Pillage, moi j’ai rien vu, j’ai rien pris...
Trois petites histoires relatives au patrimoine khmer.
Le conservatoire d’Angkor à Siem Reap.
Si vous voulez admirez les originaux des temples enfermés au conservatoire et interdit au public, donnez 5 $ au gardien sui ouvrira les portes des entrepôts. De fort jolies pièces ma foi. Ca c’est gentil, il n’y a pas déprédation.
Ca ne mange pas de riz.
La protection des sites.
Il était une fois un membre de l’EFEO (je crois) en séjour à
Bangkok. Du côté de la poste principale il s’en alla flâner chez les antiquaires. Grosse surprise, l’un d’eux exposait une stèle ancienne que le spécialiste reconnu immédiatement. C’était l’une des plus anciennes inscriptions du mot « khmer » en provenance de Banteay Chmmar. Je n’ai plus les détails en tête, peu importe. Il y eu scandale, l’antiquaire arguant que c’était un faux, etc. Mais l’artéfact fut rendu au pays d’origine.
Un autre membre de l’EFEO relatant cet évènement avec des étudiants khmers essayait de leur faire comprendre qu’il fallait qu’ils prennent conscience qu’il s’agissait de leur patrimoine, de leur culture...
L’un des jeunes se lève : «
il faudrait que les étrangers nous donnent de l’argent pour que l’on protègent nos temples... »
Fureur de l’archéologue, le débat a été vite clos.
Il faut savoir que si l’argent généré par le complexe d’
Angkor était affecté à son entretient cela ferait déjà des années que tout serait restauré. Hors, vous noterez en visitant les temples des missions françaises, japonaises, indiennes... mais pas une seule khmère. L’argent est pompé par le PPC.
Les principaux pilleurs du pays sont Khmers. Faut dire que le 4X 4 à 30 000 $ c’est cher. L’excuse de la pauvreté je veux bien, mais vous ne croyez comme pas que cet argent va aux pauvres !?!
Les touristes
La plupart des touristes achètent de bibelots sans réelle valeur. Ce n’est pas plus mal vu qu’ils terminent en ramasses poussière. Mais bon, il m’a été donné un jour d’accompagner deux touristes françaises soit disant « éduquées » qui faisaient leurs emplettes à
Phnom Penh. Sombre histoire de relation publique, un ami bon connaisseur de l’art khmer s’est retrouvé à les conseiller. Ces dames s’entichaient de se procurer à vil prix des authentiques céladons et autres porcelaines chinoises.
Personnellement j’étais écoeuré. Je voyais très bien que c’était juste pour flamber devant leurs copines au retour : «
Et ça... »
Bref, tout cela me parait sans issue.
J’étais un vénère ses derniers temps à la suite de mon périple sur les temples khmers du plateau de Khorat. Autant ceux entretenus par la
Thaïlande sont dans un état remarquable autant ceux aux mains de Khmers et
Laos sont mal en ruine. Les derniers linteaux en place à
Preah Vihear sont vraiment en mauvais état. Tous les autres ont disparu.
Si ces derniers temples vous intéressent, c’est en cours de publication sur mes pages perso.