Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Cendryon · 19 septembre 2011 à 0:20 · 1 193 photos 93 messages · 20 participants · 29 507 affichages | | | | À: Madisson · 25 décembre 2011 à 18:37 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 21 de 93 · Page 2 de 5 · 6 870 affichages · Partager
Jour 7 Mercredi 7 juillet
Aventure au pays des caribous.Un guide sympathique, un temps superbe et des animaux à foison... Quoi demander de plus ? Un lit douillet près des caribous peut-être ?
Super petit déjeuner pris en terrasse devant le lac sous le soleil. Un délice !
ZOO SE SAINT FELICIEN – FORFAIT « Aventure au pays des caribous » En route pour le zoo de St Félicien.
Vieille grange sur la route Comme nous sommes un peu en avance sur l'horaire de notre rendez-vous, nous partons faire un petit tour proche de l'entrée dans « la forêt mixte ». Nous avons de la chance car les animaux sont bien actifs : Carcajou, renards, porc epic etc...
Le carcajou qui est parait-il un animal très agressif
De jeunes renards. Nous en verrons en liberté aux îles de la Madeleine
L'aigle à tête blanche. Nous en aperçevrons un, furtivement, perché sur un arbre au bord de la route sur le Cabot trail, au nord de la Nouvelle-Ecosse.
Un "jesaispasquoi"
Une chouette des neiges
Notre guide, Dominique, nous accueille vers 11h et nous partons pour notre forfait « Aventure au pays des Caribous ». Nous serons 2 familles pour ce forfait car un couple de français et leurs 3 enfants, d'ailleurs rencontrés à la Seigneurie du Triton, nous accompagne. Je ne décrirai pas tout mais cette visite accompagnée va s'avèrer absolument géniale. Le guide nous explique que la plupart des animaux du zoo sauvage vivent en boréalie" c'est à dire au nord des continents et que l'on peut y ainsi voir des animaux non seulement présents au Québec mais aussi en Asie. Le zoo de Saint Félicien se veut ainsi un "centre de conservation de la biodiversité boréale". Après un film multisensoriel et une petite explication devant quelques squelettes d'animaux exposés dans des vitrines, nous partons à bord d'un minibus faire le trajet qu'emprunte normalement le petit train c'est à dire « les sentiers de la nature » sauf que là, dès qu'il y a un animal intéressant à observer, le guide arrête le véhicule pour nous donner des explications et pour que l'on puisse prendre des photos.
C'est ainsi que nous croisons un troupeau de cerfs de virginie et notre premier ours noir. Ce ne sera pas le dernier !
Nous sommes maintenant accueillis par Marguerite et sa sœur pour un bon repas campagnard et convivial dans une ferme ancienne, la ferme du colon.
Nous plongeons dans l'ambiance d'une famille de pionniers du XIXème siècle. Au menu soupe et plat roboratif suivis d'une tarte aux bleuets (genre de myrtille locale). Marguerite n'est pas avare d'explications et c'est avec l'accent du pays teinté d'une pointe d'ancien français qu'elle nous explique l'histoire de sa famille, de ses ancêtres et tous les cancans du village. Les enfants apprécient l'ambiance.
Attention, nous sommes toujours au milieu des animaux sauvages et il leur arrive à eux aussi de venir visiter la ferme !
Après le repas, Marguerite nous fait faire le tour "du propriétaire". Les cochons sont nourris avec les restes du repas.
La "cabane au fond du jardin". Ici on dit "la bécosse", mot francisé qui vient de "back house".
Nous poursuivons ensuite sur les sentiers avec de nombreux arrêts.
Les wapitis sont des cervidés puissants et grands de taille. Leurs bois sont tout aussi impressionnants.
Les ours qui portent un "V" blanc sur la poitrine sont parait-il très convoités pour leur fourrure.
Mouflon
Les loups
Les outardes ou bernaches
J'attendais de les voir avec impatience ces boeufs musqués avec leurs cornes en forme de porte manteau. Ils seraient arrivés en Amérique du nord en passant par le détroit de Bering pris dans les glaces. Ce sont des animaux du grand nord. Un peu plus petits que les bisons, ils n'ont pas pour autant une tête plus sympathique. Il vaut mieux éviter de trop s'en approcher car ils chargent tout aussi facilement !.
Un ours qui semble nous sourire ! Il s'appelle CLOWN mais mieux vaut ne pas s'y fier...
Troupeau de caribous Il ne faut pas confondre LE CARIBOU avec l'élan d'Amérique (aussi appelé orignal) beaucoup plus haut sur pattes et possédant de larges bois (panache). Le "Caribou" au Québec c'est le "renne" en Europe. Il s'agit du même animal, le Rangifer tarandus. C'est un cervidé des régions arctiques et subarctiques de l'Europe, de l'Asie et de l' Amérique du Nord.
Nous pénétrons dans l'enclos ou vit un autre troupeau de caribous, pour une balade à pied à travers la forêt, ce qui est très agréable vu le temps et la température tout à fait idéale. Le guide, Dominique, prend le temps de nous énoncer toutes les qualités des plantes et arbres que nous rencontrons. Ah, j'oubliais, ici il n'y a pas les fameuses petites mouches noires embêtantes !
Puis c'est l'arrivée au camp ; Génial !! Tout est super bien aménagé. Je ne pensais par que ce fut aussi confortable. C'est rustique, mais rien ne manque !
Rencontre avec un caribou.
Nous reprenons des forces car nous allons repartir ramer en canoë sur un petit lac... Cette jeune femmelle caribou a élut domicile au camp. Orpheline, elle a été elevée par les employés du parc et peine à rejoindre le troupeau. Le guide nous conseille de ne pas la carresser pour éviter qu'elle ne s'habitue trop aux hommes et ne rejette ses congénères.
En fait elle ne nous lâche pas, même quand le groupe quitte le camp pour une balade en canoë sur un lac.
En route nous rencontrons notre premier élan (orignal en québécois), un jeune mâle. Cet animal emblématique du Canada est très farouche.
L'embarcation est beaucoup moins stable qu'à la seigneurerie du Triton où les canoës sont joints 2 par 2. Nous nous amusons bien et nous aperçevons un bel orignal et des bœufs musqués.
Nous visitons ensuite les cabanes des trappeurs...
Retour au camp pour un diner dans « la cuisine », un abris protégé des insectes par une moustiquaire.
Le séjour au camp est un vrai grand plaisir, surtout le soir autour du feu ! Les Caribous se baladent tranquillement autour de nous, c'est vraiment très sympa ! Soirée autour du feu de camp où nous dégustons pour la première fois les fameuses guimauves grillées tant appréciées en Amérique du nord.
Cette veillée est un vrai bonheur. La température est douce et nous goutons au calme de la forêt. Puis vient le moment d'aller rejoindre nos tentes au confort spartiate, enfin pas tant que cela car le gros sac de couchage se trouve sur un petit matelas de mousse lui même posé sur un tapis de branches de pins. C'est tout à fait confortable ! Nous nous endormons rapidement au milieu des bruits de la forêt, des senteurs de sapins et fatigués mais ravi de cette journée.
< Retour index | | | À: Cendryon · 26 décembre 2011 à 0:24 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 22 de 93 · Page 2 de 5 · 6 838 affichages · Partager Bonjour Sylvie,
Pas le temps pour beaucoup de commentaires, mais merci pour cette suite... Je te lis avec intérêt !
Joyeuses fêtes,
Xavier | | | À: Xfg59 · 28 décembre 2011 à 7:43 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 23 de 93 · Page 2 de 5 · 6 798 affichages · Partager Merci Xavier, voici la suite :
Jour 8 - Vendredi 8 juillet - Le zoo de Saint Félicien dans tous ses étatsNous sommes doucement reveillés par le tintement des gouttes d'eau sur la tente. Cela me rappelle les campements de colonies de vacances lorsque la pluie s'invitait au petit déjeuner et ne nous donnais pas envie de sortir du sac de couchage ! Pourtant l'aventure n'est pas terminée...
C'est une journée un peu particulière qui commence car je me reveille avec un an de plus. C'est aujourd'hui le jour de mon anniversaire. Après le petit déjeuner servi par Dominique, nous partons pour une initiation à la télémétrie afin d'essayer d'apercevoir la femelle orignal qui rôde dans notre secteur mais la pluie, et le sol marécageux nous contraignent à l'abandon. Nous ne verrons pas l'animal.
Nous rencontrons juste le mâle dominant du troupeau de caribous que l'on reconnaît à la taille de ses bois et un lièvre d'Amérique sur le chemin qui nous mène au minibus. "Orage" la petite cabiroute, est venue nous accompagner jusqu'au minibus pour nous dire au revoir.
Un peu d'eau sur le feu encore fumant avant de partir
En revenant sur "les sentiers de la nature" nous avons l'occasion de voir de près d'autres animaux dont un groupe de jeunes élans.
Passons maintenant dans les coulisses du zoo. A la clinique vétérinaires, on nous explique que cette outarde vient d'être débarrasser d'une sangsue qui s'était collée sur son oeil.
Nous visitons les "cuisines" du zoo, l'endroit où sont préparés les repas avec beaucoup d'attention.
Puis vient le moment d'assister au repas des stars du zoo, les ours. Ils sont habitués au public et se prêtent volontiers aux photos des touristes derrière la vitre. Dominique nous emmène voir les coulisses c'est à dire les cages situées derrière la fosse où dorment et où sont soignés les ours blancs.
Puis l'aventure se termine après le repas, toujours servi par Dominique, dans une salle de la cafétéria. Ce forfait n'est peut être pas bon marché mais il vaut son coût. Ce fut une belle expérience et un vrai plaisir. Nous poursuivons en visite libre, sous la pluie, par le secteur des montagnes où un parcours amusant fait d'escaliers et de ponts de bois à travers les arbres nous permet de voir des singes et d'admirer de magnifiques tigres. Ils sont fascinants !
