J’espère que ce carnet de voyage pourra intéresser certaines personnes, mais comme nous étions en autonomie totale (tente, sac de couchage, casserole, cuisine au feu de bois...) presque tous les jours, je n’ai pas beaucoup d’adresse d’hôtels ou de bons restos à donner ! Sorry !
Nous avons utilisés la carte de
Maio au 1/50000. Elle fait partie de la carte
Boa Vista/Sal/
Maio. Achetée sur Amazon, mais actuellement indisponible aux dernières nouvelles.
Les habitants de
Maio sont extrêmement accueillants et chaleureux et nous avons toujours été plus que bien reçus dans les villages où nous avons planté la tente !
Nous sommes habituellement de grands marcheurs, mais
Maio étant une île de plage (magnifiques par ailleurs !), nous avons alterné quelques heures de marche le matin, et du farniente l’après-midi: plage, lecture, pêche, repos....
1 euros=110 esc
Jour1 (vendredi) Transferts en avion : Fogo-Praia-MaioNous avons opté pour l’avion pour gagner un peu de temps dans les transferts, car les liaisons bateau entre
Fogo et
Praia prennent du temps, et ceux entre
Praia et
Maio sont quasi inexistant.
Il faut compter environ 40-50 euros/vol/personne.
Il y a 2 vols par semaine entre
Praia et
Maio, les mardis et vendredis quand on y était (janvier 2016), mais les lundis et vendredis actuellement.
Billets pris directement et sans problème sur le site de la TACV :
flytacv.com/?lang=en
Un peu de retard au départ de
Praia, mais nous arrivons sans problème sur
Maio vers 16h.
Nous prenons un aluguer (transport collectif, 200esc/p) jusqu’au centre de Vila de
Maio, mais en réalité c’est tout à fait faisable à pied avec un sac à dos.
Comme il est déjà un peu tard, pour cette première nuit, nous posons nos sacs au Big Game
Maio. Un hôtel standard européen, tenu par une famille d’italiens très sympas. C’est un peu cher pour nous (5500 esc/2 personnes avec petit-dej), mais après nos 2 semaines en tente sur
Fogo, on est content de trouver un peu de confort. Et le petit-déjeuner est ultra copieux, les produits frais (jambon cru, fruits, fromage, pain) et de très bonne qualité. Le restaurant de l’hôtel propose des plats, savant mélange de plats italiens et de cuisine capverdienne. Excellent !
Petite info : Nous n’avons pas testé, mais le Big Game
Maio propose de sorties de pêches au gros, et de plongée, et des locations de quad.
L’hôtel est 2 minutes de la belle plage de Vila, et nous allons piquer une tête au coucher du soleil et faire un tour en ville. Ils sont en train de tout réaménager le bord de mer, avec des jolis trottoirs et murs en pierres claires.
plage de Vila
Coucher de soleil derrière Santiago
Jour2 (samedi) : journée repos+pêche.
Après 2 semaines de rando, et comme Vila est un endroit paisible où il fait bon prendre son temps, nous décidons d’y passer un jour de plus. Nous empruntons le chemin qui part vers le Sud, en bord de mer pour rejoindre en 20 minutes la plage de Ponta Preta. Le chemin n’a rien de très joli car il y a pas mal de constructions en cours qui empêche de longer vraiment le bord de mer. Beaucoup d’agences immobilières, italiennes entre autres, ont envahis les terrains. Mais la plage de Ponta Preta est une magnifique plage de sable noir où nous sommes seuls au monde. Et nous décidons d’aller pêcher depuis les rochers.
13h, le soleil cogne fort, nous rentrons sur Vila, et faisons sécher le poisson pour les jours suivants.
18h, nous repartons pêcher de nuit, mais cette fois depuis les rochers au bout de la plage de Vila.
20h30 : retour-douche-resto
Les rochers et la mer à Ponta Preta
Jour3 (dimanche) : de Vila de Maio à Calheta de Baixo, en passant par le Monte Batalha (chemin 101).
Temps de marche : 5hComme il y a peu de « sommet » sur
Maio, nous décidons de nous rendre à Calheta de Baixo, mais en passant par le Monte Batalha. Départ à 8h20. Nous arrivons tant bien que mal au Monte Batalha vers 11h (2h40 de marche). Mais le chemin n’est vraiment pas facile du tout à trouver au milieu des herbes sèches et des acacias. Et nous avons un peu coupé au hasard en visant le sommet. Bien que le sommet ne soit pas haut (environ 300m), la vue y est magnifique et on voit tout
Maio à 360°C !
Petite pause de 30 minutes. La descente au milieu de la « forêt » d’acacias est encore pire pour se repérer. On s’oriente un peu au soleil pour retrouver la route qui relie Vila à Calheta. Nous arrivons vers 13h30 à Calheta de Baixo. Très joli petit village coloré de bord de mer. Une plage idyllique, une place toute refaite et toute belle et des gens très gentils. Nous plantons la tente face à la mer sur la terrasse d’une maison abandonnée (non sans avoir demandé l’autorisation aux locaux).
Nous cuisinons une partie du poisson séché pêché la veille, avec des haricots frais ramenés de
Fogo (et qu’on porte !
