une trompette. Cette place, très animée, est également le théâtre de nombreuses manifestations. Les Péruviens semblent, comme les Français, être des contestataires permanents! Nous nous attardons assez peu sur la cathédrale, des offices étant en cours. Notre guide nous en raconte néanmoins l’histoire tumultueuse. Détruite par un incendie, elle est reconstruite en 1844 avant d’être à nouveau gravement endommagée par le séisme de 1868, puis reconstruite. Elle est imposante, avec une façade de 108 mètres de long. À l’intérieur se trouvent notamment un orgue importé de Belgique, réputé être l’un des plus grands d’ Amérique du Sud, ainsi qu’une chaire sculptée en France. Le maître-autel nous paraît relativement modeste par rapport à ceux que nous découvrirons tout au long de notre voyage.
Direction un angle de la place pour découvrir l’ église de la Compagnie de Jésus. Elle aussi a subi de nombreux séismes et a été reconstruite à plusieurs reprises. Elle est considérée comme un chef-d’œuvre de l’architecture baroque andine. Sa façade, finement sculptée dans le sillar, mêle motifs religieux et références à la culture locale: anges, serpent, puma, maïs ou encore cabosses de cacao.
À l’intérieur, de nombreuses sculptures et un retable couvert de feuilles d’or. Jorge nous fait remarquer une Cène pour le moins originale: le Christ et les apôtres sont attablés autour d’une table ovale, devant laquelle figurent un cochon d’ Inde, des épis de maïs et des piments locaux jaunes. Une des nombreuses fantaisies des peintres de l’école de Cusco!
Nous passons ensuite dans la chapelle San Ignacio, entièrement couverte de peintures aux couleurs tropicales: angelots, fleurs, plantes et oiseaux multicolores envahissent les murs et les voûtes.
Puis direction le magnifique cloître, qui n’échappe pas aux décors d’influence péruvienne: fruits, fleurs et arabesques. Les anciennes arcades ont été transformées en galerie marchande, avec boutiques de souvenirs, articles en alpaga et café. Depuis la terrasse, la vue est spectaculaire sur les trois volcans qui entourent la ville: le Misti, le Pichu Picchu et le Chachani.
| | | À: Larri · 12 août 2026 à 12:03 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 4 de 6 · 22 affichages · Partager Suite de la visite du centre d'Arequipa
Nous prenons ensuite la direction du marché. Sa structure métallique est attribuée aux ateliers de Gustave Eiffel, qui ont laissé plusieurs traces dans la ville. L’escalier du restaurant Zig Zag, où nous avons dîné la veille, est lui aussi attribué à Eiffel. Le marché regorge de marchandises. Ce qui nous frappe particulièrement, c’est la multitude de variétés de pommes de terre et la taille de certains fruits, notamment les avocats et les mangues. Nous nous offrons un verre, plutôt une chope, de jus de fruits frais préparé à la demande. Un véritable délice, pour un prix plus que modique.