Nous assistons au repas des lynx, des grizzlys qui font leur cirque, et des pumas. Nous étions passés une demi heure avant mais c'est animaux n'étaient soit pas actifs soient cachés. L'annonce de leur repas nous a fait revenir et nous avons bien fait.
Grue du Canada
Lynx
Puma
Le grizzly se prend pour un panda
Nous terminons par la Mongolie et les crapauds buffles, toujours sous la pluie.
Le fameux crapaud buffle qui fait tant de boucan dans la nature
Fleur d'iris, emblème du Québec
VAL JALBERT Le trajet de Saint Félicien à Val Jalbert n'est pas très long. La pluie a cessé lorsque nous arrivons sur le site historique de Val Jalbert (voir histoire plus loin) et prenons possession de notre chambre dans une petite maison située face au magasin général, juste à côté du bureau de poste.
Il s'agit d'une très jolie chambre, la plus belle et confortable que nous ayons eu jusqu'à présent. La salle de bain est tout à fait luxueuse avec une joli baignoire jacuzzi, une douche spacieuse, une robinetterie très classe. Tout le monde en profite pour passer à la douche. Moi j'opte pour la baignoire jacuzzi.
HISTOIRE DE VAL JALBERT À la fin du XIXe siècle, le secteur des pâtes et papier connaît une croissance fulgurante notamment aux États-Unis et en Europe. C'est dans ce contexte de forte demande pour le papier que Damase Jalbert entreprend la construction d'une pulperie située sur la rivière Ouiatchouan, au pied de la chute, près de Chambord dans le Canton Charlevoix au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Sur ce terrain, il y a déjà une maison, un moulin à farine et de la machinerie. Dès 1901, les travaux de construction de la nouvelle usine et du futur village sont mis en branle. Une cinquantaine d'ouvriers s'affairent au nivelage du terrain afin d'y implanter une usine de 200 pieds (66 mètres) sur 60 pieds (20 mètres). Une voie ferrée d'un mille de long est aménagée afin de relier la pulperie du pied de la chute vers le village de Chambord. Dix-huit mois plus tard, l'usine débute ses opérations et, durant le premier hiver (1902-1903), celle-ci fonctionne rondement. Les employés s'affairent à la production de pâte de bois mécanique. Afin d'accommoder les employés, une première zone d'habitations est construite sur la rue Saint-Georges dès 1901. Le nouveau village porte le nom de Ouiatchouan. Décédé le 31 mars 1904, Damase Jalbert est considéré comme le père fondateur du village-usine qui portera plus tard son nom.Après le décès de Monsieur Jalbert en 1904, ce sont des intérêts américains qui acquerront la compagnie qui portera le nom de « Ouiatchouan Falls Paper Company ». Les nouveaux propriétaires voulant étendre leurs activités vers la production de papier et désirant poursuivre l'œuvre du fondateur, agrandiront le village de « Ouiatchouan Falls » sur la rue Saint-Georges en y ajoutant cinq nouvelles maisons doubles. Mais, en 1907, la compagnie américaine commence aussi à éprouver de gros problèmes financiers dus à des dettes accumulées afin de maintenir la production et au coût des nouvelles constructions, la menaçant de faillite. C'est alors qu'intervient Monsieur Julien-Édouard-Alfred Dubuc, directeur-gérant de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi, surnommé « le roi de la pulpe ». En 1909, la Compagnie de pulpe de Chicoutimi acquiert la majorité des titres et l'acquisition du reste des actions se poursuivra jusqu'en 1914. À son arrivée en 1907, Monsieur Dubuc veut doubler la capacité de production de la pulperie et désire aussi entreprendre la construction d'un moulin de papier de grande capacité, mais ce dernier projet ne verra pas le jour. De 1907 à 1909, il procède à une nouvelle expansion du village en y ajoutant un hôtel (maison de pension) et deux autres maisons doubles, de même que l'aqueduc et les égouts. En 1909, le nom du village sera changé pour celui de Val-Jalbert. Parallèlement aux travaux d'agrandissement de l'usine, le village, propriété de la CPC, se dotera d'un plan d'urbanisme piloté par Monsieur Dubuc, un modèle du genre pour les villages environnants. Une commission scolaire sera créée, de même qu'un couvent école. La vie quotidienne des résidents du village Sous Monsieur Dubuc, le village est doté de bornes-fontaines et de trottoirs de bois. La rue principale, bordée d'arbres, est macadamisée. Chaque rue du village bénéficie d'éclairage, ce qui fait du village un modèle de modernisme dans un milieu traditionnellement rural. Chaque famille bénéficie de l'eau courante, des égouts et de l'électricité et se chauffe au poêle à bois avec les résidus de bois de l'usine. La journée commence très tôt par la traite des vaches par la femme de maison, puis le mari débute son quart de travail à 7h00 et les enfants doivent être à l'école pour 8h00. Toutes les emplettes se font au magasin général (à l'hôtel de Val-Jalbert) de la rue Saint-Georges, la boucherie est située juste à côté de même que le bureau de poste en face. Les femmes ont peu de contacts sociaux tandis que les hommes bénéficient de plus d'activités de sport et de loisirs. Pour les soins médicaux, il faut se rendre par train ou par voiture jusqu'à Roberval. La vie à l'usine Les activités de travail à l'usine sont divisées en trois quarts de travail, six jours sur sept. L'usine est humide et bruyante. Les salaires des employés, comme les conditions de travail, sont considérés comme les meilleurs de la région. Suite à la démission de J.E.A. Dubuc et confrontée à des difficultés financières dans un marché de plus en plus concurrentiel, la Compagnie de Pulpe de Chicoutimi est acculée à la faillite. La pulperie de Val-Jalbert ferme définitivement le 13 août 1927. Le 30 novembre 1927, un nouveau groupe, la Quebec Pulp and Paper Corporation, devient propriétaire de l'usine et des propriétés. Elle en assure la responsabilité jusqu'à sa faillite, le 19 octobre 1942. De 1927 à 1929, 220 personnes quittent le village puis, un an plus tard, 450 autres partent. En 1930, il ne reste que 50 familles. Le 18 août 1949, le Gouvernement du Québec se porte acquéreur de toutes les installations de Val-Jalbert pour défaut de paiement de taxes. À partir de 1960, l'Office du Tourisme de la Province de Québec assure la gestion du site. Des travaux de restauration et d'aménagement comme des sentiers, des escaliers et la consolidation des rues sont amorcés. Entre 1960 et 1986, la rénovation de plusieurs bâtiments est entreprise dont le moulin, l'hôtel, le couvent, l'église, le presbytère et des maisons. Le réseau d 'aqueduc et d'égouts, de même que l'électricité sont remis en fonction à l'intérieur du village et au moulin. En 1987, le site est cédé à la Société des établissements de plein-air du Québec (SÉPAQ) qui a comme mission d'assurer la gestion, l'exploitation et le développement récréo-touristique du Village historique de Val-Jalbert. Présentement, le site emploie annuellement une quarantaine d'employés, le double durant la saison estivale. Plus de 60 000 visiteurs s'y rendent chaque année, profitant de diverses activités d'animation, de visites guidées, de reconstitution théâtrale de la vie d'autrefois au village, d'hébergement à l'hôtel, des maisons rénovées, dans des mini-chalets et au camping. Le chiffre d'affaire annuel est d'environ deux millions de dollars. Le Village historique de Val-Jalbert est maintenant considéré comme l'un des plus beaux attraits de la région.
Pulperie en 1902
Diner au restaurant du site, le moulin près de la chute. C'est très bon et l'accueil est tout à fait charmant.
Nous risquons une petite balade à la fraiche dans le "quartier" des maisons anbandonnées. Elles étaient trop abimées pour pouvoir être restaurées. A la tombée de la nuit, l'ambiance est fantômatique...
Mais nous sommes attaqués par une horde de moustiques. Nous sommes pourtant protégés par le fameux repousse moustique acheté chez Jean Coutu à Roberval, le plus puissant... Manque de chance je me suis lavé les mains au restaurant et c'est là qu'ils m'attaquent. A l'heure ou je vous parle, j'ai des gros boutons qui grattent sur les doigts grrrrrrrrrrr !!!!
| | | À: Xfg59 · 28 décembre 2011 à 22:21 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 24 de 93 · Page 2 de 5 · 6 777 affichages · Partager que du bonheur de vous lire à nouveau... vivement la suite!! Bonnes fêtes à vous et votre famille | | | À: Leeloo7 · 29 décembre 2011 à 21:12 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 25 de 93 · Page 2 de 5 · 6 767 affichages · Partager Merci  La voici :
Jour 9 - Samedi 9 juillet 2011
Val Jalbert : Retour en 1920 Val Jalbert est un endroit charmant. Non seulement il vous transporte dans l'ambiance d'un village ouvrier des années 1920 mais en plus le site est des plus agréable avec une impressionnante chute d'eau et une jolie balade permettant de bénéficier du panorama sur le lac Saint Jean...Un moment de pur bonheur !
Ce matin le soleil est au rendez-vous et présage d'une bonne journée.
Après un bon petit déjeuner pris au restaurant de la pulperie, nous avons décidé d'aller voir la chute d'un peu plus près. Que d'eau ! Puis nous empruntons le téléphérique qui permet d'accèder au panorama sur le lac Saint Jean et de faire une jolie balade pour voir une autre chute, la chute "Maligne".
Arrivés au sommet la vue sur le Lac St Jean est très étendue. Nous prenons le petit chemin aménégé vers la chute Maligne. C'est vraiment le Canada comme on le rêve : Il fait beau, pas trop chaud, eau, arbres et cabane sont au rendez-vous... et pas de « bibites » qui piquent...
Ensuite nous visitons la pulperie avec ses vieilles machines : impressionnant !
