Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Larri · 10 août 2026 à 19:59 · 272 photos 69 messages · 9 participants · 997 affichages | | | | 10 août 2026 à 19:59 Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 1 de 69 · Page 1 de 4 · 518 affichages · Partager Préambule
J’aurais pu intituler mon carnet de voyage comme Carmen: « Il y a des voyages qui naissent deux fois ». En effet, nous avions envisagé cette destination en février 2020. Cependant, un TO honnête nous avait déconseillé le voyage à cette période en raison du climat. Nous avions alors renoncé et nous nous étions orientés vers le Guatemala (cf. « Sur les terres mayas » sur ce site). Alors, pourquoi ce titre? Quand j’étais à l’école primaire, il y a plus de 65 ans, les illustrations de mes livres d’histoire ( Machu Picchu) et de géographie ( lac Titicaca) me faisaient rêver et ces images étaient restées dans ma tête. Il aura fallu attendre 2026 pour enfin concrétiser ce rêve! Nous avons préparé notre voyage avec Tout Pérou, une « agence » francophone. Tout s’est fait par mail et par échanges WhatsApp avec notre interlocuteur: Laurent, à la fois compétent, sympathique et de bons conseils. Moyennant 200 €, Tout Pérou nous a fourni chauffeurs et guides quand nous le désirions, nous a aidés à acheter nos vols internes (moins chers en les achetant au Pérou), a réservé des navettes entre les aéroports et les hôtels, nous a fait bénéficier d’un rabais sur le trajet en train vers Aguas Calientes, sur les bus entre Chivay et Puno et entre Puno et Cusco. Bref, Laurent s’est occupé de toute la logistique et des entrées pour le Machu Picchu. Charge à nous de réserver nos hôtels. Une liste est proposée par Tout Pérou, sans obligation d’en tenir compte. Autre avantage de la formule: on n’avance pas d’argent, on rémunère directement les intervenants au jour le jour. Nous n’avons pas rencontré Laurent sur place car il était en vacances en Europe. Avant son départ, il nous a fait un briefing, donné un tableau récapitulant tout le programme, les intervenants, leur numéro de téléphone, leur rémunération, les horaires et nous a prodigué de nombreux conseils (argent, change, sécurité, etc.). Rentré en fin de notre séjour, il a constamment pris de nos nouvelles. Signalons enfin que nous avions pris des renseignements auprès d’Arnaud Lagadec, qui tient un hôtel à Cusco et qui propose des visites de la région. Il nous a également donné beaucoup de renseignements. Autre interlocuteur: Thomas Montaigne, très sympathique, qui tient une agence à Arequipa (Agence Pérou exclusif).
J1 – Paris-LimaAvant-propos Je vais vous narrer notre voyage sans prétention: je n’ai pas le talent de certains contributeurs du forum, et je vais l’illustrer avec quelques photos (smartphone ordinaire). Mes commentaires sont personnels et n’engagent que moi. Aussi, soyez indulgents! N’hésitez pas à commenter mon récit à votre guise, mais évitez les polémiques stériles et inutiles. Bien qu’habitants au sud de la région parisienne, fidèles à nos habitudes quand le vol est en matinée, nous avons choisi de passer la nuit précédant notre départ dans un hôtel à proximité de CDG et de garer notre voiture dans un parking à Garches. Nous évitons ainsi le stress que peuvent occasionner des déplacements souvent compliqués autour de Paris (accidents, travaux, bouchons, etc.). Enregistrement, contrôle aux frontières: tout est fluide en ce dimanche matin. Notre vol AF est sans histoire. À Lima, le passage de la frontière est particulièrement long et, pour la première fois, nous n’avons pas de visa d’entrée apposé sur nos passeports. Comme convenu, un chauffeur nous conduit jusqu’au quartier de Miraflores, où se trouve notre hôtel. Nous sommes surpris par les nombreux panneaux consacrés aux possibles tsunamis, ayant oublié que le Pérou est propice aux événements de ce genre et est régulièrement le théâtre de tremblements de terre. Nous aurons l’occasion d’en voir les conséquences lors de notre périple. Fatigués par le réveil matinal, les 13 h de vol et le décalage horaire (7 h), nous dînons à l’hôtel avant une nuit réparatrice. Notons que ce jour est celui de l’élection présidentielle au Pérou. Aussi, on refuse de nous servir une bière: la vente d’alcool est interdite ce dimanche. | | | À: Larri · 11 août 2026 à 10:51 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 2 de 69 · Page 1 de 4 · 486 affichages · Partager J2 – Lima- ArequipaInitialement, nous avions prévu de visiter Lima dans la matinée avant de prendre notre vol pour Arequipa dans l’après-midi. Trois jours avant notre départ, nous avons finalement jugé plus judicieux de reporter cette visite à la fin du séjour, afin de ne pas la faire dans la précipitation, les déplacements dans Lima étant particulièrement chronophages. Laurent a donc, sans problème apparent, réorganisé notre programme. À la place, nous sommes partis à la recherche d’un bureau de change. Nos euros trouvent preneur à un taux avantageux: 4,09 soles pour 1 €. Déjeuner à l’hôtel avant de partir pour l’aéroport. Ici aussi, les contrôles sont rapides. Le vol LATAM se déroule sans histoire. Depuis l’avion, nous survolons des paysages arides, pratiquement dépourvus de végétation. Quelques sommets faiblement enneigés apparaissent au loin avant l’atterrissage à Arequipa.
la cathédrale vue de la chambre de notre hôtel Nous faisons alors la connaissance de Rufio, le chauffeur qui va nous accompagner pendant trois jours. Tout de suite, le courant passe: il est souriant, prévenant et son français est parfaitement compréhensible pour quelqu’un qui l’a appris au contact de ses clients. Cela va grandement nous faciliter la vie. Notre hôtel est idéalement situé dans un coin de la Plaza de Armas, à proximité des principaux points d’intérêt de la ville.
