Bonjour Jacques, bonjour à tous,
J'ai pris mon visa à
Rabat début février (5 jours avant vous) et ai payé : 31€50 pour 1 mois.
Au retour (2 mois après) j'ai payé à
Rosso 120 € !
Je me suis retrouvée dans le bureau du directeur des douanes pour contester le coût du visa (120 €) et du passavant (50 €) et il m'a répondu : quand eux viennent en
France, c'est beaucoup plus cher et beaucoup plus compliqué que la
Mauritanie, c'est la raison pourquoi il ne vient plus jamais en
France!!! Il a fait un geste en me demandant que : 20 € pour le passavant !
Hormis toutes ces tracasseries douanières, car on les a collectionnées, nous avons fait un merveilleux voyage au
Sénégal en camping-car.
La traversée de la
Mauritanie (450 € en formalités A/R) juste pour transiter, nous empêchera de retourner dans un pays que nous affectionnons beaucoup.
J'ai été interviewée à
Rosso par la radio-internet GFM.SN. Ci-joint l'article:
transfrontalières – Rosso, le cauchemar des voyageursPosté le : mars 30th, 2015 | Mise à jour le : mars 30th, 2015
iGFM – Enquête igfm (Rosso) Des centaines de voyageurs passent tous les jours la frontière de Rosso soit pour entrer au Sénégal soit pour rejoindre la Mauritanie avec qui nous partageons cette frontière. Mais ce point de passage est réputé être une mare de calvaires pour les voyageurs. Les rackets, les formalités administratives et douanières, la cherté du visas, sont entre autres, autant de maux listés par les voyageurs qui ne savent plus à quel saint se vouer. Jeudi – 09H 45mn, le soleil tarde encore à montrer ses rayons dans cette rue assourdissante et envahie par un petit monde qui se forme par compte-gouttes.
Des klaxons de moto
Jakarta, le bruit des pas des passants sur l’asphalte s’étendent infini vers le port.
Rosso est enveloppée sous une voile de canicule pénible. L’air est suffoquant. Nous sommes à la deuxième porte d’entrée et de sortie du
Sénégal. Les premières vagues de voyageurs commencent à se déferler sur la ville située à la frontière avec la
Mauritanie.
Comme tous les jours, c’est le grand rush devant le poste de la police frontalière sise sur la plus grande avenue de
Rosso qui mène directement au port.
Sur place, une altercation entre un policier et un groupe de jeunes devant ce poste de police attire notre attention.
A l’origine, le policier a fait capoter le « deal » de ces jeunes qui tentaient de mener en bateau une jeune femme désirant se rendre en
Mauritanie et qui en était à sa première expérience.
Accroché, le policier a balancé «ces vautours, ils ne sont là que pour duper les gens et prendre leur argent ou voler leurs bagages. C’est tout ce qu’il savent faire».
Selon un passant, c’est le décor et les mêmes faits qui campent tous les jours le décor dans cette rue qui jouxte le port. «Ici, c’est comme ça, tous les jours, on voit des voyageurs qui se font duper ou voler par ces jeunes qui ont décidé de faire du «racket» leur profession.
Ils proposent aux voyageurs de les aider à traverser le
fleuve Sénégal. Mais avant cela, ils leur font croire que sans leur aide, ils ne pourront jamais remplir les formalités exigées par l’Etat mauritanien pour pénétrer ce territoire. Ils encaissent l’argent du client devant servir de devises. Parfois c’est 50 euros parfois c’est plus que ça. Ils vont te chercher des papiers falsifiés et visés avec de faux cachets.
De ce fait, le naïf voyageur va embarquer sur le bac, direction la
Mauritanie où il aura tous les problèmes du monde. Et pendant ce temps, son arnaqueur aura déjà disparu», a témoigné un jeune homme préférant garder l’anonymat. Il exerce son petit commerce depuis près de six ans dans cette rue.
