Il y a un an et demi j’avais sous-titré ainsi mon premier CR Oceania : « Marre du Homard mais le reste était bien ».
Au vu de nos échanges très sympa d’hier : j’aurais pu sous-titrer ce retour : « On va reparler homards...mais pas que ! 
Le soir nous irons au Polo grill, restaurant américain et nous serons déçus, surtout par le homard justement. Il est trop cuit avec une panure trop grasse.
Je ne terminerai pas mon assiette.
C’est ce soir-là que nous sommes retournés manger un homard grillé au buffet, nous ne pouvions pas rester sur cette mauvaise note !

Ce sera notre seule déception, nos amis qui l’avaient essayé la veille étaient arrivés au même constat, nous n’y retourneront pas.
Jour 3 : Roatan Honduras.
Au réveil comme tous les matins nous allons sur le balcon : ciel bleu, mer bleue et d’huile, quelques bateaux, peu de maisons, c’est très vert et ce n’est pas plat.
Et quel calme, la journée commence bien.
Petit déjeuner pris au buffet, mais en terrasse au soleil, expressos, petites brioches pour moi, pour mon mari, du lard, parfait, me dit-il tous les matins, pas gras et pas trop cuit contrairement à beaucoup de compagnie, fromage, pain et fruits pour nous deux.
Il y a deux serveurs français le matin au buffet. Souriants, efficaces ils viennent nous saluer tous les matins.
Nous avons pris une excursion parmi celles auxquelles nous avons le droit. Les excursions sont chères sur Oceania mais la plupart du temps dans le pack nous en avons de gratuites. C’est celles qui ont un montant qui ne dépassent pas 100€ par personne et qui durent de 3 à 4 heures.
Cela nous va très bien. Les américains privilégient celles où on va à la rencontre des habitants tout en découvrant la gastronomie des pays traversés, enfin c’est surtout vrai en Europe.
Un bateau Norvegian est à coté du Riviera.
Nous avons choisi les « Highlights » de
Roatan, c’est-à-dire « le meilleur ».
Nous avons un petit bus et une guide qui me fera penser au personnage principal de livres policiers que j’aime beaucoup : Mma Ramotswe, détective au
Botswana, qui est de constitution traditionnelle, c’est-à-dire plutôt forte.
Je la trouve aussitôt sympathique.
Elle explique sa vie, son pays et comme elle parle lentement je comprends tout. L’école c’est le plus important. Ses parents lui ont expliqué que le Maitre d’école c’était comme son père et sa mère il faut lui obéir et faire comme il explique. Elle a transmis les mêmes choses à ses enfants qui sont de bons élèves.
Evidement le pays est pauvre, beaucoup d’enfants sont obligés de travailler et ils ne vont à l’école que le matin ou le soir. Les cours sont donc donnés tout au long d’une longue journée sur plusieurs créneaux horaires. Elle nous explique que ce coin est tranquille et que les bateaux sont bienvenus mais ailleurs le pays peut être dangereux.
Nous allons tout d’abord à la « fameuse » ferme des iguanes.
Ce n’est pas un parc, ou alors tout petit. Mais le personnel a compensé les lieux restreints par la pédagogie.
Au départ cette ferme a recueillis quelques iguanes plus ou moins blessés qui ont formé une grande colonie.
L’intérêt c’est que le visiteur nourrit lui-même les iguanes qui n’attendent que cela et ne sont donc pas du tout effrayés.
Ils grimperaient allègrement sur vous s’ils le pouvaient.
Nous pouvons les caresser, prendre dans nos mains les tout petits...
Il y en avait tellement que je stressais de leur marcher dessus.
Nous avions un guide maya très sérieux et très motivé qui nous a emmenés voir ensuite une serre aux papillons. Il explique les quatre étapes de la vie d’un papillon, l’œuf, le cocon, la chenille enfin le papillon. Nous découvrons plusieurs espèces, l’approche était très pédagogique et nous avons appris des choses.
Après c’est l’espace perroquets. Les américaines sont partantes pour les tenir, même si les bestioles n’en font qu’à leur tête.
Dans une minute le chemisier aura un gros trou, mais cette dame américaine le prendra très bien

Puis nous aurons le droit à un singe dont j’ai oublié le nom, en fait un gros nounours.
Au bord de l’eau, sous le ponton, des bancs de poissons attendent d’être nourri
Et c’est un grand remue-ménage quand le repas commence.
La ferme est petite, mais il y a la volonté de vous montrer un maximum de choses. C’est vital pour cette contrée pauvre et comme c’est fait avec beaucoup de sérieux et de gentillesse, nous avons eu le pourboire généreux.
Puis nous avons roulé sur les hauteurs pour découvrir de beaux paysages, avec un arrêt photos et toilettes dans un très beau resort.
Nous avons traversé deux villages avec de bien pauvres maisons. J’ai encore en mémoire une petite fille de 5 ans maximum qui avait beaucoup de mal à se servir d’un grand balai.
La jeunesse a ses loisirs...
Au retour, c’est l’éternelle rue avec toutes les boutiques de souvenirs habituelles. Mon mari achètera son magnet quasi quotidien et remontra heureux dans le bateau.