Nous découvrons pour la première fois, de nuit, cette très belle place. Ce soir, nous dînons au restaurant Zig Zag, situé en bordure de la place San Francisco. L’établissement est complet. On nous offre donc un pisco en attendant qu’une table se libère. Nous dégustons le réputé « quatuor de viandes », agneau, bœuf, alpaga et poulet, cuit sur une pierre volcanique. C’est un régal. | | | À: Larri · 11 août 2026 à 15:43 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 3 de 69 · Page 1 de 4 · 469 affichages · Partager J3 – Visite du centre d’Arequipa
Aujourd’hui, nous visitons le centre historique d’Arequipa, surnommée la « ville blanche » en raison de l’utilisation massive du sillar, une roche volcanique blanche ou rosée dans laquelle sont construits nombre de ses édifices. Notre guide est un personnage singulier. Âgé de 82 ans, Jorge parle un français parfait, ce qui n’est guère étonnant: il a longtemps enseigné en France et possède la double nationalité. Passionné par son métier et véritable historien érudit, il est intarissable! Son credo est clair: illustrer et défendre la résistance culturelle et la singularité des Incas face aux conquistadors espagnols. Sur fond du cône enneigé du volcan Misti, nous commençons par la Plaza de Armas, encadrée par la cathédrale et trois doubles rangées d’arcades.
Au centre, palmiers, parterres de fleurs et une belle fontaine de bronze surmontée d’une statue appelée le Tuturutu, que la tradition présente comme le messager officiel de l’Inca. Il aurait été chargé d’annoncer son arrivée ou d’alerter la population des événements importants au moyen d’une trompette. Cette place, très animée, est également le théâtre de nombreuses manifestations. Les Péruviens semblent, comme les Français, être des contestataires permanents! Nous nous attardons assez peu sur la cathédrale, des offices étant en cours. Notre guide nous en raconte néanmoins l’histoire tumultueuse. Détruite par un incendie, elle est reconstruite en 1844 avant d’être à nouveau gravement endommagée par le séisme de 1868, puis reconstruite. Elle est imposante, avec une façade de 108 mètres de long. À l’intérieur se trouvent notamment un orgue importé de Belgique, réputé être l’un des plus grands d’ Amérique du Sud, ainsi qu’une chaire sculptée en France. Le maître-autel nous paraît relativement modeste par rapport à ceux que nous découvrirons tout au long de notre voyage.
Direction un angle de la place pour découvrir l’ église de la Compagnie de Jésus. Elle aussi a subi de nombreux séismes et a été reconstruite à plusieurs reprises. Elle est considérée comme un chef-d’œuvre de l’architecture baroque andine. Sa façade, finement sculptée dans le sillar, mêle motifs religieux et références à la culture locale: anges, serpent, puma, maïs ou encore cabosses de cacao.
À l’intérieur, de nombreuses sculptures et un retable couvert de feuilles d’or. Jorge nous fait remarquer une Cène pour le moins originale: le Christ et les apôtres sont attablés autour d’une table ovale, devant laquelle figurent un cochon d’ Inde, des épis de maïs et des piments locaux jaunes. Une des nombreuses fantaisies des peintres de l’école de Cusco!
Nous passons ensuite dans la chapelle San Ignacio, entièrement couverte de peintures aux couleurs tropicales: angelots, fleurs, plantes et oiseaux multicolores envahissent les murs et les voûtes.
Puis direction le magnifique cloître, qui n’échappe pas aux décors d’influence péruvienne: fruits, fleurs et arabesques. Les anciennes arcades ont été transformées en galerie marchande, avec boutiques de souvenirs, articles en alpaga et café. Depuis la terrasse, la vue est spectaculaire sur les trois volcans qui entourent la ville: le Misti, le Pichu Picchu et le Chachani.
| | | À: Larri · 12 août 2026 à 12:03 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 4 de 69 · Page 1 de 4 · 443 affichages · Partager Suite de la visite du centre d'Arequipa
Nous prenons ensuite la direction du marché. Sa structure métallique est attribuée aux ateliers de Gustave Eiffel, qui ont laissé plusieurs traces dans la ville. L’escalier du restaurant Zig Zag, où nous avons dîné la veille, est lui aussi attribué à Eiffel. Le marché regorge de marchandises. Ce qui nous frappe particulièrement, c’est la multitude de variétés de pommes de terre et la taille de certains fruits, notamment les avocats et les mangues. Nous nous offrons un verre, plutôt une chope, de jus de fruits frais préparé à la demande. Un véritable délice, pour un prix plus que modique.
