Jour 9 : Cuba
Je viens de m’apercevoir que la cérémonie au théâtre, le soir ne s’était pas déroulée le jour du super bowl mais la veille ce qui est logique.
J’en viens à notre dernière escale, Cuba.Beaucoup d’américains ont choisi cette croisière pour Cuba. C’est vrai que c’était la destination la plus intéressante.
Oceania et notre agence nous avaient prévenus : soit acheter nous-même notre visa auprès de l’ambassade de
Cuba pour un montant de 22€ soit passer par l’Agence ou Oceania pour un montant de 25€ supplémentaire.
Trois semaines avant notre départ nous allons directement à l’Ambassade de
Cuba à
Paris acheter nos visas.
L’employée nous a regardés étonnée. Elle ne pouvait pas nous donner un visa en
France pour un paquebot américain partant de
Miami, ville américaine.
Oui mais nous, nous sommes français pas américains lui dit-on.
En fait elle ne savait pas quoi faire.
Alors elle nous a demandé si nous allions dans d’autres pays entre
Miami et
Cuba. Nous avons répondu le
Mexique.
La destination lui a plu, je lui ai dit que ce n’était que des escales de croisière au
Mexique, pas un port d’embarquement, Ça ira nous dit-elle.
Le matin au réveil, du balcon, nous apercevons une grande statue sur la rive, en face.
C’est bien un christ qui nous accueille.
La statue, sculptée à
Rome, en marbre de Carrare, par une sculpteure d’origine cubaine a été inaugurée le 25 décembre 1958 par Batista.
Une semaine plus tard les hommes de Fidel Castro mettaient en déroute les troupes de Batista.
Quoiqu’il en soit elle n’a pas été déboulonnée.
Au départ le régime de Castro a lutté contre le catholicisme et ses représentants.
Depuis les années 90, revirement du régime et Noël est un jour férié.
Haute de 20mètres, avec un socle de 3m, dressée sur une berge de 51 mètres de haut, ce christ contrairement à celui de Rio n’étend pas ses bras mais bénit
la Havane et les bateaux qui entrent dans le chenal.
Les jours précédents, nous entendions des annonces faites aux passagers, leur rappelant qu’à notre arrivée à
la Havane nous devions montrer nos visas lors d’un face to face.
Mais chose assez étonnante, pour nous européen, nous ne devions pas descendre seuls, ou alors c’était à nos risques et que nous ne pouvions rien acheter avec des dollars ou toute monnaie non admise à
Cuba.
En gros, on sortait pour effectuer une des excursions choisie et on rentrait au navire.
Ce n’était pas obligé mais chaudement recommandé.
Ces craintes nous semblaient à la limite de la paranoïa.
Grace aux comptes rendus rédigés au retour notamment des croisières MSC à
La Havane ou d’amis partis en individuels à
Cuba nous avions quand même une idée précise de la destination.
Nous avions réservé un tour de
La Havane de 4h.
Notre guide est fort sympathique.
Il explique que tout ce qui a été dit sur le bateau c’était, dans le texte : du « bla-bla-bla »
Qu’on pouvait aller dans les bars, les restaurants et les marchands de souvenirs en payant avec des dollars, euros ou autres.
Les américains sont les premiers à rire de bon cœur.
Notre guide en voulait surtout aux russes qui à la chute du mur de
Berlin avaient abandonné
Cuba.
Ils n’avaient plus les moyens d’entretenir ce qui avait été une vitrine et un beau camp de vacances.
La population avait alors connu du jour au lendemain l’arrêt de tout arrivage et avait dû subir des semaines de famine.
C’est l’ouverture ces dernières années au tourisme qui les a sauvés.
Vous savez résume t’il les cubains se moquent des idéologies, ce qu’ils veulent c’est manger et pouvoir élever leur famille.
Un élément illustrait ces propos. J’avais remarqué dans ce qu’il décrivait comme un campus étudiant des parcours sportifs et une piscine à l’abandon depuis des dizaines d’années.
De même dans les logements destinés à l’armée, si les bâtiments sont encore pimpants, les piscines ont étaient abandonnées.
Le centre de
la Havane est magnifique. De grands parcs, des bâtiments du 17, 18, 19ème magnifiques, sans oublier l’art déco.
Il y a même une copie du capitole qui est en parfait état.
Les places modernes et les constructions des années 60 sont déprimantes, mais il n'y a pas qu'à
Cuba 
Place sur laquelle Fidel Castro a parlé 8H.
Très peu de voitures qui ne soient pas destinées au tourisme.
Les voitures qui ne servent pas au tourismes sont peu nombreuses petites, style trabant de l'
Allemagne de l'est. Mais je n'ai pas creusé le sujet

Plus nous nous éloignons du centre plus nous voyons de la pauvreté et devinons l’insécurité en voyant toutes ces maisons les plus pauvres grillagées, comme malheureusement dans beaucoup d’endroit en
Amérique du sud.
Que de bâtiments remarquables sont à rénover !
Nous avons fait un arrêt, long, trop long dans un cimetière, même s’il est étonnement riche de sculptures et de chapelles en marbre.
Cette tombe a une histoire. Une femme sur le point d'accoucher meurt, on la met dans son cercueil, et quand on ouvre à nouveau celui-ci, on découvre que son bébé qui est sorti tout seul est remonté jusqu'à ses seins.
Depuis elle est à l'origine d'un culte pour les femmes qui ont des difficultés à avoir des enfants.
La tombe est toujours fleurie, et même des touristes sans doute d'origine cubaine viennent toucher la tombe. J'en ai vu plusieurs le faire.