C'est parti pour le 2 ème jet : la découverte de Huahiné
9 heures : nous prenons le 1 er tender (j'utiliserai ce terme car c'est le plus court)
pour débarquer à Maroë où nous attend "la" taxi dont Catherine a trouvé les coordonnées sur internet. Elles ont correspondu toutes les 2 par " Messenger ".
Petit moment d'émotion quand on s'aperçoit qu'il n'y a pas de panneau ou carton à
notre nom

. Mais notre " look " ne lui échappe pas et elle nous présente
Edouard qui sera notre chauffeur pour cette de découverte de Huahiné.
Il n'y a pas d'accent mais il se prononce (une des multiples particularités de la langue
polynésienne)
Edouard, natif de l'ile, approche de la retraite. Il la prendra à la fin de l'année mais
continuera à travailler (il ouvrira un petit snack à Fare car la cuisine est sa passion

).
Il lui faut aussi assurer l'éducation de ses 3 derniers enfants âgés de moins de 10 ans.
Il en a 10 auparavant. Il s'excuse presque en nous disant qu'il a eu ses 13 enfants
avec.... 6 femmes. Nous apprendrons plus tard que les coups de canif dans les
relations du mariage sont presque la règle en
Polynésie.

No comment !!
Mais retour à
Huahine : Elle a été relativement peu touchée par le Tourisme d'où
son qualificatif de l'Authentique.
On la nomme aussi l'ile de le Femme car jusqu'à la fin du 19 ème siècle, elle a été
dirigée par des Reines. C'est probablement l'ile de
Polynésie (française) où l'on
trouve le plus de lieux de culte ancestraux et vestiges archéologiques.
Nous quittons donc
Huahine Iti (la petite) pour rejoindre
Huahine Nui (la grande)
en franchissant le pont le plus long de
Polynésie (une bonne centaine de mètres !)
Le 1 er arrêt est zappé à cause d'une nouvelle averse qui se prolonge jusqu'à FARE,
principale localité de
Huahine.
Ce n'est pas trop grave car nous avons demandé à Edouard de nous arrêter à la
Banque de
Tahiti pour changer nos Euros en monnaie locale, le franc pacifique ou
XPF. Nous attendons patiemment notre tour confortablement ? assis sur l'un des
nombreux sièges de l'agence bancaire.
Au bout de 20 minutes, c'est bon ;
C'est ce que nous croyons mais déchantons vite, car pour faire cette opération de change, il faut un passeport et nous avons laissé les nôtres dans le coffre de la cabine.
Edouard nous console en nous disant qu'il pleuvait, donc que nous n'aurions pas pu
voir grand chose ; il nous emmène donc au guichet de la Socredo, banque située
près de son employeur actuel : La Police Municipale.
Pas étonnant qu'il connaisse
Huahine comme sa poche puisque quand il est de service, il en fait le tour matin, après midi et soir !!
Opération de change cette fois ci rapide.
Petit tuyau : une commission fixe de 5 euros est prise (au profit des finances locales) à chaque opération. Il faut mieux donc changer une fois 300 que trois fois 100.
C'est enfin parti pour la visite :
1 er arrêt à la Boutique de la Vanille où Edouard nous décrit tout le processus de
culture de cette variété d'orchidées, demandant un travail de polennisation très
important d'où son coût élevé mais les connaisseurs la classent parmi les meilleures
du monde.
Jouxtant cette petite boutique, un élevage de coqs de.... combat, activité très prisée
de beaucoup de Polynésiens.
Arrêt suivant à MAEVA (ancienne capitale de
Huahine) au Fare Potee, où est reconstituée une habitation traditionnelle abritant une exposition très intéressante
sur la vie avant le Protectorat Français.
Quelques centaines de mètres plus loin, Edouard nous arrête aux pièges à poissons,
créé il y a plusieurs centaines d'années, succession de 8 pièges sur le lagon.
Cette étonnante construction en blocs de corail est toujours en service.
Dans ce même lagon, nous visitons une 1 ère ferme perlière atteinte après un court
transfert en pirogue polynésienne. Cette halte est bienvenue car pendant la visite,
à l'abri fort heureusement, nous essuyons notre 3 ème averse, assez brève fort
heureusement !!
Il nous reste une curiosité à découvrir : les anguilles sacrées de Faié.
Elles sont vraiment étonnantes avec leurs yeux bleus et leurs petites oreilles.
Leur taille est impressionnante (certaines mesurent près de 2 mètres) mais elles
sont presque domestiquées puisque les locaux les nourrissent. Edouard nous en
a fait la démonstration en leur présentant dans la main des petits morceaux de
conserve de maquereaux.
Eh bien moi, je me suis dégonflé !!!
J'ai par contre accepté volontiers la crêpe à la banane et le chausson aux fruits exotiques, confectionnés par une Mamie locale dans son petit étal surplombant
le site des anguilles sacrées sur le cours d'eau aboutissant au lagon de Maeva.
Le temps passe très vite et il faut penser à revenir vers le PG.
Edouard nous fait passer par une très jolie route, empr
untée presque uniquement
par les touristes.
Un dernier stop d'où l'on a, à travers la végétation luxuriante, une très belle vue
sur notre bateau, nous permet de déguster les délicieuses bananes de son jardin.
Nous franchissons à nouveau le pont nous ramenant à Maroë.
Depuis ce matin, le temps s'est dégagé et avant que le tender n'arrive pour retourner sur le PG, Edouard nous fait découvrir la Tour Eiffel de
Huahine, un piton volcanique !!
Il ajoute malicieusement que les femmes de l'ile y voient plutôt le sexe bien en forme
de Hiro, dieu de la pêche, des marins et des voleurs selon la mythologie polynésienne, tout un programme n'est ce pas ?,
A demain, pour la fin de
Huahine
Bonne soirée
Jean-Pierre