La suite pour vous cher lecteur:
Dégoûter, je ne m’attarde pas trop à
Bangkok, j’ai peur que de vieux
souvenirs douloureux reviennent hanter ma mémoire, demain, je prends mes
clics et mes clac, je prends le bus pour Chiang-Maï.
Si mes souvenirs sont bons, il y a un mur d’escalade au night bazar, c’est
super, j’ai de quoi m’occuper. Après avoir déposé toutes mes affaires à la «
Souvenir Guest-House » je me rends au pied du mur tant convoité.
De toute façon, il fait bien trop chaud pour pratiquer mon sport favori (à
l’époque, je ne faisais pas de vélo), en attendant le soir, je décide
d’aller surfé sur internet à deux mètres de là.
La fille qui tiens l’internet est assez mignonne (je raconte avec des
raccourci, car tous raconter prendrais une semaine!) à force de venir, on
finira par sortir ensemble, et au moins, il y a plus de chance qu’elle soit
plus honnête et moins menteuse qu’une fille de bar.
15 jours plus tard, je me retrouve dans le noir à l’horizontal avec
Sarocha (je vous laisse imaginer : vous êtes grand), je suis super content
d’être enfin tomber sur une fille bien !!!
Pendant un bon mois, je varappe sur le mur du NB, puis Sarocha vient me
chercher vers minuit pour rentrer à son petit appartement.
Sarocha me demande souvent de l’argent : 1000 baths par là, 500 baths par là,
bref, à croire que le mot « amour » est indissociable du mot « argent ».
Un jour, elle doit prendre congé, car elle compte se rendre chez ses
parents. Je n’y vois aucun inconvénient, je lui fais confiance.
Une semaine plus tard, elle est de retour, je lui demande si elle est
d’accord de venir à
Bangkok avec moi, elle accepte sans hésiter, on ira
loger dans l’appartement que j’ai loué pour 4 mois.
Une fois à
Bangkok, nous allons manger dans un petit restaurant, dans la
salle, je reconnais un Français qui pratique le mouéy thaï (boxe Thaï) à
haut niveau. Ce boxeur parle très bien le Thaï, et il me sort une phrase
très déroutante : « Eric, méfie toi des Thaïlandaises que tu penses être au
dessus de tous soupçon, parfois, ce sont les pires ».
Depuis quelques jours, il y a un malaise entre Sarocha et moi, je ne sais
pas quoi, mais cela ne me prédit rien de bon, je repense à la phrase de mon
ami boxeur.
Une fois rentré à Chiang-Maï, Sarocha devient de plus en plus nerveuse et
agressive avec moi, on décide de se séparer quelques jours.
Après ce laps de temps, elle est toujours aussi désagréable, je soupçonne
quelque chose.
Elle me dis, qu’elle est motivée pour venir en
France, elle veut prendre des
cours de Français sur Chiang-Maï.
Dans quelques jours, je dois rentrer en
France, une fois rentré, je lui
enverrai tous les papiers nécessaires à sa demande de visa.
Une fois rentré en
France, je luis envoie tous les papiers nécessaires à sa
demande de visa ainsi que de l’argent pour son billet d’avion, soit la somme
de 1000 euros.
Mais, elle en veut davantage pour pouvoir s’acheter des vêtement et surtout
montrer au consulat qu’elle aura de quoi subvenir à ses besoins, en gros,
elle me baratine, mais comme un gros crétin, je lui envoie 800 euros
supplémentaire par western union.
Une fois l’argent encaissé dans son compte en banque, elle me dis
froidement, que sa grande mère est malade, du coup, elle ne pourra jamais
venir en
France. Elle a besoin du pognon pour payer la note d’hôpital de la
grand-mère. Je deviens rouge puis écarlate, je l’engueule comme du poisson
pourri. Il y a de quoi, cette fois çi, j’ai décroché le gros lot, j’enrage.
Ces Thaïlandaises, toutes les mêmes : des damnées menteuses.
Une fois la colère passée, j’essaie de relativiser en me disant que
l’argent: ça se renouvelle, j’ai une bonne santé et c’est le plus important.
Pour passer à autre chose, je me rends à la FNAC pour m’acheter la méthode
Assimil afin d’apprendre le Thaï.
19 mois plus tard, je suis en pleins tours de
Thaïlande à vélo (voir mon
blog), les femmes : c’est terminé, je suis vacciné pour un bon bout de
temps.