Nous achetons également un paquet de feuilles de coca à mâchouiller, censées aider à atténuer les effets du mal des montagnes. Notre guide attire cependant notre attention sur un point important: ici, les produits à base de coca sont en vente libre dans le cadre des usages autorisés. En revanche, leur introduction en France est interdite lorsqu’ils contiennent des substances classées comme stupéfiants. Autrement dit, mieux vaut laisser sur place les feuilles de coca, le maté de coca ou les bonbons à la coca! Il nous conduit ensuite au couvent Santa Catalina. Sur le chemin, il nous fait remarquer plusieurs façades richement décorées. Les banques, constate-t-il avec une pointe d’ironie, ont fait main basse sur certaines des plus belles bâtisses de la ville. Le couvent possédant ses propres guides, Jorge nous abandonne momentanément. Il part réserver un restaurant pour le déjeuner. Le site couvre une superficie de 20 500 m². C’est une véritable ville dans la ville, avec ses rues, ses places, ses jardins, ses fontaines et ses cloîtres. On nous explique qu’il pouvait accueillir jusqu’à 450 religieuses, accompagnées de servantes et, à certaines périodes, d’esclaves. Le monastère était principalement destiné aux femmes issues de riches familles d’ascendance espagnole, la dot exigée à l’entrée étant élevée. Les religieuses les plus fortunées disposaient de cellules privées et pouvaient avoir plusieurs servantes. Les femmes plus pauvres pouvaient néanmoins entrer sans payer. Le monastère est entièrement construit en sillar, cette roche volcanique caractéristique d’ Arequipa. On nous explique que les pierres blanches proviennent du Chachani tandis que celles de couleur rouge seraient issues du Misti. La visite commence par les parloirs, qui permettaient aux religieuses de recevoir leur famille, sous surveillance et pendant un temps limité. Nous franchissons ensuite l’« arche du silence », qui débouche sur le cloître des novices. À partir de là, les religieuses devaient respecter le silence et consacrer leurs premières années au travail et à la prière avant de prononcer leurs vœux. Elles pouvaient encore choisir de quitter le couvent, au risque de déshonorer leur famille.
Nous découvrons ensuite l’ancien dortoir, transformé en pinacothèque présentant notamment des peintures de l’école de Cusco, différentes cuisines et de longues allées, souvent fleuries, portant des noms de villes ou de régions d’ Espagne. Le rouge et le bleu dominent partout. On nous explique que les peintures sont régulièrement refaites, ce qui contribue à l’aspect très coloré du monastère. Les jardins sont luxuriants. Le lieu le plus original est peut-être le lavoir: les traditionnelles bassines sont remplacées par des demi-vasques alimentées par un ingénieux réseau d’eau.
Au final, une très belle visite, aussi agréable qu’instructive. On prend plaisir à se promener, voire à se perdre, dans ce gigantesque complexe aux couleurs bleues, blanches et rouges.
Nous retrouvons Jorge au restaurant typique “la Victoria” qu’il a choisi pour nous. Il ne mangera pas avec nous, ayant un autre engagement. Nous déjeunons sur une belle terrasse. Mon épouse choisit du « pig » et se retrouve face à un cochon d’ Inde coupé en deux dans le sens de la longueur. Mauvaise surprise! Elle surmonte néanmoins son appréhension et tente de le manger. Si la chair est correcte, la peau, trop cuite, est quasiment immangeable. Pour ma part, les tentacules de poulpe passent beaucoup plus facilement! Nous rentrons à l’hôtel, non sans faire un peu de change en prévision des jours suivants. Ici, le taux est encore meilleur: 4,13 soles pour un euro. Nous ne trouverons jamais mieux! | | | À: Larri · 12 août 2026 à 12:27 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 5 de 69 · Page 1 de 4 · 441 affichages · Partager Quelques photos du couvent, des façades ouvragées, de la cathédrale la nuit
Images attachées: Photo postée par le membre Larri. Photo postée par le membre Larri. | | | À: Larri · 12 août 2026 à 12:48 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 6 de 69 · Page 1 de 4 · 440 affichages · Partager J4 – Visite de Toro Muerto
Aujourd’hui, notre chauffeur vient nous chercher pour nous rendre à Toro Muerto, un site réputé d’art rupestre. Cette visite nous a été suggérée par Thomas, de l’agence Pérou Exclusif. Le site se situe dans la partie centrale de la vallée du fleuve Majes, dans le sud du Pérou. On comprend vite que notre chauffeur n’a pas l’habitude de s’y rendre. En route, il nous demande si nous voulons faire une halte dans un vignoble qui produit du pisco et différents vins. Rien d’extraordinaire, mais la visite est chronophage.
