Bonjour a tous.
Nous rentrons tout juste d'un séjour avec nos fils de 8 et 12 ans, des images pleins les yeux.
Nous sommes allé à Analalava, village difficile d'accès par la piste en saison sèche, impossible en saison des pluies. L'avantage, c'est qu'il y a peu de véhicules motorisé, c'est loin de tout.
Situé à l'embouchure d'un énorme fleuve qu'il faut parcourir en vedette sur 60 kms depuis Antsohihy.
C'était notre premier voyage de ce type en famille... plutot aventureux et pleins d'interrogations voir inquiétudes pour ma femme (les bebêtes, la sécurité, les commodités... etc).
Nous avons rejoint un ami qui séjourne sur place, nous ne sommes donc pas parti dans l'inconnu total. Je vous en décrit les grandes lignes sans rentrer dans les détails.
Arrivé à
Tana, nous avons passé la nuit dans un hotel "haut de gamme" (La Ribaudière) à 56€ la nuit dans une mini suite tout confort à l'européenne, puis nous sommes parti dès le lendemain matin.
Nous avons choisi de prendre une voiture et un guide pour le trajet d'aller depuis
Tana en faisant une pause dans le
parc d'Ankarafantsika. Le guide nous a accompagné jusqu'à Antsohihy.
Au départ de
Tana, on prend une première claque en traversant la ville, puis on traverse des hauts plateaux grandioses direction
Majunga (RN4). On zigzag entre les trous, les charrettes à Zébus, les camions et autres taxi brousse en panne sur la route. On traverses de nombreux villages au klaxon... Les piétons n'ont qu'a bien se tenir. Des rizières ou de la verdure tropicale dans tous les fonds de vallons, l'eau ne semble pas manquer. Puis la savane, et les feux de brousse, un peu partout !
Enfin, après une journée de voyage et quelques pauses on arrive à Andranofasika, village à l'entrée du parc, nous pensions qu'un hébergement était réservé au Blue Lodge par l'agence de Guide (Look Gazy), mais il y a eu un bug, pas de résa, pas de place... direction le parc qui dispose d'une dizaine de bungalow. Au top, dans la jungle avec les bruits d'ambiance. Les gecko dans la chambre sont nos amis, grenouilles dans les toilettes et araignées ENORMES sous le toit de la terrasse, elles n'en bouge pas :). Le confort est encore au rdv.
Nous avons fait trois circuits du parc en une journée avec un guide, c'est assez chers mais l'entrée en matière est excellente. Maki (lémuriens), oiseaux, serpents, croco, aigles pêcheur.. on a tous eu, peut-être un peu chanceux !
Troisième jour, voyage vers Antsohihy, savane, feux de brousse.. Et nous voilà dans une ville bien animée, Hotel Anaïs, le confort se dégrade sérieusement ! Musique jusque tard, puis chiens qui aboient et hurlent pour le reste de la nuit, toilette au saut et poc.
Le guide nous laisse ici.
- Petite info, tous les guides fonctionnent à la journée hors frais de carburant, et le retour à vide est à notre charge. Lors du devis, on m'a proposé la prestation de 3 jours d'accompagnement, 2 jours de retours (environ 700km) plus carburant compris pour 600 € ! J'ai refusé ce forfait qui n'était pas du tout à notre avantage. A la journée plus carburant, ça nous est revenu à 400 €.
Le lendemain, on prend la vedette (moi j’appellerais ça un rafiot inconfortable qui fait du bruit et qui n'avance pas !!) pour 60 km de descente du fleuve à travers des Mangroves.
- Conseil, acheter un parapluie pour s'abriter du soleil et éventuellement utiliser les boules kies de l'avion !
C'est un long fleuve tranquille, et c'est splendide. On s'enfonce encore un peu plus dans l'ambiance africaine.
Arrivée à Analalava à la tombée de la nuit, les couchés de soleils sont énorme sur les îles en face. il est 18:30 !! tandis que chez nous, il fait jour jusqu'à 22h, il ne faudra pas trainer au lit le matin si on veux profiter des journées.. Ici c'est l'hiver, il fait "presque frais" la nuit (20-22 °C) et 30-32 °C la journée à l'ombre bien sure.
Mon ami nous a dégoté un bungalow à louer à coté du sien (qu'il loue aussi à l'année). C'est en dur avec la toiture en feuille de palme à l'abri d'énormes Manguier, les toilettes au Bidon et Poc sont à l'exterieur, il y a l'electricité quand le quartier n'est pas en delestage et une vue splendide sur la mer et les iles.. (15000 Ariary/jour). Et parfois, le dernier couple de Sifaka (qui n'ont pas été mangé

) passe par là !!