Puis nous revenons aux vieilles maisons en ruines vues rapidement la veille au soir. Ce matin les moustiques ne sont pas encore réveillés. C'est un vrai bonheur pour les photographes !
Pour rejoindre le bas du village et le couvent/école, quoi de mieux que d'emprunter le chemin des écoliers...
Un représentation est donnée au magasin général par des villageois/acteurs. C'est vraiment très amusant. Nous prenons un petit sandwich sur la terrasse du magasin général et visitons encore quelques maisons avant de partir.
Ainsi va la vie à VAL JALBERT !
Impressions de VAL JALBERT : Décidément ce village, ce n'est que du bonheur : Une chambre magnifique, un joli village, un restaurants tout à fait corrrect et des animateurs sympathiques. Les enfants y seraient bien restés un peu plus longtemps mais nous devons reprendre la route...
Chicoutimi
Nous nous rendons maintenant vers le fjord du Saguenay car nous avons réservé une cabane dans les arbres au CAP JASEUX. Ce n'est pas donné mais nous avons la tranquilité. La cabane est neuve et très haut perchée et bénéficie d'une jolie vue sur le fjord du Saguenay. Pour la rejoindre, il nous faut laisser la voiture à un parking puis monter à pied un chemin qui monte fort, un véritable coupe mollets. Heureusement j'ai préparer un seul sac pour la nuit. Il est presque impossible de monter des valises là haut !
Pour les commodités, il y a une "bécosse" près de la cabane que nous partageons avec nos voisins de la cabane voisine (il n'y a que 2 cabanes dans les arbres). Nous avons été doté d'une lampe à leds pour laquelle il suffit d'actionner la petite manivelle pour l'activer... seulement elle est bien déchargée... heureusement là encore, j'ai prévu le coup : j'ai pris 4 lampes torches à dynamo de chez Decat....
Vue du balcon sur le fjord
Ma déception du jour : Je n'avais pas retenu pour un parcours en accrobranches, la spécialité du parc, pensant que nous pouvions en faire un dans l'après-midi. Or les parcours démarrent à 13h30 et nous sommes arrivés à 15h. Je ne savais pas que tout se faisait en accompagné ici. Malheureusement pour le lendemain matin c'est aussi complet pour le parcours familial. Il reste le parcours des tyroliennes où l'on me dit qu'il y aura peut-être de la place. | | | À: Xfg59 · 13 janvier 2012 à 23:24 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 26 de 93 · Page 2 de 5 · 6 694 affichages · Partager Jour 10 - Dimanche 10 juillet 2011
Découverte du fjord de Saguenay Une journée en demi-teinte sur le fjord du Saguenay...
Après une bonne nuit sur notre perchoir, nous nous présentons vers 9h à l'accueil mais on me dit qu'il faut attendre 10h pour les tyroliennes ! Bon cette fois ce sera sans nous. Nous reprenons la route déçu de n'avoir pu jouer les singes...
Nos impressions : Les cabanes dans les arbres sont un logement original mais cher pour ce que c'est ! M'enfin, nous aurons tenté l'expérience ! De plus, comme on est sur le même site que le camping, je cherche la glace... Il faut aller au bureau d'accueil et c'est 4$ pour un sac de glaçons. Décidément tout est payant dans ce pays, ça change des USA où il y a de la glace dans pratiquement tous les hotels. On m'expliquera plus tard que l'usage veut qu'il y ait des glaçons à disposition dans les hotels mais qu'ils coient vendus dans les campings... Saleté de bestioles. On se protége de partout avec la super crème de chez Jean Coutu (Great outdoors, j'en ai pris une bouteille de 240ml !) mais on est tout de même piqués. J'ai l'impression que les « bibites » comme disent les québécois, remontent sur les jambes sous le pantalon, passent sous les tee shirt en évitant la zone protégée... bref, j'ai beau m'enduire les mollets, les bras, la figure, le cou, je me retrouve piquée derrière les genoux et sur les épaules.... c'est désespérant. Nous en sommes tous les 4 à entre 20/30 piqures chacun ! Comme nous avons vidés les 2 tubes de lotion apaisante qui restaient, nous avons du en racheter ici aussi ! Ste Rose du Nord Nous avions envie de nous arrêter voir le village qui a servi de décor au film « le bonheur de Pierre » Sous le soleil, ce village est tout petit et charmant mais vraiment... tout petit !
Le quai de Ste Rose du Nord
Le film raconte l'histoire de Pierre (Pierre Richard) qui hérite d'une auberge à Sainte Rose du Nord, au Québec, rebaptisée pour la circonstance en Sainte Simone du Nord. L'action tourne autour de l'auberge et du dépanneur du village tenu par le maire qui ne voit pas d'un bon oeil l'installation d'étrangers dans sa commune mais souhaite surtout récupérer l'auberge...
Le panneau utilisé dans le film est à l'intérieur de la boutique de souvenirs du village...
Le restaurant qui a servi de décor à la salle communale dans le film
Jolie moto sur la parking
Dans le parc national du SAGUENAY, secteur de Ste Marguerite, après avoir visité le centre d'accueil des visiteurs, nous entreprenons une belle balade sur le sentier du fjord (6km A/R) qui mène à l'obervatoire des belugas.
Le sentier est très bien aménagé et la température est idéale mais il y a peu de chose à voir sur le sentier et la route paraît longue. Malheureusement nous ne verrons pas de Belugas.
Nous prenons notre pique nique sur la terrasse du centre d'accueil, près de la baie.
Nous arrivons à TADOUSSAC sous la pluie. Ici c'est la ville touristique par excellence, la ville où tout est payant ! Pour commencer le parking (6$) Le centre d'interprétation des animaux marins (35,99$ pour 3 - gratuit pour Caroline) Ce musée est tout petit et le film date de 10 ans. Nous sommes déçus.
Maisons près du port
Grand hotel de Tadoussac
Nous marchons jusqu'à la Chapelle que nous ne visitons pas. C'est vrai que j'avais oublié que l'entrée des églises est payante ici ! (3$/pers)
Nous passons devant une vieille maison qui fait musée (4$/pers). Vu la taille de la maison, et échaudés par le CIMM, nous ne nous risquons pas non plus !
Nous avons réservé un condo, c'est à dire un appartement en location Dans la réserve amérindienne ESSIPIT aux ESCOUMINS Alors là, que du bonheur ! L'accueil par une très aimable autochtone est des plus agréable. Les condos sont neufs, propres, superbement équipés et bénéficient d'une vue sublime sur le Saint Laurent puisqu'ils sont directement au bord de l'eau.
Les pelouses et les massifs de fleurs sont super bien entretenus et l'on peut se balader sur les rochers de granits roses qui rappellent la Bretagne. Vraiment ici il y a tout et même un service à fondue !!!! Tout est superbe sauf le temps car il pleut et ce soir les moustiques sont encore et toujours à la fête!!! grrrrrrrrrrrrrrr
Le restaurant BELGE (eh oui !) des escoumins. En fait il y a peu de choix et il semblerait que beaucoup de monde dine ici, et pas seulement des belges, même si la table voisine est aussi belge ! Ce n'est pas par hasard : Carte présentant un grand choix de plat et portions généreuses. De plus, c'est bon alors que demande le peuple !!! Le restau fait aussi pâtisserie boulangerie alors on se régale de gâteaux en dessert et on emporte avec nous quelques viennoiseries pour le petit déjeuner de demain qui sera matinal vu que nous avons rendez-vous avec les baleines !
| | | À: Cendryon · 14 janvier 2012 à 12:22 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 27 de 93 · Page 2 de 5 · 6 681 affichages · Partager Bonjour Sylvie,
Toujours un plaisir de lire ton carnet, chapeau pour le travail, je sais le temps que cela représente et merci de partager avec nous vos souvenirs et vos expériences. Et à te lire, j'imagine la TRES grosse préparation que tout ceci a nécessité en amont...
Une question me brûle, que je t'aurais volontiers posée à la toute fin du carnet, mais je ne suis pas sûr de patienter jusque là   : vous avez fait un magnifique voyage, encore une fois, riche et superbement préparé. Néanmoins, le Québec parait nettement moins "sauvage" et la nature plus encadrée que l'ouest américain. Cela vous a-t-il manqué ? J'aurais peut-être dû attendre avant de te poser la question, puisque nous n'en sommes pas encore aux provinces maritimes, et là ce sera sans doute différent.
Xavier | | | À: Xfg59 · 14 janvier 2012 à 23:49 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 28 de 93 · Page 2 de 5 · 6 655 affichages · Partager Une question me brûle, que je t'aurais volontiers posée à la toute fin du carnet, mais je ne suis pas sûr de patienter jusque là   : vous avez fait un magnifique voyage, encore une fois, riche et superbement préparé. Néanmoins, le Québec parait nettement moins "sauvage" et la nature plus encadrée que l'ouest américain. Cela vous a-t-il manqué ? J'aurais peut-être dû attendre avant de te poser la question, puisque nous n'en sommes pas encore aux provinces maritimes, et là ce sera sans doute différent.
Xavier
Je n'ai pas eu le sentiment que la nature était plus "encadrée" qu'à l'ouest, au contraire. Elle est très différente. Ici il y a des forêts, des forêts et surtout des forêts... A la Seigneurie du Triton, la forêt est intacte, vierge de tout entretien. Les québecois disent qu'au nord on est en plaine "sauvagerie". Il est parfois difficile de se frayer un chemin dans cette forêt dense, par exemple quand on est aller voir l'habitat du castor. Ce qui donne l'impression des grands espaces c'est surtout les paysages désertiques de l'ouest des USA. Au Québec, quand on survole (voir survol hyfravion) on se rend compte aussi de l'étendu du bazar ! Evidemment, j'aurais aimé aller dans le grand nord, au Nunavut, mais c'était trop onéreux. Là bas ce doit vraiment être très très sauvage et beaucoup plus désertique !