Puis nous continuons la route en empruntant une partie de la fameuse Panaméricaine, ce vaste réseau routier qui relie, dans son principe, l’ Alaska à l’extrême sud de l’Amérique. Le trafic, composé essentiellement de gros camions, y est dense. Nous nous en écartons ensuite, direction le sud-ouest, pour atteindre la vallée de Majes, à environ 170 km d’ Arequipa. Cernée par de grandes falaises arides, c’est une vallée étonnamment verte et fertile, où l’on cultive notamment des légumes, des fruits et de la vigne. Arrivés vers 13h, après plus de quatre heures de route, à Querulpa, nous nous perdons un peu pour trouver l’entrée du site. Il n’y a personne, ni à l’accueil, ni dans le site lui-même. Nous apercevons, au loin, une mobylette qui fonce, dans un nuage de poussière, sur la piste en notre direction. C’est le préposé du ministère de la Culture qui vient percevoir le droit d’entrée ! Après nous avoir taxés, il nous invite à pénétrer dans un vaste terrain désertique pour découvrir les fameux pétroglyphes, sans autre indication que « débrouillez-vous » ! Nous voilà donc, en plein désert, sous un soleil de plomb, au milieu de milliers de roches volcaniques présentant des gravures d’animaux – camélidés, félins, serpents et oiseaux de toutes sortes –, mais aussi de plantes, d’humains, d’anthropomorphes et de formes géométriques, éparpillées sur plusieurs kilomètres carrés. Contrairement à ce que nous pensions, ces gravures ne sont pas uniquement l’œuvre des Wari, qui ont précédé les Incas. Elles ont été réalisées par plusieurs populations qui se sont succédé dans la région, notamment durant les périodes Wari et Chuquibamba, jusqu’à la période inca. La plupart des gravures sont datées approximativement entre 800 et 1500 de notre ère. Le site compte aujourd’hui 2 600 roches gravées officiellement inventoriées, réparties sur une immense superficie. On comprend mieux, dans ces conditions, pourquoi il est si difficile de s’y retrouver ! Sans guide, ni plan, ni indication, nous avançons un peu au hasard à la recherche des gravures les plus emblématiques.
Nous en sortons dégoulinants de sueur, avec l’impression de ne pas avoir vu les plus belles. Il est 14h30 et c’est l’heure de déjeuner. Nous gagnons les berges de la rivière Majes, où l’on pêche le fameux camarón de río, à la recherche d’un restaurant cuisinant le réputé « Chupe de Camarones » !
C’est très copieux, pas cher mais, disons-le, pas ouf non plus. Il est plus de 16h lorsque nous quittons la table pour nous diriger vers le site, à proximité de Querulpa, où des empreintes de dinosaures ont été découvertes par hasard en 2002. Le site de Querulpa Chico est notamment connu pour ses traces de grands dinosaures carnivores. Grosse déception : le site ferme à 16h ! Il ne nous reste plus qu’à rentrer sur Arequipa. La nuit tombe vers 18h et ce n’est qu’à 20h30, dans l’obscurité totale, que le chauffeur nous dépose à l’hôtel ! Il est crevé et cela se comprend : nous sommes partis depuis plus de douze heures. Ce soir, nous nous contenterons de quelques friandises en guise de repas. Bilan de la journéeBeaucoup de kilomètres et de fatigue pour une visite, au final, assez décevante, surtout par manque d’informations. Le site de Toro Muerto est pourtant exceptionnel par son étendue et la quantité de gravures qu’il rassemble. Mais sans guide, sans plan et sans indications permettant de repérer les pétroglyphes les plus remarquables, on a davantage l’impression de chercher des pierres gravées au hasard que de découvrir un grand site archéologique. On comprend mieux pourquoi Toro Muerto ne fait pas partie des circuits touristiques habituels. À notre avis, la visite doit être réservée aux vrais passionnés d’art rupestre... ou se faire avec un guide capable de nous conduire directement vers les gravures les plus intéressantes ! | | | À: Larri · 13 août 2026 à 12:23 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 7 de 69 · Page 1 de 4 · 417 affichages · Partager J5 – En route vers le canyon de ColcaMalgré sa dure journée de la veille, Rulio est à l’heure pour nous conduire vers le canyon de Colca. Nous prenons la direction du nord-ouest et contournons le volcan Chachani avant de traverser la réserve nationale de Salinas et Aguada Blanca. La route est à elle seule une attraction, avec ses paysages désertiques à perte de vue. Elle nous donne l’occasion d’apercevoir nos premières vigognes, ainsi que des lamas et des alpagas. Nous faisons quelques arrêts pour admirer les paysages et prendre des photos.
Notre chauffeur nous fait acheter des bonbons au coca en prévision de l’altitude. Un peu plus loin, à Patapampa, on nous invite à boire une infusion de feuilles de coca, présentée comme un moyen de lutter contre le mal d’altitude. On peut également observer dans le secteur la forêt de pierre de Puruña, sculptée par l’érosion.
Nous poursuivons notre route jusqu’au col de Patapampa, à 4 910 mètres. Le Mirador des Volcans porte bien son nom: il offre une vue remarquable sur les sommets enneigés de l’Ampato (6 288 m), du Sabancaya (5 976 m), volcan encore actif, et du Hualca Hualca (6 025 m). Plus loin, au-delà du canyon, se dresse la cordillère de Chila, où se trouve notamment le Mismi, souvent considéré comme abritant la source de l’ Amazone.
À cette altitude, la végétation se fait rare. Une plante attire particulièrement notre attention: l’Azorella compacta. Cette plante vivace des Andes est remarquablement adaptée au froid, à la sécheresse et aux fortes variations de température. Elle forme de gros coussins très compacts, d’un vert presque fluorescent, qui épousent les reliefs du terrain et semblent parfois faire corps avec les rochers.