Une femme vient tous les jours remplir le bidon à l'eau du puit et prend le linge que l'on veux faire laver, pour quelques Ariary. C'est sa survie, elle est ravi d'avoir du travail et me fait un peu de peine à faire des aller retour incessant avec ses sauts sur la tête. Elle se fait payer au saut et à la pièce de linge lavée 100 Ars.
ça y est on y est, au fond de l'Afrique, à 8000 kms de notre confort. Au mileu des poules canards, chèvres et autres zébus en semi liberté. Ma femme est un peu désemparée devant la "salle de bain" mais elle s'y est faite.
Au programme, Mora Mora, pêche, promenade autour d'Analalava, expédition sur les Îles et surtout qui me tient à coeur, la baie de Morambe.
Mon ami sur place vient d'avoir sa propre pirogue qu'il a faite construire sur place, avec un moteur d’appoint, c'est du luxe ! C'est un bon chasseur-pêcheur, nous mangerons d'excellent produits de la mer on ne peut plus frais pendant notre séjour, habillement préparés par sa compagne.
Mais la pirogue qui doit nous emmener sur les iles (Nosy Lava, Ilane et Fao) en face est pleine de contraintes. Bien qu'elle s'appelle Freedom, c'est pas si simple. Le mois de juillet est un mois venteux, le Varataz (les Alizées) souffle tous les matins et normalement tourne l'après midi. Les pirogues sans quilles ne peuvent pas revenir contre le vent et n'aimes pas les grosses bourrasques, on ne peut pas réduire la voile et il y a un risque de retournement malgrès le flotteur.. c'est chaud.
Un local nous accompagnera pour naviguer à la voile et on attend le bon jour. Le pêcheurs ne sortent pas car en ce moment, le vent est fort et ne tourne pas.
Et puis un matin, après une nuit sans vent, on est parti.. sur ilane, une ile confetti, cocotier et sable fin, jouer à Koh lanta.. un vieux rêve. Manger la pêche et des noix de coco, les enfants sont aux anges.. nous aussi :) Bien que minuscule, on fait le tour à pied en 20 minutes, l’île est habitée par des pêcheurs, et jonchée de squelettes de tortues : (
Le retour fut plus chaotique, genre boat-people à 4h du mat dans les vagues avant que le vent fort se lève. On a tiré au plus court vers la cote qu'on a en suite longé au moteur. J'était pas fiers !
Pour Morambe, on a négocié la privatisation d'une vedette (350000 Ars/jour + Gasoil).. une journée de navigation sur cette embarcation pour arriver à destination.. paradisiaque, pas d'autres termes.. pourvu que ça reste tel quel ! j'en dirais pas plus. Aller là-bas, ça se mérite !
A la base, je voulais juste traverser la baie de Narinda en bateau et rejoindre Morambe à pied en traversant la péninsule, mais le retour n'était pas assuré, peu d'info sur cet endroit, et on savait pas se qu'on trouverait sur place..
Après deux trois semaines d'imprégnation de l'ambiance, on est prêt à faire le retour à la malgache. On a trop pris la vedette, on voudrait repartir d'Analalava en 4x4, il y en a qui font le trajet vers Antsohihy mais c'est pas régulier. Pas de chance, il était bloqué à Antsohihy le jour de notre départ. On a donc repris la vedette puis enchainé directement sur un taxi brousse de nuit pour rentré à
Tana en prévoyant un jour de battement, on sait jamais. Le trajet c'est bien déroulé, avec la musique et l'écran qui passe des clips toute la nuit.. faut faire avec !
Arrivé à
Tana sans encombres, on a eu une journée pour faire le marché d'Analakelly et acheter quelques souvenirs. Ma femme a pu s'acheter un beau bijou de pierres Malgaches dans la rue des bijoutiers, à deux pas de l'hotel (tjrs La Ribaudière), elle a pété le budget !!
Enfin un taxi nous a ramené à l'Aéroport en prenant des raccourcis pour éviter les embouteillages et en nous faisant la visite guidée et un bon prix 40000 Ars. On lui a laisser un sac de vêtements.
Ce voyage nous laissera des souvenirs inoubliables. Et quelques frustrations, à savoir que nous n'avons pas pu profiter des fonds marins, l'eau était troublée par le vent incessants pendant notre séjour, Maloute comme ils disent, même à Morambe et sur les îles. Le retour raté en 4x4, bien dommage. Et nous voulions faire une grosse randonnée sur la pénisule de Narinda, mais ça nécessitait plus de préparations. Sinon, aucun soucis de moustiques (moins qu'en
France), pas de problème digestif majeurs ou autre bobo.. insécurité ?? pas vu, pas pris de risque non plus.
On a mis la barre bien haute pour nos prochains voyages !
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