Me voici à Chiang-Maï, je loge à la « souvenir guest-house »
malheureusement, je suis rancunier, la vengeance est un plat qui se mange
froid, j’espère retrouver cette garce qui m’a escroqué 1800 euros.
J’ai peu de chance de la retrouver, si par malheur je la retrouve, il y a
peu de chance que je ne contrôle pas mes pulsions. Après huit ans
d’escalade, sans vouloir me vanter, je suis assez costaud (je suis capable
de faire 3 tractions sur un seul bras, spécialiste aussi d’un style
d’escalade très physique : le « no-foot » qui consiste à gravir des murs en
dévers parfois des plafonds sans l’aide des pieds) en gros, mieux vaut ne
pas se rencontrer.
Je retourne au mur d’escalade du night bazar, je reconnais quelques amis
grimpeurs Thaï, Apparemment, ils sont surpris de me revoir après tous ce
temps. Je demande, s’ils n’ont pas vu Sarocha. « Elle est là », je leur
demande aussi, si elle a un petit copain en ce moment. « Oui, c’est
l’Américain, là-bas, celui qui est en train de téléphoner. »
Je vais à la rencontre de l’Américain, je lui raconte tous ce qui s’était
passé entre moi et Sarocha.Il m'affirme avoir connu Sarocha en mars 2002, surprenant, c'étais en même temps que moi, et pourtant je n'y es vu que du feux, quel naïveté une fois de plus de ma part.Très surpris et embarrassé, il me remercie de l’avoir prévenue. Ça y est, je tiens ma vengeance.
Au lieu de décamper, je reste sur place pendant plus d’une heure à discuter
avec des Français, puis arrive l’inimaginable. Je vois une furie rouge de
colère se ruer vers moi accompagné de son Ricain de copain.
Elle m’engueule, elle veut savoir qu’est ce que j’ai dit à son boy-friend,
elle me traite de menteur, de tous les noms d’oiseau, elle me dis que je
suis jaloux, que je fais cela uniquement pour qu’ils se séparent. Comme je
n’ai pas ma langue dans la poche, je ne me laisse pas impressionner et je
lui gueule dessus en lui disant : « dommage pour toi, j’ai gardé tous les
ordres de transfert d’argent à ton nom ainsi que ton numéro de compte
banquaire et ton adresse » elle blêmit, elle ne sait plus quoi dire, son
copain devient vert pâle. Je demande à ce dernier sont adresse électronique
afin de lui envoyer l’ordre de transfert ainsi que toutes les conversations
de msn que j’ai eu le soin de sauvegarder. Sarocha, s’interpose, elle ne
veut pas que sont p’tit copain me donne son mail, elle préfère que ce soit
elle qui me donne son mail puis elle fera suivre à son petit ami. L’idiote, c’est à moitié trahie, vraiment pas intelligente.
Son copain, se doutant de quelque chose, me le donne sans hésiter.
Sarocha ivre de rage, rouge de colère, me fixe droit dans les yeux et elle
me dit : « tu ne t’en tireras pas comme ça, je sais ou tu loges, prépares
toi au pire » elle est vraiment fâché, mieux vaut pas traîner par ici car
tout le monde nous regardent bizarrement, pour la discrétion, faudra
repasser.
À vrai dire malgrès mes avant-bras sur dévelloppés, je fais moins le malin, je flippe un peu. Elle est capable de venir faire ma fête avec ses pôtes.
Demain, je me tire avec mon vélo à 6 heures du matin, je n’ai pas envie de
finir au fond d’un klong ouvert comme un poisson.
Le lendemain matin comme prévu, je roule en direction de Chiang-Raï, soulagé, très soulagé.
2 mois plus tard, je termine mon tour de
Thaïlande.
Mon histoire, ce n’est rien à côté d’un ami Grenoblois qui avait rencontré
une fille de bar à
Pattaya, il lui avait envoyé 500 euros par mois pendant
un an, il avait emprunté 20000 euros en
France pour construire la maison de
sa copine dans l’Isan. Une fois la maison achevée, sa copine lui avait bien
fait comprendre qu’il était indésirable. À l’heure actuel, il trime pour rembourser sa dette.
Conclusion: Trouver la perle rare en
France est facile, en
Thaïlande, c'est loin d'être gagné.