Bonjour Lourenço (c'est pour faire portuguais

),
Ce que tu projettes est possible... nous l'avons fait!

Tu peux effectivement ne pas quitter le bitume au
Mozambique et au
Zimbabwe. Dans le premier tu auras accès à la majorité des sites côtiers habités et les deux routes nord qui mènent au Zim sont revêtues, soit par
Chimoio, soit par Tete (ce que nous avions fait après être allés jusqu'au lac Cahora Bassa, mais là un 4x4 serait mieux -pas indispensable- à cette saison). Au Zim, les deux grands axes est-ouest sont aussi goudronnés: pour avoir emprunté les deux, je vous conseille celui du sud au long duquel il y a plus de choses à voir: Mutare (et le Rhodes Lnyianga NP aux pistes principales stabilisées), Masvingo (et le site de
Great Zimbabwe),
Bulawayo (et le
Matobo NP avec certaines pistes difficiles cependant à cette saison) puis
Hwange. Dans votre cas, il ne faut pas manquer
Hwange NP car vous pourrez circuler sur de nombreuses pistes stabilisées avec votre voiture "plate"

.
Vous serez en pleine saison des pluies mais si vous restez sur le goudron, ça passera. Attention, dans ces deux pays pauvres, deux dangers sur la route: les
potholes et la fréquentation (humains, mules,...)
n'hésitez pas à vous étaler.
Vraiment? Alors un extrait de notre carnet: nous cessons la progression vers le nord du
Mozambique après des jours de pluies et nous engageons au
Zimbabwe. (
The Beast est un Land Rover

)
Noir c’est noir
La pluie, qui est de saison, nous amène à renoncer à notre progression plein nord. La Zambie et le Malawi seront plus faciles d’accès en saison sèche quand les pistes seront praticables (même the Beast, qui n’est quand même pas amphibie, regimbe) et les bivouacs moins... bretons.
Nous décidons de rejoindre le Botswana via le Zimbabwe sans guide ni carte, que nous n’avons pas emmenés et qui sont introuvables ici. Après un passage de frontière laborieux et une tentative de racket nous filons vers la capitale, Harare, que nous savons être à 230 kilomètres.
Il est 16 heures. Pas un panneau indicateur, pas une ville, pas une banque (nous n’avons pas de monnaie locale et la devise mozambicaine n’a pas cours ici). La nuit tombe. Pas de ligne fluorescente sur la route mais des vélos, des bestiaux et des autos qui lorsqu’elles sont éclairées le sont souvent d’un seul phare qui parfois, malicieusement, est exactement réglé sur votre œil..
J’ai rarement autant désiré atteindre une ville.
Quand elle arrive, l’occupation de la chaussée redouble et si les lampadaires sont installés, il n‘y a pas d‘éclairage public. Ici, l’expression partager la route prend tout son sens. Nous terminons à la vitesse des chars à bœufs en nous jurant que le premier hébergement qui se présentera fera l’affaire.
Soudain, trouant la nuit, haut dans le ciel, une enseigne lumineuse, la seule, celle d’un Holiday Inn.
Marine n’a jamais autant aimé un hôtel de chaine.