Après le col commence la descente vers le Colca, qui s’achève par une vue plongeante sur Chivay, porte d’entrée de la vallée. Nous nous arrêtons pour déjeuner dans un restaurant qui propose un buffet à un prix dérisoire. La nourriture est correcte et un petit orchestre folklorique assure l’animation avec de la musique andine. Nous reprenons la route jusqu’au village de Yanque, situé à environ 3 400 mètres d’altitude. Le changement de paysage est spectaculaire: la vallée est verdoyante et contraste fortement avec les étendues désertiques traversées dans la matinée. Ici, le paysage porte les traces de siècles d’agriculture. Les cultures en terrasses témoignent du patient travail des populations qui ont aménagé les pentes pour tirer parti du moindre morceau de terre. Chaque recoin semble avoir été exploité. Nous distinguons les traces de minuscules parcelles, parfois perchées sur des pentes qui paraissent difficilement accessibles. Aujourd’hui, certaines sont progressivement abandonnées au profit de parcelles plus grandes et plus faciles à cultiver. Nous traversons plusieurs petits villages, installés tantôt au fond de la vallée, tantôt sur les hauteurs du canyon que nous longeons sur sa partie gauche. Au fil de la route, nous prenons surtout la mesure de l’ampleur du canyon, avec ses flancs escarpés striés de chemins en zigzag. Pour les non-initiés, le Colca est souvent présenté comme l’un des canyons les plus profonds du monde. Sa profondeur maximale est généralement estimée à environ 3 270 mètres, ce qui dépasse largement celle du Grand Canyon, dont la profondeur maximale est d’un peu moins de 2 000 mètres. Il est cependant devancé par le canyon de Cotahuasi, situé lui aussi dans la région, don’t la profondeur est estimé à environ 3 350 mètres. Alors que le Grand Canyon impressionne par son immensité, sa minéralité et la diversité de ses formations rocheuses, le Colca paraît plus verdoyant et souvent plus évasé. Nous avons donc moins la sensation de profondeur, malgré des chiffres qui donnent le vertige. Sur les flancs de la route, notre chauffeur nous montre d’anciennes tombes creusées dans les rochers et cernées de petits murs de pierre. Un peu plus loin, nous apercevons une vizcacha, sorte de gros rongeur des Andes, proche parente du chinchilla. Nous faisons ensuite un arrêt au célèbre Mirador Cruz del Cóndor. Mais nous arrivons trop tard pour assister au spectacle du vol des condors: à cette heure, ils sont absents et même les touristes ont déserté le lieu. Ce sera donc pour plus tard. Pour ne pas trop fatiguer notre chauffeur, qui doit encore rentrer à Arequipa, nous renonçons finalement aux bains thermaux et lui demandons de nous conduire directement à notre hôtel, situé une dizaine de kilomètres au-delà de la Cruz del Cóndor. Nous arrivons vers 16 h 30 à l’hôtel La Granja de Colca, construit au bord du précipice. La vue et le cadre sont spectaculaires. L’hôtel possède son propre mirador, d’où nous avons la chance d’apercevoir nos premiers condors et de profiter du coucher du soleil. Pour compléter le décor, le jardin est particulièrement fleuri. Nous sommes les seuls clients. Heureusement, l’hôtel possède un bon restaurant où nous dînons au coin d’un feu de cheminée, bienvenu car la température chute rapidement à cette altitude. Nous regagnons ensuite notre chambre, dont certains murs sont directement constitués par la paroi rocheuse de la falaise. Nous ne regrettons décidément pas ce choix d’hébergement. | | | À: Larri · 13 août 2026 à 12:40 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 8 de 69 · Page 1 de 4 · 414 affichages · Partager Sur la route du Colca: quelques photos
| | | À: Larri · 13 août 2026 à 12:51 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 9 de 69 · Page 1 de 4 · 413 affichages · Partager Photos autour de notre hôtel
Image attachée: Photo postée par le membre Larri. | | | À: Larri · 14 août 2026 à 10:29 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 10 de 69 · Page 1 de 4 · 393 affichages · Partager J6 – Canyon de Colca, Chivay puis bus vers Puno
Un nouveau chauffeur vient nous chercher à l’hôtel. Sa mission: nous ramener à Chivay en nous proposant quelques arrêts en chemin. Notre bus pour Puno est prévu à 13 h. Comme il est en avance et a déjà fait une heure de route pour venir jusqu’à nous, nous lui proposons de prendre un petit déjeuner à l’hôtel avant de prendre la direction de la Cruz del Cóndor. Ce n’est plus comme la veille! C’est à croire que tous les touristes se sont donné rendez-vous ici. Nous avons du mal à nous garer et, pour atteindre les abords du canyon, il faut fendre une foule compacte et bruyante.
La plupart semblent se soucier assez peu des condors: seuls comptent les selfies qui immortaliseront l’instant. Quant aux oiseaux, nous en apercevons quelques-uns, mais sans véritable spectacle. Le site est pourtant réputé pour les vols de condors qui profitent des courants ascendants remontant du canyon. Nous regagnons notre véhicule et notre chauffeur nous dépose à environ deux kilomètres de là, au mirador de la Cruz del Cura. Il nous montre un sentier: « Suivez-le jusqu’au mirador. » Nous l’écoutons et, après une courte marche, nous nous retrouvons seuls au monde, au bord du précipice, avec le Río Colca quelque 1 200 mètres plus bas. Et là, changement de décor! Des dizaines de condors sont présents. Leurs vols sont majestueux et certains nous passent au-dessus de la tête. Ils sont difficiles à photographier, mais peu importe: ils vont imprimer nos rétines pour un long moment. Ce sera finalement notre véritable rencontre avec les condors du Colca.
