Sachez dès à présent qu'il ne s'agit pas d'une charge contre cette ville mais d'une tentative visant, en vous sollicitant, à mieux comprendre les sensations laissées par
Belgrade - sensations d'une ville, à mon avis, particulièrement pauvre d'un point de vue urbanistique et culturel.
Durant mon dernier voyage, j'ai fait une halte à
Belgrade pour quelques jours.
J'aimerais dire que je logeais à proximité du centre mais c'est là ma première interrogation : comment définir son centre ?
C'est une question qu'on peut évidemment poser pour toute ville mais ça me semble relever du défi pour
Belgrade.
Je ne souhaite pas quadriller à tous prix
Belgrade mais qu'une ville ne possède pas de grands axes, non pas seulement commerciaux mais imposants d'une façon ou d'une autre, lui donne juste l'allure d'une grande ville de banlieue.
On m'a bien indiqué la voie piétonne bordées de maisons "anciennes", il y a bien le site du château avec ses nombreux niveaux historiques ou encore le vieux quartier pavé mais, rien de tout cela, alors que la ville est ancienne, ne m'a semblé suffisant pour qu'on puisse dire de
Belgrade qu'elle est une ville et non pas un agglomérat de solutions fonctionnelles pour une population neutre.
On dirait un ramassis de choses qui, même prises séparément, n'ont que peu d'effet.
Et cela alors que, par ailleurs (peut-être est-ce parce que je suis arrivé un samedi soir et que cela a pu renforcer cette impression) la ville paraît particulièrement jeune.
Concernant les objets, musées, je ne peux pas me prononcer : le grand musée de la ville et le musée d'art contemporain étaient en travaux.
Sinon je ne crois pas que l'argument des conflits récents tienne, aucun pays n'a jamais pu éviter un conflit destructeur.
En fait (je m'avance sur les possibles réponses qu'on me fera), on me dira peut-être qu'il faut y séjourner plus longuement, y vivre pour mieux l'approcher.
C'est probablement juste et c'est aussi certainement le problème de cette ville comme de tant d'autres (même si, ici, je ne m'attache qu'à
Belgrade) : ce ne sont plus que des villes où l'on vit et c'en est fini. Des villes où l'on papillonne d'un café à l'autre, d'un parc à l'autre, d'une promenade à l'autre...
Des villes fonctionnelles. Des villes qui ne sont pas impressionnantes.