"halte à la politik vive les voyages"
Je vais quand même y revenir un peu

en rebondissant sur ta conclusion car nous avons vécu des situations incongrues lors de nos précédents séjours en
Polynésie, directement liées à... une certaine politique justement (en dehors des prix pratiqués qui ont été déjà largement commentés) :
- pour aller de
Tikehau à
Mataiva (Tuamotu) : soit on prend un vol
Tikehau-
Rangiroa-
Mataiva (très logique...

ça revient, pour aller d'
Orléans à Blois, à faire
Orléans-
Paris-Blois...), soit on se joint à des iliens qui partagent un speed-boat pour rallier l'île voisine (ce qu'ils font assez souvent) et on participe à l'achat du fuel dans une large proportion..., soit on attend le passage de la goelette qui fait théoriquement sa rotation hebdomadaire au départ de
Papeete mais selon un sens variable, en fonction du frêt à livrer sur les îles. Et évidemment, le sens ne va pas toujours dans celui qui vous conviendrait, en tant que voyageur....
Nos hôtes de
Mataiva étaient absolument navrés de constater que la
Polynésie n'était décidément pas en mesure d'offrir à ses visiteurs des possibilités faciles et fiables de déplacement d'une île à une autre, surtout si voisines.
Nous, nous avons d'abord pensé qu'ils étaient bien abandonnés de leur gouvernement, ces Polynésiens sur leurs atolls... Puis on s'est demandé pourquoi il n'existait pas l'équivalent d'un
Maupiti Express dans les Tuamotu... et pourquoi ils tardent tant à rétablir une navette entre les ISLV...
- savez-vous comment faisaient en 2004 les habitants de
Mataiva pour manger du pain frais ? Et bien ils n'en mangeaient que 2 fois par semaine, quand il arrivait par l'avion de
Papeete... Car le boulanger de
Mataiva avait mis la clé sous la porte devant son ardoise d'impayés (la bière se paie comptant -pas fou l'épicier- alors que ce boulanger naif avait accepté de faire du crédit...). Là, on s'est dit que manger du pain frais à
Mataiva en provenance directe de
Papeete, il n'y avait vraiment qu'en
Polynésie qu'on pouvait mettre en place une telle solution...
- j'ai lu dans plusieurs messages le doute et le découragement des candidats au paradis polynésien face au manque de réponses à leurs mails : d'accord, ils sont souvent fiu là-bas et ne voient pas forcément l'intérêt d'une réponse, rapide qui plus est... mais peut-être faut-il s'inquiéter des conditions actuelles d'accès à internet et le prix à payer pour répondre à quelques originaux de l'autre bout du monde (dont je fais partie) qui veulent se balader en
Polynésie en se passant d'agence....
J'espère, Poette, que tu continues à lire ce post car il y a vraiment une pompe à amorcer... des Polynésiens à impliquer... et d'autres à virer...