Nous poursuivons notre route en direction du petit village de Maca. Les clochers de l’église sont renforcés par des étais: le bâtiment a subi les conséquences des séismes qui frappent régulièrement la région. À l’intérieur, une imposante ossature métallique est destinée à prévenir un nouvel effondrement. Le contraste est saisissant entre l’ancien édifice et ces dispositifs de fortune destinés à le maintenir debout.
Nous ne résistons pas à goûter une spécialité du canyon, le « Colca Sour », préparé avec du pisco et du sancayo, un fruit de cactus local. Ce n’est pas mauvais! Direction Yanque, paisible village poussiéreux dominé par le Sabancaya. Le volcan, toujours actif, rappelle que nous sommes dans une région où l’activité volcanique et les séismes ont profondément marqué les paysages comme l’architecture. Ici encore, l’église porte les traces des tremblements de terre. La route descend ensuite progressivement jusqu’à Chivay. Nous faisons une halte au marché et sur la place centrale. Comme ailleurs, quelques lamas « habillés » attendent les touristes en quête de photos exotiques. Notre chauffeur nous conduit ensuite dans un restaurant où nous déjeunons d’un buffet. Il veille sur nous jusqu’à ce que nous soyons installés dans le bus pour Puno, de la compagnie Cruz del Sur. Le trajet est long, mais il est loin d’être monotone. Le bus s’arrête à plusieurs reprises pour permettre aux passagers de se dégourdir les jambes. Nous repassons notamment par Patapampa et sa forêt de pierre, admirablement située au carrefour des routes qui relient notamment Arequipa et Puno.
Puis nous longeons un long moment les rives du lac Lagunillas. Les paysages sont magnifiques, mais la nuit tombe rapidement.
Nous admirons alors la dextérité de notre chauffeur lorsqu’il se faufile dans les rues étroites des villages que nous traversons. Il est 19 h 30 lorsque le bus nous dépose dans un quartier périphérique de Puno. Bonne surprise: la compagnie met à disposition des voyageurs des navettes gratuites pour rejoindre leur hôtel. Le nôtre est bien situé, à deux pas de la place centrale et de sa cathédrale. Fatigués par cette longue journée de route et par l’altitude, Puno se trouve à environ 3 800 mètres, nous nous contentons d’une pizza avant de sombrer dans un sommeil réparateur. | | | À: Larri · 14 août 2026 à 14:24 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 11 de 69 · Page 1 de 4 · 386 affichages · Partager Bonjour jean-Claude,
Merci pour ce nouveau carnet péruvien. J'aime beaucoup la façon dont tu décris ton ressenti. Le carnet contient plein d'informations pour le futur voyageur, c'est top  Hâte de voir la suite | | | À: Holigirl · 14 août 2026 à 16:41 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 12 de 69 · Page 1 de 4 · 382 affichages · Partager Bonjour et merci pour ton message. Je commençais à me sentir un peu seul. Ton message est un encouragement à continuer. Si cela intéresse je ferai un bilan d'informations pratiques en fin de carnet. Bientôt la suite
JC | | | À: Larri · 15 août 2026 à 1:29 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 13 de 69 · Page 1 de 4 · 370 affichages · Partager ça m'intéresse  Et pas qu'un peu ! | | | À: Larri · 15 août 2026 à 7:45 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 14 de 69 · Page 1 de 4 · 365 affichages · Partager Je commençais à me sentir un peu seul.
C'est parfois (souvent?) le cas quand pas grand-monde n'intervient dans un carnet... mais ça ne veut pas dire que personne ne lit  Moi aussi, je suis 
Petite question de curiosité: ça marche vraiment le coca pour les problèmes d'altitude? | | | À: Muriel18 · 15 août 2026 à 11:21 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 15 de 69 · Page 1 de 4 · 355 affichages · Partager Bonjour Muriel,
Merci de me lire. chaque message est un encouragement pour continuer à écrire. Pour répondre à ta question sur le Coca, c'est difficile d'être affirmatif. Pour ma part je pense que c'est psychologique. Mais si les péruviens l'utilisent c'est qu'il doit y avoir un effet. Je n'ai pas souffert du MAM mais de là à dire que la coca m'a aidé, il y a un pas. Mon épouse a été malade autour du lac Titicaca : 3 jours à 3900 m! Nous avions du diamox mais nous ne l'avons pas utilisé. Par contre les efforts étaient durs en altitude, manque de souffle ! il faut dire que nous ne sommes pas spécialement sportifs et que l'âge avance. JC | | | À: Larri · 15 août 2026 à 12:44 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 16 de 69 · Page 1 de 4 · 348 affichages · Partager Bonjour C'est une destination que je ne connais pas du tout alors je me fais discret. Mais belles photos, récit bien documenté, donc je te suis Bon w-e | | | À: 69Eric · 15 août 2026 à 14:32 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 17 de 69 · Page 1 de 4 · 343 affichages · Partager Merci Eric,
La suite arrive. | | | À: Larri · 15 août 2026 à 15:10 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 18 de 69 · Page 1 de 4 · 339 affichages · Partager J7 – Le lac Titicaca, les îles Uros et Amantani
Un chauffeur de taxi taciturne nous conduit à Llachón pour prendre un bateau privé. Nous n’entendrons pratiquement pas le son de sa voix durant l’heure et demie que dure le trajet! À notre arrivée, il nous confie au « capitaine » du bateau.