Voici la suite :
Jour 11 - Lundi 11 juillet 2011
A la rencontre des baleines dans l'estuaire du fleuve St Laurent A force d'entendre tout le monde parler de la "croisière aux baleines" dans l'estuaire du Saint laurent, je n'en attendait pas grand chose si ce n'est un attrape touriste. En réalité cette expérience c'est avéré être un réel moment d'exception car même si les baleines ne faisaient pas de saltos devant le bateau, leur présence avait quelque chose de magique...
Un soleil timide carresse la rive de Natakan, jsute assez pour prendre encore quelques vues de ce bel endroit. Nous nous sommes levés tôt car nous avons rendez-vous pour aller voir les baleines...
Déception d'hier mais j'en parle aujourd'hui : J'avais réservé par internet pour la croisière aux baleines avec les Ecumeurs du St Laurent basés aux Escoumins car ils me confirmaient un départ à 7h30 du matin (on est matinal nous autres!!). Ils m'avaient juste demandé de reconfirmer ma venue 24h à l'avance. J'ai donc téléphoné et là, deception, la dame me dit que nous ne sommes que 4 pour 7h30 et qu'ils ne feront pas de départ. Elle aurait tout de même pu me prévenir avant, soit par mail soit par téléphone. La moindre des choses aurait été de mettre une condition dans son message lors de ma réservation au lieu de me dire qu'il était possible de faire l'excursion à 7h30. J'ai donc du me rabattre sur une autre Sté en espérant qu'il y ait de la place. J'ai téléphoné directement à ESSIPIT, la même Sté que notre hébergement et heureusement il restait de la place pour 9h. Ca sera un peu la course pour arriver à Forestville (on doit être en avance pour le traversier).
Nous nous présentons donc au quai des Bergeronnes. Il fait beau, la mer est calme. Il y a juste une petite brume de chaleur par endroits sur l'eau.
On nous équipe soigneusement d'un sur-pantalon de toile cirée, d'une veste flottante. Il y a également des bonnets à disposition et des gants.
Le Zodiac est bien conçu avec des bancs au mileu qui permettent d'être vraiment très à l'aise pour observer les mammifères. Le pilote est sympa et nous sommes juste 2 familles à bord, 3 suisses et nous 4. La petite brume flotte toujours au dessus d'une mer d'huile. Le soleil n'est pas loin et éclaire le tout créant une ambiance particulière, presque mystérieuse... Le bateau vogue à travers la brume puis s'arrête dans un trou de lumière. Nous n'avons pas froid. C'est le grand calme...puis tout à coup, un phoque vient à notre rencontre, puis deux et enfin on entend le souffle des baleines, une sorte de pchittt !
Nous croisons d'abord quelques petits roquals avant de nous approcher d'un troupeau de roquals commun... des géants des mers !!! (pas de baleines bleue à cette époque). Ils se déplaçent en groupe de 10/12 ou peut être plus, difficile à dire !
Tous les autres bateaux arrivent, du plus petit aux plus gros. Il y a des baleines partout. Une fait surface à quelques mètres de notre bateau et son « pchitt » nous éclabousse. Surpris on se met tous à rire !
Nous sommes ravis de notre tour. Je pense que tout le monde n'a pas la chance de voir autant de baleines. C'est un peu au petit bonheur la chance et ce matin, la chance était au rendez-vous. Je ne regrette pas d'avoir réservé sur un petit zodiac. Le pilote peut vraiment arriver rapidement sur les lieux alors que les gros bateaux (nous les avons vus) ne peuvent pas bouger aussi vite. Les gens à bord voient forcément moins bien. Lorsque nous arrivons au port, le ciel est totalement dégagé et il fait un beau soleil.
Les Escoumins
Nous prenons la "traverse" à Forestville pour passer sur l'autre rive du Saint Laurent. C'est rapide mais le bateau ne tient pas son horaire et nous partons à 14h au lieu de 13h30.
PARC DU BIC : Vu que nous passons peu de temps ici et que j'aimerais avoir un aperçu du parc, j'ai réservé le tour guidé en minibus. En cet après-midi la chaleur est éprouvante. Il fait lourd et orageux. Nous sommes 12 + la guide entassés comme des sardines dans un minibus dont les fenêtres ne s'ouvrent pas. Il fait une chaleur à crever à l'intérieur, un véritable sauna. La guide commence le tour et la clim est la bienvenue mais après 5 minutes, elle arrête le véhicule pour faire un commentaire sur le paysage... et le moteur aussi si bien que nous n'avons plus de clim, plus d'air... Les gens râlent à l'arrière.. Le sauna devient Hammam !... Le minibus repart. Patrick demande à descendre car il ne tient plus. Il préfère rentrer à pied jusqu'à l'accueil du parc. Caroline l'accompagne. Je reste avec Nicolas. Le reste de la visite permet de voir la ferme Rioux et d'atteindre le sommet du Pic Champlain pour une jolie vue.
Impressions sur ce tour : Je déconseille. Le minibus n'est pas adapté et il n'y a vraiment pas grand chose d'exceptionnel à voir. Ce parc au relief particulier avec ses hauts massifs mérite certainement quelques balades mais autonomes. Il faudrait donc y séjourner plus longtemps.
Maisons du Bic
J'ai réservé à l'AUBERGE DU MANGE GRENOUILLE pour son ambiance et sa déco. Nous ne sommes pas déçus car cela correspond bien au site (allez voir le site, ça vaut le coup d'oeil). J'adore l'a déco!!!! Nous occupons les 2 chambres du haut, La chambre du peintre et la chambre de l'écrivain, si bien que nous avons le palier pour nous tout seuls. En revanche je trouve la réputation du restau un peu surfaite... Nous prenons la table d'hote. Cuisine type « nouvelle cuisine ». Je savais que ce n'était pas donné, c'est pas mal mais je m'attendais à plus d'audace. L'originalité du lieu ne suit pas toujours dans l'assiette. Que dire d'autre sinon que la clientèle assez snob. Il n'en reste pas moins que cet endroit est un plaisir pour les yeux... et les photographes !
Jardin
Spa
Vue sur le fleuve
La chapelle à côté de lauberge a été transformée en boutique et à l'intérieur c'est un vrai cafarnaüm !
Hall d'entrée. L'auberge est "mise en scène" dans tous ses recoins...
Une des salles à manger
L'autre...
La chambre de l'écrivain
La chambre du peintre
Sur le palier | | | À: Cendryon · 28 janvier 2012 à 13:00 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 29 de 93 · Page 2 de 5 · 6 579 affichages · Partager bonjour cendryon!  je suis à jour dans la lecture et je me dois de vous dire ici que vous avez fait un travail remarquable je suis admirative dans la construction d un tel voyage meme ce qui était prévu de faire et meme quand il y a obstacle ; vous arrivez à faire quand meme bravo pour la balade avec les baleines! c est vraiment merveilleux, j attendais pour la cabane dans les arbres... quel régal de vous suivre ; je pourrais vous faire des éloges toute la journée.... UN GRAND MERCI | | | À: Madisson · 31 janvier 2012 à 13:55 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 30 de 93 · Page 2 de 5 · 6 540 affichages · Partager Merci Madisson, Voici la suite :
Jour 12 : Aux frontières de la Gaspésie Avant de quitter le Québec, nous ne regrettons pas notre incursion en Gaspésie pour visiter les jardins de Métis. Sous un soleil radieux, nous pouvons admirer de jolies fleurs fragiles au sommet de leur épanouissement dans ce parc floral d'exception situé sur la route qui nous conduit vers le Nouveau-Brunswick...et l'Acadie !
Après un bon petit déjeuner et quelques photos de l'auberge du Mange grenouille sous le soleil du matin, nous prenons la route du Nouveau-Brunswick avec cependant un petit détour à Grand Métis pour visiter les jardins du même nom. LES JARDINS DE METIS : Nous avons la chance de visiter ce très beau jardin au petit matin, à la lumière et température idéale. Il n'y a pas encore beaucoup de monde. Dans certains endroits nous serons même seuls. On reconnaît directement la " patte anglaise ". D'ailleurs le jardin rend hommage à Russell Page, célèbre paysagiste anglais.
Après la partie " sous-bois " et ses collections de plantes de bruyère dont les fameux pavots bleus de l'Himalaya, plante fragile que nous avons l'occasion d'admirer dans les jardins des hautes terres d' Ecosse, nous atteignons les collections de pivoines. Ce jardin est réputé pour ces fleurs et nous avons de la chance car la floraison est à son apogée.
En revanche nous restons très dubitatifs concernant la partie consacrée au « festival des jardins » où des artistes contemporains présentent leurs créations de jardins, autant dire « du grand n'importe quoi » pour qualifier ce qui va du plantage de bâtons bleus à la tranchée en bois surmontée de barbelés....et que dire du jardin de la connaissance avec ses murs de livres ! Vous imaginez ce que cela peut donner avec la pluie qui est tombée ici depuis le printemps !
Une très belle maison cossue trône au milieu du parc. Nous prenons un déjeuner léger au café attenant à la maison et qui propose des sandwichs originaux, gouteux le tout sur des tables disposées à l'ombre des tonnelles. Nous avons préféré déjeuner ici plutôt qu'à la cafétéria impersonnelle située près de l'entrée. Bref ces jardins ce n'est que du bonheur !!
Nous reprenons la route de l'Acadie. Petit comparatif sur les "élans (orignaux) des routes" : Que faire sur les longues routes du Canada ? Regarder les paysages ? les habitations ? Ici j'ai choisi les panneaux signalant les élans, car bien qu'ils soient très timides et peu enclins à se montrer, c'est pourtant d'eux que préviennent la plupart des panneaux de signalisation... On remarque cependant d'ostensibles différences dans chaque province : L'orignal du QUEBEC, le menton en avant, un brin fier de lui ou bien "tête en l'air", c'est selon :
L'orignal du NOUVEAU BRUNSWICK semble nous regarder, un brin espiègle :
L'orignal de la NOUVELLE ECOSSE est plus trapu, un brin frondeur...
