Enfin c’est le jour des retrouvailles avec ce bateau qui nous avait tant plu.
Pour nous rendre au port, un beau taxi et une chauffeuse forte aimable.
Nous nous présentons à l’heure dite pour notre catégorie « veranda » c’est-à-dire balcon mais sans concierge.
Pas d’attente et nous sommes dirigés au 12ème étage, à la cafeteria au « Terrace Café » pour déjeuner.
Retour conforme à nos souvenirs. Malgré le monde aucun problème pour trouver une table, pas de queue aux différents comptoirs.
On nous sert avec le sourire. Je découvre ravie au comptoir « pates », des palourdes (volgoles) et c’est moi qui indique au cuisinier les ingrédients, ail, vin blanc, tomates et le nombre de palourdes que je veux déguster, je finis par avoir une assiette énorme de spaghettis aux volgoles, mieux qu’en
Italie, je ne mangerai rien d’autre.
Cette croisière commence vraiment bien

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Dans l’après-midi nous retrouvons notre cabine, la même que sur notre précédente croisière, mais avec un balcon beaucoup plus petit car nous sommes au milieu du bateau, mon emplacement préféré.
J'ai oublié de faire une photo de la cabine, j'ai fais une capture d'image sur le site Oceania.
Nous n’entendrons aucun bruit et nous ne serons jamais réveillés par l’accostage contrairement à notre précédente cabine située à l’arrière et qui bénéficiait de : deux chaises, une table et deux transats.
Nous retrouvons avec plaisir la magnifique salle de bain en marbre avec douche et baignoire.
La cabinière en chef se présente et me demande mes besoins. Je demande davantage de mouchoirs en papier et plus d’eaux pétillantes dans le réfrigérateur. Le soir même j’aurais mes bouteilles et quatre boites de mouchoirs d’avance.
Chaque jour elle veillera à leur réapprovisionnement.
Elle est en binôme avec un cabinier charmant, un mauricien heureux de parler français.
La moquette et le canapé ont vieilli, ce serait bien de les changer.
La penderie est double mais les placards sont réduits, ce qui ne me gêne pas, je garde toujours une valise cabine sur le canapé pour ce que je ne peux pas accrocher, n’appréciant pas les placard et tiroirs jamais aérés, chacun ses manies !
Le ménage sera impeccable. J’apprendrai d’ailleurs que les taies des quatre oreillers sont changées tous les jours.
Il fait déjà noir quand le bateau part.
Avant diner petit passage dans un salon pour écouter le Quatuor.
Un couple assis nous arrête : Vous êtes français, de
France ? Mais oui. Mais c’est formidable, depuis six semaine vous êtes les premiers.
Nous faisons connaissance d’un couple charmant qui coupe l’hiver depuis quelques années par une croisière de dix semaines.
Avant ils voyageaient sur Regent, mais depuis que cette compagnie a été rachetée, ils ont été déçus et ayant découvert Oceania ils lui restent fidèles, malgré leur anglais très limité et le manque de francophones.
En plus c’est beaucoup moins cher nous disent-ils.
Nous nous retrouverons plusieurs fois par jour pour papoter.
Le soir nous décidons de délaisser le Grand Dining room, restaurant sans réservation, sachant que la Cafeteria pour le diner offre un buffet remarquable tous les soirs.
D’abord il y a beaucoup de choix, les aliments sont de grande qualité, et ils sont cuisinés merveilleusement.
Nous reprenons nos habitudes et prenons deux queues de homard nappées d’un léger beurre fondu citronné.
Le produit dans sa simplicité il n’y a que ça de vrai !
Le Chef de tous les restaurants du bateau nous a entendu parler français.
Il nous souhaite la bienvenue avec une cordialité rare et se félicite qu’il y ait de plus en plus de français.
Il viendra nous saluer plusieurs fois par jour car il fait plusieurs fois par repas le tour de tous les restaurants avant de diner à l’écart à la cafeteria.
Un vrai tempérament, une grande cordialité.
