Si l'on est très sensible à l'architecture indo-islamique (entre autres, palais et mosquées mogholes), l'
Inde du Nord est à privilégier. C'est aussi en
Inde du Nord que l'on pourra visiter les forteresses les plus impressionnantes et les palais les plus fastueux, même si l'on peut en visiter quelques uns en
Inde du Sud.
C'est aussi en
Inde du Nord que l'on trouvera ce qui ressemble le plus à la cuisine dite indienne qui est proposée en Occident. En général, ce sont des spécialités penjabies.
Par contre, si l'on cherche à côtoyer les temples hindous les plus fréquentés, c'est en
Inde du Sud qu'il faudra aller, tout particulièrement au Tamil Nadu où l'on pourra visiter des temples géants, de véritables villes. Au Nord, la domination musulmane avait détruit ceux qui existaient au nord.
Quelques villes gardent néanmoins le témoignage d'une domination musulmane en
Inde du Sud, le centre historique de
Hyderabad en étant l'exemple le plus emblématique.
Selon les critères, la limite entre
Inde du Sud et
Inde du Nord varie. La géographie tend à placer le Maharashtra en
Inde du Sud alors que la linguistique place cet Etat clairement en
Inde du Nord, car le marathi est une langue indo-européenne (comme la quasi-totalité des langues locales en
Inde du Nord).
Quant au
Ladakh, si c'est un territoire clairement indien sur le plan politique (même si son appartenance au
Jammu-Cachemire en fait un territoire contesté), ce n'est déjà plus l'
Inde sur les plans géologique, ethnique, linguistique, religieux, culinaire... Sur tous ces aspects, le
Ladakh mérite son surnom de "Petit
Tibet".
En
Inde du Sud, l'anglais joue le rôle de lingua franca alors que c'est le hindi en
Inde du Nord. Les locuteurs anglophones sont donc plus fréquents en
Inde du Sud. Alors qu'ils ne sont pas nombreux en
Inde du Nord dès que l'on s'éloigne des grands centres touristiques.
Voici quelques unes des différences que j'ai pu noter entre ces 2 zones.
Fabrice