eBen oui, plus de Cedric et ses pistes sans troupeaux de touristes! Ceci dit, pas besoin de plan B; vous me contactez et je vous donne les coordonnees de guides certifies independants qui se feront un plaisir de vous balader en toute legalite, que j'ai contactes suite aux "evenements". Ceci dit, je vous signale qu'il y a du trekking fabuleux a Bac Ha, et garanti sans touristes. D'ailleurs, VOILA !
BAC HA
Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :
-
Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).
-
Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800 m alors que le Fansipan est à 3148 m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mong Fleurs ; quel peuple admirable de courage !
-
Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mong ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de paillettes. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mong, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mong, mais des Dao Kim Mien.
-
Les balades à faire aux alentours.
En règle générale, se balader en moto dans les montagnes, c’est magique. Mais ce n’est pas pour tout le monde dès que l’on sort des routes, les pistes étant souvent très dures à négocier. J'ai fait en moto une partie de ce qui est offert en trekking.
Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur
Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la
Chine) ; à 6km sur le long col montant sur
Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton
« Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétendent certains, qui doivent être aveugles vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, pour la forme et sans aucun pouvoir de décision,). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le
Hong Ngung (tel : 0974 384 044), élégant si on en juge par le lobby de faux marbre blanc : chambres à 160 000/200 000 et 300 000 ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !
Les hôtels et restaurants de Bac Ha
- Le
Sao Mai, longtemps le seul hôtel de Bac ha, est très bien
. Dormir dans l’aile originelle 1, avec de grandes chambres à $20 ; il y a 2 autres ailes, l’une avec des chambres aux fenêtres opaques –une sale habitude au
Vietnam, car ni vue ni lumière ($25) - et une toute neuve, complètement impersonnelle ( ($35). Internet, location de moto ($7), restaurant triste.
Le Sao Mai organise des treks super de 1, 2 et 3 jours où je suis allé en moto. Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ($20) ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine ($45) et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau - $50).
- Le
Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.
- Budget : Le
Ngan Nga, en face du marché. Chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mong Fleurs tout en se régalant).
- Autre restaurant : le
Hoang Nge, juste en face du Sao Mai, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Nge, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-
Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit
Lao Cai-
Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à
Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).
Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-
Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
Une curiosité à voir à Bac Ha : le
« château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrivent le LP et le Routard, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).
Pour aller à Bac Ha
- Train de nuit
Hanoi-
Lao Cai, puis bus public
Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)
- Bus de nuit tout moderne
Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)