Nous naviguons pendant environ une heure sur le mythique lac Titicaca. Situé entre le Pérou et la Bolivie, à près de 3 810 mètres d’altitude, il est considéré comme le plus haut grand lac navigable du monde. Il est notamment connu pour ses îles flottantes, construites par les Uros à partir du totora, un roseau qui pousse en abondance dans les eaux peu profondes du lac. Nous abordons l’une de ces îles. À l’origine, les Uros auraient développé cet habitat flottant notamment pour se protéger des conquêtes et préserver leur autonomie face aux autres peuples de la région. Aujourd’hui, les communautés qui vivent sur ces îles perpétuent cette tradition, même si le tourisme est devenu une part importante de leur activité. L’accueil est chaleureux. Le chef de la communauté, qui regroupe ici trois familles, nous explique la technique de construction à l’aide d’une maquette montrant les différentes étapes. C’est très bien fait, didactique et instructif. Tout commence par la récolte du totora, que l’on fait sécher. Ce roseau sert à construire les îles, les maisons et les bateaux. On peut même en manger la partie tendre, avec un goût qui rappelle un peu celui des pousses de bambou. La base de l’île est constituée de blocs de racines et de terre végétale dans lesquels pousse le totora. Les racines, en s’entremêlant, forment une masse compacte. Ces blocs sont ensuite assemblés et reliés entre eux afin de constituer une plateforme suffisamment grande pour accueillir plusieurs familles. L’ensemble est maintenu et ancré à l’aide de pieux. Une fois la structure stabilisée, plusieurs couches de roseaux de totora séchés sont disposées en les croisant. Elles forment ainsi une épaisse couche isolante qui protège de l’humidité. L’épaisseur totale peut atteindre plusieurs mètres.
Mais le travail ne s’arrête jamais: les habitants ajoutent régulièrement de nouvelles couches de roseaux, car ceux qui se trouvent à la surface finissent par se décomposer et l’île s’affaisse progressivement. Après quelques décennies, une île doit généralement être reconstruite. Les maisons sont généralement constituées d’une seule pièce et fabriquées principalement avec le totora. La “cuisine” est installée à l’extérieur afin de limiter les risques d’incendie.
Après ces explications, on nous montre l’intérieur d’une maison puis on nous propose un tour sur une embarcation traditionnelle.
Pour améliorer l’ordinaire, les femmes de la communauté réalisent également des broderies et quelques babioles qu’elles proposent aux touristes.
Nous reprenons notre bateau en direction de l’île d’Amantani. C’est ici que nous allons passer la nuit chez Ivan. Il est venu nous chercher au port et nous aide à porter nos sacs à dos jusqu’à son domicile. Il faut dire que ça grimpe fort! Nous nous arrêtons presque tous les vingt mètres pour retrouver notre souffle. Sa famille, son épouse Flavia et leurs deux enfants, nous accueille avec de grands sourires. Malgré la différence de langue, nous arrivons à échanger. Un bon repas, composé d’une soupe et d’une truite, nous est servi puis nous prenons possession de notre chambre, simple mais propre. La famille vit de sa production de légumes, de l’accueil des touristes et d’une petite échoppe où elle vend quelques produits de première nécessité, notamment pharmaceutiques. Pour occuper notre après-midi, Ivan nous propose de nous conduire, l’un après l’autre sur sa moto, vers les hauteurs de l’île. Les sommets de Pachatata et Pachamama, qui dépassent les 4 000 mètres, dominent l’île. Nous n’aurions certainement pas pu y aller à pied tellement ça grimpe! Et quand je dis « au sommet », ce n’est pas tout à fait vrai. Il nous reste encore à grimper 200 m pour atteindre le sanctuaire qui couronne le sommet.
L’effort en vaut largement la peine. De là-haut, nous avons une vue à 360° sur le lac, les îles environnantes et le village en contrebas. C’est époustouflant. Des paysans travaillent dans leurs petites parcelles où poussent notamment quinoa et pommes de terre et nous adressent quelques sourires au passage. Au loin, on aperçoit quelques sommets enneigés de la cordillère des Andes. Nous entamons la longue descente, ponctuée d’arrêts pour reprendre notre souffle. Nous passons à proximité d’un terrain de football et je me demande comment ils peuvent courir à cette altitude! Nous flânons ensuite un peu dans les rues du village. Ivan nous avait dit: si vous avez quelques difficultés pour retrouver sa maison, il suffit de demander « chez Ivan », tout le monde connaît! Un repos bien mérité sur la terrasse ensoleillée avant le repas du soir, très frugal: soupe puis légumes.