La route est longue pour arriver jusqu'au Nouveau-Brunswick, une province maritime du Canada qui fait la taille de la Belgique et des Pays-Bas réunis ! On voit pas mal de maisons abandonnées mais aussi de petites églises anglicanes bien proprettes, ce qui marque bien la différence avec le Québec tout proche.
Cette province est officiellement bilingue. On y trouve 1 tiers de francophones pour 2 tiers d'anglophones. C'est ici que ce sont installés certains des Acadiens expulsés de Nouvelle Ecosse par les anglais. Caraquet en est la ville la plus représentative. C'est là que se situe le village historique Acadien.
Nous arrivons en territoire Acadien. On ne peut s'y tromper tant les symboles visibles sont nombreux à commencer par le drapeau. Inspiré du drapeau français et symboliquement associée à lamer et à la foi catholique (avec la "Stella Maris", l'étoile de mer et aussi la vierge Marie), le drapeau fut proposé par Marcel-François Richard comme compromis entre les différentes factions nationalistes, influencées à la fois par la France, le Québec et le clergé et divisés entre la modernité et la tradition et entre l'ouverture à la Francophonie et l'identité acadienne. Il est le symbole national acadien le plus populaire, utilisé tant par les gouvernements que par les institutions et la population.
Je dois dès lors faire un point sur l'ACADIE pour permettre de mieux comprendre cette culture :
L’Acadie est une région nord américaine comptant environ 500 000 habitants, majoritairement des Acadiens, dont la principale langue est le français. L'Acadie comprend grosso modo le nord et l'est de la province canadienne du Nouveau-Brunswick ainsi que des localités plus isolées à l'île-du- Prince-Edouard, en Nouvelle-Ecosse et à Terre-Neuve-et-Labrador. Au sens large, l'Acadie fait aussi référence aux communautés de la diaspora acadienne, notamment au Québec et aux Etats-Unis. Par son territoire, sa langue, sa culture, ses institutions et ses symboles, l'Acadie serait une nation sans reconnaissance explicite. Plusieurs villes se disputent d'ailleurs le titre de capitale, dontCaraquet et Moncton. L'Acadie est fondée en 1604 en tant que colonie française, sur des territoires micmacs, et peuplée par des personnes surtout originaires de l'Ouest de la France. L'Acadie est conquise en 1713 par les Britanniques, qui déportent ensuite une partie des Acadiens entre 1755 et 1763. Les survivants reconstruisent graduellement la société par la suite. Entre les années 1840 et 1880, les Acadiens redécouvrent leur culture et s'opposent puis s'intègrent dans la Confédération canadiennes. À partir de 1881, ils se dotent de symboles et d'institutions tandis qu'ils s'impliquent davantage en politique et développent leur économie, alors que l'éxode rural s'amplifie. Les Acadiens participent activement aux deux guerres mondiale et sont durement touchés par la grande dépression; la partie néo-brunswikoise de l'Acadie fait sa place comme chef de file dans la communauté. La seconde moitié du XXe siècle est une période contestataire. Au début du XXIe siècle, la population tente surtout de préserver ses droits acquis. L'exode rural et l'anglicisation influencent toujours la démographie de l'Acadie. Le rejet de l'assimilation a d'ailleurs un impact important sur la politique acadiennes. L'Acadie n'a toutefois pas d'organisation politique propre, excepté au niveau local et régional, tandis que la Société Nationale de l'Acadie en est la représentante officielle. Léconomie de l'Acadie ne repose plus uniquement sur des activités traditionnelles comme la pêche et est en croissance depuis la fin du XXe siècle. La culture de l'Acadie, fruit d'une tradition orale d'influences diverses, est mise en valeur et s'est diversifiée depuis les années 1960. L'Université de Moncton, qui a joué un rôle important dans son épanouissement, est également le principal établissement d'enseignement et de recherche. La population dispose en effet d'un vaste réseau de services publics en langue française, quoique peu accessibles dans certaines régions. L'ACADIE NOUVELLE est le principal média. Les liens entre les différentes régions et la diaspora restent forts et sont favorisés par des événements comme le Congrés mondial acadien et les Jeux de l'Acadie.
Symboles acadiens :
Nous arrivons donc à la ville de CARAQUET. C'est ici que les acadiens ont décidé de construire un village historique rassemblant de vieilles bâtisses issues de toute l'Acadie. Une voiture vient nous chercher avec nos bagages sur le parking, et pas n'importe quelle voiture, une FORD T de 1925 s'il vous plait!
Le chauffeur nous dépose devant l'hotel château Albert, notre hébergement pour la nuit qui va nous faire replonger dans les années 1900.. Les chambres sont très vastes, décorées à l'ancienne mais avec tout le confort. Ici, il n'y a ni télévision, ni téléphone, ni wifi mais ce n'était pas prévu à cette époque !
J'ai réservé le forfait avec le repas animé. On évacue de suite la question du repas : juste correct. L'animation en revanche est sympathique. Il s'agit d'un conteur accompagné d'un musicien. Il raconte des histoires de personnages des villages acadiens d'antan entrecoupés de chants. Il y a parfois quelques mots qui demandent des explications mais le conteur à l'habitude et il nous fait la traduction. Je n'ai pas trop de difficulté à aborder ce type de « parlure ». Les « j'va vous dire » ou « c'est ti tout », je les ai entendus dans mon enfance lors des repas de ferme en pays cauchois (pays de Caux en Normandie). De plus je me suis habituée à entendre les chti causer (Nord de la France) ! Même dans la façon de conter, dans les intonations, je crois reconnaître un peu de la façon dont un curé conteur venait animer les soirées dans nos villages normands. J'ai un peu plus de mal à identifier les mots d'anglais francisés à la sauce acadienne... Très drôles d'ailleurs... Bécosse (pour back house) c'est à dire la cabane au fond du jardin), Bésénousse (pas sure de l'ortho) pour business, etc.... Le monsieur me confirme après le spectacle que les racines de ce patois seraient...picardes...
| | | À: Cendryon · 31 janvier 2012 à 19:38 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 31 de 93 · Page 2 de 5 · 6 398 affichages · Partager Quel patrimoine de richesse, nature et culture pour vos enfants!!!!! suffisamment grands pour se souvenir dans les moindres détails et grâce aux comptes-rendus, et photos
bon.........dîtes moi ; si si là à l'oreille, juste entre nous....vous....vous avez bien une idée du prochain voyage!?? siiiii je suis sûre que oui........
bonne continuation à bientôt
la madi   | | | À: Madisson · 1 février 2012 à 0:02 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 32 de 93 · Page 2 de 5 · 6 383 affichages · Partager bon.........dîtes moi ; si si là à l'oreille, juste entre nous....vous....vous avez bien une idée du prochain voyage!?? siiiii je suis sûre que oui........
Juste à l'oreille : oui..... j'ai bien une idée... | | | À: Cendryon · 1 février 2012 à 0:17 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 33 de 93 · Page 2 de 5 · 6 381 affichages · Partager Jour 13 - Village acadien de Caraquet
Le village Acadien de Caraquet est un site enchanteur où les employés, issus des villages avoisinants, donnent vie aux bâtisses d'époque en reproduisant à l'identique les gestes de leurs ancêtres. C'est très sympa et en plus c'est beau comme un tableau de Vermeer !
Après un petit déjeuner juste correct, nous traversons le village pour rejoindre l'entrée. Il est en effet plus judicieux de commencer par les maisons les plus anciennes et de remonter ensuite le temps...Les figurants ne sont pas encore arrivés et le village paraît endormi...
Nous visitons les maisons une à une à partir de 10h du matin et prenons tout le temps de nous attarder dans chacune. Là, des figurants exécutent des tâches d'autrefois tout en les commentant. Comme il n'y a pas encore beaucoup de touriste à cette heure, nous pouvons nous entretenir à notre aise avec chacun d'entre eux. La lumière est belle. Nous sommes vraiment comme dans un tableau composé avec la minutie des peintres flamands... Que du bonheur !
Nichée au fond des bois, cette maison est la plus vieille du village. " C'est un homme seul qui vivait là" précise le monsieur qui porte des sabots, tout en nous montrant comment les indiens micmacs aaient appris aux colons à confectionenr des balais...
Autre maison autre époque :
Entrez donc !
Dans la maison du pêcheurs. Nombre d'acadiens déportés par les anglais de Nouvelle Ecosse et qui avaient trouvé refuge au Nouveau-Brunswick avaient interdiction de cultiver la terre. Beaucoup d'entre-eux sont devenus pêcheurs. Aujourd'hui ils pêchent essentiellement...le homard ! Juste revanche.
L'incontournable magasin général
La forge
Le lieu de perdition : la taverne
Le local du journal local : Le moniteur acadien
Nous déjeunons à la maison DUGAS, la table des ancêtres. Repas à l'ancienne avec des produits bio...
Entrez, entrez ! Vous ne nous dérangez pas !
A l'école
Une fois passé le pont couvert en bois, nous arrivons dans un quartier plus "moderne". Nous sommes au début du XXème siècle... Il y a même des automobiles !
La scierie
La gare
Le tonnelier
La station service
Le pompiste au noeud pap et chemise blanche, la classe non ?
Un autre magasin général
Une maison de notable
Donnez-vous la peine d'entrer...
Ici la dame nous a offert un morceau du gâteau qu'elle venait de cuisiner
Là, le monsieur, un artisan du métal avec un très fort accent de Tracadie-Sheila (si si ça existe) nous a offert le sifflet qu'il venait de confectionner devant nous...