Farid Oudir est né au Mans, il a une maison près de
Nantes et a fait ses classes auprès de grandes tables avant de découvrir le monde des croisières.
Vu son exceptionnel charisme je lui ai prédit qu’il finirait par avoir son émission TV.
Nous espérions retrouver M. Nicolle le General manager avec qui nous avions sympathisé la fois dernière mais il est en vacances, il reprendra son service le jour de notre débarquement.
Le lendemain, escale à
Key West que nous ne connaissons pas.
Réveil très matinal, et n’ayant pas d’excursions nous prendrons notre temps pour le petit-déjeuner.
Ah le petit déjeuner Oceania.
Lors de la dernière croisière j’avais découvert leur pain au chocolat, croustillant et aérien.
Je décide d’essayer les brioches. Waouh, quelle légèreté et comme elles ne sont pas grosses on peut en prendre deux sans culpabiliser.
Pour le reste c’est assiette de fruits.
Grosses framboises, ananas et pastèques toujours sucrés. Comment font-ils pour avoir cette qualité quelque soit la saison et le continent.
Moi en plein été au marché je galère pour avoir de beaux fruits et c’est souvent la déception.
Pour sortir du port il faut prendre un trolley et ne pas prendre de photos,
Cuba est en face, le port est aussi militaire.
La journée va être chaude et lourde et c’est très touristique.
Nous décidons de marcher tôt le matin, admirant les façades blanches des belles maisons et la végétation luxuriante.
Nous voyons et entendons que là aussi les coqs sont très présents.
Si au départ les rues étaient désertes, elles se remplissent vite, nous voulions visiter la maison d’Hemingway mais devant la queue nous y renonçons.
On finira, par monter, épuisés dans un trolley pour faire le grand tour.
C’est amusant de voir la queue pour toucher et se prendre en photo devant le Southernmost Point, le point le plus au sud des
USA.
Nous regagnons le bateau vers 16 heures. Des hamburgers, salades et sandwichs sont toujours disponibles près de la piscine mais nous préférons monter au salon l’horizon pour le tea-time. L’ambiance est feutrée, le quatuor est là et les gâteaux, canapés et autres scones sont dé-li-cieux. Un pur moment de bonheur.
Petit tour dans les salons et là encore des français nous accostent ravis.
Nous faisons la connaissance d’un couple avec lequel nous allons, jours après jour, tisser de vrais liens d’amitié. Quelle belle rencontre.
Ils ont déjà fait une croisière Oceania en Asie qu’ils ont beaucoup appréciée, mais ils préfèrent ce bateau. Je leur apprends que sur l’ensemble de la flotte, seules les deux grands navires sont classés « Luxes » les autres ne sont que « Premium ».
En fait nous n’aurons jamais autant parlé, échangé et passé d’excellents moments en anglais ou en français que durant cette croisière, notre 12ème.
A la réunion de présentation nous apprendrons que nous sommes 6 couples de français dont 3 vivent à l’étranger. Mais nous aurons de grandes conversations avec des anglais, très nombreux, des australiens ou encore des américains qui connaissent et aiment la
France. Certains y ont vécu. Tous nous ont dit aimer Oceania pour la nourriture et la culture française qu’ils retrouvent sur ce bateau. Les cours de cuisine ont d’ailleurs un succès fou.
Le 2ème jour se passe en mer.
Le journal de bord nous apprend que le Chef français des restaurants et le chef italien du restaurant Toscana feront une démonstration d’un plat typique de leur pays.
En fait il s’agira d’un show très réussi et très drôle. Chacun ventant la supériorité de ses produits avec des mots de leur langue maternelle en cassant le concurrent.
Le français vente l’huile d’olive de
Provence et le sel de Guérande alors que l’autre défend ses produits et son savoir-faire régional. Les américains adorent...
Je dirais plus tard au Chef que si les américains achetaient en nombre du sel de Guérande, les paludiers de la presqu’ile, notre pays blanc, auront du mal à répondre à la demande !