Bonjour,
Désolé Morena, mais je ne peux vraiment pas te laisser dire des choses pareilles.
Je prendrai un seul exemple (et j’ en ai des tas d’autres) :
Cela faisait 20 km que nous avions traversé la frontière
Pérou –
Bolivie.
Un violent orage se prépare et, les premières gouttes faisant leur apparition, je demande à un habitant si je peux m’abriter sous la corniche de son toit le temps qu’il passe.
Non seulement celui accepte, mais en plus nous exhorte presque de rentrer chez lui.
A peine le temps de nous présenter que déjà sa femme nous apporte deux assiettes de soupe. Vu leur niveau de vie, je suis certain que pour eux ces deux portions représentaient un petit sacrifice.
L’orage passé, nous nous apprêtons à repartir lorsqu’une poignée de voisins arrivent pour tailler bavette.
J’ai de suite compris qu’en faisant le premier pas nous serions toujours très bien accueillis partout en
Bolivie. Les Boliviens sont certes un peu réservés, mais il faut plutôt considérer cela pour de l’humilité.
Si il nous est parfois délicat d’étaler nos richesses, il faut comprendre qu’il encore plus difficile pour eux d’étaler leur pauvreté.
Comme je le disais à Anne, il suffit d’aller vers l’autre et de le comprendre pour que les portes s’ouvrent.
Bien à toi
Enzo