Bonjour Kiwwi,
Je suis rentrée avant hier de
New York et mon insomnie de 3HOO du mat, me permet de lire ton compte-rendu de voyage.
Mis à part
Toronto, tout à l'air de vous avoir bien plu et c'est un beau voyage. C'est sûr,
Toronto n'a pas beaucoup d'intérêt si on a vu
New York peu de temps avant, mais bon, vous n'avez pas eu de chance de tomber sur des gens pas très sympas. Nous, au contraire, nous avions été aidés en pleine rue sans rien demander par une passante qui nous voyait une carte à la main.Et puis nous y avions des amis. La perception que l'on a d'un endroit tient souvent aux gens agréables ou pas que l'on y rencontre.
Pour le bilinguisme, moi aussi j'ai été surprise. Quand on passe du
Québec en
Ontario, on réalise que ce sont deux pays différents qui s'ignorent. A
Ottawa par exemple dans notre hôtel qui était de bonne catégorie personne ne parlait français. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de demander à des gens s'ils l'avaient étudié à l'école et tous m'ont dit que oui mais ils avaient l'impression de le parler trop peu pour se lancer. A Gananoque, la dame de la réception nous a d'abord dit qu'elle ne parlait pas français avant de de le faire en nous expliquant que par précaution elle préfère dire qu'elle ne parle pas car sinon les francophones lui parlent à toute vitesse et elle ne s'en sort pas.
Moi, ce qui m'a finalement étonné le plus, c'est qu'à
Montréal, des gens puissent y passer une vie sans apprendre à parler français, l'inverse pour un Québécois vivant en
Ontario serait difficile. C'est en percevant cette réalité que j'ai compris pourquoi les Québécois sont si pointilleux avec les anglicismes. Ils ont besoin au quotidien de défendre leur langue, ce qui n'est pas le cas pour nous qui au contraire intégrons (à tord je pense) beaucoup d'anglicismes.