Les formalités administratives, le cauchemar des voyageurs à Rosso Des va-et-vient incessants entre le poste de la police frontalière, le bureau des douanes et leur camping-car.
Des échanges par ci et par là avec d’autres voyageurs pour trouver les bons renseignements. Ce couple français qui tente de rallier la
France est bloqué à
Rosso. La dame, qui préfère taire son nom, narre les raisons de leur blocage au niveau du port.
« Nous sommes des voyageurs avec un camping-car. Nous venons de passer un mois au
Sénégal. Donc là, nous sommes en phase de traverser avec le bac pour retourner en
France. Nous avons fait de très belles rencontres ici (
Sénégal). En quittant ce pays, nous laissons même des amis derrière nous. C’est pour vous dire que le pays nous plait beaucoup.
Mais il y’a un problème. Un gros problème même. Ce sont les formalités douanières et les nombreuses difficultés que nous rencontrons au niveau du port de
Rosso. Les formalités douanières sont très compliquées.
A l’aller, nous sommes passés par Diama. Ce qui n’est pas normal avec un véhicule comme celui que nous avons. Pour faire 40 Km sur la piste de Diama, nous avons mis quand même 5 heures.
Et tout cela, c’est pour éviter la frontière de
Rosso, là où on nous avait dit que c’était trop compliqué. Le passage de Diama s’et bien passé heureusement et nous ne regrettons pas son paysage merveilleux.
1 mois à nous balader dans le Sine-
Saloum, à
Dakar aussi, puis nous sommes remontés vers le
Lac rose. Nous avons également visité la
langue de barbarie. Nous ne regrettons pas d’être passés par tous ces lieux où nous avons faits de très belles rencontres.
Aujourd’hui, c’est-à-dire un mois après notre arrivée au
Sénégal nous sommes là (la frontière de
Rosso), mais à notre grosse surprise, on nous dit qu’il faut payer 120 euros par personne pour traverser la
Mauritanie sur deux (2) jours. Et pour deux personnes, cela va nous coûter 240 euros pour les frais de visas sans compter les autres formalités. C’est inacceptable.
Actuellement nous ne savons pas quoi faire, puisque nous n’avions pas prévu cette somme.
Le
Sénégal est un pays que nous aimons bien puisque c’est la deuxième fois que nous venons ici. Mais c’est terminé. Et c’est vraiment désolant.
Nous faisons partie d’une association de camping-car et eux (leurs amis français) attendent de savoir comment notre voyage s’est passé. Mais actuellement, ils sont démoralisés. Ils disent qu’ils n'iront pas au
Sénégal.
« A chaque fois qu’on passe, on le regrette. Car c’est que des tracasseries. «
La trentaine à peine sonnée, Collin est un Français résidant à
Nouakchott. Devant nous, l’ingénieur en énergie vient de se faire duper par un « individu qui se réclamait agent au poste de douane du port ».
Visiblement abattu par les procédures et les formalités douanières au port de
Rosso, Collin raconte le calvaire qu’il vient de vivre. » Moi, j’ai essayé de faire mon visa sénégalais à
Nouakchott, une fois, deux fois on m’a dit que c’était pas possible parce qu’ils avaient un problème de réseau. On m’a demandé de venir le faire à
Rosso. Et je suis là depuis plus de 3h à attendre que celui qui doit s’en charger monte pour commencer le travail. Mais avant cela, je suis tombé sur des gars qui m’avaient mis en rapport avec un gars en me disant que c’est lui qui devait me faire le visa. Hop, il m’a pris deux mille francs avant de disparaître dans la nature. Je suis allé voir le commissaire et il m’a simplement répondu que ce sont des choses qui arrivent ».
50 euros, c’est quand même un peu cher. J’ai payé la même somme, il y’a 3 mois seulement, et la je suis obligé de payer 50 euros à nouveau. Je pense qu’ils devraient faire des efforts pour nous aider un peu. Parce que même pour entrer en Europe, on paye moins cher » se désole-t-il.