Bonjour,
Je vous copie-colle un extrait de mon carnet de voyage sur le petit train des Andes :
"Très tôt le lendemain, direction la gare ferroviaire de
Riobamba pour prendre
l’autoferro, "le train le plus difficile du monde", qui relie
Riobamba au lieu-dit la
Nariz del diablo (narine du diable). Le trajet, purement touristique, comprend deux portions. La première, jusqu’à
Alausi traverse des villages et des zones agricoles de
paramo (sol pauvre et végétation rase), qui donnent à voir des scènes de la vie quotidienne. L’arrêt de
Guamote est le bienvenu pour déguster une
empanada, sorte de chausson fourré, accompagnée d’un breuvage à base de maïs.
La seconde, d’
Alausi jusqu’au terminus, passe par une vallée désertique et désolée. Le train entame alors une série de virages en épingle, avant de ralentir et de descendre en marche arrière jusqu’à la gare désaffectée de
Sibambe, au fond de la vallée, d’où l’on peut théoriquement admirer le fameux "Nez du diable", en fait un gros rocher.
Très touristique, ce voyage ne présente, selon moi, que peu d'intérêt. Les virages ne sont, de surcroît, pas très impressionnants. Néanmoins, je pense qu’auparavant, lorsqu’il était possible de voyager sur le toit, la donne était différente. Mais on raconte qu'une touriste japonaise a été décapitée à l’automne 2008 par une installation électrique. Plus personne ne peut s’installer sur le toit depuis lors. Le trajet est donc long, mais, à cette occasion, j’apprends de la bouche de Marcelo que
Quito avait été initialement installée plus au Sud par les Espagnols, ou encore que la ville de
Riobamba a été totalement détruite puis reconstruite.
Bien entendu, mieux vaut s’arrêter au retour à
Alausi pour continuer son voyage et ne pas revenir jusqu’au point de départ. De là, nous prenons le bus pour
Cuenca, où nous arrivons en fin d’après-midi."