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On atteint le parc de
Nakuru vers 14 heures et comme il est trop tôt pour un game drive, on va au camp, situé dans l’enceinte du parc, il est composé de plusieurs petites maisons rondes en ciment regroupées autour d’un énorme Euphorbe.
Dans le parc
Le camp
Je sens que Sammy « flotte » un peu car en théorie c’est Jonas qui se charge de l’intendance, seulement Jonas qui devait l’appeler pour dire où et quand il allait arriver n’a pas donné signe de vie !
Sammy prend donc sur lui de me montrer un banda où il y a 3 lits.
Il me regarde bizarrement et me demande si ça me va. Je lui jette un œil soupçonneux :
« - Et qui va dormir à coté ??Personne !! Jonas et moi dormons dans l’autre dortoir et il n’y à personne d’autre !Bon, ok alors, ça le fait ! »
(Ne vous y trompez pas, ce n’est pas les autres que je crains, c’est pour épargner aux autres mes ronflements que je tiens à rester seul !) En plus c’est le top confort puisque tous les lits ont des moustiquaires, les seuls que je verrais du séjour d’ailleurs ! Les lits ont l’air propre mais je dors si bien dans mon sac de couchage que je dormirais dedans, SUR le lit...
L'intérieur de la piaule
Après ça on part tranquillement pour un game drive dans le petit parc de
Nakuru (200km²) dont le point d’intérêt le plus renommé est le lac d’eau salée qui attire une colonie importante de petits flamands (ben oui j’ai bien vérifié ce ne sont pas des « roses », ce sont des « petits » !) Mais ce n’est pas tout car il y a aussi pleins de jolis pélicans et beaucoup d’affreux marabout avec leurs « poche à poison », (comme dit Sammy) qui leurs pendent sous le bec de façon obscène... Oui, vous l’aurez deviné, ce n’est pas l’oiseau que je préfère !!!
Le lac
On parcourt tranquillement la route qui longe le lac ce qui nous permet de voir :
En mammifères : Cobes des marais, Impalas, Girafes de Rothschild, Elands du Cap, Babouins anubis, Rhinocéros blanc, Buffles d’Afrique, Dik-Diks de Kirk, Vervets, Gazelles de Thomson, Hyènes tachetées, Damans des rochers.
En oiseaux : Petit flamand, Marabout, Pélicans blanc, Spatule d’Afrique, Aigle pécheur (adulte & jeune), Pique bœufs à bec rouge, Buse augur.
On termine le game drive en allant voir à la porte principale si par le plus grand des hasards, Jonas n’y serait pas et... Il est bien la, à nous attendre depuis des heures car il a perdu le numéro de Sammy et n’a donc pas pu téléphoner... Par contre il n’a rien acheté pour manger, du coup, Sammy me remmène au camp et repart acheter à manger avec Jonas, me laissant seul au milieu d’un camp quasi désert au milieu du Parc Naturel de
Nakuru. CA c’est de l’engagement total !
Quand ils reviennent ils allument 2 petits braseros DANS la cuisine mis à la disposition de ceux qui occupent le camp ! C’est un grand moment ! Une chose est sure, au bout de 5 minutes il n’y a plus un seul moustique de vivant dans la pièce ! Sammy et moi ne valons guère mieux mais Jonas continue à préparer sa petite cuisine au milieu du smog ! Je préfère sortir, autant pour pouvoir respirer un peu d’air frais que pour ne pas trop voir comment il prépare ses plats car si ce qu’il fait est bon je ne reviens pas dessus, il vaut mieux déconnecter le module « Hygiène à l’occidentale » et se contenter de prendre en compte le résultat : c’est bon et je ne serais jamais malade avec sa nourriture.
La cuisine du camp
On enfume les moustiques... entres autres !
Ce camp sert le plus souvent pour des écoles d’où la présence des deux énormes poêles dans la cuisine, d’un dortoir avec une trentaine de lits superposés et d’un grand réfectoire. C’est ici que l’on mange, le moins qu’on puisse dire c’est qu’on a de la place ! En fin de repas Jonas me fait du vrai café car comme je lui ai dit mon dégoût du café soluble il me fait maintenant du café « à la Turque » en mettant du café moulu au fond d’une casserole, de l’eau par-dessus et en faisant bouillir le tout. Il faut juste verser doucement et ne pas boire jusqu’au fond...
