| Poussières volcaniques: considérations techniques Airborne · 18 avril 2010 à 14:17 3 messages · 3 participants · 1 067 affichages | | | | 18 avril 2010 à 14:17 Poussières volcaniques: considérations techniques Message 1 de 3 · 1 067 affichages · Partager Je voudrais lancer une discussion purement technique sur le nuage de poussières volcaniques et ses conséquences sur le transport aérien. Il y a déjà une autre discussion sur les aspects commerciaux, les nouvelles concenant les fermetures, les déroutements etc.
Les questions que je me pose, et que j'aimerais voir répondues par les experts du forum:
- Tous les cas connus d'incidents (pannes moteurs etc.) concernent la traversée d'un nuage beaucoup plus dense (parce que proche du volcan) que celui qui se trouve au-dessus de l'Europe du nord. Quelle est la norme typique (en nombre de particules par unité de volume par exemple) pour laquelle les appareils sont qualifiés, et comment la densité actuelle de particules au-dessus de la France par exemple se compare-t-elle à cette norme;
- Il est dit que le nuage évolue à une altitude d'environ 20000 pieds. Qu'est-ce qui empêche le traffic en dessous? (qui me paraît viable, au moins pour les court-courriers);
- Les turboprops sont-ils moins sensibles aux particules que les jets?
- Pour les transatlantiques, et si la situation perdure plusieurs semaines (ce qui est loin d'être exclu) peut-on envisager d'ouvrir une route au sud (via les Açores par exemple)
- D'une manière générale, face à cette crise y a-t-il moyen d'élaborer une réponse plus subtile et moins massive que la fermeture globale de tout l'espace aérien? Combien de temps faudrait-il pour mettre en place cette solution? Quels sont les circuits de décision?
| | | À: Airborne · 18 avril 2010 à 20:03 Re: Poussières volcaniques: considérations techniques Message 2 de 3 · 1 002 affichages · Partager Il est dit que le nuage évolue à une altitude d'environ 20000 pieds. Qu'est-ce qui empêche le traffic en dessous? (qui me paraît viable, au moins pour les court-courriers);
Le fait qu'un avion aussi bas consomme beaaauucoup plus de kéro qu'à son altitude de croisière
Les turboprops sont-ils moins sensibles aux particules que les jets?
Non
Pour les transatlantiques, et si la situation perdure plusieurs semaines (ce qui est loin d'être exclu) peut-on envisager d'ouvrir une route au sud (via les Açores par exemple)
Oui
D'une manière générale, face à cette crise y a-t-il moyen d'élaborer une réponse plus subtile et moins massive que la fermeture globale de tout l'espace aérien?
La fermeture intégrale, c'est le principe de précaution.
Combien de temps faudrait-il pour mettre en place cette solution? Quels sont les circuits de décision?
Il faut analyser précisément la concentration de l'air, les effets sur les réacteurs... Les motoristes donnent leur avis, les contrôles aériens locaux peuvent décider de rouvrir l'espace aérien ou non, et les compagnies peuvent décider de reprendre les vols ou non (certaines voulant prendre plus de précautions que d'autres). | | | À: Slasherfun · 18 avril 2010 à 20:11 Re: Poussières volcaniques: considérations techniques Message 3 de 3 · 993 affichages · Partager Combien de temps faudrait-il pour mettre en place cette solution? Quels sont les circuits de décision?
Il faut analyser précisément la concentration de l'air, les effets sur les réacteurs... Les motoristes donnent leur avis, les contrôles aériens locaux peuvent décider de rouvrir l'espace aérien ou non, et les compagnies peuvent décider de reprendre les vols ou non (certaines voulant prendre plus de précautions que d'autres).
Eurocontrol a aussi son mot a dire, c'est cet organisme qui assure la coordination des plans de vols et si on passe dans des routes inhabituelles (genre niveaux de vols inferieurs) il faudra les valider | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group |