Des planchettes pour protèger les plantations
Le cordonnier
Nous quittons en fin d'après-midi cet endroit sympathique. Pendant de ce voyage nous aurons eu l'occasion de visiter plusieurs lieux historiques avec des figurants car les canadiens tiennent particulièrement à la mémoire de leur proche passé, mais aucun n'aura égalé le village historique de Caraquet car ici, les figurants sont totalement investis par leur rôle et ont le soucis de ne faire apparaitre aucun anachronisme. De plus ils sont véritablement charmants et accueillants. On peut entrer dans les maisons à tout moment, même quand ils déjeunent avec les produits cultivés et cuisinés par eux-même, comme le faisaient leurs ancêtres. Ainsi, la vie suit son court paisiblement à Caraquet, selon des habitudes ancestrales et les touristes sont invités à partager ces moments de grâce. Notre premier contact avec les Acadiens est plutôt positif !
En quittant Caraquet, on ne peut ignorer le phare aux couleurs de l'Acadie. Même si le village historique est légèrement à l'intérieur des terres, la mer n'est jamais loin !
Nous arrivons à BOUCTOUCHE, un autre bastion acadien car demain matin nous irons visiter " Le pays de la Sagouine ", un lieu aminé et emblématique de la région. Ici, le ton est donné : C'est le festival des mollusques !. Ce soir nous testons notre première chambre d'hôte au Canada au gîte de la SAGOUINE justement. Un vrai petit bonheur que ce gîte situé au centre du village. Nous avons 2 chambres contigües, élégament décorées et très confortables. Il y a tout : frigo, micro onde, cafetière, wifi, TV... L'accueil est adorable. Que demander de plus ?...
Le restaurant d'à côté appartient au même propriétaire. Nous y prenons notre repas du soir : Notre premier sandwich au homard car nous sommes en plein pays du... homard : Excellent... et en plus un très bon rapport qualité/prix car ici le sandwich au homard est au même prix que le jambon beurre de chez nous !
La propriétaire du gîte nous a signalé un concert gratuit à la salle des fêtes. Tout le village est là pour écouter un concert de musique acadienne moderne. L'identité culturelle est très forte ici !
L'église catholique de Bouctouche est colossale, comme s'il fallait montrer de loin aux "anglais" que les francophone sont bien présents.
La SAGOUINE est le personnage emblématique du village. Cette femme de ménage est l'héroïne d'un roman acadien d'Antonine Maillet qui a été adapté à l'écran. Aujourd'hui, un site animé lui est consacré. Il est situé sur l'île aux puces, une île minuscule au milieu d'un plan d'eau qui fait face à la ville. Ce sera le but de notre visite de demain... Ci-dessous : La façade d'une galerie d'art qui fait référence à "la Sagouine", le personnage d'Antonine Maillet
| | | À: Cendryon · 1 février 2012 à 0:59 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 34 de 93 · Page 2 de 5 · 6 377 affichages · Partager  ... J 'en étais sûre !!!!
vous prenez exactement toutes les photos qu il faut et des détails photographiques absolument sur le vif; bien joué!  tout est authentique........ franchement c'est superbe, je me régale.........
  | | | À: Madisson · 3 février 2012 à 7:50 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 35 de 93 · Page 2 de 5 · 6 331 affichages · Partager Voici la suite :
Jour 14 - Au pays de la Sagouine...
Les gens de ce pays sont enjoués et plein d'énergie. Il aiment l'Acadie et la défendent avec fierté. Ils s'efforcent de préserver leur langue et leurs traditions, fruits d'un héritage qui participe à l'unité culturelle de cette minorité pourtant dispersée aux quatre coins du pays et même au-delà...
C'est sous un beau soleil mais avec beaucoup de vent que nous abordons le fameux "Pays de la Sagouine". Cette "Sagouine" est l'héroïne d'une pièce écrite par Antonine Maillet en 1971, figure du pays acadien. L'auteur s'est inspirée d'un personnage ayant réellement vécu, une certaine Sarah Cormier. La Sagouine a ensuite été adaptée à la télévision de Radio- Canada en 1977 et en 2006. La Sagouine est une Acadienne qui monologue devant la caméra et nous raconte les histoires de son bout de pays dans la langue du pays. C'est une fille de pêcheurs de morue, devenue fille à matelots, qui s'est ensuite mariée à un pêcheur d'éperlans et est devenue, à 72 ans, laveuse de plancher. Elle incarne la classe moyenne et populaire de l'Acadie. Le parc de la Sagouine à Bouctouche a été créé en 1992 sur l'île aux puces. C'est un lieu joyeux de théatre et de musique où les acteurs locaux interprètent des scénettes en prenant souvent à parti les spectateurs. Nous sommes d'abord accueillis par un violoneux. Puis une employée nous conduit jusqu'à l'île aux puces par le fameux pont en bois tordu.
Les « habitants » nous invitent à nous répartir autour de la place principale. Et c'est parti pour une introduction en chansons...
Nous sommes invités à suivre Marguerite dans sa cuisine. La scène est très amusante car Marguerite sait vraiment bien jouer avec le public !
Puis c'est Mathilda qui nous conte des histoires à propos de la maison d'à côté.
Comme il y a beaucoup de monde dans cette maison, nous en profitons pour aller dire bonjour à Mac Farlane qui nous invite à venir dépenser notre argent dans sa boutique.
Nous visitons ensuite le bout de l'île avec son phare et le barbier coiffeur où une jeune fille propose à Patrick de tester le casque. Mais celui si, au lieu de propulser de l'air chaud, aspire les cheveux et Patrick ressort les cheveux tout dressés ce qui amuse beaucoup les enfants !
Les musiciens donnent un concert sur la scène centrale mais il fait très froid à cet endroit car l'air circule de partout.
Nous nous rendons dans la maison de Rose, la dynamique jeune fille en rouge qui nous raconte beaucoup de choses sur sa maison, ses amis et son amour pour Citrouille, un gars du village.
On nous invite à venir prendre place au théatre central où une représentation va avoir lieu avec Mariagelas. Malheureusement cet endroit est plein de courant d'air et il y a nulle part où s'abriter du vent froid. De plus nous n'avons pris ni polaire, ni coupe vent. Nous décidons donc de quitter la place.
Nicolas est un peu déçu mais je ne tiens vraiment pas à ce que tout le monde attrape la crève.
Cet endroit est franchement sympathique et joyeux.Pour bien faire il aurait fallu nous imprégner avant du roman d'Antonine Maillet. Le point noir c'est vraiment l'inconfort de la scène principale, c'est à dire les sièges en plein courant d'air qui n'engagent vraiment pas à rester écouter les pourtant excellents acteurs et musiciens où bien alors il ne faut pas comme nous, oublier sa petite laine.
Nous repartons en direction de Bouctouche car un établissement a retenu notre attention, « la poutine à Léa ». Nous entrons mais là, près du comptoir, nous nous aperçevons très vite de notre erreur : ici on ne sert pas de la poutine québecoise mais de poutine acadienne (un peu normal aussi). La poutine Acadienne c'est ce que nous a décrit en gros Marguerite dans sa cuisine sur l'île aux puces : « des patates rappées mélangées à de la purée roulée en boule autour de viande et cuite longtemps dans l'eau ce qui lui donne un aspect grisâtre et visqueux comme de la morve de nez ».
Nous confirmons : Nous qui avons une grosse envie de frites, l'aspect répugnant de la chose nous incite immédiatement à faire demi-tour pour nous rabattre dans la pizzeria voisine où l'on sert de la nourriture "normale" et c'est très fréquenté par les locaux qui parlent le "chiak", un dialecte local mélangeant allégrement le français et l'anglais... de quoi y predre son latin ! Sur la route, nous nous arrêtons à SHEDIAC. La ville est réputée comme le plus grand port de pêche au homard. D'ailleurs une statue géante a été érigée à la gloire de ce crustacé.
Nous stoppons également près du pont de la confédération, histoire d'avoir une belle vue sur l'ouvrage qui relie le continent à L'Ile du Prince Edward. Le temps est maussade...
Notre étape de ce soir se situe dans la petite ville de SOURIS car c'est ici que nous prendrons le bateau demain pour les îles de la Madeleine. Le LIGHTHOUSE MOTEL est notre première déception côté hébergement. L'accueil tout d'abord : Je commence à m'exprimer dans mon meilleur anglais mais la dame ne relève pas la tête et ne nous adresse pas un mot. Seul le monsieur, son mari je présume, parlant un français parfait, s'adresse à nous de manière fort courtoise. Lorsqu'elle cherche notre réservation sur son cahier, la dame demande à son mari de lui épeler le nom en anglais. On en pense ce que l'on veut mais cela jette un froid... et même quand le monsieur essaie de rattraper la situation en nous indiquant un restaurant pour le soir, on sent vraiment que l'on dérange madame !!!! Le motel : Un mot résume assez bien son état : défraichi, miteux ! J'ai bien compris qu'il n'était ouvert que l'été mais un coup de peinture ne suffirait pas à lui donner du charme. La chambre : La première chose que tu remarques c'est que dès que tu fais un pas, tout bouge ! On a l'impression d'être dans un mobile home. Ensuite ce qui te surprend c'est ce que tu entends, c'est à dire que l'isolation phonique entre les chambres est inexistante, les cloisons ont vraisemblablement l'épaisseur d'une feuille de papier ! La porte du fond m'intrigue, je la pousse et me retrouve dans une cuisine... partagée avec la chambre d'à côté... et comme les voisines bruyantes ont laissée ouverte leur porte de chambre, je peux les voir vautrées sur leurs lits. Imaginez l'intimité des lieux ! Le plancher léger, la déco sommaire, la salle de bain minimaliste, tout cela tranche singulièrement avec le gîte de la veille ! Heureusement qu'il y a un radiateur à huile... qui fonctionne car nous avons froid. Bon je ne sais pas si c'est à cause de ca mais nous devons à présent faire la chasse aux araignées... Nous sommes d'autant plus déçus que nous avons remarqué un autre hotel à 2 pas d'ici qui a l'air nickel et aussi un gite dans le village. Bref je n'ai pas été bonne sur ce coup là.