Au sommet du Monte Batalha
Calheta
Calheta de Baixo
Jour4 (lundi) : De Calheta de Baixo à Morrinho à pied. Temps de marche 3h00. Puis Stop-bus jusqu’à Cascabulho, stop-voiture jusqu’à Pedro Vaz.Nous partons vers 9h30 vers le Nord (chemin 201), en longeant le bord de mer et les plages se succèdent, toutes plus sauvages et belles les unes que les autres :
Praia de Soca, Calheta Braca, Ponta de Pau Seco, Calhetina. Et nous arrivons aux dunes de Baia de Santana. Pas vraiment de chemin, il faut suivre la côte, ensuite Il faut contourner les dunes, et quand on aperçoit les 3 cocotiers, partir dans leur direction vers l’Est afin de retrouver la piste qui mène à Morrinho. De nouveau nous découvrons un village aux allures de western, avec les maisons colorées, alignées de chaque côté d’une route pavée. Juste le temps de prendre un verre offert par un habitant, que nous sautons dans le bus scolaire qui passe par là et qui nous emmène jusqu’à Cascabulho. Là nous faisons le pied de grue en attendant le passage de véhicules. Une délégation politique de 10 voitures nous passe sous le nez, sans même s’arrêter. Par chance, l’une des voitures avait crevée et passe 30 minutes après le autres...et celle-là, bienveillante, nous prend en stop ! Ils se rendent à une inauguration d’une pompe à eau à Pedro Vaz. C’est donc là qu’on s’arrête aussi. Après avoir obtenu l’autorisation de la directrice, nous plantons la tente devant l’école du village....et nous devenons donc l’attraction de tous les enfants qui nous tiennent compagnie jusqu’à la nuit tombée ! Une dame nous donne 2 bidons d’eau mais avec toute cette compagnie, dur dur de prendre sa douche tranquille !!
Au menu : pâtes aux haricots.
Nous sommes réveillés par la pluie pendant la nuit et rapatrions en urgence toutes nos affaires à l’intérieur de la tente !
Les plages se succèdent...
Les dunes
les 3 cocotiers, point de repère pour retrouver la piste
Jour5 (mardi) : Journée de repos et pêche à la plage de Boca de RibeiraNous levons le camp pour 8h car les enfants ont école. Nous remplissons les 2 bidons d’eau que la dame nous prête et descendons camper à la plage de Boca da Ribeira, qui se trouve plus bas, un peu à l’est de Pedro Vaz. Même pas une petite heure pour y descendre. Là pour le coup, nous sommes vraiment seuls au monde ! Plantons la tente et passons la journée à pêcher, lire, jouer, nous baigner régulièrement car le soleil tape fort !!! Nous pêchons un beau poisson que nous grillons le soir sur le feu. Et avec les crabes et coquillages ramassés, nous préparons un riz aux fruits de mer ! Miam ! Quel festin !
Le soir, une fois la tente fermée, nous sentons comme de la pluie sur la toile de tente. Je décide de sortir pour ramasser les affaires, et là c’est le choc !!! Ce ne sont pas des gouttes d’eau que nous sentons et entendons, mais des punaises attirées par la lumière !! Mais pas quelques punaises, un vrai gros nuage de punaises !!! Des milliers de punaises qui recouvrent toute la tente, les fils, se glissent dans les coutures et ourlets ! Partout ! Il y en partout ! La tente bleue est devenue verte !!! Donc ensuite c’est la croix et la bannière pour entrer à nouveau dans la tente sans en laisser entrer ! Un vrai challenge et il y en a toujours 3 ou 4 pour passer malgré tout. C’est la guerre !!!
plage de Boca de Ribeira
Jour6 (mercredi) : De Praia Boca de Ribeira à Ribeira Dom João. Temps de marche : 3h30Réveil tranquille, et nous attendons que le soleil sèche nos affaires, trempées par la rosée. Un homme passe et nous lui confions les bidons d’eau qu’on nous avait prêtés, ce qui nous évite l’aller-retour à Pedro Vaz pour les rendre à la dame.
Départ vers 10h. Nous longeons la mer jusqu’à Alcatraz, puis direction Pilão Caõ. Le chemin longe les petits monts sur notre droite, nous passons au-dessus de Lagoa Cimidor. Le terrain est aride, et le chemin peu facile à trouver au milieu des nombreuses traces de chèvres.
Après 3h30 de marche, nous atteignons Ribeira dom Jõao en compagnie de 2 jeunes croisés en chemin.
Comme c’est jour férié au
cap vert, les enfants n’ont pas école, et avec l’accord de la directrice, nous plantons la tente au jardin d’enfants. Gentiment elle nous ouvre même les toilettes de l’école. Et la voisine nous donne l’eau nécessaire pour nous laver et cuisiner. Nous cuisinons des steaks de bœuf au charbon. Cela nous change du poisson !! Le charbon est une production artisanale répandue sur l’île. Les gens ne cuisinent presque jamais au bois direct, mais toujours avec ces gros morceaux de charbon.
les monts sur notre droite
Ribeira Dom Jõao
Jour7 (jeudi) : De Ribeira Dom Jõao à Vila do Maio. Temps de marche : 3h30Nous nous réveillons à 6h30 pour libérer l’école pour 8h. La voisine nous prépare le café pour nous gagner du temps. Il nous faut 2h pour rejoindre Barreiro, véritable ville du FarWest de nouveau ! Comme nous ne souhaitons pas marcher sur la route, nous empruntons l’ancienne piste et en 1h30 nous rejoignons Vila do
Maio.
Dernière nuit avant de reprendre l’avion le lendemain pour
Praia.
Barreiro
l'ancienne piste
l'église de Vila do
Maio
C'est là que ce voyage se termine!
Maio est vraiment une île magique ! Une île du bout du monde, isolée, avec des plages incroyables et sauvages, des villages aux allures de FarWest avec des maisons colorées de chaque côté des rues, bien pavées, bien entretenues et décorées. Et les habitants sont très chaleureux et accueillants.
Même pour les marcheurs que nous sommes, ce fut une belle découverte et nous avons pu alterner rando et farniente avec grand plaisir ! Dommage que les alentours de Vila do
Maio soient envahis par les constructions immobilières, en cours, non finies, abandonnées...
Bonne route à tous