Nous regagnons ensuite notre chambre. Il fait froid et nous avons bien du mal à supporter les cinq couvertures qui pèsent lourd et entravent nos mouvements. Une nuit à plus de 4 000 mètres d’altitude: une expérience que nous ne sommes pas près d’oublier. | | | À: Larri · 15 août 2026 à 15:46 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 19 de 69 · Page 1 de 4 · 337 affichages · Partager Quelques photos d'Amantani : le sanctuaire au sommet
Vues du sommet:
Champ de pommes de terre:
La descente:
Scène de vie quotidienne:
J8 – Amantani, Taquile et retour sur Puno
Aujourd’hui, notre journée sera plutôt tranquille. Flavia nous a préparé des blinis pour le petit déjeuner. Puis Ivan nous conduit au bateau qui doit nous amener sur l’île de Taquile, avant de nous ramener à Puno. Après une heure de navigation, nous accostons. Le capitaine propose à ceux qui le désirent de monter jusqu’au village, d’y flâner un peu, d’y déjeuner, puis de redescendre vers un autre embarcadère. Pour notre part, nous déclinons: la montée est trop raide et mon épouse commence à ressentir les effets de l’altitude. Nous patientons donc environ trois heures avant de reprendre le bateau vers l’autre embarcadère. De là, nous prenons la direction de Puno, où nous arrivons vers 15 heures. Un taxi nous dépose à l’hôtel. Retrouver un peu de confort nous fait du bien. Un restaurant, puis un gros dodo: la journée du lendemain s’annonce rude ! Image attachée: Photo postée par le membre Larri. | | | À: Larri · 16 août 2026 à 11:31 · Modifié le 17 août 2026 à 10:50 Re: Pérou: un rêve d’enfant enfin réalisé Message 20 de 69 · Page 1 de 4 · 327 affichages · Partager J9 – De Puno à Cusco: la route du Soleil
L’hôtel sert un bon petit déjeuner dès 5 h 30, ce qui nous permet de prendre un taxi à 6 h pour rejoindre le départ du bus. La compagnie Inka Express nous avait annoncé un véhicule confortable. Il l’est finalement un peu moins que prévu, mais cela reste tout à fait correct. La journée va être longue sur la fameuse « route du Soleil ». À peine installés, nous recevons un petit panier-repas en guise de déjeuner. Des boissons froides ou chaudes sont mises à disposition tout au long du voyage et le Wi-Fi est gratuit. Quatre arrêts touristiques sont prévus en chemin et notre accompagnateur fera également office de guide. Nous commençons par le musée de Pukara, consacré à cette ancienne civilisation pré-inca de la région du Titicaca. Petit musée, quelques explications: ce n’est pas transcendant. Une autre option est proposée à ceux qui le souhaitent: un atelier de céramique.
Puis nous nous arrêtons au col de la Raya, à 4 335 mètres d’altitude. Belle vue sur les sommets environnants et bol d’air vivifiant!
Vers 13 h, nous déjeunons dans un restaurant-buffet typique de Sicuani. Mon épouse souffre aujourd’hui du mal aigu des montagnes. Par chance, le bus est équipé d’une bouteille d’oxygène. Cela permet de soulager quelque peu ses symptômes. L’étape suivante est le complexe archéologique de Raqchi. La visite est intéressante. Le site est dominé par les vestiges monumentaux d’un édifice consacré à Wiracocha, le dieu créateur dans la mythologie inca. Du temple, il ne reste aujourd’hui que le spectaculaire mur central, qui atteignait une hauteur de l’ordre de 18 mètres selon certaines sources.
De part et d’autre s’alignaient deux rangées de onze colonnes circulaires. Leur partie inférieure était en pierre et leur partie supérieure en adobe. Elles soutenaient une immense toiture à double pente, aujourd’hui disparue, qu’il faut donc imaginer. L’ensemble était véritablement monumental: le temple mesurait environ 92 mètres de long sur 25 mètres de large. Autour se trouvaient quelques 150 colcas, des greniers circulaires destinés au stockage des denrées, ainsi que des fontaines, des bains et des habitations.
Le site avait donc une fonction religieuse, mais aussi économique et administrative. Le guide nous montre des restitutions qui permettent de mieux imaginer l’ampleur du complexe originel. Enfin, avant d’atteindre Cusco, nous faisons une dernière halte à l’église Saint-Pierre d’Andahuaylillas, pompeusement surnommée la « chapelle Sixtine des Andes ». Extérieurement, rien ne distingue vraiment cette petite église des autres édifices religieux que nous avons vus auparavant.
Mais dès que l’on franchit le seuil, c’est une véritable explosion de couleurs: fresques, feuilles d’or, plafonds peints, retables sculptés et abondamment dorés... Le contraste est saisissant. Bien sûr, la comparaison avec la chapelle Sixtine de Rome est quelque peu flatteuse, mais l’intérieur est néanmoins spectaculaire. Ce n’est qu’à 19 h 30 que nous atteignons enfin la banlieue de Cusco, en raison de l’état de la route, des travaux et des différents arrêts. Soit plus de douze heures de trajet! La « route du Soleil » mérite son nom... mais elle est longue! L’hôtel a envoyé son taxi pour nous récupérer. C’est complètement lessivés que nous prenons possession de notre chambre. Disons-le franchement, notre première impression n’est pas très bonne. Mais, au fil des jours, nous allons finir par y prendre goût. C’est propre, le personnel est souriant et serviable, la localisation est parfait, à 500 mètres de la place des armes, de nombreux restaurants sont à proximité, l’endroit est calme et, surtout, le prix défie toute concurrence: 25 € la nuit. Pour notre premier repas à Cusco, nous choisissons El Olivo: bonne pioche! Nous y reviendrons plusieurs fois. Le serveur finira par nous reconnaître et ira même jusqu’à nous offrir le dessert. Une jolie façon de commencer notre séjour à Cusco. | Carnets similaires sur le Pérou: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 263 visiteurs en ligne depuis une heure! |