Les installations à bord
Je n’ai ni utilisé les piscines, ni les bains bouillonnants extérieurs au spa ni la salle de sport. Je ne suis pas une fanatique du spa, mais l’an passé, on m’avait recasée en cabine samsara suite à un changement de bateau et j’avais apprécié le grand jacuzzi et les belles salles de repos de celui-ci. Un forfait se montant à179 € était proposé pour la traversée sur le document remis à
Savone. Je me laisse tenter et je vais au spa pour acheter ce forfait ; là on m’annonce qu’il est à 199 €. Un jour de moins et 20 € en plus ? Bizarre non ? Réponse : 179€, c’était une erreur... Voilà bien le genre de réponse qui m’énerve ! Finalement on est tombé d’accord pour 179 € car j’avais droit à une journée gratuite (diamant) ; le personnel du spa était charmant. Ces abonnements ont connu un beau succès et le spa était très fréquenté ; c’est agréable de « buller » dans le grand jacuzzi (et d’admirer au passage la grande créativité des tatoueurs, le tatouage le plus saisissant étant celui d’un grand bouddha qui ornait le dos d’un baigneur !.)
Les spectacles
Ce n’est pas trop ma tasse de thé ; on a eu des grands classiques comme le ventriloque, les patineurs, les acrobates, « Fuego » bien sûr qui permet d’admirer les danseurs de flamenco, un jeune artiste lyrique très talentueux et son confrère qui l’était un peu moins et qui a bien massacré les chansons napolitaines car il peinait à monter dans les aigus. Un moment assez grotesque à mes yeux fut l’imitation de l’émission The Voice ! Je ne jette pas la pierre aux candidats qui ont le courage de se présenter mais les fauteuils qui pivotent de façon poussive, les propos du jury italien qui à coup de « bellissima » et autres superlatifs commentaient les prestations rendaient cette séquence très comique ; j’ai battu en retraite très vite. Il y a eu également sur le modèle des « talents show » télévisés des candidats qui se sont produits dont une jeune fille qui servait d’interface à un groupe de sourds muets et qui a interprété en langue des signes la chanson de C. Capéo « un homme debout » ; c’était très chouette.
NB : Les mêmes spectacles ont été donnés durant la semaine qui suivait la transat.
Nous avons assisté à un cocktail mais nous nous sommes dispensés des suivants : pourquoi faire la queue pour siroter une flûte de Prosecco alors que l’on pouvait boire tranquillement du Champagne grâce à notre forfait (et on avait des cacahuètes !).
Noël
Ce fut une grande première pour nous de passer Noël en croisière. Le bateau avait été décoré bien sûr ; il y avait même une crèche faite par les pâtissiers. Nous avons eu un repas de gala comportant du homard ; il y avait également au menu au choix de la bisque ou une « soupe blanche à la vanille et au rhum » ; mon choix s’est porté sur cette curieuse proposition et c’était en fait une crème anglaise aromatisée à la vanille et qui sentait bien le rhum... étrange en milieu de repas. Nous avions invité pour le réveillon une amie pour un supplément de 30 € ; il était effectivement possible, en fonction des disponibilités, de prendre ses repas dans ce restaurant moyennant ce supplément. Le repas était très bon. Dans la cabine on a trouvé un gâteau genre cake au chocolat accompagné d’une carte de vœux ; certains ont reçu un panettone. Il y a eu dans l’atrium un petit récital de chants de Noël puis vers 23 h la messe de minuit au théâtre qui était plein ; messe dite en italien, j’ai regretté qu’elle ne fût dite en latin et j’ai également regretté qu’il n’y ait aucun chant de Noël ; j’étais d’attaque pour entonner un cantique comme « les anges dans nos campagnes.. » qui se chante dans toutes les langues ; des animateurs composaient sur la scène une crèche vivante. C’était une belle soirée. J’ai été malgré tout surprise que les gens ne se soient pas mieux apprêtés pour cette soirée quand même un peu exceptionnelle...
Le 25 à midi nous avons également eu un excellent repas de gala.
Quelques observations en vrac
Naguère on voyait constamment du personnel le chiffon à la main qui astiquait les cuivres, cette fois ce n’était pas le cas. Les vitres de la cabine laissaient à désirer au bout de 26 jours ainsi que celles des parties communes ; la vitre du balcon était couverte d’un dépôt de sel. Sinon la cabine était bien entretenue.
Quelques jours avant la fin du voyage, une personne de la réception me téléphone pour me demander si tout allait bien ; n'ayant lancé aucun signal de détresse et je me suis étonnée de cette soudaine sollicitude...
J’ai apprécié l’écoute de l’hôtesse Alexia quand je lui ai exposé mon problème de nuisances sonores.’
Le départ en fin de croisière
La veille du départ, nous avons eu les infos de rigueur de la part de L’hôtesse francophone ; c’est là que j’ai vu qu’il y avait beaucoup de néo croisiéristes, essentiellement des antillais.
Le dernier soir, après le repas, quand nous rentrons dans la cabine, je constate
- Que les peignoirs pour les nouveaux arrivants sont déjà suspendus dans la penderie
- Que les serviettes de plages sont roulées sur l’étagère également à l’usage des nouveaux arrivants
- Que le frigo est fermé à double tour
On sentait vraiment que Costa avait hâte que l’on dégage !
Le jour du départ si on a un vol tardif on peut faire une excursion ou rester sur le bateau ; les bagages à main sont déposés dans une consigne gardée et les valises attendent dans le terminal dans un endroit surveillé.
Nous avions fait remarque aux employés Costa que l’embarquement de notre vol débutait à 15 h et notre départ en bus pour l’aéroport (transfert Costa) à 15 h également. « pas d’inquiétude, vous n’êtes que 35, cela va aller vite ». Total, il y avait un monde fou à l’embarquement car plusieurs vols étaient prévus ; on a piétiné plus de 2 h 30 et l’avion a pris du retard..
Conclusion
J’ai fait de belles rencontres à bord : Vsylvie bien sûr, Maria et sa joyeuse bande, les copines de quizz...
Belles escales et une météo idyllique
Mais sentiment diffus que la gestion du bateau manquait de professionnalisme, peut-être dû au rodage des équipes à bord ? Et surtout, il faut arrêter de répondre n’importe quoi aux clients et de les prendre pour des benêts.
Toutefois nous avons été globalement satisfaits du rapport qualité-prix qui reste compétitif.
A suivre : petit topo sur les escales aux
Caraïbes