Bonjour
Quelques mots tardifs, de retour (mi-novembre) avec une amie d'un voyage de quinze jours aux
Philippines, pour rassurer celles ou ceux qui hésiteraient à s'y rendre après Yolanda ou le tremblement de terre d'octobre sur l'île de Bohol.
Nous sommes arrivés à
Manille trois jours avant le début du super-typhon. Le super-typhon n'a pas traversé la capitale : pluies un peu plus denses pendant une heure, légers coups de vent... C'est à peu près tout.
Avant le passage du typhon, nous avons suspendu par précaution nos déplacements dans le pays. J'ai renoncé à aller passer plusieurs jours au nord (
Banaue), en raison de mises en garde des Philippins qui évoquaient, avant Yolanda, des risques de glissement de terrain, les sols ayant été gorgés d'eau par des pluies abondantes en octobre.
Mais je suis allé sur l'île de Bohol, voisine de 50 km de celle de
Leyte, deux jours après Yolanda, en écourtant cependant mon séjour sur place en raison des conditions qui y étaient assez précaires à ce moment là (la rumeur d'un nouveau typhon quelques jours après Yolanda avait alors conduit de nombreux touristes à quitter Bohol de manière précipitée).
Les informations, qui datent maintenant d'il y a trois semaines, étaient alors les suivantes autour de Tagbilaran, sur l'île de Bohol :
- gros problèmes d'électricité : je n'ai pas eu du tout de courant pendant les deux jours où je suis resté à Tagbilaran et sur l'
île de Panglao; les agences des principales compagnies aériennes en ville ne pouvaient fonctionner et il était alors nécessaire de se rendre à l'aéroport pour pouvoir prendre ses billets. Ces problèmes d'alimentation électrique étaient dus aux destructions sur l'île de
Leyte, qui alimente Bohol en électricité, m'ont expliqué des habitants. mais les magasins et centres commerciaux fonctionnaient grâce à des groupes électrogènes. pas de pb pour changer son argent.
- gros problèmes d'eau courante : durant les deux jours où je suis resté, l'eau courante ne fonctionnait qu'en soirée à l'hôtel. C'est la conséquence du tremblement de terre du 15 octobre, qui a fait plus de 200 morts sur l'île, et endommagé de nombreuses canalisations (mais pas vrai dans tous les quartiers).
- répliques au tremblement de terre : mi-novembre, un mois après le tremblement de terre, on ressentait chaque jour de très légères répliques au tremblement de terre
- état des routes : mi-novembre, la plupart des crevasses ouvertes sur les routes par le tremblement de terre semblaient réparées (gravier + ciment), mais il était parfois nécessaire d'emprunter des itinéraires bis dans les environs de Tagbilaran (des routes ont été coupées par sécurité, après l'effondrement le 15 octobre de vieux bâtiments, surtout des églises du XVIe siècle). Sur la route entre Tagbilaran et
Loboc/
Chocolate Hills, des traces de glissements de terrain récents étaient visibles.
- sanctuaire des tarsiers : le sanctuaire des tarsiers de Corella était normalement ouvert et n'avait pas eu à souffrir du tremblement de terre; la réserve des tarsiers de
Loboc était également ouverte (au passage, si vous voulez voir les tarsiers, insistez bien auprès de votre chauffeur pour aller au sanctuaire de Corella, qui est le seul à mener une vraie politique de préservation, l'autre réserve à
Loboc est un attrape-nigauds où les animaux sont peu préservés, et où rien n'est expliqué.)
J'ignore où cela en est aujourd'hui mais sachez que l'île de Bohol est parfaitement viable de façon générale et que le tremblement de terre, en dépit de sa violence (7,2 sur l'échelle de Richter) n'a touché que des bâtiments très isolés. Tout est en ordre. J'ignore si le courant a depuis été rétabli. Je n'ai pas de contacts avec des personnes sur place.
Bon voyage dans ce super pays, à l'accueil extra!