Nous achetons également un paquet de feuilles de coca à mâchouiller, censées aider à atténuer les effets du mal des montagnes. Notre guide attire cependant notre attention sur un point important: ici, les produits à base de coca sont en vente libre dans le cadre des usages autorisés. En revanche, leur introduction en France est interdite lorsqu’ils contiennent des substances classées comme stupéfiants. Autrement dit, mieux vaut laisser sur place les feuilles de coca, le maté de coca ou les bonbons à la coca! Il nous conduit ensuite au couvent Santa Catalina. Sur le chemin, il nous fait remarquer plusieurs façades richement décorées. Les banques, constate-t-il avec une pointe d’ironie, ont fait main basse sur certaines des plus belles bâtisses de la ville. Le couvent possédant ses propres guides, Jorge nous abandonne momentanément. Il part réserver un restaurant pour le déjeuner. Le site couvre une superficie de 20 500 m². C’est une véritable ville dans la ville, avec ses rues, ses places, ses jardins, ses fontaines et ses cloîtres. On nous explique qu’il pouvait accueillir jusqu’à 450 religieuses, accompagnées de servantes et, à certaines périodes, d’esclaves. Le monastère était principalement destiné aux femmes issues de riches familles d’ascendance espagnole, la dot exigée à l’entrée étant élevée. Les religieuses les plus fortunées disposaient de cellules privées et pouvaient avoir plusieurs servantes. Les femmes plus pauvres pouvaient néanmoins entrer sans payer. Le monastère est entièrement construit en sillar, cette roche volcanique caractéristique d’ Arequipa. On nous explique que les pierres blanches proviennent du Chachani tandis que celles de couleur rouge seraient issues du Misti. La visite commence par les parloirs, qui permettaient aux religieuses de recevoir leur famille, sous surveillance et pendant un temps limité. Nous franchissons ensuite l’« arche du silence », qui débouche sur le cloître des novices. À partir de là, les religieuses devaient respecter le silence et consacrer leurs premières années au travail et à la prière avant de prononcer leurs vœux. Elles pouvaient encore choisir de quitter le couvent, au risque de déshonorer leur famille.
Nous découvrons ensuite l’ancien dortoir, transformé en pinacothèque présentant notamment des peintures de l’école de Cusco, différentes cuisines et de longues allées, souvent fleuries, portant des noms de villes ou de régions d’ Espagne. Le rouge et le bleu dominent partout. On nous explique que les peintures sont régulièrement refaites, ce qui contribue à l’aspect très coloré du monastère. Les jardins sont luxuriants. Le lieu le plus original est peut-être le lavoir: les traditionnelles bassines sont remplacées par des demi-vasques alimentées par un ingénieux réseau d’eau.
Au final, une très belle visite, aussi agréable qu’instructive. On prend plaisir à se promener, voire à se perdre, dans ce gigantesque complexe aux couleurs bleues, blanches et rouges.
Nous retrouvons Jorge au restaurant typique “la Victoria” qu’il a choisi pour nous. Il ne mangera pas avec nous, ayant un autre engagement. Nous déjeunons sur une belle terrasse. Mon épouse choisit du « pig » et se retrouve face à un cochon d’ Inde coupé en deux dans le sens de la longueur. Mauvaise surprise! Elle surmonte néanmoins son appréhension et tente de le manger. Si la chair est correcte, la peau, trop cuite, est quasiment immangeable. Pour ma part, les tentacules de poulpe passent beaucoup plus facilement! Nous rentrons à l’hôtel, non sans faire un peu de change en prévision des jours suivants. Ici, le taux est encore meilleur: 4,13 soles pour un euro. Nous ne trouverons jamais mieux! | | | À: Larri · 12 août 2026 à 12:27 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 5 de 6 · 20 affichages · Partager Quelques photos du couvent, des façades ouvragées, de la cathédrale la nuit
Images attachées: Photo postée par le membre Larri. Photo postée par le membre Larri. | | | À: Larri · 12 août 2026 à 12:48 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 6 de 6 · 19 affichages · Partager J4 – Visite de Toro Muerto
Aujourd’hui, notre chauffeur vient nous chercher pour nous rendre à Toro Muerto, un site réputé d’art rupestre. Cette visite nous a été suggérée par Thomas, de l’agence Pérou Exclusif. Le site se situe dans la partie centrale de la vallée du fleuve Majes, dans le sud du Pérou. On comprend vite que notre chauffeur n’a pas l’habitude de s’y rendre. En route, il nous demande si nous voulons faire une halte dans un vignoble qui produit du pisco et différents vins. Rien d’extraordinaire, mais la visite est chronophage.