Il n'y a pas grand chose à Souris pour se restaurer à part le BLUE FIN. La façade de ce restau n'est pas engageante. Elle aurait besoin d'un bon coup de peinture. Heureusement l'intérieur est chaleureux et il y a du monde. Le choix, la nourriture et le service sont tout à fait correct.
Encore un petit tour sur la plage de Souris avant d'aller rejoindre notre " palace "...
< Retour index | | | À: Madisson · 4 février 2012 à 17:43 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 36 de 93 · Page 2 de 5 · 6 294 affichages · Partager Jour 15- Vendredi 15 juillet
Une traversée mouvementée vers les îles de la MadeleineAu départ de Souris, sur l'île du Prince Edouard, la traversée dure 5 heures. C'est déjà beaucoup, surtout quand la mer est agitée !...
La pluie au réveil n'arrange pas notre mauvaise impression du motel. Après le petit déjeuner sommaire (attention à la marche cassée avant d'entrer) nous décidons comme prévu d'aller faire le tour nord-est de l'île jusqu'au phare. Arrivés là bas, le vent est si fort que nous sortons les imperméables et ne nous attardons pas à l'extérieur. Direction donc la boutique. A la vue de la mer démontée (c'est comme ça que l'on dit en Normandie quand il y a de la tempête en mer), nous décidons de nous rendre dans une pharmacie de Souris pour acheter des anti-nauséeux. Je suis particulièrement sensible au mal de mer.
Nous retournons ensuite déjeuner au restaurant de la veille, le BLUE FIN et j'avale une bonne dose de cachets pour le voyage qui promet d'être agité.
Traverse pour les ILES DE LA MADELEINEL'année passée, lors de la fameuse randonnée des coyote buttes du nord, notre guide nous disais pendant la dernière montée " The wave se mérite" ! Aujourd'hui, vu l'état de la mer je serais tentée de dire "Les îles de la Madeleine se méritent", surtout pour moi qui ai si facilement le mal de mer !
Attente à l'embarquement
J'ai bien fait de prendre les cachets... c'est drôle, tout le monde m'a suivi. Le bateau bouge de partout. Je déteste ça. Nous allons voir le film dans le cinéma et là je m'endors... Nous allons ensuite faire un tour dans le café ou un groupe de musiciens locaux mettent une sacrée ambiance avec leur musique country à la sauce francophone. Les enfants s'endorment à leur tour.
A son réveil Caroline ne se sent pas très bien. Comme je ne me sens pas bien moi même je propose que l'on se rende au lounge du pont supérieur et que l'on se cale dans un fauteuil au centre du bateau pour dormir jusqu'à l'arrivée (les pilules contre le mal de mer donnent toujours envie de dormir). C'est ainsi que nous terminons enfin le voyage.
Je suis bien contente quand nous arrivons enfin à l'île du Cap aux meules. Il ne pleut plus mais il y a toujours du vent.
Nous laissons bientôt la foule pour nous retrouver tout seul sur la route de l'île de la grande entrée située à une cinquantaine de kilomètres. L'ïle du havre aux maisons est telle que je l'avais imaginé avec ses petites maisons de toutes les couleurs.
La partie nord est plus sauvage. Nous atteignons enfin notre chaleureuse auberge.
Une bonne table d'hôte aux accents maritime nous attend ainsi qu'une chambre coquette et un lit douillet....
| | | À: Cendryon · 4 février 2012 à 17:46 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 37 de 93 · Page 2 de 5 · 6 293 affichages · Partager Jour 16 - Samedi 16 juillet Découverte des îles...C'est sous un ciel peu engageant que nous partons à la découverte des îles. Malgré le ciel gris, nous allons nous rendre dans des endroits sympathiques comme la Grave où les routes de l'Etang du Nord...
L'auberge de la Salicorne est un lieu d'hébergement associatif qui permet de faire vivre les habitants du coin (perdu de cette île). Ainsi les serveuses ne sortent peut-être pas de l'école hotelière mais elles font de leur mieux et sont plutôt "authentiques", entendez par là qu'elles ont bien l'accent du coin et ne font pas de manières. L'auberge propose des activités comprises dans le forfait en demi-pension. Ainsi chaque jour, matin et soir, on vous propose des balades et le soir il y a parfois des animation près du bar de l'hotel. La Salicorne est située sur une hauteur de l'île de Grande entrée, c'est à dire à l'extrémité des îles, l'endroit réputé le plus "sauvage". Notre chambre bénéficie à la fois de la vue sur l'étendue d'eau intérieure, côté eglise et sur l'océan, côté "Ile Boudreau".
Je me suis réveillée de bonne heure dans notre chambre douillette. Hélas, le soleil ne s'est pas levé de bon pied aujourd'hui. On entend le vent qui souffle dehors ce qui n'incite pas à quitter la couette. Pourtant, j'en profite pour passer à la laverie faire une première tournée de linge. Hélas, après ce lavage, des tas de petites tâches noires apparaissent sur les vêtements. Patrick est désespéré pour son pantalon Columbia qu'il adore porter en rando et son Tee shirt lacoste. Je m'abstiens donc de remettre le reste à laver et j'informe aussitôt la réception. La fille me dit que c'est déjà arrivé à cause de la pompe qui peut refouler... de huile ! On me propose de venir laver mon linge dans la laverie réservée au personnel mais attention comme ils lavent les serviettes ici il est possible qu'il y ait de l'eau de javel...On m'indiquera donc quelle machine utiliser ce soir. Le soir venu je remets donc les vêtements tachés mais la fille de la réception ne sait pas quelle machine je dois utiliser. A la sortie, les tâches noires sont un peu atténuées mais toujours présentes avec en plus quelques tâches blanches...dues à l'eau de javel... Pas de chance donc... Je termine le lavage à la main dans le lavabo de la chambre...
Les îles Mais revenons aux "îles", c'est comme cela que les québecois parlent des îles de la Madeleine puisque ces îles appartiennent à la belle province, même si elles sont habitées par des... acadiens. Sur cette des îles j'ai placé des vignettes indiquant les principaux sites que nous avons visité. Côté communications, il y surtout une route principale (ici en orange) qui traverse les îles. Les îles sont au nombre de 5 dont quatre sont reliées entre elles par des bans de sable consolidés par l'asphalte de la route: De bas en haut : Havre Aubert, Cap aux meules, Havre aux maisons, Grosse île, Grande entrée, là où nous séjournons. L'île d'entrée, le petit pois au milieu de la mer devant Cap aux meules, est totalement dissociée des autres. D'ailleurs, c'est une communauté anglophone qui y réside, toute comme à Grosse île.
Comme il pleut et vente ce matin, nous déclinons l'invitation pour randonner à la plage de la Bluff et prenons l'auto pour partir à la découverte des îles. Direction donc l'île du Havre Aubert, la plus éloignée de l'île de la grande entrée. Sur Cap aux meules nous nous trompons de route et atteignons malgré nous la fameuse statue des pêcheurs de Roger Langevin.
La boutique qui jouxte le site, le flâneur", mérite le détour. Des personnages féériques sortis de l'imagination de l'artiste sont disposés au milieu d'un incroyable bric à brac et le jardin n'est pas en reste...
Nous découvrons ensuite avec grand plaisir le site de la GRAVE. Il y a plein de boutiques... Caroline et moi adorons ! Les hommes aussi car il y a devant chaque magasin un banc pour leur permettre d'attendre.
Mais c'est au CAFE DE LA GRAVE que nous trouvons notre salut, un endroit très chaleureux qui permet à Patrick d'essayer le burger de loup marin (phoque) ! Ce café est implanté dans un ancien magasin général et donc décoré de bric et de broc comme on les aime ! Il y a aussi là un piano. Un monsieur s'assoit. Il se met à jouer un air de Felix Leclerc, puis la mer de Trenet... l'ambiance est là. Tout est parfait !
Nous parcourons la Grave jusqu'à la boutique des artisans où tous les objets sont faits...en sable ! Très original. Nous avons de la chance car le soleil fait une timide apparition pour devenir plus franc en fin d'après midi.
L'après-midi se prolonge par la route panoramique de l'île de BASSIN, puis retour vers l'île de la Grande entrée. Les petites maisons colorées sont plus charmantes les unes que les autres. Comme Patrick ne s'arrête jamais je dois essayer de "shooter" à travers le pare brise et les vitres... La seule difficulté reste d'essayer d'éviter les fils électriques très présents sur les îles. Seules les nouvelles bâtisses ont enterré les fils ce qui leur donne beaucoup plus de charme.
Ancien bâtiment des douanes reconverti en auberge :
Derrière la dune sur la longue route entre le Havre aux maisons et Grosse île :
Ce soir à l'auberge de la SALICORNE, on nous propose de visiter le centre d'interprétation du loup marin. Très intéressant avec de magnifiques photos des petits blanchons.
Après nous partons faire un tour vers la mer mais il nous faut traverser un petit bois infesté de moustiques avant d'atteindre le centre nautique. Heureusement, ça vaut le coup pour les photos !
| | | À: Cendryon · 4 février 2012 à 17:50 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 38 de 93 · Page 2 de 5 · 6 289 affichages · Partager Jour 17 - Dimanche 17 juillet Un grand bol d'air pur !Les îles sont un peu hors du temps, le temps qui s'arrête, le temps de vivre, le temps qui suit le rythme d'une météo capricieuse. Laissons nous porter...
Aujourd'hui à la Salicorne, on nous propose une randonnée guidée sur ILE BOUDREAU. Il fait beau avec un peu de vent, une température idéale pour une balade "nature" avec des explications sur la faune et la flore d'une petite île située face à l'auberge. C'est Catherine qui nous accompagne. La balade est vraiment très belle, entre dunes et mer, fleurs et coquillages. Un grand bol d'air frais et de soleil qui nous met en pleine forme...
