salut
Le trajet
Pékin –
MoscouTrain K3 départ le mercredi a 7h40 arrivée le lundi a 16h30
Train K19 départ le vendredi a 22h50 arrivée le jeudi a 18h34
K19 départ le samedi à 22h 50 arrivée vendredi à 18h34
Tarifs AS pers
Couchettes luxe : K3 - 3031 RMB K19 -3283RMB
Couchette soft : 2512 RMB = POUR LES 2 TRAINS
Couchette dur : K3 -1744 RMB K19- 2054 RMB
Depuis l916, date d'achèvement du dernier tronçon, le
Transsibérien célébré par Blaise Cendrars relie
Moscou à
Vladivostok et
Pékin. Si ce train de légende -le plus long du monde est une formidable machine à rêver sur les traces de Jules Verne, Joseph Kessel et Andrei Makine, il est aussi un véritable magasin sur roues. Restait à embarquer à la gare d’Iaroslav à bord d'un mythe vivant. Le premier itinéraire, emprunté par le Rossiya, relie
Moscou à
Vladivostok. Le Tronsmandchourien rejoint
Pékin par
Harbin et le nord-est de la
Chine. Le
Transmongolien a lui aussi pour destination la capitale chinoise, mais via
Oulan-Bator les steppes mongoles, le
désert de Gobi et la
Grande Muraille. 7 867 kilomètres en un peu plus de six jours, 990 gares et 6 fuseaux horaires ! Le mythe tient en peu de mots. Le convoi s'ébranle, il restera jusqu'à la frontière mongole à l'heure de
Moscou et les passagers prendront de déroutantes habitudes, savourant après quelques jours leurs petit déjeuners à deux heures du matin alors que sur les quais où se presse une foule tétanisée par la fièvre acheteuse, il en est sept et que déjà le soleil brille haut dans le ciel. Sous la canicule ou sous la neige, dans le froid sibérien, le paysage se déroule par la fenêtre comme un décor de cinéma - taïga, bouleaux, dodo - et les lambeaux de la grande Union soviétique drapent leurs friches industrielles autour des villes comme une écharpe de rouille. Les haltes se succèdent, rythmées par les bagarres des marchands ivres de vodka au wagon-restaurant : Ekaterinburg, théâtre de la fin tragique des Romanov, la traversée de l'Ienisseï, large comme l'Amazone, et qui court vers l'océan Arctique. Puis
Novossibirsk,
Krasnoïarsk,
Irkoutsk, le
lac Baïkal. Passée la douane mongole, c'est la steppe infinie jalonné de yourtes entre lesquelles galopent des cavaliers aux chapeaux pointus, puis
Oulan-Bator, le
Gobi et ses tempêtes de sable. Voici déjà la frontière chinoisé. Bientôt la
Grande Muraille et la gare de
Pékin où le train, avec une ponctualité absolue se range le long du quai. Eté comme hiver, ces six jours et six nuits filent à une vitesse effarante, 100 km/heure de moyenne. Loin des insipides TGV, ce roulant éloge de la lenteur qui fut pourtant en son temps un symbole de vitesse et de modernité laisse derrière lui l'ennui et la monotonie. Ici, point de gadgets, de wagons luxueux ni de produits dérivés juste la vie et l'imprévu des rencontres.
Une fois de plus, s'il fallait encore démontrer la justesse du mot de Stevenson, l'important n'est pas la destination, mais la déambulation, dont ce train reste l'un des vivants symboles.
bon voyage