Mercredi 20 septembre/ Jour 5
Après une tasse de café matinale on part en game drive à 6 heures histoire de profiter du fait que nous sommes DEJA dans le parc alors que les autres ne pourront rentrer qu’à partir de 6h30. On refait le tour du lac sans voir spécialement de nouveaux animaux mais les 3 rhinos blancs côte à côte qui broutent paisiblement sont tout de même sympas ! A un moment on croise un autre minibus qui s’arrête à notre hauteur pour échanger des tuyaux entre chauffeur et j’ai du mal à me retenir de rire quand je vois une des femmes qui est impeccablement maquillée ! Je doute que pour aller voir les animaux ce soit indispensable !
Le parc au matin :
Le lac, depuis le viewpoint
Vers 10 heures on part pour notre dernière destination : le parc de Massaï Mara qu’on atteindra pas avant 16 heures après quelques centaines de kilomètres de pistes défoncés. Sur cette partie aussi une entreprise à été missionnée et payée pour refaire la route... Il paraît que l’argent dort dans les banques européennes...
Pour le lunch on s’arrête à Narok, carrefour obligé et ville grouillante aux rues défoncées poussiéreuses et pas spécialement propres (Oui oui je n’ai pas aimé la ville !) dans un resto qui semble le rendez-vous de tous les minibus à touristes et ici par contre la viande aura bien du mal à rester dans mon estomac. Ce sera la seule fois, et je me promets qu’à l’avenir si quelques chose semble louche, je n’y toucherais pas.
L’arrivée à la porte principale de Mara me fournit un premier contact avec les femmes Massaïs qui m’assaillent pour me vendre un bracelet ou une statuette en bois. Je refuse inlassablement et elles y reviennent inlassablement... Ca aussi ça me rappel l’
Egypte ! On doit traverser une partie de ce parc de 1600km², le plus grand du
Kenya, pour rejoindre le premier camp où nous passerons 2 nuits. On croise les désormais habituels phacochères et éléphants avant de rencontrer notre premier guépard... Et notre premier embouteillage ! Car Mara est très fréquenté et si un animal un peu rare est aperçu près des pistes principales c’est vite un souk monstrueux... Ici le temps change très vite et alors qu’il y a une heure le soleil brillait, il se met maintenant à tomber des cordes, ce qui écourte le game drive et nous fait relier directement le camp. A peine arrivés, on se retrouve avec une dizaine de gars en couverture à carreaux autour de nous qui aident, discutent avec Sammy et Jonas et donnent des conseils sur le meilleur endroit pour camper. Vous l’aurez compris ce sont des Massaïs, ils gèrent le camp ainsi d’ailleurs que la réserve de Mara. Finalement Jonas décide que comme il pleut il faut monter les tentes à l’abri de la pluie, en l’occurrence dans la baraque qui sert de réserve à matériel du camp ! Les Massaïs dégagent la place en poussant tout sur les cotés et en un quart d’heure les tentes sont montées et Jonas peut attaquer de faire la cuisine pour le soir en allumant un brasero... à l’intérieur bien sur ! Mais ici c’est nettement plus aéré donc ça va, c’est moins gênant !
La Talek gate
La reserve
Les tentes dans la reserve !
Ce qui est également notable ici, au «
Aruba camping site », situé juste à côté de la « Talek Gate » c’est que tout les sanitaires sont d’une propreté irréprochable, les directeurs du camps sont allemands ca y est peut être pour quelque chose ! Et ne me demander pas comment dans un secteur géré par les Massaïs il peut y avoir des directeurs Allemands, je n’en sais rien mais le fait est, c’est tout !
Après manger les 3 ou 4 Massaïs reviennent nous voir, ils palabrent un peu avec Jonas, puis... finissent de manger ce qu’on a laissé dans les gamelles ! Je suis un peu estomaqué sur ce coup là ! Comme certains comprennent et parlent l’Anglais je ne dis rien mais le lendemain lorsque je demande à Sammy s’ils ne font pas à manger dans leur Maniata [village] il me répond que si mais que comme ils sont exclusivement bergers/éleveurs et ne veulent pas cultiver le sol ils ont une alimentation atypique constituée de lait provenant de la traite des troupeaux ainsi que du sang et de la chair des bovins qu’ils tuent. Donc, lorsqu’ils peuvent s’envoyer un petit extra du genre des pommes de terre sautées qu’on a mangé hier soir ils ne laissent pas passer l’occasion !
Dans le genre « irréel » il y aura aussi ce moment où un Massaï en couverture traditionnelle et lance de chasse à la main me dira avoir supporté la
France lors de la finale de la coupe du monde de foot et me citera tout les noms des joueurs de l’équipe de
France (enfin je pense parce qu’à part Zidane les autres je ne les connais pas moi) en fait ils regardent les matchs sur les télés du lodge d’à côté !
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