Bonjour,
Je sais, pour en avoir parlé avec des djiboutiens à Babile (est de
Harar), qu'il y a des liaisons entre
Djibouti et Hargeisa (ils sont venu de la sorte). Pour Berbera, en direct, je l'ignore.
Seconde remarque, si vous êtes blanc ou occidental, vous devrez pouvoir passer les check-points sur le chemin.
Comme pour la liaison Wajalee-Hargeisa,
Djibouti-Hargeisa ne pose pas de problème si, et seulement si, vous voulez rejoindre la capitale (dans l'autre sens c'est bon aussi)
En dehors de ces deux axes, il faut être accompagné par une escorte armée (qui dans la pratique se résume à un policier et son AK-47 mais sans vraiment savoir s'il a des balles...) car vous êtes contrôlés aux check-points. Le sésame pour les franchir est l'escorte. Sans, vous serez refoulé.
Ma crainte, pour votre projet, même s'il y a des liaisons est que vous soyez bloqué au premier check-point car votre destination n'est pas la capitale.
Les liaisons entre les deux capitales (
Djibouti et Hargeisa) sont assurées par des 4x4 sur le principe des taxis partagés (vous achetez votre place) un peu comme il y en a entre Tombouctou et Mopti.
Pour la sécurité, il n'y a pas plus de danger qu'avec les sedan qui relient plus ou moins vite Wajalee à Hargeisa. Le trajet est par contre bien plus long. La partie occidentale du Somaliland n'est pas en proie à la violence ou au chaos. L'est (que vous ne saurez de toute façon pas atteindre) est bien moins "secure".
D'une manière générale, le territoire est calme (bémols pour l'est) et avec la crainte de problèmes pour des occidentaux, vous êtes surprotégé et n'irez pas où vous voulez. Même si la quasi totalité des gens à qui vous parlez du Somaliland font une grosse soupe et mélangent tout (certains médias aussi d'ailleurs), la situation sécuritaire est tout à fait acceptable et même si les Chebabs revenaient dans la capitale (confer attaque du bureau de liaison éthiopien), ils ont des cibles plus symboliques qu'un occidental en sac à dos...
Je ne sais vous en dire plus.
Michel