Puis nous continuons la route en empruntant une partie de la fameuse Panaméricaine, ce vaste réseau routier qui relie, dans son principe, l’ Alaska à l’extrême sud de l’Amérique. Le trafic, composé essentiellement de gros camions, y est dense. Nous nous en écartons ensuite, direction le sud-ouest, pour atteindre la vallée de Majes, à environ 170 km d’ Arequipa. Cernée par de grandes falaises arides, c’est une vallée étonnamment verte et fertile, où l’on cultive notamment des légumes, des fruits et de la vigne. Arrivés vers 13h, après plus de quatre heures de route, à Querulpa, nous nous perdons un peu pour trouver l’entrée du site. Il n’y a personne, ni à l’accueil, ni dans le site lui-même. Nous apercevons, au loin, une mobylette qui fonce, dans un nuage de poussière, sur la piste en notre direction. C’est le préposé du ministère de la Culture qui vient percevoir le droit d’entrée ! Après nous avoir taxés, il nous invite à pénétrer dans un vaste terrain désertique pour découvrir les fameux pétroglyphes, sans autre indication que « débrouillez-vous » ! Nous voilà donc, en plein désert, sous un soleil de plomb, au milieu de milliers de roches volcaniques présentant des gravures d’animaux – camélidés, félins, serpents et oiseaux de toutes sortes –, mais aussi de plantes, d’humains, d’anthropomorphes et de formes géométriques, éparpillées sur plusieurs kilomètres carrés. Contrairement à ce que nous pensions, ces gravures ne sont pas uniquement l’œuvre des Wari, qui ont précédé les Incas. Elles ont été réalisées par plusieurs populations qui se sont succédé dans la région, notamment durant les périodes Wari et Chuquibamba, jusqu’à la période inca. La plupart des gravures sont datées approximativement entre 800 et 1500 de notre ère. Le site compte aujourd’hui 2 600 roches gravées officiellement inventoriées, réparties sur une immense superficie. On comprend mieux, dans ces conditions, pourquoi il est si difficile de s’y retrouver ! Sans guide, ni plan, ni indication, nous avançons un peu au hasard à la recherche des gravures les plus emblématiques.
Nous en sortons dégoulinants de sueur, avec l’impression de ne pas avoir vu les plus belles. Il est 14h30 et c’est l’heure de déjeuner. Nous gagnons les berges de la rivière Majes, où l’on pêche le fameux camarón de río, à la recherche d’un restaurant cuisinant le réputé « Chupe de Camarones » !
C’est très copieux, pas cher mais, disons-le, pas ouf non plus. Il est plus de 16h lorsque nous quittons la table pour nous diriger vers le site, à proximité de Querulpa, où des empreintes de dinosaures ont été découvertes par hasard en 2002. Le site de Querulpa Chico est notamment connu pour ses traces de grands dinosaures carnivores. Grosse déception : le site ferme à 16h ! Il ne nous reste plus qu’à rentrer sur Arequipa. La nuit tombe vers 18h et ce n’est qu’à 20h30, dans l’obscurité totale, que le chauffeur nous dépose à l’hôtel ! Il est crevé et cela se comprend : nous sommes partis depuis plus de douze heures. Ce soir, nous nous contenterons de quelques friandises en guise de repas. Bilan de la journéeBeaucoup de kilomètres et de fatigue pour une visite, au final, assez décevante, surtout par manque d’informations. Le site de Toro Muerto est pourtant exceptionnel par son étendue et la quantité de gravures qu’il rassemble. Mais sans guide, sans plan et sans indications permettant de repérer les pétroglyphes les plus remarquables, on a davantage l’impression de chercher des pierres gravées au hasard que de découvrir un grand site archéologique. On comprend mieux pourquoi Toro Muerto ne fait pas partie des circuits touristiques habituels. À notre avis, la visite doit être réservée aux vrais passionnés d’art rupestre... ou se faire avec un guide capable de nous conduire directement vers les gravures les plus intéressantes ! | Carnets similaires sur le Pérou: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 522 visiteurs en ligne depuis une heure! |