Cette petite maison jaune face à la mer n'est pas n'importe quelle maison. Elle appartient à Mario CYR, cameraman et photographe sous-marin et spécialiste de l'Artique. Il réalise notamment des documentaires pour National Géographic.
Nous retrouvons les roches rouges de l'ouest des USA !....
Au loin, la Salicorne :
Pour déjeuner, nous nous rendons au restaurant ALPHA au port de la grande entrée, un petit snack qui est aussi un club de plongée et QG de Mario Cyr, cité précédement. Le restau est vraiment tout petit avec une seule grande table haute qui permet de tailler une bavette avec les voisins.... D'excellents sandwichs... au homard ! Normal on est dans le port qui en pêche le plus de toutes les îles !
De retour à la Salicorne, nous repartons aussitôt en groupe pour OLD HARRY, GROSSE ILE et la plage de la GRANDE ECHOUERIE
Il s'agit de la partie anglophone de l'île et nous sommes toujours accompagnés de la sympathique et dynamique guide Catherine.
Un petit tour sur le port de Grosse île nous permet de savoir comment fonctionne la cage qui piège les homards. Ici, chez les anglophones les cages sont rectangulaires alors que chez les pêcheurs francophones elles sont arrondies....
Elles sont très lourdes ces cages, n'est-ce pas Nicolas ? Elles sont lestées pour tomber dans les fonds marins.
Ensuite nous arrêtons dans une petite église anglicane ou les vitraux rappellent la vie des pêcheurs.
Les événements heureux ou malheureux sont notés sur des coquillages...
Puis nous terminons l'après-midi sur la plage de la grande échouerie, une très belle plage où nous risquons nos pieds dans l'eau de la mer...glaciale !
On s'amuse bien mais le temps passe vite et il est l'heure de rentrer.
En fin d'après midi nous retournons au port de l'île de la grande entrée pour voir les bateaux qui sont si nombreux ici et prendre des photos en profitant de la belle lumière du soleil de cette fin de journée.
| | | À: Madisson · 4 février 2012 à 18:01 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 39 de 93 · Page 2 de 5 · 6 285 affichages · Partager Jour 18 - Lundi 18 juillet 2011
Pour une poignée de dollars...Ici nul besoin de courir pour ammasser fortune, il suffit juste de se baisser pour ramasser les quelques dollars que les vagues viennent généreusement déposer sur le sable...
Aujourd'hui les activités proposées sont "visite du port de grande entrée avec un vieux pêcheur de homards" ce matin et "Bains d'argile" cet après midi. Vu le temps, nous déclinons l'invitation pour les bains d'argile...
Il fait bien mauvais ce matin. Nous nous décidons tout de même pour la visite guidée du port. Une fois sur place, le vieux pêcheur nous explique toutes les subtilités de la pêche au homard. Il a un accent parfois difficile à comprendre pour nous car il "mange" quelques sons comme les "r" par exemple.
Malgré la pluie, la visite n'est pas si désagréable mais quand le temps se gâte, le groupe se réfugie très vite à l'Alpha, le petit snack où nous avons déjeuner hier midi, pour prendre une bonne boisson chaude.
La pluie n'arrête pas un vieux pêcheur de homard passionné...
Dehors, le port sous les pluies diluviennes et les lampadaires, prend des allures de ville du pôle nord où quelque chose du genre...
Quand la pluie s'en va, nous profitons encore de ces quelques instants sur place pour visiter la boutique de "Marie Marto", une artiste locale un peu "décalée". Même impressions qu'hier dans la boutique du "flâneur"...
Nous partons ensuite du côté de Cap aux meules pour déjeuner. J'arrête prendre quelques photos car le paysage me semble quelque peu surréaliste avec ce temps. On se croirait quelque part dans le grand nord ou bien en scandinavie...
Nous avions prévu aller manger un homard "dans sa coque" comme disent les gens d'ici, mais le restaurant indiqué étant fermé, nous nous rabattons sur le café des PAS PERDUS, un établissement jeune, branché, sympa. On y mange bien et l'ambiance est bonne. Quand le soleil revient, on ouvre de suite la grande fenêtre et l'on se retrouve presque à la terrasse !
Nous loin de là, en allant vers la Grave, on nous a parlé de la plage de la MARTINIQUE où l'on trouve beaucoup de coquillages et notamment des dollars de sable... Intrigués par ces drôles de petites choses que nous avons déjà vues dans les boutiques où à l'hotel, nous voilà transformés en "chasseurs de dollars" !
Sur la route : une petite boutique sympatoche de cerfs-volants et autres machins qui bougent au vent !
Petite église face à la Salicorne
La montée à la Salicorne :
La croix multicolore qui surplombe le site, près de l'auberge, a été érigée en 1985 par les Chevaliers de Colomb, une organisation catholique de bienfaisance
Ce soir à la Salicorne, c'est chansons francophones avec un chanteur guitariste local. Sa famille est venue le voir... Beaucoup d'ambiance !
| | | À: Cendryon · 4 février 2012 à 20:05 Re: Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines Message 40 de 93 · Page 2 de 5 · 6 279 affichages · Partager Le chemin des écoliers...Quand on réside à la Salicorne, on peut, si on le désire, participer au grand tour guidé des îles. Alors même si le jour de l'excursion tombe le dernier jour du séjour cela n'a pas d'importance tant il y a de découvertes à faire sur ces petits bouts de terre où, il faut bien l'admettre, les habitants ont intégré depuis longtemps l'attrait du tourisme...
C'est sous un soleil radieux que nous embarquons ce matin à bord d'un joli bus scolaire jaune. Nous sommes une vingtaine dans le groupe et notre guide est un jeune garçon des îles.
Sur notre circuit, plusieurs arrêts sont prévus. Tout d'abord une verrerie d'art, l'atelier de la MEDUSE, puis la fromagerie du PIED-DE-VENT qui fait du fromage au lait cru. Jusque là rien de très original. Puis nous nous arrêtons pour admirer la côte et les falaises ocre qui donnent la réplique aux falaises grises qui lui font face.
Voyons maintenant quelque chose de plus typique : le FUMOIR D'ANTAN où sont fumés les harengs...
Chez LE BARBOCHEUX, on nous propose des apéritifs (Bagosse) et des digestifs.
Nous retrouvons avec plaisir le site historique de la GRAVE sous le soleil : Nous y étions venus samedi. Le groupe se précipite vers le café de la grave mais comme nous y sommes déjà allés, nous optons pour un endroit plus calme, le restaurant VENT du LARGE.
Nous bénéficions d'une superbe vue sur la mer et le site. Sur la terrasse couverte nous consommons d'excellents tapas dont certains très « régionaux » (pétoncles fumées au fumoir d'antan au fromage pied de vent, brie aux airelles et amandes, saucissons de loup marin, brandade de morue, etc... Bref un très bon moment même si le service est un peu long.
Nous avions remarqué la boutique qui vendait des bandes dessinées locales; Cette fois nous entrons et, quelle chance, le dessinateur, Hugues POIRIER, est présent pour dédicacer les ouvrages ! Nous nous faisons donc dédicacer la BD "Les aventures de Nicephore aux îles de la Madeleine" et nous repartons également avec l'album "Les aventures de Winnyfred, la grande virée acadienne"... tant qu'à faire !
Arrêt à l'église de l'Etang du Nord
A la MICRO BRASSERIE, "A l'abri de la tempête" on trouve un bon choix de bières régionales légères à la pression et quelques unes plus élaborées et embouteillées.
Des micor-verres pour une micro brasserie !
C'était notre dernier jour aux îles, snif ! Cette étape aura été des plus agréable. Nous ne regrettons pas d'y avoir séjourné au moins 4 jours pour déjouer les caprices du temps.
La Salicorne est vraiment un endroit convivial à recommander. Aujourd'hui lors de notre tour, nous avons croisé les tours guidés venant du CTMA vacancier. Il y avait beaucoup de personnes âgées à bord. Ce n'est pas le cas de la Salicorne. Nous étions 22 dans notre autobus et il y avait des gens de tous les ages mais la moyenne devait être plus proche de la trentaine. L'ambiance était très sympa. Beaucoup de gens riaient sur le chemin du retour, certains même beaucoup.. l'effet de la bière sans doute !!!! A la Salicorne il y a aussi pas mal de gens du coin qui viennent diner au restaurant. Ils sont facilement reconnaissables à leur accent. J'ai maintenant l'habitude de cet accent dont les intonations me deviendraient presque familières... Ce soir c'est rangement, douche et brushing (Ils ont acheté des sèches cheveux à l'accueil!!). Nous avons décliné l'invitation à la soirée « pêcheur de homard »... nous en avons assez vu et entendu sur le sujet. Maintenant nous savons que c'est à Grande entrée qu'est pêché « le meilleur homard du monde » dans le respect de la préservation de l'espèce !
Quelques mots sur l'auberge de la SALICORNE Le personnel est très gentil et infiniment serviable. Une employée nous a fait une présentation du site et des activités rien que pour nous. Les chambres sont chaleureuses et bien équipées. Nous avons même une baignoire « sur pattes » dans la chambre mais à quatre ici, nous ne nous en servirons pas. Nous préférons la douche. Nous avons la vue sur la mer des 2 côtés vue que la mer est... des 2 côtés de l'auberge. Nous avons le wi fi mais impossible avec nos téléphones portables de capter un réseau (portant il y a une grande antenne juste à côté mais ce doit être pour des réseaux concurrents). Ce n'est pas bien grave, nous irons téléphoner à la cabine. Les repas en table d'hôte sont copieux et très bons. Les serveuses sont aux petits soins. Le petit déjeuner est également bien copieux. Bref, le seul point noir, ou devrais-je dire, les seules tâches noires sont celles que j'ai retrouvées sur les vêtements après le passage en machine !
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