Bonjour,
Voici les infos disponibles sur le site httpsafetravel.ch
et en dessous, celles de l'OMS
Madagascar : épidémie de peste (mise à jour) 11-12-2017 (mise à jour: 18-12-2017)
Depuis le 14 novembre 2017, aucun nouveau cas confirmé de peste n’a été signalé à l’OMS et tous les contacts ont fini leur période de surveillance clinique. Du 1er août au 22 novembre 2017, 2348 cas de peste cliniquement suspectés (dont 202 mortels) ont été recensés par l’OMS, (taux de létalité 8,6 %). La majorité (1791) était des cas de peste pulmonaire (hautement transmissible) ainsi que 341 cas de peste bubonique, un cas de peste septicémique et 215 cas de type non spécifié. Au moins 55 districts ont été touchés par cette épidémie, notamment les villes densément peuplées d'
Antananarivo et de
Toamasina. Consultez aussi les actualités précédentes concernant l'épidémie de peste à
Madagascar.
On peut s’attendre à de nouveaux cas de peste de forme bubonique, car la maladie est endémique à
Madagascar et le nombre de cas augmente habituellement en fin d’année (d’octobre à décembre) lorsque les rats infestés entrent dans les habitations à l’arrivée des pluies. La peste est causée par une bactérie (Yersinia Pestis) qui est transmise par les piqûres de puces infectées (surtout de rats, parfois d'animaux domestiques). Beaucoup plus rarement elle peut être transmise par voie respiratoire dans les gouttelettes émises par un malade atteint de peste pulmonaire qui tousse. Cette forme a une haute transmissibilité (durée d’incubation courte de 1-4 jours) et un potentiel épidémique élevé. Les symptômes de la peste pulmonaire sont la fièvre, des maux de tête, une grande fatigue et des plaintes pulmonaires telles que douleurs thoraciques, de la peine à respirer, de la toux avec parfois des expectorations (purulentes ou teintées de sang). Un traitement antibiotique doit être commencé dans les 24 heures après le début des symptômes. Le port d’un masque peut être recommandé au personnel soignant et les membres de la famille ayant un contact rapproché avec un malade. La peste bubonique se manifeste par de la fièvre, des frissons et des symptômes grippaux (maux de tête, douleurs musculaires, mal à la gorge) et souvent une inflammation des ganglions lymphatiques. En cas d’épidémie, il est recommandé de suivre les instructions des autorités locales et des ambassades et d'éviter les rassemblements de foule (les marchés, les transports en commun etc.). Pour les expatriés, des mesures pour limiter la population des rats (et éviter leur intrusion dans les logements) diminuent le risque. Il n’y a pas de vaccin disponible pour les voyageurs. (Sources : Tropimed News 27.10.2017 ; ECDC 10.10.2017 + 25.10.17,
OMS Bulletin d'information sur les flambées épidémiques
27.11.2017
).
Conséquences pour le voyageur: Evitez les personnes malades/qui toussent, les foules et tout contact avec les rats. Consultez immédiatement un médecin en cas de symptômes.
Évaluation des risques par l’OMS
Aucun nouveau cas confirmé de peste bubonique n’a été notifié depuis le 8 novembre 2017 et aucun nouveau cas confirmé de peste pulmonaire depuis le 14 novembre 2017. Le suivi de tous les contacts a été mené à bien le 19 novembre 2017. La peste reste toutefois un phénomène saisonnier à
Madagascar et l’OMS s’attend à ce que d’autres cas soient signalés. Il est donc important que le Ministère de la santé, l’OMS et les partenaires maintiennent les activités de prévention et de riposte jusqu’en avril 2018. Il faudra aussi prévoir, face à la maladie, une stratégie de prévention, de préparation et de riposte à plus long terme.
Sur la base de la situation épidémiologique actuelle et de la capacité de riposte, l’OMS estime qu’il existe un risque modéré de peste au niveau national et un risque faible aux niveaux régional et mondial. Conseils de l’OMS à l’intention des voyageurs
À ce jour, aucun cas lié à des voyages internationaux n’a été signalé. L’OMS ne préconise aucune restriction concernant les voyages à
Madagascar ou les échanges commerciaux avec ce pays. La flambée de peste pulmonaire ayant été endiguée, l’OMS recommande aussi qu’il soit mis fin aux mesures concernant les voyages prises par les pays voisins à la suite de la flambée.
Les voyageurs internationaux arrivant à
Madagascar devront être informés qu’il s’agit d’un pays d’endémie où une flambée de peste sévit. Ils devront se protéger contre les piqûres de puces, éviter tout contact avec des animaux morts, des tissus ou des matériels infectés et s’abstenir de contacts rapprochés avec des personnes atteintes de peste pulmonaire. En cas de brusque apparition de fièvre, de frissons ou de difficultés respiratoires accompagnées de toux et/ou d’expectorations teintées de sang, d’endolorissements et d’inflammation des ganglions lymphatiques, les voyageurs devront s’adresser immédiatement à un service médical.
Ils devront éviter l’automédication, même à des fins prophylactiques. Le traitement prophylactique n’est recommandé que pour les personnes ayant été en contact étroit avec des cas où ayant subi d’autres expositions à haut risque (telles que des piqûres de puces ou le contact direct avec des liquides corporels ou des tissus provenant d’animaux infectés). Au retour d’un voyage à
Madagascar, il faudra rester attentif à l’apparition éventuelle de tels symptômes et, s’ils se manifestent, consulter un médecin en l’informant du voyage.
À la suite de la visite à
Madagascar de son Secrétaire général le 3 novembre dernier, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) s’est déclarée confiante pour le tourisme dans le pays et a relayé la recommandation de l’OMS contre toute restriction concernant les voyages et les échanges commerciaux.